<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Périnatalité | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/perinatalite/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Wed, 05 Aug 2026 08:43:35 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/perinatalite/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/perinatalite/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Mortalité des nourrissons : la France était première d'Europe, elle est aujourd'hui 21e</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/mortalite-infantile-france-hausse-donnees/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/mortalite-infantile-france-hausse-donnees/</guid><pubDate>Wed, 05 Aug 2026 08:43:35 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Santé publique</category><category>Périnatalité</category><category>Enfance</category><category>Inégalités</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/mortalite-infantile-france-hausse-donnees/cover.webp" length="281504" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">En 2024, 2 700 enfants sont morts en France avant leur premier anniversaire. Un sur 250. Il y a quinze ans, il en mourait à peu près autant. Mais il naissait alors bien plus d&rsquo;enfants. Le taux, lui, remonte. La France a longtemps compté le moins de bébés morts de toute l&rsquo;Europe. Ce n&rsquo;est plus le cas.</div>

<h2 id="un-enfant-sur-250-et-la-courbe-qui-remonte">Un enfant sur 250, et la courbe qui remonte</h2>
<p>Le chiffre vient d&rsquo;un décompte officiel, publié en avril 2025 [1]. En 2024, la mortalité infantile atteint 4,1 pour 1 000 naissances. Soit 2 700 enfants morts avant un an. Le taux remonte lentement depuis le début des années 2010. Environ 1 % de plus chaque année [3].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">2 700</span> <span class="stat__label">enfants morts avant un an en France en 2024</span></aside>

<p>Il faut poser l&rsquo;échelle tout de suite. Ce niveau reste historiquement très bas. En 1901, c&rsquo;était 151 pour 1 000. Près d&rsquo;un enfant sur sept. Personne ne revit cela. La remontée d&rsquo;aujourd&rsquo;hui se compte en dixièmes de point, pas en effondrement.</p>
<p>Ce qui inquiète n&rsquo;est donc pas le niveau. C&rsquo;est le sens de la courbe, et la comparaison. En 1990, la France comptait le moins de bébés morts de toute l&rsquo;Union européenne [2]. En 2024, elle est 21e sur 27 [3]. La Suède fait presque moitié moins. Ses voisins ont continué de baisser. La France, elle, est repartie vers le haut.</p>
<h2 id="où-la-hausse-se-loge-et-qui-elle-touche">Où la hausse se loge, et qui elle touche</h2>
<p>La donnée est précise sur un point. La hausse ne vient pas du jour de la naissance. Ni de la période après le premier mois. Ces deux moments sont restés stables. Toute la remontée se concentre entre le premier et le vingt-septième jour de vie [1].</p>
<p>Elle ne frappe pas au hasard. Les jumeaux et triplés meurent cinq fois plus que les enfants seuls, souvent nés trop tôt [1]. Outre-mer, le taux est deux fois celui de l&rsquo;Hexagone [1]. En métropole, le département le plus touché est la Seine-Saint-Denis, le plus pauvre du territoire métropolitain (5,4 pour 1 000 sur 2019-2021) [1]. Ces écarts ne disent pas une origine. Ils disent la pauvreté, l&rsquo;accès aux soins, l&rsquo;information.</p>
<p>La santé des mères s&rsquo;est aussi dégradée. Le surpoids et l&rsquo;obésité pendant la grossesse concernent 37 % des femmes en 2024, contre 27 % en 2012 [3]. Les grossesses arrivent plus tard. Ce sont des facteurs de risque de population, pas une faute individuelle.</p>
<h2 id="les-maternités-qui-ferment--un-soupçon-qui-ne-tient-pas-la-mesure">Les maternités qui ferment : un soupçon qui ne tient pas la mesure</h2>
<p>Un récit s&rsquo;est installé. On ferme des maternités, donc des bébés meurent. Le premier fait est vrai. Le nombre de maternités a été divisé par trois depuis 1975, de 1 369 à 446 [4]. La part des femmes à plus de 45 minutes d&rsquo;une maternité a augmenté d&rsquo;environ 40 % entre 2000 et 2017 [4]. Loin des grandes villes, il faut rouler plus longtemps pour accoucher. Le sentiment d&rsquo;un service qui recule est fondé.</p>
<p>Mais le lien avec la mortalité, lui, n&rsquo;est pas démontré [4]. Les taux les plus élevés ne sont pas dans les campagnes isolées.</p>
<aside class="pullquote pullquote--float">Les taux les plus élevés touchent des femmes qui vivent à moins de cinq kilomètres d&rsquo;une maternité.</aside>

<p>Ils touchent des femmes qui vivent à moins de cinq kilomètres d&rsquo;une maternité, dans des villes pauvres [4, 2]. Ce qui pèse n&rsquo;est pas le nombre de kilomètres. C&rsquo;est la distance sociale : la précarité, le suivi médical, les transports.</p>
<p>Cette prudence a une limite, et il faut la dire. « Non démontré » ne veut pas dire « aucun effet ». Les sociétés savantes qui écartent ce lien plaident aussi pour plus de moyens dans leurs propres services : elles sont juges et parties [4]. Reste que rien, à ce jour, ne permet d&rsquo;écrire que les fermetures expliquent la hausse. C&rsquo;est pourtant sur ce lien supposé que repose le moratoire sur les fermetures voté par les députés en 2025 [4].</p>
<h2 id="une-mort-sur-dix-reste-sans-cause">Une mort sur dix reste sans cause</h2>
<p>Le fait le plus lourd du dossier est rarement dit. Environ une mort infantile sur dix n&rsquo;a aucune cause documentée. Et cette part augmente depuis 2020 [3]. La raison est administrative : les certificats de décès sont de plus en plus souvent incomplets [3].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">1 sur 10</span> <span class="stat__label">décès de nourrissons sans cause documentée</span></aside>

<p>Le pays compte ses décès, mais il ne les relie pas à une histoire médicale. Faute de registre national, il n&rsquo;a pas l&rsquo;outil pour le faire.</p>
<aside class="pullquote">La France sait combien d&rsquo;enfants meurent. Elle ne sait pas toujours pourquoi.</aside>

<p>Sans cet outil, aucune politique ne peut viser juste. On agit à l&rsquo;aveugle sur un problème qu&rsquo;on ne cartographie pas.</p>
<h2 id="des-annonces-un-rapport-quon-attend-toujours">Des annonces, un rapport qu&rsquo;on attend toujours</h2>
<p>Le manque était connu. Dès 2024, la Cour des comptes réclamait un registre des naissances et des décès [6]. Un registre a été annoncé en 2025. La même année, les députés ont adopté en première lecture une loi qui le prévoit, en plus du moratoire sur les fermetures [4]. Un système national d&rsquo;observation est en construction depuis septembre 2025 [7].</p>
<p>Puis, début 2026, le gouvernement a lancé une nouvelle mission sur la périnatalité. Quelques experts, trois mois pour conclure [5]. Le 7 juillet 2026, il en a présenté les « premières recommandations », rangées en quatre axes [3]. Mais le travail complet qui les fonde n&rsquo;a pas été rendu public. On connaît les conclusions, pas le diagnostic.</p>
<p>Ce procédé a fait réagir. Le président des gynécologues-obstétriciens a parlé « d&rsquo;apparat, de représentation et de démagogie », et d&rsquo;un calendrier relevant de « l&rsquo;improvisation et de la manipulation » [5]. La présidente d&rsquo;un collège de sages-femmes a jugé que « pour le moment, c&rsquo;est mal engagé » [5]. Ces voix sont elles aussi parties prenantes : elles défendent des professions concernées. Mais le constat de base ne prête pas à discussion. Des recommandations ont été publiées, le rapport qui devrait les porter, non.</p>
<p>Reste le chiffre qui résume tout. Une mort d&rsquo;enfant sur dix, en France, sans cause écrite. Tant qu&rsquo;il ne baisse pas, le pays saura combien de nourrissons il perd, sans toujours pouvoir dire pourquoi.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8547061">INSEE Première n° 2048 (mortalité infantile en 2024)</a>. INSEE (avril 2025)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.ined.fr/fr/actualites/presse/une-mortalite-infantile-plus-elevee-en-france-que-chez-ses-voisins/">Une mortalité infantile plus élevée en France que chez ses voisins</a>. INED (20 mars 2025)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/anomalies-congenitales/bulletin-national/sante-perinatale-et-petite-enfance-en-france-entre-2012-2024">Santé périnatale et petite enfance en France entre 2012 et 2024</a>. Santé publique France (8 juillet 2026)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.franceinfo.fr/sante/enfant-ado/vrai-ou-faux-la-hausse-de-la-mortalite-infantile-en-france-est-elle-liee-aux-fermetures-de-maternites_7261248.html">Vrai ou faux : la hausse de la mortalité infantile est-elle liée aux fermetures de maternités ?</a>. franceinfo (2025)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.vidal.fr/actualites/37537-mortalite-infantile-a-peine-lances-par-le-gouvernement-des-travaux-deja-contestes.html">Mortalité infantile : à peine lancés par le gouvernement, des travaux déjà contestés</a>. Vidal (mars 2026)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-politique-de-perinatalite">La politique de périnatalité</a>. Cour des comptes (mai 2024)</li><li id="ref-7"><a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sources-outils-et-enquetes/systeme-national-dobservation-obstetrical-perinatal-et-infantile-snoopi">Système national d'observation obstétrical, périnatal et infantile (Snoopi)</a>. DREES (2025)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>