<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>PFAS | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/pfas/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Sat, 01 Aug 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/pfas/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/pfas/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Nettoyer l'eau du robinet coûte jusqu'à deux milliards par an, payés par les ménages</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/eau-potable-pesticides-pfas-qui-paie/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/eau-potable-pesticides-pfas-qui-paie/</guid><pubDate>Sat, 01 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Eau</category><category>Pesticides</category><category>PFAS</category><category>Pouvoir d'achat</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/eau-potable-pesticides-pfas-qui-paie/cover.webp" length="234924" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">À Pierre-Bénite, au sud de Lyon, des habitants ont reçu une consigne simple. Ne plus manger les œufs de leur poulailler. Ni les poissons pêchés à côté. Ni les légumes du jardin dans un rayon de 500 mètres [1]. Des composés chimiques appelés PFAS ont été retrouvés jusque dans le lait maternel de mères du secteur [2]. L&rsquo;eau d&rsquo;un captage voisin a dépassé les seuils en 2022. Le traitement est en cours, financé en partie par l&rsquo;argent public [1].</div>

<h2 id="un-quart-des-français-a-bu-une-eau-non-conforme">Un quart des Français a bu une eau non conforme</h2>
<p>En 2023, environ 16,97 millions de personnes ont bu au moins une fois une eau non conforme aux limites fixées pour les pesticides [3]. Un quart de la population raccordée. L&rsquo;année d&rsquo;avant, ils étaient 15,4 % [3]. La contamination monte, et elle se mesure.</p>
<p>Non conforme ne veut pas dire dangereux. La limite de 0,1 microgramme par litre est une règle de gestion, pas un seuil de poison [4]. Un dépassement déclenche une surveillance, une dilution, un traitement. Pas forcément un risque avéré.</p>
<p>Une molécule domine ces dépassements. Le R471811, un résidu du chlorothalonil, un pesticide. À lui seul, il concerne l&rsquo;eau de 5,1 millions de personnes [3]. La campagne nationale de l&rsquo;agence sanitaire l&rsquo;a retrouvé dans plus d&rsquo;un échantillon sur deux [5].</p>
<p>Un détail sur la façon de compter mérite l&rsquo;attention. En 2024, l&rsquo;agence sanitaire a reclassé ce résidu de « pertinent » à « non pertinent ». Son seuil de gestion est passé de 0,1 à 0,9 microgramme par litre, multiplié par neuf [17]. Les prochains chiffres de non-conformité baisseront donc mécaniquement. Non parce que l&rsquo;eau sera plus propre. Parce que la règle de mesure a changé.</p>
<p>Les PFAS racontent une autre histoire. Ces composés industriels très persistants ne se dégradent presque pas. Une molécule à chaîne ultracourte, le TFA, a été retrouvée dans plus de 92 % des prélèvements d&rsquo;une campagne nationale fin 2025 [16]. Mais elle n&rsquo;entre pas dans les vingt PFAS encadrés par la loi. Sur ces vingt-là, neuf échantillons seulement, sur plus de 620, dépassent le seuil [16]. Contamination massive pour une molécule non réglementée, dépassements rares pour celles qui le sont.</p>
<h2 id="nettoyer-coûte-un-à-deux-milliards-par-an">Nettoyer coûte un à deux milliards par an</h2>
<p>Retirer ces molécules de l&rsquo;eau coûte cher. Pour les pesticides et les nitrates réunis, la facture nationale tient dans une fourchette. Un à deux milliards d&rsquo;euros par an [6]. Un rapport du Sénat de 2025 retient ce chiffre. Il note qu&rsquo;il « ne cesse d&rsquo;augmenter » : plus de réactifs, plus d&rsquo;énergie, plus de polluants à traiter [6].</p>
<p>Le poids tombe surtout sur les petites communes. Une unité de traitement des pesticides coûte de l&rsquo;ordre d&rsquo;un million d&rsquo;euros [7]. Pour un village de 5 000 habitants, c&rsquo;est un mur. Entre 1980 et 2024, près de 14 300 captages ont fermé en France [6]. La dégradation de la ressource explique environ un tiers de ces fermetures [6].</p>
<p>À l&rsquo;échelle du continent, l&rsquo;ordre de grandeur donne le vertige. Des chercheurs chiffrent jusqu&rsquo;à 2 000 milliards d&rsquo;euros sur vingt ans pour nettoyer les PFAS en Europe, si rien ne change [8]. Attention au périmètre. Ce montant couvre toute la dépollution de l&rsquo;environnement, sols et eaux compris, pas la seule eau du robinet [8]. Il n&rsquo;a aucun rapport avec la facture française de potabilisation.</p>
<h2 id="la-facture-arrive-sur-le-robinet-pas-chez-le-pollueur">La facture arrive sur le robinet, pas chez le pollueur</h2>
<p>Reste la question du payeur. En France, une règle ancienne commande tout. « L&rsquo;eau paie l&rsquo;eau » [9]. Le service d&rsquo;eau se finance par la facture des abonnés, pas par l&rsquo;impôt général [9]. Chaque euro de dépollution remonte donc sur la note d&rsquo;eau. Pas sur le budget de l&rsquo;État.</p>
<aside class="pullquote pullquote--float">Chaque euro de dépollution remonte sur la note d&rsquo;eau, pas sur le budget de l&rsquo;État.</aside>

<p>Dans les départements les plus touchés, le surcoût atteint 0,3 à 0,4 euro par mètre cube. Soit 36 à 48 euros par an pour un foyer moyen [6]. À l&rsquo;échelle du pays, le service statistique du ministère de l&rsquo;écologie a chiffré ce que la pollution par les pesticides coûte aux ménages. Un à un milliard et demi d&rsquo;euros par an [10]. Dedans, une ligne parle d&rsquo;elle-même. 220 millions d&rsquo;euros d&rsquo;eau en bouteille achetée pour les nourrissons [10].</p>
<h2 id="88--pour-les-ménages-une-fraction-pour-les-pollueurs">88 % pour les ménages, une fraction pour les pollueurs</h2>
<p>Qui alimente cette pollution ? Pour les pesticides et les nitrates, la réponse est documentée. L&rsquo;agriculture en génère 70 à 75 %, selon le service statistique de l&rsquo;État [10]. Ce n&rsquo;est pas un procès. C&rsquo;est un chiffrage officiel.</p>
<p>Face à cette part, la clé de financement surprend. En 2013, les ménages réglaient 87 % des redevances perçues par les agences de l&rsquo;eau. Les agriculteurs, 6 %. L&rsquo;industrie, 7 % [11]. Un an plus tard, la part des ménages tenait à 88 % [12].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">88 %</span> <span class="stat__label">de la redevance de l&#39;eau payée par les ménages en 2014</span></aside>

<p>La Cour des comptes a posé le constat. Ses intertitres parlent de « pollueurs insuffisamment taxés ». La contribution agricole reste, écrit-elle, « nettement inférieure au regard des pollutions causées » [11]. Un exemple résume tout. La redevance sur l&rsquo;élevage rapportait 3 millions d&rsquo;euros en 2013. Le seul nettoyage des algues vertes coûte au moins 30 millions par an [11].</p>
<p>L&rsquo;agriculteur n&rsquo;est pas pour autant le grand gagnant. La redevance sur les pesticides pèse jusqu&rsquo;à 13 % du coût d&rsquo;un traitement du blé [13]. Il la sent passer. Mais rapportée au prix des produits, elle ne représente que 5 à 6 % [11]. Trop peu pour dissuader, juge la Cour des comptes [11]. Ce mécanisme censé faire payer la pollution à la source rapporte environ 150 millions d&rsquo;euros par an [13]. Une goutte devant la facture de dépollution.</p>
<h2 id="sur-les-pfas-la-règle-vient-de-changer">Sur les PFAS, la règle vient de changer</h2>
<p>Sur un point, la logique s&rsquo;inverse. La loi de février 2025 a créé une redevance sur les PFAS. Elle vise les industriels, pas les ménages [14]. Mille euros par kilo rejeté dans l&rsquo;eau, pour les sites classés [14]. La même loi interdit ces composés à la source. Cosmétiques, textiles grand public, fart à ski dès 2026 [15].</p>
<p>Une réforme des redevances de l&rsquo;eau est aussi entrée en vigueur début 2025 [18]. L&rsquo;un de ses trois objectifs affichés : faire peser moins la fiscalité de l&rsquo;eau sur les ménages [19]. Mais son rendement global est redistribué, pas baissé [18]. Ses effets chiffrés sur le partage ne sont pas encore publics. La répartition « 88 % ménages » reste, pour l&rsquo;instant, la dernière mesurée [11, 12].</p>
<p>Sur les PFAS réglementés, l&rsquo;eau du robinet française reste, dans son immense majorité, conforme [16]. Le débat ne porte pas sur un danger immédiat. Il porte sur une addition. Elle se compte en milliards, elle grimpe chaque année, et elle s&rsquo;inscrit sur la facture des foyers. La Cour des comptes l&rsquo;a écrit noir sur blanc dès 2015 : les pollueurs sont « insuffisamment taxés » [11]. Onze ans plus tard, une réforme cherche encore à corriger le déséquilibre.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.auvergne-rhone-alpes.ars.sante.fr/pfas-focus-sur-la-situation-au-sud-de-lyon">PFAS : focus sur la situation au sud de Lyon</a>. ARS Auvergne-Rhône-Alpes (février 2026)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-43441-rapport-cyrille-isaac-sibille-pfas-mission.pdf">Rapport de la mission d'information sur les PFAS</a>. Assemblée nationale (rapporteur Cyrille Isaac-Sibille) (janvier 2024)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.generations-futures.fr/actualites/donnees-eau-pesticides/">De nouvelles données démontrent la contamination persistante de l'eau du robinet par des pesticides et leurs métabolites</a>. Générations Futures (chiffres DGS 2023) (23 décembre 2024)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.bourgogne-franche-comte.ars.sante.fr/pesticides-et-metabolites-0">Pesticides et métabolites (cadre réglementaire de l'eau potable)</a>. ARS Bourgogne-Franche-Comté (consultée en 2026)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.anses.fr/en/content/emerging-pollutants-drinking-water-review-main-findings-latest-national-campaign">Campagne nationale de mesure des composés émergents dans les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH)</a>. ANSES (6 avril 2023)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.senat.fr/rap/l24-691/l24-6911.pdf">Protéger les ressources en eau potable contre les pollutions diffuses (rapport n° 691)</a>. Sénat (rapporteur Hervé Gillé) (4 juin 2025)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.sauvonsleau.fr/jcms/c_7010/depolluer-l-eau-potable-des-pesticides-un-cout-de-plus-de-500-millions-d-euros">Dépolluer l'eau potable des pesticides : un coût de plus de 500 millions d'euros</a>. Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse (vers 2014)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.ngi.no/en/news/now-we-know-the-staggering-costs-of-cleaning-pfas-pollution-for-europe/">Now we know the staggering costs of cleaning PFAS pollution for Europe</a>. NGI / Forever Lobbying Project (Arp & Ling) (17 janvier 2025)</li><li id="ref-9"><a href="https://economie.eaufrance.fr/tarification-de-leau">Tarification de l'eau et principe « l'eau paie l'eau »</a>. Économie Eaufrance (OFB) (consultée en 2026)</li><li id="ref-10"><a href="https://filtrabio.fr/fr/au-fil-de-l-eau/cout-pollution-eau-pesticides-externalites">Coûts des principales pollutions agricoles de l'eau (Études & documents n° 52)</a>. CGDD, ministère de l'écologie (relayé par Filtrabio) (septembre 2011)</li><li id="ref-11"><a href="https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-23847-rapport-ccomptes-agence-eau.pdf">Les agences de l'eau et la politique de l'eau : une cohérence à retrouver (Rapport public annuel 2015)</a>. Cour des comptes (février 2015)</li><li id="ref-12"><a href="https://www.eaufrance.fr/repere-redevances-des-agences-de-leau">Repère : redevances des agences de l'eau</a>. Eaufrance (OFB) (données 2014)</li><li id="ref-13"><a href="https://www.reussir.fr/grandes-cultures/rpd-combien-cela-vous-coute">Redevance phytos, combien cela coûte</a>. Réussir Grandes Cultures (consultée en 2026)</li><li id="ref-14"><a href="https://www.lesagencesdeleau.fr/actualites/tout-comprendre-de-la-redevance-de-pollution-de-leau-par-les-pfas">Tout comprendre de la redevance de pollution de l'eau par les PFAS</a>. Les agences de l'eau (2025)</li><li id="ref-15"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051260902">Loi n° 2025-188 du 27 février 2025 visant à protéger la population des risques liés aux PFAS</a>. Journal officiel / Légifrance (27 février 2025)</li><li id="ref-16"><a href="https://www.environnement-magazine.fr/eau/article/2025/12/04/154531/une-contamination-generalisee-des-pfas-chaine-ultracourte-mise-evidence-par-anses">Une contamination généralisée aux PFAS à chaîne ultracourte mise en évidence par l'ANSES</a>. Environnement Magazine (données ANSES) (4 décembre 2025)</li><li id="ref-17"><a href="https://theconversation.com/la-pollution-au-chlorothalonil-un-defi-pour-le-traitement-de-leau-potable-234514">La pollution au chlorothalonil, un défi pour le traitement de l'eau potable</a>. The Conversation (2024)</li><li id="ref-18"><a href="https://www.ecologie.gouv.fr/presse/publication-du-decret-reforme-redevances-agences-leau">Publication du décret : réforme des redevances des agences de l'eau</a>. Ministère de la transition écologique (2024)</li><li id="ref-19"><a href="https://www.eau-seine-normandie.fr/reforme-redevance-2025">Réforme des redevances 2025</a>. Agence de l'eau Seine-Normandie (2025)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>