<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Sidérurgie | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/siderurgie/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Tue, 08 Sep 2026 09:07:39 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/siderurgie/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/siderurgie/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Un laboratoire toulousain a produit du fer avec du soleil et de l'urine</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/fer-solaire-urine-sans-charbon/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/fer-solaire-urine-sans-charbon/</guid><pubDate>Tue, 08 Sep 2026 09:07:39 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Recherche publique</category><category>Sidérurgie</category><category>Décarbonation</category><category>Énergie solaire</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/fer-solaire-urine-sans-charbon/cover.webp" length="455356" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Dans les Pyrénées, un miroir géant concentre la lumière du soleil sur un petit réacteur. À l&rsquo;intérieur, une poudre d&rsquo;oxyde de fer, de l&rsquo;ammoniac tiré de l&rsquo;urine, et pas un gramme de charbon. À la sortie, du fer. L&rsquo;expérience vient d&rsquo;un laboratoire public toulousain. Elle est publiée dans une revue scientifique.</div>

<h2 id="le-charbon-faisait-deux-métiers">Le charbon faisait deux métiers</h2>
<p>Pour changer le minerai en métal, la sidérurgie brûle du charbon. Ce charbon fait deux métiers à la fois [2]. Il chauffe le four très fort. Et il arrache l&rsquo;oxygène collé au minerai de fer. Ce second métier porte un nom : la réduction. Sans elle, le minerai reste un caillou rouge, pas du métal.</p>
<p>Le procédé toulousain confie chaque métier à une autre ressource. La chaleur vient du soleil. La chimie vient de l&rsquo;urine [2]. Ni électricité, ni charbon fossile, ni bois [2].</p>
<aside class="pullquote">Le charbon faisait deux métiers à la fois. Le soleil et l&rsquo;urine s&rsquo;en partagent un chacun.</aside>

<h2 id="du-soleil-et-de-lurine">Du soleil et de l&rsquo;urine</h2>
<p>Le soleil, d&rsquo;abord. De grands réflecteurs concentrent ses rayons sur un réacteur et font monter la température [2]. C&rsquo;est le principe du four solaire d&rsquo;Odeillo, dans les Pyrénées, où le prototype a été testé [3].</p>
<p>L&rsquo;urine, ensuite. Son constituant principal est l&rsquo;urée, environ 20 grammes par litre [2]. De cette urée, l&rsquo;équipe tire de l&rsquo;ammoniac. Et l&rsquo;ammoniac sait arracher l&rsquo;oxygène au minerai [2]. Deux chemins ont été essayés pour produire cet ammoniac. Le premier chauffe l&rsquo;urée au soleil concentré. Le second la décompose dans l&rsquo;eau, avec des graines broyées de soja ou de pastèque [2].</p>
<p>Au bout, le résultat est là : l&rsquo;oxyde de fer devient du fer [1, 2]. Une chercheuse de l&rsquo;équipe le dit simplement.</p>
<blockquote>
<p>« Nous avons montré que l&rsquo;urine peut être une bonne source d&rsquo;ammoniac, qui est lui-même un réducteur. »</p>
</blockquote>
<h2 id="pourquoi-cest-une-bonne-nouvelle">Pourquoi c&rsquo;est une bonne nouvelle</h2>
<p>Fabriquer de l&rsquo;acier pèse lourd sur le climat. La filière classique, au charbon, rejette environ 2,3 tonnes de CO₂ pour une tonne d&rsquo;acier [5]. À l&rsquo;échelle du monde, la sidérurgie représente 7 à 9 % des émissions de CO₂ [5].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">2,3 t</span> <span class="stat__label">de CO₂ rejetées pour une tonne d&#39;acier au charbon</span></aside>

<p>D&rsquo;où l&rsquo;intérêt d&rsquo;une autre voie. Ce procédé ne brûle ni charbon, ni pétrole, ni bois [2]. Il n&rsquo;abat aucune forêt et n&rsquo;épuise aucune ressource fossile [2, 4]. Ses ingrédients se trouvent partout : de la lumière, et un déchet du corps humain. Le charbon était la cause des émissions. Ce procédé s&rsquo;en passe [4, 5].</p>
<h2 id="ce-que-les-chercheurs-ne-promettent-pas">Ce que les chercheurs ne promettent pas</h2>
<p>L&rsquo;équipe est la première à poser la limite. Si toute l&rsquo;urine d&rsquo;une personne était employée, le procédé fournirait au mieux 15 kilos de métal par an [2]. Aujourd&rsquo;hui, chaque habitant consomme environ 250 kilos d&rsquo;acier par an [2]. L&rsquo;écart est d&rsquo;un facteur dix-sept. Ce procédé ne remplacera donc pas les hauts-fourneaux à volume égal.</p>
<p>Les chercheurs ne s&rsquo;en cachent pas. C&rsquo;est même leur point de départ. Selon eux, la production d&rsquo;acier devrait « impérativement décroître fortement » pour tenir dans les limites de la planète [2]. Ils présentent leur travail comme la brique d&rsquo;un autre modèle, plus sobre, pas comme un remplaçant des usines actuelles. Cette lecture est leur position, revendiquée. Elle se discute. Le résultat de laboratoire, lui, est acquis.</p>
<h2 id="une-voie-ouverte">Une voie ouverte</h2>
<p>La métallurgie au soleil n&rsquo;est pas neuve. Ailleurs, des équipes chauffaient déjà le minerai avec des miroirs [6]. Mais elles gardaient le charbon comme agent chimique [6]. Le soleil remplaçait la flamme, pas le reste.</p>
<p>L&rsquo;apport toulousain va plus loin. Il retire aussi le charbon du travail chimique, au profit d&rsquo;un réducteur tiré de l&rsquo;urine [1, 2]. Le tout financé par l&rsquo;argent public, à hauteur de 465 620 euros [4].</p>
<p>Reste du chemin. Le fer obtenu n&rsquo;est pas encore de l&rsquo;acier : l&rsquo;acier est une étape suivante, un alliage. Et le passage du laboratoire à l&rsquo;usine n&rsquo;est pas fait [3]. Mais la démonstration tient : on peut produire du fer avec du soleil et un déchet, sans brûler de charbon [1].</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0959652626016550">Natural sciences for post-growth in practice: low-tech iron oxide reduction under a concentrated light flux using urine-derived ammonia and hydrogen as reducers</a>. Journal of Cleaner Production (Elsevier) (2026)</li><li id="ref-2"><a href="https://lpcno.insa-toulouse.fr/un-procede-low-tech-de-metallurgie-basee-sur-lutilisation-durine-et-denergie-solaire-concentree/">Un procédé low-tech de métallurgie basée sur l'utilisation d'urine et d'énergie solaire concentrée</a>. LPCNO, INSA Toulouse (2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.insa-toulouse.fr/metasol/">Projet Métasol : une métallurgie solaire sans énergie fossile</a>. INSA Toulouse (2025)</li><li id="ref-4"><a href="https://anr.fr/Projet-ANR-20-CE05-0008">Projet MetaSol, Métallurgie solaire basée sur des réducteurs renouvelables ou bio-sourcés (ANR-20-CE05-0008)</a>. Agence nationale de la recherche (2021)</li><li id="ref-5"><a href="https://worldsteel.org/wp-content/uploads/World-Steel-in-Figures-2026.pdf">World Steel in Figures 2026</a>. World Steel Association (worldsteel) (2026)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.mdpi.com/2075-4701/8/11/873">Iron Metallurgy via Concentrated Solar Energy</a>. Metals (MDPI) (2018)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>