<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Rome Antique | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/rome-antique/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Tue, 11 Aug 2026 07:51:23 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/rome-antique/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/rome-antique/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>En Sicile, un plongeur retrouve un navire romain vieux de 2 100 ans</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/epave-romaine-sicile-commerce-mediterranee/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/epave-romaine-sicile-commerce-mediterranee/</guid><pubDate>Tue, 11 Aug 2026 07:51:23 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Archéologie</category><category>Rome antique</category><category>Sicile</category><category>Méditerranée</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/epave-romaine-sicile-commerce-mediterranee/cover.webp" length="146202" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Au large de Mazara del Vallo, dans l&rsquo;ouest de la Sicile, un plongeur suit une trace repérée au sondeur. La visibilité est mauvaise. Il descend à plus de quarante mètres. Ce qu&rsquo;il prend pour un rocher est une étendue d&rsquo;amphores, posées sur le fond depuis vingt et un siècles.</div>

<h2 id="un-rocher-qui-était-un-trésor">Un rocher qui était un trésor</h2>
<p>Giacomo De Mola est un pêcheur en apnée, champion, originaire d&rsquo;Ancône [9]. Sa découverte est un hasard. Une anomalie au sondeur l&rsquo;a poussé à plonger [5]. Ce qu&rsquo;il prend d&rsquo;abord pour un rocher est, pour la presse locale, « un trésor » [5, 10]. Il a raconté l&rsquo;instant [1] :</p>
<figure class="quote">
  <blockquote><p>« La visibilité n&rsquo;était pas au mieux. Je me suis approché. Et j&rsquo;en ai eu le souffle coupé. Sous mes pieds se trouvait une immense étendue d&rsquo;amphores. »</p>
</blockquote>
  <figcaption class="quote__source">Giacomo De Mola, le plongeur qui a trouvé l&#39;épave</figcaption>
</figure>

<p>Il alerte aussitôt un archéologue sous-marin [9]. Le site remonte ensuite à la Soprintendenza del Mare de la Région sicilienne. Elle lance l&rsquo;étude et la protection [3]. La découverte est annoncée le 8 août 2026 par les carabiniers du patrimoine culturel [3]. L&rsquo;opération a réuni leur unité de Palerme, l&rsquo;unité subaquatique de Messine et un patrouilleur de Trapani [2, 3].</p>
<p>L&rsquo;épave repose à 46 mètres de fond, à trois milles nautiques de la côte, soit environ cinq kilomètres et demi [2, 3]. Le tas d&rsquo;amphores s&rsquo;étend sur vingt et un mètres de long et six de large, d&rsquo;après le plongeur [5]. Ce chiffre n&rsquo;est pas un relevé publié. Sur le fond gisent des centaines d&rsquo;amphores, deux jas d&rsquo;ancre en plomb et un objet en plomb non identifié [3, 4].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">46 m</span> <span class="stat__label">la profondeur où reposait la cargaison, en très bon état</span></aside>

<p>Rien de tout cela n&rsquo;est encore fouillé. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une première inspection. Les recherches vont se poursuivre [2].</p>
<h2 id="ce-que-racontent-des-centaines-damphores">Ce que racontent des centaines d&rsquo;amphores</h2>
<p>La plupart de ces amphores sont d&rsquo;un même type, la Dressel 1A [2]. Ce détail date le navire. Ce modèle circule à la fin de la République romaine, aux IIe et Ier siècles avant notre ère [4, 6]. L&rsquo;épave a donc environ 2 100 ans.</p>
<aside class="pullquote">Une épave chargée fige d&rsquo;un coup un navire, un produit et une route.</aside>

<p>Ce type d&rsquo;amphore est le grand conteneur du vin italien de cette époque [6]. Ce modèle était produit surtout en Italie tyrrhénienne, de l&rsquo;Étrurie à la Campanie. Il se retrouve autour de la Méditerranée occidentale, en Gaule, en Grande-Bretagne et jusque sur le Rhin [6]. Là où il apparaît, il trace une route du commerce italien. Le lieu de l&rsquo;épave le confirme. La Sicile servait de passage entre la péninsule, le reste du bassin et l&rsquo;Afrique du Nord [3].</p>
<p>Un mot de prudence. Aucune analyse de son contenu n&rsquo;a été annoncée. Le vin est déduit du type d&rsquo;amphore, pas d&rsquo;une mesure [4]. Le communiqué officiel parle d&rsquo;amphores « de type Dressel 1A », pas d&rsquo;un résultat d&rsquo;analyse [2].</p>
<h2 id="un-fleuve-de-vin-vers-la-gaule">Un fleuve de vin vers la Gaule</h2>
<p>Le commerce que cette cargaison illustre était énorme. Vers la seule Gaule, une estimation savante chiffre entre 55 et 65 millions les amphores exportées [7]. Le compte court sur deux siècles, le IIe et le Ier avant notre ère. C&rsquo;est un ordre de grandeur reconstruit, qui dépend d&rsquo;hypothèses de calcul, pas une mesure. Il dit l&rsquo;ampleur du flux, il ne mesure pas cette épave.</p>
<p>Ce vin partait d&rsquo;Italie et descendait vers le nord. Le mouvement était à sens unique, et massif.</p>
<h2 id="un-négoce-qui-précède-les-légions">Un négoce qui précède les légions</h2>
<p>La variante retrouvée ici est d&rsquo;avant César, produite pour l&rsquo;essentiel dès le IIe siècle avant notre ère selon les épaves recensées [6]. La conquête de la Gaule par Rome vient après, entre 58 et 51 avant notre ère. Le vin a donc précédé les légions. Le commerce et l&rsquo;expansion de Rome avançaient ensemble.</p>
<p>Ce vin avait aussi un coût humain. En Italie, il sortait de grands domaines où travaillaient des esclaves [8]. Côté gaulois, l&rsquo;esclave était l&rsquo;une des contreparties du vin, avec des minerais d&rsquo;argent et de cuivre, des étoffes et des jambons [8]. Le flux de vin partait dans un sens, une part des personnes dans l&rsquo;autre.</p>
<p>Ce que fige l&rsquo;épave n&rsquo;est donc pas une carte postale. C&rsquo;est un négoce réel, déséquilibré, adossé à l&rsquo;esclavage, tourné vers une Gaule que Rome allait bientôt absorber.</p>
<h2 id="ce-que-lépave-na-pas-encore-dit">Ce que l&rsquo;épave n&rsquo;a pas encore dit</h2>
<p>D&rsquo;où venait ce navire ? Où allait-il ? Les réponses manquent encore [3]. Le contenu exact des jarres reste à analyser. La date sera confirmée par la fouille. Après vingt et un siècles au fond, la cargaison est restée en très bon état [1]. Elle est sur le point de livrer ce qu&rsquo;elle transportait, et par où elle passait.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.rts.ch/info/monde/2026/article/sicile-une-epave-romaine-chargee-d-amphores-decouverte-en-mer-29323962.html">Sicile: une épave romaine chargée d'amphores découverte en mer</a>. RTS (dépêche AFP) (2026-08)</li><li id="ref-2"><a href="https://cultura.gov.it/comunicato/29255">Archeologia, relitto romano al largo di Mazara del Vallo (communiqué officiel)</a>. Ministère de la Culture italien (MiC) / Carabinieri TPC (2026-08-08)</li><li id="ref-3"><a href="https://arkeonews.net/2100-year-old-roman-shipwreck-loaded-with-hundreds-of-amphorae-found-off-sicily/">2,100-Year-Old Roman Shipwreck Loaded With Hundreds of Amphorae Found off Sicily</a>. Arkeonews (2026-08)</li><li id="ref-4"><a href="https://ancientist.com/hundreds-of-dressel-1a-amphorae-found-at-2100-year-old-roman-shipwreck-off-sicily/">Hundreds of Dressel 1A Amphorae Found at 2,100-Year-Old Roman Shipwreck off Sicily</a>. Ancientist (2026-08)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.tp24.it/2026/08/10/cultura/relitto-romano-a-mazara-il-racconto-dela-scoperta-sono-sceso-e-mi-si-e-fermato-il-cuore/237986">Relitto romano a Mazara, il racconto della scoperta (Giacomo De Mola)</a>. TP24 (presse locale italienne) (2026-08-10)</li><li id="ref-6"><a href="https://intarch.ac.uk/journal/issue1/tyers/DR1.html">Roman Amphoras in Britain, fiche « Dressel 1 amphoras »</a>. Internet Archaeology (P. Tyers) (1996)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.archaeopress.com/Archaeopress/DMS/5951B2216E7847D59E79C2E404526CB5/9781784910426-sample.pdf">The Arverni and Roman Wine (estimation d'A. Tchernia, Le vin de l'Italie romaine, 1986, p. 86)</a>. M. Loughton, Archaeopress Roman Archaeology, p. 1 (2014)</li><li id="ref-8"><a href="http://avirtualmuseum.org/exhibits/roman_wine/amphora_industry/amphora_5.html">The Scale of Production (industrie de l'amphore et commerce du vin romain)</a>. The Virtual Museum of Archaeological Science (s.d.)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.anconatoday.it/relitto-romano-anfore-scoperta-fondali-mare-sicilia-giacomo-de-mola-pesca-in-apnea-campionati-italiani.html">Relitto romano scoperto nei fondali della Sicilia da Giacomo De Mola, pescatore in apnea</a>. AnconaToday (2026-08)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.quotidiano.net/cronaca/sub-giacomo-de-mola-relitto-romano-nl0xyb1p">Sub Giacomo De Mola, il relitto romano « Pensavo fosse uno scoglio e invece era un tesoro »</a>. Quotidiano.net (2026-08)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>