<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Pollen | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/pollen/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Thu, 06 Aug 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/pollen/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/pollen/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>L'ambroisie a un ennemi naturel, et il vient de s'installer en France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/ambroisie-insecte-ophraella-pollen/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/ambroisie-insecte-ophraella-pollen/</guid><pubDate>Thu, 06 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Ambroisie</category><category>Allergies</category><category>Lutte biologique</category><category>Pollen</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/ambroisie-insecte-ophraella-pollen/cover.webp" length="345804" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Le 2 octobre 2023, près de Lyon, un petit coléoptère rayé est repéré pour la première fois en France. Personne ne l&rsquo;a apporté. Il est venu seul. Cet insecte ne mange presque que l&rsquo;ambroisie, la plante au pollen le plus allergisant qui soit. Et là où il vit depuis dix ans, en Italie du Nord, ce pollen s&rsquo;est effondré.</div>

<h2 id="une-plante-qui-empoisonne-la-fin-de-lété">Une plante qui empoisonne la fin de l&rsquo;été</h2>
<p>L&rsquo;ambroisie n&rsquo;est pas une mauvaise herbe comme les autres. Son pollen est classé au niveau maximal, 5 sur 5, sur l&rsquo;échelle de surveillance de l&rsquo;air [1]. Quelques grains par mètre cube suffisent à déclencher les crises. Certaines personnes réagissent dès cinq grains [1]. Un seul plant en libère des centaines de millions, parfois des milliards [2].</p>
<p>Les effets sont connus. Rhinite, yeux qui pleurent, toux sèche, asthme parfois [1]. Le pic tombe de mi-août à mi-septembre. L&rsquo;ambroisie prolonge la saison des pollens quand les autres s&rsquo;éteignent [1].</p>
<p>En France, entre 1,1 et 3,5 millions de personnes y sont allergiques, selon une estimation officielle aux fourchettes larges [2]. En Auvergne-Rhône-Alpes, la région la plus touchée, 16,1 % des habitants le sont en 2025 [3]. Un quart des foyers y compte au moins un allergique [3].</p>
<h2 id="à-la-main-elle-ne-recule-pas">À la main, elle ne recule pas</h2>
<p>Contre l&rsquo;ambroisie, la loi impose de la détruire depuis 2017 [9]. Un réseau de plus de 3 000 référents la traque, et chacun peut signaler un foyer sur une plateforme nationale [10]. La méthode de terrain est simple, l&rsquo;arrachage et la fauche avant la floraison [1].</p>
<p>Mais la plante gagne du terrain. Elle sort de son berceau rhônalpin vers la Bourgogne, l&rsquo;Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine [10]. Et repérer un foyer ne suffit pas à l&rsquo;éliminer. En 2025, sur les foyers signalés, un tiers seulement a été détruit [10].</p>
<p>C&rsquo;est là que l&rsquo;histoire devient bonne.</p>
<h2 id="un-insecte-qui-la-dévore">Un insecte qui la dévore</h2>
<p>L&rsquo;allié s&rsquo;appelle Ophraella communa. C&rsquo;est une petite chrysomèle venue d&rsquo;Amérique du Nord, comme l&rsquo;ambroisie elle-même [4]. Ses larves et ses adultes dévorent les feuilles de la plante. Affaiblie, elle fait moins de fleurs, donc moins de pollen et moins de graines [4].</p>
<p>En Italie du Nord, l&rsquo;effet se mesure. Jusqu&rsquo;à 100 % des plants sont attaqués au point de ne plus fleurir [4]. Sur le terrain, la production de pollen chute de 82 %, avec une fourchette de 73 à 100 % selon les parcelles [4]. Dans l&rsquo;air autour de Milan, le pollen a baissé d&rsquo;autant, et la météo n&rsquo;explique pas cette baisse [4].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">82 %</span> <span class="stat__label">de pollen en moins sur les plants, là où l&#39;insecte est installé (Italie du Nord)</span></aside>

<aside class="pullquote pullquote--float">Là où il s&rsquo;installe, le pollen s&rsquo;effondre.</aside>

<h2 id="personne-ne-la-lâché-il-est-arrivé-seul">Personne ne l&rsquo;a lâché, il est arrivé seul</h2>
<p>C&rsquo;est peut-être le plus beau de l&rsquo;affaire. L&rsquo;insecte n&rsquo;a pas été introduit par décision. Il est apparu en Europe en 2013, sans doute transporté par hasard jusqu&rsquo;à l&rsquo;aéroport de Milan [4]. Puis il a avancé, année après année, par ses propres moyens. Il a atteint la France près de Lyon à l&rsquo;automne 2023 [5].</p>
<p>Une agence sanitaire l&rsquo;avait vu venir. Dès 2015, elle jugeait cette arrivée très probable [6]. Huit ans plus tard, l&rsquo;insecte était là.</p>
<h2 id="en-france-il-prend-pied">En France, il prend pied</h2>
<p>Depuis, des chercheurs l&rsquo;aident à s&rsquo;installer. En 2025, des lâchers ont eu lieu, surtout en Occitanie et dans l&rsquo;Allier [7]. À l&rsquo;automne, l&rsquo;insecte a été retrouvé à tous les âges, œufs, larves et adultes, sur trois sites sur quatre [7]. Il s&rsquo;était reproduit sur plusieurs générations, malgré une saison très sèche [7].</p>
<p>Il faut rester juste. En France, il est encore trop tôt pour mesurer un effet sur le pollen. La colonisation est jeune. Les hivers froids freinent l&rsquo;insecte, et son pic arrive un mois plus tard qu&rsquo;en Italie [7]. Le chiffre de 82 % vient d&rsquo;Italie, pas encore d&rsquo;ici.</p>
<p>Et il ne fera pas tout, ni partout. En altitude et plus au nord, le froid le bride. Une population naturelle n&rsquo;y suffit pas, il faut des lâchers de renfort [6]. Pour 2026, les campagnes visent justement des sites plus au nord et plus hauts [7].</p>
<h2 id="un-espoir-sérieux-et-honnête">Un espoir sérieux, et honnête</h2>
<p>Ce que cet allié pourrait changer à l&rsquo;échelle du continent reste une estimation. Un modèle avance 2,3 millions de malades en moins et 1,1 milliard d&rsquo;euros économisés chaque année en Europe [4]. Ses auteurs qualifient eux-mêmes ce chiffre de prudent, et rappellent qu&rsquo;il faut d&rsquo;abord vérifier [4]. C&rsquo;est un espoir chiffré, pas encore un résultat acquis.</p>
<p>Restait une inquiétude. Le tournesol est un cousin de l&rsquo;ambroisie. L&rsquo;insecte s&rsquo;y attaquerait-il ? Un test mené pour la France répond que le risque paraît faible, voire négligeable [8]. Les larves y survivent près de trois fois moins bien que sur l&rsquo;ambroisie [8]. En Italie, en dix ans, il n&rsquo;a causé que des dégâts rares et très mineurs sur le tournesol [8]. La surveillance continue, par prudence, mais la crainte de départ ne s&rsquo;est pas confirmée [8].</p>
<p>Reste ce fait tout simple. Un coléoptère venu du même continent que l&rsquo;ambroisie s&rsquo;est mis à la dévorer. Là où il s&rsquo;installe, le pollen recule. Et il vient de faire son nid en France, sans que personne le lui demande.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.auvergne-rhone-alpes.ars.sante.fr/lambroisie-0">L'ambroisie : risques pour la santé et dispositifs pour se protéger et lutter</a>. Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes (consulté en août 2026)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.anses.fr/fr/system/files/AIR2018SA0088Ra.pdf">Impact sanitaire et coûts associés à l'ambroisie en France (saisine 2018-SA-0088)</a>. ANSES (2020)</li><li id="ref-3"><a href="https://ambroisie-risque.info/ambroisie-en-auvergne-rhone-alpes-161-des-habitants-allergiques/">En Auvergne-Rhône-Alpes, 16,1 % des habitants allergiques à l'ambroisie (enquête ORS-ARS 2025)</a>. Observatoire des ambroisies (FREDON France) (7 juillet 2026)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.nature.com/articles/s41467-020-15586-1">Biological weed control to relieve millions from Ambrosia allergies in Europe</a>. Nature Communications (21 avril 2020)</li><li id="ref-5"><a href="https://especes-exotiques-envahissantes.fr/observation-dophraella-communa-en-france/">Observation d'Ophraella communa en France</a>. Centre de ressources espèces exotiques envahissantes (OFB, Comité français UICN) (27 mars 2024)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.anses.fr/fr/system/files/SANTVEG2015SA0078Ra.pdf">Efficacité d'Ophraella communa comme agent de lutte biologique contre les ambroisies et risques associés</a>. ANSES (avis 2017 révisé, édition 2019)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.inrae.fr/actualites/lutte-biologique-mise-chrysomele-lambroisie">La lutte biologique mise sur la chrysomèle de l'ambroisie</a>. INRAE (4 août 2026)</li><li id="ref-8"><a href="https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11598483/">Assessing the Host Range of Ophraella communa for the Biological Control of Ambrosia artemisiifolia in France</a>. Plants (MDPI) (19 novembre 2024)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000034503030">Décret n° 2017-645 du 26 avril 2017 relatif à la lutte contre l'ambroisie</a>. Legifrance (Journal officiel) (26 avril 2017)</li><li id="ref-10"><a href="https://especes-risque-sante.info/plateforme-de-signalement-ambroisie-le-bilan-2025/">Plateforme de signalement ambroisie, le bilan 2025 et le dispositif national</a>. Observatoire des ambroisies (FREDON France) (bilan 2025)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>