<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Audiovisuel | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/audiovisuel/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Fri, 31 Jul 2026 07:43:06 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/audiovisuel/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/audiovisuel/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>CNews : 200 000 euros d'amende, ce que la décision sanctionne et ce qu'elle écarte</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/arcom-sanction-cnews-decision-religion/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/arcom-sanction-cnews-decision-religion/</guid><pubDate>Fri, 31 Jul 2026 07:43:06 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>CNews</category><category>Arcom</category><category>Liberté d'expression</category><category>Audiovisuel</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/arcom-sanction-cnews-decision-religion/cover.webp" length="230376" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Le 22 juillet 2026, six représentants de CNews et du groupe Canal+ se présentent devant l&rsquo;Arcom. Un directeur général, une directrice juridique, un avocat. Ils viennent défendre la chaîne. Deux jours plus tard, le collège du régulateur tranche. Amende de 200 000 euros contre la société qui édite CNews.</div>

<h2 id="ce-que-la-décision-vise-et-ce-quelle-ne-vise-pas">Ce que la décision vise, et ce qu&rsquo;elle ne vise pas</h2>
<p>La décision porte un numéro et une date. Numéro 2026-405, 24 juillet 2026 [1]. Elle inflige 200 000 euros à la SESI, la société qui édite CNews. La somme va au Centre national du cinéma. Le texte est publié au Journal officiel [1].</p>
<p>C&rsquo;est une société qui est sanctionnée. Pas une personne. Ni un journaliste, ni un invité. L&rsquo;éditeur.</p>
<p>Et la décision ne sanctionne pas des opinions. Elle l&rsquo;écrit noir sur blanc. L&rsquo;immigration est un sujet de débat d&rsquo;intérêt général [1]. À ce titre, elle appelle une protection particulière de la liberté d&rsquo;expression [1]. Ce que la décision retient tient ailleurs. La chaîne a diffusé des propos sans y opposer de contradiction [1].</p>
<aside class="pullquote">La décision ne sanctionne pas des opinions. Elle sanctionne l&rsquo;absence de contradiction.</aside>

<h2 id="deux-séquences-mot-pour-mot">Deux séquences, mot pour mot</h2>
<p>Trois séquences ont été examinées. Deux sont retenues [1].</p>
<p>La première date du 2 juin 2025, dans « 100% Politique ». Le sujet : les violences après la victoire du Paris Saint-Germain. La chaîne diffuse la vidéo d&rsquo;une personnalité politique. La presse l&rsquo;identifie comme Éric Zemmour, la décision, elle, l&rsquo;anonymise [1, 2]. Dans cette vidéo, les casseurs sont « des enfants de l&rsquo;immigration arabo-musulmane », qui « détestent la France et les Français » [1].</p>
<p>Un salarié de la chaîne renchérit. La presse l&rsquo;identifie comme Erik Tegnér, cofondateur du média Frontières [2]. « Le problème, il est civilisationnel », dit-il [1]. Il se déclare « 100% d&rsquo;accord » avec la vidéo [1].</p>
<p>Pour cette séquence, l&rsquo;Arcom parle de « stéréotypes particulièrement infamants » [1]. Elle y voit une population présentée comme « un danger grave et croissant » pour le reste des habitants [1]. Elle retient une incitation à la haine à raison de l&rsquo;origine [1].</p>
<h2 id="lislam-le-cœur-de-la-sanction-sur-la-religion">L&rsquo;islam, le cœur de la sanction sur la religion</h2>
<p>La seconde séquence date du 1er septembre 2025. C&rsquo;est elle qui vise une religion.</p>
<p>Le point de départ est une élue communale belge, à Molenbeek. Voilée lors d&rsquo;une séance du conseil, elle a tenu des propos rediffusés à l&rsquo;antenne [1]. Le même salarié réagit. « L&rsquo;islam, ça reste une religion de conquête », déclare-t-il [1]. Il évoque un « grand remplacement » et une « logique de contre-colonisation » [1].</p>
<p>L&rsquo;Arcom qualifie ces propos. Ils présentent la « contre-colonisation » comme « consubstantielle à l&rsquo;islam » [1]. Ils donnent, écrit-elle, une image « particulièrement inquiétante » d&rsquo;une population entière [1]. Pour cette séquence, et pour elle seule, la décision retient l&rsquo;incitation à la haine à raison de l&rsquo;origine « ou de la religion » [1]. C&rsquo;est là, et pas ailleurs, que le volet religieux est ancré.</p>
<h2 id="le-reproche--des-propos-laissés-sans-réponse">Le reproche : des propos laissés sans réponse</h2>
<p>Le reproche n&rsquo;est pas d&rsquo;avoir tenu ces propos. Il est de les avoir laissés passer sans les contredire.</p>
<p>Sur la première séquence, la décision note un détail. Le présentateur a même relancé un invité sur le lien entre les violences et « toute cette immigration » [1]. Les réserves de deux invités sont venues tard, et à côté du sujet [1]. Sur la seconde séquence, « aucune contradiction ou mise en perspective » n&rsquo;a été apportée [1].</p>
<p>Un point pèse dans le raisonnement. L&rsquo;auteur des propos n&rsquo;est pas un invité de passage. C&rsquo;est un salarié de la chaîne [1]. L&rsquo;éditeur ne peut donc pas s&rsquo;abriter derrière un débat qu&rsquo;il aurait seulement accueilli.</p>
<h2 id="pourquoi--de-nouveau-">Pourquoi « de nouveau »</h2>
<p>Le mot revient dans chaque reprise de l&rsquo;affaire. Il est fondé sur pièces.</p>
<p>La décision énumère les précédents. Une mise en demeure le 27 novembre 2019. Une sanction le 17 mars 2021. Une autre le 2 mai 2024. Une troisième le 3 juillet 2024 [1]. À chaque fois, les mêmes obligations en cause. Le montant de l&rsquo;amende en tient compte [1].</p>
<h2 id="ce-que-la-décision-écarte-et-qui-aura-le-dernier-mot">Ce que la décision écarte, et qui aura le dernier mot</h2>
<p>Restait une troisième séquence. « L&rsquo;Heure des pros 2 », le 23 octobre 2025. Elle n&rsquo;est pas sanctionnée [1]. La décision se borne à écrire qu&rsquo;« il n&rsquo;y a pas lieu de sanctionner l&rsquo;éditeur » [1]. Sans plus d&rsquo;explication. Sur trois séquences examinées, le régulateur en a donc écarté une.</p>
<p>Et cette décision n&rsquo;est pas le dernier mot. CNews la conteste. La chaîne saisit le Conseil d&rsquo;État [2]. Tant que ce juge n&rsquo;a pas statué, la sanction n&rsquo;est pas définitive.</p>
<p>Ce juge ne suit pas l&rsquo;Arcom les yeux fermés. En 2024, il a déjà retoqué le régulateur sur un dossier CNews [3]. Cette fois-là, en sens inverse : il lui reprochait d&rsquo;avoir jugé le pluralisme de la chaîne de façon trop étroite [3]. L&rsquo;Arcom instruit, qualifie et sanctionne. Elle ne juge pas en dernier ressort.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.arcom.fr/se-documenter/espace-juridique/decisions/decision-du-24-juillet-2026-portant-sanction-lencontre-de-la-societe-dexploitation-dun-service-dinformation-sesi">Décision n° 2026-405 du 24 juillet 2026 portant sanction à l'encontre de la Société d'exploitation d'un service d'information (SESI)</a>. Arcom (2026-07-24)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.ozap.com/actu/cnews-a-nouveau-sanctionnee-par-larcom-200000-euros-pour-incitation-a-la-haine-fondee-sur-lorigine-et-la-religion/656251">CNews à nouveau sanctionnée par l'Arcom : 200 000 euros pour incitation à la haine fondée sur l'origine et la religion</a>. Puremédias (ozap.com) (2026-07-30)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.conseil-etat.fr/actualites/pluralisme-et-independance-de-l-information-l-arcom-devra-se-prononcer-a-nouveau-sur-le-respect-par-cnews-de-ses-obligations">Décision n° 463162 du 13 février 2024, Conseil d'État (RSF contre l'Arcom, pluralisme de CNews)</a>. Conseil d'État (2024-02-13)</li></ol>]]></description></item><item><title>Sept grandes fortunes possèdent l'essentiel des médias français</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/qui-possede-medias-information-france/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/qui-possede-medias-information-france/</guid><pubDate>Sat, 25 Jul 2026 09:02:07 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Concentration des médias</category><category>Audiovisuel</category><category>Xavier Niel</category><category>Cyril Hanouna</category><category>Pluralisme</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/qui-possede-medias-information-france/cover.webp" length="54332" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Le 24 juillet 2026, un magazine publie une information d&rsquo;une ligne. Mediawan, une société de production, entre au capital d&rsquo;H2O, la maison de Cyril Hanouna. Pas de montant. Pas de pourcentage. Aucun communiqué officiel. Derrière cette ligne se tient une carte bien plus large. Celle des quelques fortunes qui possèdent ce que la France regarde, lit et écoute.</div>

<h2 id="une-ligne-un-magazine-et-beaucoup-de-bruit-autour">Une ligne, un magazine, et beaucoup de bruit autour</h2>
<p>L&rsquo;information vient de Paris Match, seul, le 24 juillet 2026 [1]. Un producteur, Mediawan, prend une part dans H2O. La presse nomme Mediawan, pas Xavier Niel [1]. Le lien avec Niel est pourtant réel. Il a cofondé Mediawan en 2015. Il en a pris le contrôle en 2020, avec deux associés [2]. Le groupe a quitté la Bourse depuis. Niel en est un actionnaire de contrôle [2].</p>
<p>Voilà pour le fait établi. Le reste est flou. Aucun chiffre n&rsquo;a été rendu public. Ni le prix, ni la part rachetée, ni la date de signature [1]. À ce jour, aucune autre rédaction de référence ne confirme l&rsquo;opération [1].</p>
<p>Autour de ce vide, des comptes militants ont ajouté leur récit. Une participation croisée. Un chiffre, « 111 millions par an ». Une lecture politique en vue de 2027. Rien de cela n&rsquo;est confirmé par une source de presse [1]. Ce sont des affirmations, pas des faits. Le fait établi tient en une ligne.</p>
<h2 id="un-animateur-écarté-de-la-télévision-de-retour-par-la-production">Un animateur écarté de la télévision, de retour par la production</h2>
<p>Pour comprendre l&rsquo;opération, il faut remonter d&rsquo;un an. Le 28 février 2025 à minuit, C8 quitte la TNT. Le régulateur, l&rsquo;Arcom, n&rsquo;a pas renouvelé sa fréquence. Le Conseil d&rsquo;État a confirmé cette décision le 19 février 2025 [3]. Le motif tient en deux mots : « manquements réitérés » aux obligations de la chaîne [3]. En huit ans, C8 avait accumulé 7,6 millions d&rsquo;euros d&rsquo;amendes [3]. Dont une amende record de 3,5 millions, pour les insultes de Hanouna à un député [3].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">7,6 M€</span> <span class="stat__label">d&#39;amendes infligées à C8 en huit ans, avant son retrait de la TNT</span></aside>

<p>C8 appartenait au groupe Canal+, dans la galaxie Bolloré [3]. Privé d&rsquo;antenne, Hanouna s&rsquo;est replié sur le groupe M6. Une quotidienne sur W9 à la rentrée 2025 [4]. Puis, le 1er janvier 2026, il rachète sa société de production H2O à Banijay. Il en redevient l&rsquo;unique actionnaire [4]. Sept mois plus tard, Mediawan entre à son capital [1].</p>
<p>Ce qu&rsquo;il ferait ensuite sur M6 n&rsquo;est même pas fixé. Le magazine qui a révélé l&rsquo;opération évoque une émission politique en prime [1]. Un autre récit de presse décrit un simple divertissement familial. La nature du projet n&rsquo;est pas tranchée.</p>
<p>Un fait, lui, mérite d&rsquo;être posé nu. Un animateur dont la chaîne a été sanctionnée et privée de fréquence par le régulateur revient dans le paysage. Il revient par la production. Or la production échappe largement aux règles qui ont écarté sa chaîne de la télévision.</p>
<h2 id="la-carte--qui-possède-quoi">La carte : qui possède quoi</h2>
<p>Ce rapprochement n&rsquo;est qu&rsquo;un nœud parmi d&rsquo;autres. Il prend son sens dans un tableau plus vaste. En France, la propriété des grands médias tient dans quelques mains. Presque toutes appartiennent à des fortunes dont le premier métier n&rsquo;est pas l&rsquo;information.</p>
<aside class="pullquote">Leur premier métier n&rsquo;est presque jamais l&rsquo;information.</aside>

<p>Le plus visible d&rsquo;abord. <strong>Vincent Bolloré</strong>. Son empire a été scindé le 9 décembre 2024, par un vote d&rsquo;assemblée à plus de 97,5 % [5]. Il a éclaté en quatre sociétés distinctes. L&rsquo;une, Canal+, porte CNews, CStar et StudioCanal [5]. Une autre, Louis Hachette Group, détient 66,53 % de Lagardère, donc Europe 1, le JDD et Paris Match. Elle porte aussi les magazines Prisma, de Femme Actuelle à Capital [5]. Cette scission n&rsquo;est pas une perte de contrôle. L&rsquo;empire n&rsquo;a pas été vendu. Il a été réorganisé, et Bolloré a gardé ses participations [5]. En parallèle, la justice a tranché une longue bataille. Le 8 juillet 2026, la cour d&rsquo;appel de Paris a jugé que le groupe Bolloré ne contrôle pas Vivendi, au sens boursier [6].</p>
<p><strong>Bernard Arnault</strong>, le patron du luxe, possède Les Échos, Le Parisien et Radio Classique [7]. Fin 2025, il a racheté Challenges, Sciences et Avenir et La Recherche [7]. Le montant est quasi symbolique, « pour un euro » selon la reprise [7]. Les journalistes de ces titres n&rsquo;ont pas caché leur inquiétude.</p>
<figure class="quote">
  <blockquote><p>« Un saut dans le vide », « une véritable défiance ».</p>
</blockquote>
  <figcaption class="quote__source">Sociétés de journalistes de Challenges, Sciences et Avenir et La Recherche</figcaption>
</figure>

<p>La liste continue, et elle ratisse tous les bords. La famille <strong>Dassault</strong>, dans l&rsquo;armement et l&rsquo;aéronautique, tient Le Figaro depuis 2004 [8]. Le groupe <strong>Bouygues</strong>, dans le BTP et les télécoms, détient TF1 et LCI [8]. L&rsquo;armateur <strong>Rodolphe Saadé</strong>, <a href="https://lecourrierdefrance.fr/articles/saade-cma-cgm-presse-argent-public/">patron du transport maritime CMA CGM</a>, a racheté BFMTV et RMC pour 1,55 milliard d&rsquo;euros en 2024. Il possède aussi La Provence et La Tribune [9]. <strong>Daniel Kretinsky</strong>, dans l&rsquo;énergie, détient Elle, Marianne, Franc-Tireur et la chaîne T18 [8]. <strong>Patrick Drahi</strong>, longtemps propriétaire de BFM, s&rsquo;est lui largement retiré des médias [8].</p>
<p>La télévision du soir, le journal au comptoir, la radio dans la voiture appartiennent presque tous à des fortunes venues d&rsquo;ailleurs. Le luxe, l&rsquo;armement, le transport, les télécoms, l&rsquo;énergie.</p>
<h2 id="ce-qui-échappe-à-cette-logique">Ce qui échappe à cette logique</h2>
<p>Deux contrepoids tiennent debout. Le premier est public. France Télévisions, Radio France et l&rsquo;INA restent des entreprises de l&rsquo;État. Un projet les réunissait sous une direction unique. Les députés l&rsquo;ont rejeté dès l&rsquo;entame des débats, le 30 juin 2025 [11]. La réforme n&rsquo;a pas abouti.</p>
<p>Le second contrepoids passe par le capital protégé. Le premier quotidien de France, Ouest-France, appartient à 100 % à une association loi 1901 [8]. Personne ne peut le racheter. Le Monde a suivi une autre voie. Xavier Niel y a bâti un fonds spécial, dont le capital est déclaré incessible. Depuis 2024, ce fonds détient environ 98 % de la holding du journal [10]. Toute cession doit passer par l&rsquo;accord d&rsquo;un pôle d&rsquo;indépendance, qui réunit rédacteurs, personnels, lecteurs et fondateurs [10]. La garantie est réelle. Elle a un artisan, et c&rsquo;est le même Niel que l&rsquo;on retrouve derrière Mediawan.</p>
<h2 id="une-règle-écrite-en-1986">Une règle écrite en 1986</h2>
<p>Le cadre légal a près de quarante ans. La loi du 30 septembre 1986 plafonne à 49 % la part d&rsquo;un même propriétaire dans une grande chaîne nationale [12]. Mais elle vise la télévision hertzienne. Elle saisit mal la presse écrite et le numérique [12]. Surtout, elle ne dit presque rien de la production [15]. C&rsquo;est par cette faille qu&rsquo;un accord comme Mediawan et H2O passe sans encombre.</p>
<p>Le Sénat s&rsquo;est penché sur le sujet. Une commission d&rsquo;enquête a rendu son rapport en mars 2022, adopté à l&rsquo;unanimité. Elle a constaté une propriété concentrée entre quelques mains [13]. Devant le juge aussi, la question revient. Le 13 février 2024, le Conseil d&rsquo;État a rappelé que le pluralisme ne se mesure pas au seul temps de parole politique, à propos de CNews [14]. Une réforme européenne impose désormais un contrôle indépendant des concentrations. La France est en retard pour l&rsquo;appliquer, et un texte français reste bloqué à son premier article [15].</p>
<h2 id="ce-qui-reste-quand-le-bruit-retombe">Ce qui reste, quand le bruit retombe</h2>
<p>Le point de départ de cette histoire est mince. Une prise de participation entre deux producteurs, dont on ignore le prix et la part. Le récit politique qu&rsquo;on lui a collé, lui, n&rsquo;est pas établi.</p>
<p>La carte derrière, elle, est solide. Elle porte des noms, des dates, des titres. Une poignée de grandes fortunes possède l&rsquo;essentiel de ce que la France regarde et lit. Le filet tendu en 1986 n&rsquo;en retient qu&rsquo;une partie. Le reste, les montants et les intentions prêtées, attend encore d&rsquo;être établi.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://fr.news.yahoo.com/info-match-mediawan-prend-participation-060106007.html">INFO MATCH — Mediawan prend une participation dans H2O, la société de Cyril Hanouna</a>. Paris Match (repris par Yahoo Actualités) (2026-07-24)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.businesswire.com/news/home/20200621005043/en/Pierre-Antoine-Capton-Xavier-Niel-and-Matthieu-Pigasse-Announce-the-Launch-of-a-Tender-Offer-on-Mediawan">Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel and Matthieu Pigasse Announce the Launch of a Tender Offer on Mediawan</a>. Businesswire (communiqué des initiateurs) (2020-06-21)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.conseil-etat.fr/actualites/frequences-tnt-l-arcom-doit-evaluer-l-opportunite-d-un-nouvel-appel-a-candidatures-pour-les-4-frequences-desormais-vacantes">Fréquences TNT : l'Arcom doit évaluer l'opportunité d'un nouvel appel à candidatures (non-reconduction de C8 et NRJ12)</a>. Conseil d'État (2025-02-19)</li><li id="ref-4"><a href="https://fr.themedialeader.com/production-tv-cyril-hanouna-reprend-la-main-sur-h2o/">Production TV : Cyril Hanouna reprend la main sur H2O (rachat à Banijay)</a>. The Media Leader France (2025-11-07)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.vivendi.com/en/press-release/vivendis-shareholders-meeting-approves-the-spin-off-project-by-more-than-97-5/">Vivendi's Shareholders' Meeting Approves the Spin-Off Project by More Than 97.5%</a>. Vivendi SE (communiqué) (2024-12-09)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.labase-lextenso.fr/bulletin-joly-bourse/2026-n4/vivendi-bollore-arret-de-la-cour-d-appel-de-paris-en-formation-solennelle-BJB202s0">Vivendi / Bolloré : arrêt de la cour d'appel de Paris en formation solennelle (contrôle de Vivendi)</a>. Bulletin Joly Bourse / Lextenso (et AMF, Cour de cassation) (2026-07-08)</li><li id="ref-7"><a href="https://reporterre.net/LVMH-achete-les-magazines-Challenges-Sciences-et-Avenir-et-La-Recherche">LVMH achète les magazines Challenges, Sciences et Avenir et La Recherche</a>. Reporterre (2025-12-30)</li><li id="ref-8"><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_SIPA_Ouest-France">Inventaire des groupes de médias français (Groupe Figaro, CMI France, Groupe TF1, Altice/Libération, Reworld, PQR)</a>. Wikipédia et presse professionnelle (fiche d'inventaire, à recouper) (2026-07-25)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.e-crossmedia.com/actualites/brut-avec-bfm-rmc-la-provence-la-tribune-ou-comment-rodolphe-saade-constitue-un-puissant-groupe-de-medias-en-epousant-l-epoque-628">Avec BFM, RMC, La Provence, La Tribune : comment Rodolphe Saadé constitue un puissant groupe de médias</a>. e-crossmedia (2025)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.cbnews.fr/medias/image-monde-daniel-kretinsky-se-desengage-xavier-niel-seul-maitre-bord-79038">Image du Monde : Daniel Kretinsky se désengage, Xavier Niel seul maître à bord</a>. CB News (2023)</li><li id="ref-11"><a href="https://www.franceinfo.fr/economie/medias/la-reforme-de-l-audiovisuel-public-rejetee-des-l-entame-des-debats-a-l-assemblee-nationale_7348230.html">La réforme de l'audiovisuel public rejetée dès l'entame des débats à l'Assemblée nationale</a>. franceinfo avec AFP (2025-07-01)</li><li id="ref-12"><a href="https://www.arcom.fr/nous-connaitre/nos-missions/garantir-le-pluralisme-et-la-cohesion-sociale/le-dispositif-anti-concentration-un-outil-visant-garantir-le-pluralisme">Le dispositif anti-concentration (loi du 30 septembre 1986 dite loi Léotard)</a>. Arcom (2026-07-11)</li><li id="ref-13"><a href="https://www.senat.fr/rap/r21-593-1/r21-593-1.html">Commission d'enquête du Sénat sur la concentration des médias en France (rapport n° 593)</a>. Sénat (2022-03-29)</li><li id="ref-14"><a href="https://www.conseil-etat.fr/actualites/pluralisme-et-independance-de-l-information-l-arcom-devra-se-prononcer-a-nouveau-sur-le-respect-par-cnews-de-ses-obligations">Pluralisme et indépendance de l'information : l'Arcom devra se prononcer à nouveau sur CNews (n° 463162)</a>. Conseil d'État (2024-02-13)</li><li id="ref-15"><a href="https://rsf.org/en/media-concentration-france-rsf-calls-mps-support-new-bill-setting-out-key-safeguards-pluralism-and">Concentration des médias en France : RSF appelle les députés à soutenir un nouveau texte (EMFA et propositions de loi)</a>. Reporters sans frontières (RSF) (2026-02-12)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>