<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Prévention Du Suicide | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/prevention-du-suicide/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Mon, 17 Aug 2026 08:11:24 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/prevention-du-suicide/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/prevention-du-suicide/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Santé mentale des jeunes : le bien-être remonte, la souffrance des adolescentes s'aggrave</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/sante-mentale-jeunes-adolescentes-soins/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/sante-mentale-jeunes-adolescentes-soins/</guid><pubDate>Mon, 17 Aug 2026 08:11:24 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Santé mentale</category><category>Adolescence</category><category>Prévention du suicide</category><category>Pédopsychiatrie</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/sante-mentale-jeunes-adolescentes-soins/cover.webp" length="78262" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">En 2025, chez les filles de 10 à 19 ans, 482 sur 100 000 ont été hospitalisées pour un geste dirigé contre elles-mêmes. En dix ans, ce chiffre a presque doublé. Aucune autre tranche d&rsquo;âge, ni chez les filles ni chez les garçons, n&rsquo;atteint ce niveau.</div>

<p>Le 2 juin 2026, Santé publique France a présenté de nouveaux travaux sur la santé mentale des enfants et des adolescents [1]. Ils croisent deux grandes enquêtes menées en 2024 et le suivi des hospitalisations. Le résultat tient en deux images qui semblent se contredire. Elles sont vraies toutes les deux.</p>
<h2 id="un-mieux-réel-qui-part-de-très-bas">Un mieux réel, qui part de très bas</h2>
<p>Chez les adolescents, le moral remonte. 70 % des collégiens et 63 % des lycéens déclarent un bon niveau de bien-être mental [1]. C&rsquo;est 11 et 12 points de plus qu&rsquo;en 2022 [1, 4]. Le sentiment de solitude recule aussi. Ils sont 15 % au collège et 20 % au lycée à se sentir seuls la plupart du temps, contre 21 % et 27 % deux ans plus tôt [4].</p>
<p>La hausse est nette. Mais le point de comparaison compte. 2022, c&rsquo;était le creux qui a suivi le Covid. Le moral des jeunes s&rsquo;était dégradé sans interruption depuis 2018 [7]. Le rebond est donc un vrai rebond. Il part d&rsquo;un niveau bas.</p>
<h2 id="un-noyau-dur-qui-ne-reflue-pas">Un noyau dur qui ne reflue pas</h2>
<p>Derrière ce mieux, des signaux montent. Le risque important de dépression touche 19 % des lycéens en 2024, contre 15 % en 2022 [1, 4]. Au collège, 45 % des élèves disent ressentir chaque semaine, depuis au moins six mois, des plaintes comme la nervosité ou l&rsquo;irritabilité [4].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">482 / 100 000</span> <span class="stat__label">filles de 10-19 ans hospitalisées en 2025 pour un geste auto-infligé, un taux presque doublé en dix ans</span></aside>

<p>Sur le suicide, deux chiffres ne vont pas dans le même sens, et il ne faut pas les mélanger. Chez les lycéens, les pensées suicidaires sur un an baissent de 4 points, à 20 %. Mais la part de ceux qui déclarent avoir déjà fait une tentative au cours de leur vie monte de 2 points, à 15 % [1, 4]. Deux fenêtres de temps différentes, deux mesures distinctes.</p>
<p>Le fait le plus solide vient des hôpitaux. Un geste auto-infligé, c&rsquo;est une tentative de suicide ou une automutilation sans intention de mourir, comme des scarifications [5]. En 2025, un peu plus de 84 000 personnes de 10 ans et plus ont été hospitalisées pour ce motif, dont 64 % de femmes [5]. Et la hausse est portée par une seule population : les filles de 10 à 19 ans et les jeunes femmes de moins de 30 ans [5]. Chez les autres âges, les taux sont stables ou baissent.</p>
<p>Un point de prudence, ici, s&rsquo;impose. Un geste auto-infligé n&rsquo;est pas un décès par suicide. Les deux n&rsquo;ont pas le même profil. Les gestes qui conduisent à l&rsquo;hôpital sont surtout féminins, les décès par suicide surtout masculins [5]. La hausse mesurée concerne les gestes, pas les décès.</p>
<h2 id="ce-que-les-études-disent-et-ce-quelles-ne-disent-pas">Ce que les études disent, et ce qu&rsquo;elles ne disent pas</h2>
<p>Ces enquêtes décrivent qui est le plus touché. Elles ne disent pas pourquoi. Ce sont des photographies prises à un moment, pas des films. Elles montrent des liens entre des situations, jamais une cause qui expliquerait tout.</p>
<p>Chez les 6-11 ans, 13 % des enfants présentent au moins un trouble probable de santé mentale [1, 2]. Le mot « probable » a son importance : c&rsquo;est un repérage par questionnaire, pas un diagnostic posé par un médecin. L&rsquo;analyse des situations liées à ces troubles cite des choses concrètes : une maladie chronique, des difficultés scolaires, un deuil, une agression, une séparation des parents, des difficultés d&rsquo;argent à la maison, le harcèlement entre élèves [3]. Aucune de ces situations n&rsquo;est désignée comme la cause. Elles aident à repérer les enfants fragiles, rien de plus. Les auteurs l&rsquo;écrivent noir sur blanc.</p>
<p>C&rsquo;est le point à tenir. Sur ce sujet, la tentation est grande de nommer un coupable unique, les écrans par exemple. Aucun de ces travaux ne l&rsquo;établit. Que les adolescentes soient les plus touchées est un fait mesuré et solide. Ce n&rsquo;est pas une explication.</p>
<h2 id="repérer-tôt-puis-attendre-des-mois">Repérer tôt, puis attendre des mois</h2>
<p>Voilà ce que ces chiffres changent pour un enfant et pour ceux qui l&rsquo;entourent. La réponse mise en avant tient en deux mots : repérer tôt. Des parents, des enseignants, un médecin scolaire remarquent des signes, et l&rsquo;enfant est orienté [1]. Sur le papier, c&rsquo;est juste. En pratique, l&rsquo;orientation bute sur un mur.</p>
<p>Le nombre de médecins spécialisés dans la santé mentale des enfants a chuté de 34 % entre 2010 et 2022 [6]. Dans les centres publics de consultation, le premier rendez-vous peut prendre plusieurs mois, parfois près d&rsquo;un an, avec de fortes différences selon les régions [6]. Environ 1,6 million de jeunes sont concernés par un trouble. Entre 750 000 et 850 000 sont pris en charge chaque année [6]. L&rsquo;écart est un trou.</p>
<aside class="pullquote">Des parents remarquent les signes, et se retrouvent seuls face à une liste d&rsquo;attente de plusieurs mois.</aside>

<p>Ce trou, quelqu&rsquo;un le comble. Ce sont les parents et les frères et sœurs. Ils deviennent le premier filet, ceux qui repèrent et qui accompagnent en attendant une place. Or l&rsquo;anxiété d&rsquo;un parent et son isolement figurent, eux aussi, parmi les situations liées aux troubles de l&rsquo;enfant [3]. L&rsquo;entourage tient le fort, et il s&rsquo;épuise à le tenir.</p>
<p>Un signe de cette pression : en 2023, 936 000 jeunes de 12 à 25 ans ont eu au moins un remboursement de médicament psychotrope, soit 18 % de plus qu&rsquo;en 2019, quand cette classe d&rsquo;âge n&rsquo;a grandi que de 3 % [7]. Le chiffre vient de l&rsquo;Assurance maladie, qui gère ces remboursements. Il est à lire avec prudence : il peut refléter une souffrance qui augmente, mais aussi le fait qu&rsquo;on repère et qu&rsquo;on soigne mieux. Il ne mesure pas, à lui seul, une aggravation.</p>
<h2 id="où-appeler-quand-ça-presse">Où appeler quand ça presse</h2>
<p>Des aides existent et sont gratuites. Le 3114 est le numéro national de prévention du suicide, joignable 24 heures sur 24 [1, 7]. Fil Santé Jeunes répond aux 12-25 ans au 0 800 235 236 [1]. Le dispositif Mon soutien psy permet des séances remboursées auprès d&rsquo;un psychologue [1]. Ces numéros ne remplacent pas un suivi spécialisé quand il est nécessaire. Ils permettent de ne pas rester seul en attendant.</p>
<p>Reste le chiffre du début. Chez les filles de 10 à 19 ans, les hospitalisations pour un geste contre soi ont presque doublé en dix ans, et continuent de monter [5]. C&rsquo;est le signal le mieux établi de tout ce dossier. Il tombe dans un système de soins qui, lui, avait déjà pris du retard.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/en/press/mental-health-children-and-adolescents-sante-publique-france-releases-new-research">Santé mentale des enfants et des adolescents : de nouveaux travaux</a>. Santé publique France (2026-06-02)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/sante-mentale/depression-et-anxiete/enquetesetudes/premiers-resultats-de-letude-enabee-sur-le-bien-etre-et-la-sante-mentale-des-enfants-de-6-a-11-ans">Premiers résultats de l'étude Enabee sur le bien-être et la santé mentale des enfants de 6 à 11 ans</a>. Santé publique France (2026-06-02)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/docs/enquetesetudes/facteurs-associes-a-la-presence-dau-moins-un-trouble-probable-de-sante-mentale-chez-les-enfants">Facteurs associés à la présence d'au moins un trouble probable de santé mentale chez les enfants</a>. Santé publique France (2026-07-10)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.santementale.fr/2026/06/sante-mentale-des-enfants-et-adolescents-documenter-favoriser-une-prise-en-charge-precoce-et-renforcer-les-actions-de-prevention/">Santé mentale des enfants et adolescents : documenter, favoriser une prise en charge précoce et renforcer la prévention (EnCLASS 2024)</a>. santementale.fr (2026-06-02)</li><li id="ref-5"><a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/communique-de-presse-jeux-de-donnees/jeux-de-donnees/250511_hospitalisations-pour-tentatives-de-suicide">Hospitalisations pour gestes auto-infligés, données 2025</a>. DREES (2026-05-11)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-pedopsychiatrie">La pédopsychiatrie</a>. Cour des comptes (2023-03-21)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.info.gouv.fr/actualite/sante-mentale-des-jeunes-les-chiffres-qui-alertent">Santé mentale des jeunes : les chiffres qui alertent</a>. info.gouv.fr (2026-06-02)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>