<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Ruralité | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/ruralite/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Tue, 08 Sep 2026 08:40:49 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/ruralite/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/ruralite/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Cures thermales : ce que la Sécu a failli couper, et qui l'aurait payé</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/cures-thermales-deremboursement-qui-paierait/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/cures-thermales-deremboursement-qui-paierait/</guid><pubDate>Tue, 08 Sep 2026 08:40:49 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Sécurité sociale</category><category>Cures thermales</category><category>Dépenses de santé</category><category>Ruralité</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/cures-thermales-deremboursement-qui-paierait/cover.webp" length="637002" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Une personne soignée pour une arthrose du genou part chaque année dix-huit jours en cure. Reconnue en longue maladie, elle ne paie rien : la Sécurité sociale rembourse tout. À l&rsquo;automne 2025, un projet de budget voulait ramener ce remboursement à 65 %. Du jour au lendemain, un reste à charge serait apparu là où il n&rsquo;y en avait aucun. La mesure a été écartée en décembre. Le débat, lui, n&rsquo;est pas clos.</div>

<h2 id="ce-qui-était-sur-la-table">Ce qui était sur la table</h2>
<p>À l&rsquo;automne 2025, le gouvernement a présenté une mesure au Sénat [1]. Le but : baisser le remboursement des cures thermales. Sur les soins, le taux passait de 65 % à 15 % [1, 2]. Pour les malades de longue durée, remboursés à 100 %, il tombait à 65 % [2]. Le gain espéré : environ 200 millions d&rsquo;euros [1]. C&rsquo;était un objectif affiché, pas une économie constatée.</p>
<p>Le budget de la Sécurité sociale a été adopté le 16 décembre 2025. Sans cette mesure [1]. Le remboursement reste le même pour 2026. Mais la Cour des comptes veut rouvrir le dossier [3]. Rien ne dit qu&rsquo;il ne reviendra pas. La vraie question n&rsquo;est donc pas qui a perdu. C&rsquo;est qui aurait payé.</p>
<h2 id="qui-aurait-payé-dabord">Qui aurait payé d&rsquo;abord</h2>
<p>En 2024, 471 613 personnes ont suivi une cure remboursée [6]. Plus de huit sur dix pour des douleurs articulaires [6]. Une population plutôt âgée. Beaucoup sont soignées pour une maladie qui dure.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">471 613</span> <span class="stat__label">personnes ont suivi une cure remboursée en 2024</span></aside>

<p>Aujourd&rsquo;hui, sur les soins, le reste à charge tourne autour de 160 euros [7]. Avec la mesure, il aurait dépassé 300 euros de plus, avant mutuelle [7]. Le remboursement des soins serait tombé sous 25 euros [7]. Une mutuelle peut en prendre une partie, selon le contrat [7].</p>
<p>Le point le plus dur est ailleurs. Les malades de longue durée ne paient rien aujourd&rsquo;hui [5]. La mesure leur faisait apparaître un reste à charge [2]. Ce sont les plus atteints, souvent les plus âgés. Ceux, aussi, qui reviennent chaque année.</p>
<h2 id="les-villages-qui-vivent-de-leau">Les villages qui vivent de l&rsquo;eau</h2>
<p>Les cures ne font pas vivre que les curistes. Elles font vivre des communes entières. Sept villes thermales sur dix comptent moins de 5 000 habitants [6]. En Occitanie, en Auvergne, dans le Sud-Ouest, l&rsquo;établissement est parfois le premier employeur du coin.</p>
<p>La filière compte 9 442 emplois directs [6]. Et les cures remboursées font 90 % de son chiffre d&rsquo;affaires [6]. Une baisse de remboursement frappe donc une activité qui en dépend presque entièrement.</p>
<p>La filière avance aussi des chiffres plus larges. Près de 100 000 emplois avec les emplois indirects [6]. Un élu d&rsquo;un territoire thermal parle, lui, de 4,8 milliards d&rsquo;euros de retombées et de 25 000 emplois [2]. Ces nombres viennent d&rsquo;acteurs qui défendent la filière. Ils reposent sur des estimations, pas sur un décompte. À lire comme un plaidoyer, pas comme un fait.</p>
<p>Ce qui est solide, c&rsquo;est l&rsquo;exposition : 90 % du chiffre d&rsquo;affaires accroché au remboursement. En revanche, personne n&rsquo;a chiffré les emplois qui seraient perdus. Ni la filière, ni un organisme indépendant.</p>
<h2 id="une-économie-réelle-mais-modeste">Une économie réelle, mais modeste</h2>
<p>Combien coûtent les cures à la Sécurité sociale ? La Cour des comptes écrit 250 millions d&rsquo;euros pour 2023 [3]. La filière et la presse avancent plutôt 350 millions [6, 7]. L&rsquo;écart tient au périmètre retenu : les soins seuls, ou la cure entière. Les deux chiffres ne se confondent pas.</p>
<p>Rapporté à l&rsquo;ensemble, c&rsquo;est peu. La filière parle de 0,15 % des remboursements [6]. L&rsquo;ordre de grandeur tient. Mais 200 millions d&rsquo;euros restent 200 millions d&rsquo;euros. Le montant est marginal en part, réel en valeur.</p>
<h2 id="ce-que-dit-vraiment-la-science">Ce que dit vraiment la science</h2>
<p>Reste la question de fond. Est-ce que ça marche ?</p>
<p>Deux lectures s&rsquo;opposent. La Cour des comptes range les cures parmi les soins « à efficacité limitée » [3]. Elle pointe un fait gênant : le service rendu d&rsquo;une cure n&rsquo;a jamais été évalué par la Haute Autorité de santé [3]. Pour un médicament, cette évaluation est obligatoire. Pour une cure, non. On rembourse sans l&rsquo;avoir mesurée.</p>
<aside class="pullquote">« Non évaluée » ne veut pas dire « inutile ». Mais « prouvée » serait tout aussi faux.</aside>

<p>Car non évaluée ne veut pas dire inutile. Des essais l&rsquo;ont mesurée, sur des maladies précises. Sur l&rsquo;arthrose du genou, 462 patients : la douleur baisse nettement plus après une cure [4]. Sur l&rsquo;anxiété, un essai a comparé la cure à un antidépresseur de référence, et la cure a fait mieux [4]. Sur le surpoids, un bénéfice tenu sur un an [4]. Ces essais sont français, tirés au sort, contrôlés.</p>
<p>L&rsquo;inverse est vrai aussi. « Prouvée » serait tout aussi faux. Ces résultats valent pour quelques maladies, pas pour la cure en général [4]. Et un point reste ouvert : on ne sait pas si l&rsquo;eau minérale fait mieux qu&rsquo;une eau ordinaire [4]. La filière elle-même le reconnaît [4]. Hors arthrose, anxiété, surpoids et jambes lourdes, la preuve est faible ou absente.</p>
<h2 id="larbitre-quon-na-jamais-appelé">L&rsquo;arbitre qu&rsquo;on n&rsquo;a jamais appelé</h2>
<p>Voilà où tout se noue. On rembourse ces cures depuis des décennies sans que l&rsquo;arbitre scientifique ait tranché [3]. On a failli les dérembourser sans l&rsquo;attendre davantage [2]. Dans les deux sens, la décision passe avant la mesure.</p>
<p>La Cour des comptes propose justement de saisir la Haute Autorité de santé [3]. Elle pourrait dire, maladie par maladie, ce qui mérite un remboursement, et à quel taux [3]. C&rsquo;est la pièce qui manque depuis le début.</p>
<p>La coupe a été écartée. L&rsquo;évaluation, elle, n&rsquo;a toujours pas eu lieu.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.franceinfo.fr/economie/budget/budget-2026-le-gouvernement-propose-de-couper-dans-le-remboursement-des-cures-thermales-par-l-assurance-maladie_7597331.html">Budget 2026 : le gouvernement propose de couper dans le remboursement des cures thermales par l'Assurance-maladie</a>. franceinfo (2025)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE11608">Question écrite n°11608 : projet de décret de déremboursement partiel des cures thermales</a>. Assemblée nationale (9 décembre 2025)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2025-04/20250414-Lobjectif-national-de-depenses-dassurance-maladie-Ondam.pdf">L'objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam), note de synthèse</a>. Cour des comptes (avril 2025)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i3811.asp">Rapport d'information n°3811 sur le soutien public au thermalisme</a>. Assemblée nationale (2016)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F751">Prise en charge d'une cure thermale (fiche F751)</a>. Service-Public.fr (DILA) (1er janvier 2026)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.medecinethermale.fr/curistes/la-medecine-thermale-aujourdhui/le-thermalisme-en-chiffres.html">Le thermalisme en chiffres (2024)</a>. CNETh / medecinethermale.fr (2024)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.economiematin.fr/baisse-remboursement-cure-thermale-budget-securite-sociale">Cure thermale, vers un remboursement de 15 % seulement ?</a>. Économie Matin (2025)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>