<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Vie Privée | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/vie-privee/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Tue, 21 Jul 2026 08:56:59 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/vie-privee/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/vie-privee/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Surveillance au travail : ce que la loi interdit, ce qu'elle oblige</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/surveillance-salarie-temps-travail-loi/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/surveillance-salarie-temps-travail-loi/</guid><pubDate>Tue, 21 Jul 2026 08:56:59 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Travail</category><category>Surveillance</category><category>Droit du travail</category><category>Vie privée</category><category>CNIL</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/surveillance-salarie-temps-travail-loi/cover.webp" length="53648" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Dans un entrepôt, un salarié scanne un colis. La machine note la vitesse de son geste. Elle enregistre chaque pause de plus de dix minutes. En 2023, ce dispositif a valu à Amazon France Logistique une amende de 32 millions d&rsquo;euros. La surveillance du travail a des limites. La loi les fixe, et elles protègent d&rsquo;abord le salarié.</div>

<h2 id="compter-les-heures-une-obligation-avant-tout">Compter les heures, une obligation avant tout</h2>
<p>D&rsquo;abord un fait simple. Compter le temps de travail n&rsquo;est pas une option pour l&rsquo;employeur. C&rsquo;est une obligation. Le Code du travail lui impose d&rsquo;afficher les heures de début, de fin et de repos [1]. Dès que les salariés n&rsquo;ont pas le même horaire, il doit tenir un décompte individuel [1]. Ces documents restent à disposition de l&rsquo;inspection du travail [1].</p>
<p>Cette obligation protège celui qui travaille. En cas de litige sur les heures, c&rsquo;est à l&rsquo;employeur de fournir au juge les horaires réalisés [1]. Le système d&rsquo;enregistrement doit être « fiable et infalsifiable » [1]. Sans trace des heures, réclamer ses heures supplémentaires devient presque impossible.</p>
<p>La justice européenne dit la même chose. Sans mesure objective du temps, un salarié ne peut pas faire valoir ses droits [2]. Elle rappelle une évidence souvent oubliée. Dans la relation de travail, le salarié est « la partie faible » [2].</p>
<h2 id="au-delà-du-décompte-trois-verrous">Au-delà du décompte, trois verrous</h2>
<p>Le décompte des heures est une chose. Surveiller l&rsquo;activité en est une autre. Ce pouvoir existe. Mais il bute sur trois conditions, et elles valent ensemble [3].</p>
<p>La première : toute surveillance doit être justifiée et proportionnée. La loi interdit les restrictions qui ne sont pas « justifiées par la nature de la tâche à accomplir » ni « proportionnées au but recherché » [4]. La deuxième : le salarié doit être prévenu avant. Aucune information ne peut être collectée par un dispositif tenu secret [5]. La troisième : dans les entreprises d&rsquo;au moins cinquante salariés, le comité social et économique doit être consulté avant la mise en place [6].</p>
<p>Un dispositif caché est illicite. Un dispositif permanent aussi. Le salarié garde une part de vie privée, jusque sur son lieu de travail. La Cour de cassation le résume d&rsquo;une phrase, reprise par le gendarme des données personnelles [3].</p>
<blockquote>
<p>« Le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de l&rsquo;intimité de sa vie privée. »</p>
</blockquote>
<h2 id="chaque-outil-a-sa-règle">Chaque outil a sa règle</h2>
<p>La loi ne s&rsquo;arrête pas aux principes. Chaque outil de surveillance a son régime. Et plusieurs usages courants sont interdits.</p>
<p>La géolocalisation des véhicules sert à suivre une tournée, pas un salarié. Elle ne peut mesurer le temps de travail que s&rsquo;il n&rsquo;existe aucun autre moyen [7]. Hors du service, elle est interdite. Le trajet entre le domicile et le travail, comme les pauses, ne regarde pas l&rsquo;employeur [7]. Le salarié doit pouvoir couper le suivi une fois sa journée finie [7].</p>
<p>Les caméras, elles, visent la sécurité des biens et des personnes [8]. Elles ne doivent pas filmer un salarié à son poste en continu [8]. Pour un poste qui manipule de l&rsquo;argent, la règle est nette. La caméra filme la caisse, pas le caissier [8].</p>
<p>Le pointage par empreinte ou par visage pose une autre limite. Si un simple badge suffit, la biométrie est refusée [9]. Un badge perdu se remplace. Pas une empreinte. C&rsquo;est pour cela que la loi l&rsquo;encadre plus strictement.</p>
<p>Restent les outils numériques. Par défaut, les courriels et fichiers de travail sont professionnels, et l&rsquo;employeur peut y accéder [10]. Mais la surveillance permanente est interdite. Un logiciel qui enregistre les frappes du clavier, un partage d&rsquo;écran en continu, une webcam allumée en permanence : tout cela est jugé excessif [10]. Le télétravail ne change rien. Travailler chez soi « ne justifie pas une surveillance accrue » [10]. L&rsquo;employeur contrôle des résultats, pas chaque minute.</p>
<h2 id="quand-la-limite-est-franchie">Quand la limite est franchie</h2>
<p>Ces règles ne sont pas des vœux. Elles sont sanctionnées.</p>
<p>Retour à l&rsquo;entrepôt du début. Le scanner mesurait la vitesse de rangement de chaque salarié [11]. Il relevait les interruptions de moins de dix minutes [11]. Les données étaient gardées trente et un jours [11]. La CNIL a jugé cette surveillance trop fine et l&rsquo;a condamnée à 32 millions d&rsquo;euros [11]. La plus haute juridiction administrative a ramené la somme à 15 millions fin 2025. Le principe, lui, tient.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">32 M€</span> <span class="stat__label">l&#39;amende de 2023 contre Amazon France Logistique pour une surveillance jugée trop fine, ramenée depuis à 15 millions</span></aside>

<p>Le cas n&rsquo;est pas isolé. Fin 2024, une entreprise a écopé de 40 000 euros [10]. Son logiciel comptait l&rsquo;« inactivité supposée » des salariés et capturait leurs écrans [10].</p>
<p>Une décision récente a toutefois déplacé une ligne. Depuis fin 2023, une preuve obtenue de façon déloyale n&rsquo;est plus écartée d&rsquo;office par le juge civil [12]. Il la pèse, sous deux conditions strictes. Sa production doit être « indispensable » et l&rsquo;atteinte « strictement proportionnée » [12]. Mais accepter une preuve ne rend pas le dispositif légal. Un employeur qui surveille dans l&rsquo;illégalité reste attaquable par ailleurs.</p>
<aside class="pullquote">Surveiller le temps de travail est moins un droit d&rsquo;espionner qu&rsquo;une obligation de mesurer.</aside>

<p>Au bout du compte, la question de départ se retourne. La loi n&rsquo;organise pas d&rsquo;abord un droit de surveiller. Elle impose de compter, et elle borne le reste. Une pointeuse classique reste permise [9]. Ce que la loi refuse, c&rsquo;est la surveillance permanente et disproportionnée, sous le regard du comité d&rsquo;entreprise, de la CNIL et du juge.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006902808">Code du travail, articles L3171-1 à L3171-4 (durée du travail)</a>. Legifrance, République française (2026-07-21)</li><li id="ref-2"><a href="https://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2019-05/cp190061fr.pdf">CJUE, C-55/18, CCOO c/ Deutsche Bank (communiqué n° 61/19)</a>. Cour de justice de l'Union européenne (2019-05-14)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.cnil.fr/fr/controle-de-lactivite-des-personnes-employees">Le contrôle de l'activité des personnes employées</a>. CNIL (2026-07-09)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006900785">Code du travail, article L1121-1</a>. Legifrance, République française (2026-07-21)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006900861">Code du travail, article L1222-4</a>. Legifrance, République française (2026-07-21)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035610275/">Code du travail, articles L2312-38 et L2312-8 (consultation du CSE)</a>. Legifrance, République française (2026-07-21)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.cnil.fr/fr/la-geolocalisation-des-vehicules-des-salaries">La géolocalisation des véhicules des salariés</a>. CNIL (2026-07-21)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.cnil.fr/fr/la-videosurveillance-videoprotection-au-travail">La vidéosurveillance / vidéoprotection au travail</a>. CNIL (2026-07-21)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.cnil.fr/fr/le-controle-dacces-biometrique-sur-les-lieux-de-travail">Le contrôle d'accès biométrique et le contrôle des horaires sur le lieu de travail</a>. CNIL (2026-07-21)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.cnil.fr/fr/le-controle-de-lutilisation-dinternet-et-de-la-messagerie-electronique-0">Le contrôle de l'utilisation des outils informatiques par les salariés</a>. CNIL (2026-07-21)</li><li id="ref-11"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/cnil/id/CNILTEXT000048989272">Délibération SAN-2023-021 du 27 décembre 2023, Amazon France Logistique</a>. CNIL (texte officiel sur Legifrance) (2023-12-27)</li><li id="ref-12"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000048769030">Cour de cassation, assemblée plénière, 22 décembre 2023 (n° 20-20.648)</a>. Cour de cassation (texte officiel sur Legifrance) (2023-12-22)</li></ol>]]></description></item><item><title>Reconnaissance faciale : cent heures en cellule sous une fausse identité</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/reconnaissance-faciale-valence-erreur-identite/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/reconnaissance-faciale-valence-erreur-identite/</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Reconnaissance faciale</category><category>Surveillance</category><category>Libertés publiques</category><category>Police</category><category>Vie privée</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/reconnaissance-faciale-valence-erreur-identite/cover.webp" length="35878" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">En garde à vue, il refuse de donner son nom. Les policiers photographient son visage. Un logiciel le compare à des millions de portraits. Le résultat tombe : ce sera « Marius », 23 ans, un casier pour stupéfiants et violences. Sauf que ce n&rsquo;est pas lui. Il passera près de cent heures enfermé sous le nom d&rsquo;un inconnu. Le 6 juillet 2026, le tribunal de Valence a relaxé les huit prévenus de cette affaire.</div>

<h2 id="lhomme-qui-nétait-pas-marius">L&rsquo;homme qui n&rsquo;était pas Marius</h2>
<p>Le 14 mai 2026, huit opposants à une déviation routière mènent une action près de Valence. Deux se suspendent au pont Mistral, au-dessus de l&rsquo;autoroute A7. Les huit sont interpellés et placés en garde à vue [2].</p>
<p>Plusieurs gardent le silence sur leur nom. C&rsquo;est leur droit. Les policiers les photographient et les filment pendant leurs auditions [5]. Puis ils comparent ces visages à un fichier de police, par reconnaissance faciale. Un procès-verbal obtenu par l&rsquo;enquête de France 2 porte la mention « formellement identifié via la reconnaissance faciale » [3].</p>
<p>Pour l&rsquo;un des militants, le résultat est faux. Le logiciel le donne pour « Marius », 23 ans, un casier pour stupéfiants et violences. Il est détenu sous ce nom près de cent heures. Il comprend l&rsquo;erreur le lendemain, quand son avocat l&rsquo;appelle « Marius » à son tour. Les documents remis portent toujours le mauvais nom. Et la mauvaise date de naissance, les parents, la nationalité, le lieu de naissance d&rsquo;un autre [3].</p>
<figure class="quote">
  <blockquote><p>« Si mon client n&rsquo;avait pas dit &ldquo;non non, je m&rsquo;appelle pas de ce nom-là&rdquo;, eh bien le vrai Marius se serait retrouvé potentiellement condamné. »</p>
</blockquote>
  <figcaption class="quote__source">Thomas Fourrey, avocat de la défense</figcaption>
</figure>

<p>Ce Marius-là n&rsquo;a rien à voir avec la manifestation. Sans ce démenti, c&rsquo;est son casier qui aurait pu s&rsquo;alourdir, pour des faits commis par un autre.</p>
<h2 id="ce-qua-jugé-le-tribunal">Ce qu&rsquo;a jugé le tribunal</h2>
<p>Le 6 juillet, le tribunal correctionnel de Valence relaxe les huit prévenus [1]. Le motif est double, et il mérite d&rsquo;être lu en entier.</p>
<p>D&rsquo;abord sur les faits. Pour les prévenus jugés sur ce qu&rsquo;ils avaient fait, le tribunal estime que « la mise en danger de la vie d&rsquo;autrui n&rsquo;était pas assez caractérisée ». Le blocage de la route, lui, était « sans gravité et sans préjudice » [1]. Autrement dit, les faits reprochés ne tenaient pas, sans même parler du logiciel.</p>
<p>Ensuite sur la méthode. Pour quatre prévenus dont l&rsquo;identité n&rsquo;avait pas été vérifiée, le président du tribunal a dénoncé « des stratagèmes » : des photos prises sans consentement, des enregistrements d&rsquo;audition utilisés pour identifier ceux qui se taisaient [1].</p>
<p>Le verdict est souvent résumé en une formule : le logiciel aurait fait tomber le procès. Cette lecture vient surtout de la presse militante et de Disclose, le média d&rsquo;investigation qui défend les libertés numériques [4, 5]. Elle n&rsquo;est pas fausse, mais elle laisse de côté la première raison. Le tribunal a d&rsquo;abord jugé les faits faibles. La motivation écrite, elle, n&rsquo;a été publiée par aucune source : la qualification exacte reste à confirmer.</p>
<h2 id="neuf-millions-de-visages">Neuf millions de visages</h2>
<p>L&rsquo;outil interroge un fichier précis, le traitement des antécédents judiciaires. Il contient environ neuf millions de photos de face [3]. Ce sont celles de personnes un jour mises en cause, prises par exemple en garde à vue. Pas forcément condamnées.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">9 millions</span> <span class="stat__label">de photos de visage dans le fichier interrogé, dont des personnes jamais condamnées</span></aside>

<aside class="pullquote">Figurer dans ce fichier ne suppose pas d&rsquo;avoir été condamné. Une garde à vue suffit.</aside>

<p>La technologie ne rend pas une certitude. Elle calcule une chance de ressemblance, et peut se tromper dans les deux sens [9]. En 2022, une femme accusée de cambriolage a été reconnue sur un taux de 68 %. Cela a suffi à valider un nom qui n&rsquo;était pas le sien. La peine a été inscrite au casier d&rsquo;une autre femme [3]. Aucun chiffre officiel n&rsquo;existe en France sur ces erreurs [3].</p>
<p>Le fichier et l&rsquo;outil, eux, sont légaux. En 2022, le Conseil d&rsquo;État a validé cet usage adossé au fichier [8]. Son motif : un tri à la main serait impossible, vu le nombre de fiches. La décision de Valence ne change rien à cette base légale.</p>
<h2 id="-on-ne-lutilise-pas-">« On ne l&rsquo;utilise pas »</h2>
<p>Le droit français fonctionne à deux vitesses. Comparer un visage au fichier, dans le cadre d&rsquo;une enquête, est autorisé [6]. Surveiller la rue avec le même outil est interdit [7].</p>
<p>Le 1er avril 2026, au Sénat, le ministre de l&rsquo;Intérieur Laurent Nuñez déclarait que cet outil, lors des contrôles d&rsquo;identité, « n&rsquo;est pas légal », et « donc on ne l&rsquo;utilise pas ». Un mois plus tard, une équipe filme la scène à Paris. Deux policiers en civil photographient un homme, puis interrogent le fichier, en plein contrôle [4]. Un rapport de la police des polices notait dès 2023 l&rsquo;outil « très fréquemment utilisé sur la voie publique » [4].</p>
<p>La règle européenne, elle, ne vise que le temps réel dans la rue [10]. À Valence, la comparaison s&rsquo;est faite après coup, sur une photo prise en garde à vue. Ce n&rsquo;est pas le même régime, et cette affaire n&rsquo;entre pas dans ce cas.</p>
<h2 id="ce-que-la-décision-change-et-pour-qui">Ce que la décision change, et pour qui</h2>
<p>Juridiquement, peu de chose. C&rsquo;est un jugement de première instance, dans un dossier précis, sans motivation écrite publiée. Il n&rsquo;abroge aucun texte et ne crée aucune règle générale. Le parquet peut faire appel, et cette décision n&rsquo;est peut-être pas définitive.</p>
<p>Ce que l&rsquo;affaire établit est ailleurs. Un logiciel a désigné un nom. Il a fallu un homme qui dise non, puis un avocat, puis un juge, pour que l&rsquo;erreur ne se transforme pas en condamnation. Le contrôle humain a fini par jouer. Il a joué parce qu&rsquo;une personne était là pour protester.</p>
<p>Reste la question que personne ne tranche : combien de fois, ailleurs, le nom rendu par la machine n&rsquo;a rencontré aucun démenti. Sur ce point, il n&rsquo;existe aucun chiffre.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.ici.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-drome-ardeche/jugement-des-opposants-a-la-deviation-de-saint-peray-relaxe-pour-les-huit-prevenus-1589228">Jugement des opposants à la déviation de Saint-Péray : relaxe pour les huit prévenus</a>. ICI Drôme Ardèche (2026-07-07)</li><li id="ref-2"><a href="https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/drome/valence/cinq-activistes-opposes-au-chantier-routier-de-saint-peray-ardeche-places-en-detention-provisoire-3351835.html">Cinq activistes opposés au chantier routier de Saint-Péray (Ardèche) placés en détention provisoire</a>. France 3 Régions (2026-05-16)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/enquete-francetv-mais-non-ce-n-est-pas-moi-quand-l-outil-de-reconnaissance-faciale-des-forces-de-l-ordre-identifie-la-mauvaise-personne_8092685.html">« Mais non, ce n'est pas moi ! » : quand l'outil de reconnaissance faciale des forces de l'ordre identifie la mauvaise personne</a>. franceinfo (L'Œil du 20 heures, France 2) (2026-07-06)</li><li id="ref-4"><a href="https://disclose.ngo/fr/article/reconnaissance-faciale-illegale-la-police-prise-en-flagrant-delit">Reconnaissance faciale illégale : la police prise en flagrant délit</a>. Disclose (2026-07-06)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.streetpress.com/1780479420-prison-reconnaissance-faciale-menaces-drome-ardeche-calvaire-militants-ecolos-banderole-repression-police-ecologie/">Prison, reconnaissance faciale erronée, menaces : dans la Drôme, le calvaire de militants écolos pour une banderole</a>. StreetPress (2026-06-03)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.leclubdesjuristes.com/societe/numerique/quel-cadre-juridique-pour-la-reconnaissance-faciale-11401/">Quel cadre juridique pour la reconnaissance faciale ?</a>. Le Club des Juristes (2025-07-04)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.village-justice.com/articles/utilisation-reconnaissance-faciale-france-reserve,39913.html">Reconnaissance faciale et procédure pénale : ne souriez pas !</a>. Village de la Justice (2023-06-23)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.laquadrature.net/2022/05/03/le-conseil-detat-sauve-la-reconnaissance-faciale-du-fichier-taj/">Le Conseil d'État sauve la reconnaissance faciale du fichier TAJ</a>. La Quadrature du Net (2022-05-03)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.cnil.fr/fr/reconnaissance-faciale-pour-un-debat-la-hauteur-des-enjeux">Reconnaissance faciale : pour un débat à la hauteur des enjeux</a>. CNIL (2019-11-14)</li><li id="ref-10"><a href="https://ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/article-5">Règlement sur l'intelligence artificielle (UE 2024/1689), article 5</a>. Commission européenne (AI Act Service Desk) (2024)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>