<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Océan | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/ocean/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Fri, 18 Sep 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/ocean/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/ocean/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Dix-neuf étudiants de l'océan Indien embarquent pour veiller sur le volcan de Mayotte</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/ecole-bleu-outremer-marion-dufresne-mayotte/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/ecole-bleu-outremer-marion-dufresne-mayotte/</guid><pubDate>Fri, 18 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Outre-mer</category><category>Océan</category><category>Mayotte</category><category>Sciences</category><category>Jeunesse</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/ecole-bleu-outremer-marion-dufresne-mayotte/cover.webp" length="422814" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Le 18 septembre 2026, le Marion Dufresne a pris la mer pour vingt jours au large de Mayotte. À bord, vingt-neuf personnes. Dix-neuf sont des étudiants, venus de Mayotte, de La Réunion, de Maurice, des Seychelles et de Madagascar. Ils partent surveiller un volcan né sous la mer, à cinquante kilomètres des côtes.</div>

<h2 id="vingt-jours-en-mer-presque-tous-des-îles">Vingt jours en mer, presque tous des îles</h2>
<p>Ils sont vingt-neuf à bord. Dix-neuf étudiants, sept encadrants, et trois venus des arts et des métiers de la mer [1]. Le groupe porte un nom, l&rsquo;École Bleu Outremer. La campagne, elle, s&rsquo;appelle MAYOBS36. Elle court du 18 septembre au 8 octobre 2026. Vingt jours de surveillance en mer [1].</p>
<p>Les étudiants viennent des universités de Mayotte, de La Réunion, de Maurice et des Seychelles. D&rsquo;autres arrivent d&rsquo;un institut des sciences marines de Madagascar, d&rsquo;une école d&rsquo;arts et d&rsquo;une école maritime de La Réunion [1]. Presque tous sont des îles de l&rsquo;océan Indien. Ils embarquent sur un sujet qui parle de chez eux.</p>
<h2 id="le-volcan-qui-a-fait-trembler-mayotte">Le volcan qui a fait trembler Mayotte</h2>
<p>Le volcan s&rsquo;appelle Fani Maoré. Il est né sous la mer, à cinquante kilomètres à l&rsquo;est de Mayotte [2, 3]. Une mission du Marion Dufresne l&rsquo;a découvert en 2019 [2]. En quelques mois, un édifice de huit cents mètres de haut avait poussé par trois mille cinq cents mètres de fond [2]. Sa dernière éruption date de janvier 2021 [3].</p>
<p>Avant lui, il y a eu la peur. En mai 2018, la terre s&rsquo;est mise à trembler sous Mayotte. Les secousses ont atteint la magnitude 5,9. En novembre 2018, plus de deux mille séismes ont dépassé la magnitude 3,5 [2]. Pour les habitants, ce volcan n&rsquo;a rien d&rsquo;abstrait. Le sol a bougé sous leurs pieds.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">800 m</span> <span class="stat__label">la hauteur du volcan né sous la mer, par 3 500 m de fond, à l&#39;est de Mayotte</span></aside>

<p>C&rsquo;est ce volcan que les étudiants partent surveiller. Pas dans un livre. En mer, là où il se trouve.</p>
<h2 id="une-campagne-réelle-pas-un-exercice">Une campagne réelle, pas un exercice</h2>
<aside class="pullquote pullquote--float">Ni simulation ni bateau-école. Un vrai navire de recherche, avec de vrais scientifiques.</aside>

<p>Le Marion Dufresne n&rsquo;est pas un bateau-école. C&rsquo;est un navire de recherche en activité. Il mène les campagnes scientifiques et ravitaille les îles australes françaises [4]. Il embarque jusqu&rsquo;à cent quatorze passagers et compte six cent cinquante mètres carrés de laboratoires [4]. Les jeunes y travaillent aux côtés des scientifiques et d&rsquo;un équipage professionnel.</p>
<p>Ce que vivent les étudiants de 2026 n&rsquo;est pas encore raconté. La campagne vient de commencer. Le seul récit disponible est celui de la première édition, en 2022 [5]. Cette année-là, soixante-quinze jeunes avaient embarqué [5, 6], du 28 juin au 27 juillet, à travers l&rsquo;océan Indien [5].</p>
<p>Ils avaient déployé des instruments, analysé des données, étudié le même volcan Fani Maoré [5]. À côté des scientifiques, il y avait des artistes et des jeunes en métiers de la mer. Un étudiant mahorais avait confié que les travaux autour du volcan avaient été, pour lui, le moment le plus important [5].</p>
<h2 id="ce-que-lon-sait-ce-que-lon-ne-sait-pas-encore">Ce que l&rsquo;on sait, ce que l&rsquo;on ne sait pas encore</h2>
<p>Le programme est né d&rsquo;une idée de l&rsquo;institut public de recherche marine. Il est financé par plusieurs ministères, des agences publiques et des universités [6]. Son but affiché : que ces jeunes deviennent des « passeurs » des enjeux de l&rsquo;océan auprès de leur population [6]. C&rsquo;est un objectif, pas un résultat mesuré. Aucun regard extérieur n&rsquo;a encore mesuré ce que le programme change vraiment.</p>
<p>Reste le fait le plus simple, et le plus solide. Des jeunes de territoires souvent tenus loin de la recherche de pointe montent à bord d&rsquo;une mission de premier plan. Et cette mission veille sur leur propre mer.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://freedom.fr/mayotte-une-nouvelle-campagne-scientifique-va-etudier-le-volcan-sous-marin-a-bord-du-marion-dufresne/">Mayotte : une nouvelle campagne scientifique va étudier le volcan sous-marin à bord du Marion Dufresne</a>. Free Dom (2026-09-04)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.ifremer.fr/fr/seismes-et-volcans-observer-les-aleas-sous-marins">Séismes et volcans : observer les aléas sous-marins</a>. Ifremer (2026-09-18)</li><li id="ref-3"><a href="https://la1ere.franceinfo.fr/mayotte/le-marion-dufresne-de-retour-a-mayotte-que-sait-on-du-volcan-sous-marin-fani-maore-six-ans-apres-son-apparition-1621580.html">Le Marion Dufresne de retour à Mayotte : que sait-on du volcan sous-marin Fani Maoré six ans après son apparition ?</a>. Mayotte La 1ère (2025-09-10)</li><li id="ref-4"><a href="https://taaf.fr/collectivites/le-marion-dufresne/">Le Marion Dufresne</a>. TAAF (2026-09-18)</li><li id="ref-5"><a href="https://la1ere.franceinfo.fr/mayotte/ecole-bleu-outremer-une-mission-scientifique-reussie-pour-tous-1307692.html">École Bleu Outremer : une mission scientifique réussie pour tous</a>. Mayotte La 1ère (2022-07-27)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.ifremer.fr/fr/ecole-bleu-outremer">L'École Bleu Outremer</a>. Ifremer (2026-09-18)</li></ol>]]></description></item><item><title>En rade de Brest, un câble de 2,7 kilomètres pour mesurer l'océan en continu</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/ifremer-observatoire-cable-rade-brest/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/ifremer-observatoire-cable-rade-brest/</guid><pubDate>Wed, 16 Sep 2026 08:51:57 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Océan</category><category>Bretagne</category><category>Recherche</category><category>Climat</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/ifremer-observatoire-cable-rade-brest/cover.webp" length="221252" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Les 9 et 10 septembre, un câble a été déroulé sur le fond de la rade de Brest, devant l&rsquo;École navale. Deux kilomètres et sept cents mètres de fibre optique, posés en évitant les bancs de maërl et les gisements de coquilles Saint-Jacques. Au bout du câble, un observatoire qui va mesurer l&rsquo;océan sans jamais s&rsquo;arrêter.</div>

<h2 id="un-observatoire-au-fond-de-la-rade">Un observatoire au fond de la rade</h2>
<p>L&rsquo;objet posé s&rsquo;appelle un observatoire fond de mer câblé. C&rsquo;est un instrument de mesure permanent, planté sur le fond. Il est relié à la côte par un câble électro-optique, qui mêle la fibre optique et un conducteur électrique. Au bout, une boîte de jonction et un connecteur abritent une série de capteurs [1].</p>
<p>Le câble mesure 2,7 kilomètres. Il a été posé par Orange Marine, avec l&rsquo;appui de deux autres entreprises [1]. Son tracé a été dessiné pour éviter les fonds sensibles, le maërl et les herbiers, et les zones de pêche à la coquille Saint-Jacques [1]. Ces détails viennent d&rsquo;un seul article de presse régionale, seule source directe sur le déploiement.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">2,7 km</span> <span class="stat__label">de câble électro-optique posé sur le fond de la rade</span></aside>

<p>L&rsquo;observatoire rejoint aussi un réseau européen, EMSO [1, 2]. Ce réseau relie des points de mesure au fond de la mer, de l&rsquo;Arctique à la mer Noire. Ses données sont ouvertes à tous. Le point d&rsquo;observation était jusqu&rsquo;ici au large de Molène. Il revient dans la rade [2].</p>
<h2 id="une-fibre-qui-mesure-et-qui-écoute">Une fibre qui mesure, et qui écoute</h2>
<p>La fibre doit mesurer en continu la température de l&rsquo;eau, les courants et la houle [1]. But affiché par l&rsquo;Ifremer : mieux voir comment la mer change, face au réchauffement et à la pression sur les côtes [1]. C&rsquo;est une promesse du porteur du projet, pas encore un résultat. En clair, l&rsquo;eau de la rade serait suivie jour et nuit. Sa chaleur, ses mouvements. L&rsquo;état d&rsquo;un coin de mer où l&rsquo;on pêche et où l&rsquo;on vit.</p>
<p>Cette même fibre sait faire autre chose. Elle embarque une technologie appelée DAS, pour écoute acoustique répartie. Le principe : lire la fibre elle-même comme une longue chaîne de micros posés tout au long du câble [1].</p>
<aside class="pullquote">La même fibre mesure la houle et écoute les profondeurs.</aside>

<p>L&rsquo;École navale veut s&rsquo;en servir pour mettre au point des méthodes d&rsquo;écoute sous l&rsquo;eau [1]. Le but : repérer et reconnaître des cibles, navires ou sous-marins [1]. Là encore, c&rsquo;est un objectif annoncé, pas un résultat acquis.</p>
<p>Le même équipement porte donc deux usages, tenus par deux acteurs. La science et le climat côté Ifremer. La défense côté École navale, dans une rade qui abrite la Marine nationale. Rien de caché : le projet range la défense parmi ses domaines affichés, aux côtés des énergies marines et de l&rsquo;instrumentation [2]. C&rsquo;est un capteur et un banc d&rsquo;essai, pas une arme, et un outil public à double finalité.</p>
<h2 id="les-éoliennes-dessai-sont-sur-lautre-rive">Les éoliennes d&rsquo;essai sont sur l&rsquo;autre rive</h2>
<p>Tester de nouvelles technologies marines, au sens le plus concret, c&rsquo;est déjà le travail d&rsquo;un autre site, sur l&rsquo;autre rive. À Sainte-Anne du Portzic, au pied du centre Ifremer, une station d&rsquo;essais accueille depuis des années des prototypes en mer [3]. On y teste des machines à taille réduite, entre un quart et un dixième du modèle réel. C&rsquo;est l&rsquo;étape avant le passage en grand [2, 3].</p>
<p>Ce site a déjà vu passer des éoliennes flottantes et des machines qui tirent de l&rsquo;énergie des vagues [3]. Fin 2021, une digue productrice d&rsquo;énergie y a été immergée, complètement recouverte à marée haute [4]. Une éolienne flottante à axe vertical y a aussi été testée, haute de dix mètres [4]. Le nouvel observatoire, lui, ne teste pas d&rsquo;éoliennes. Il met les deux rives de la rade en réseau et offre un outil de mesure commun.</p>
<h2 id="ce-qui-reste-à-voir">Ce qui reste à voir</h2>
<p>L&rsquo;ensemble s&rsquo;inscrit dans un projet public, Brest Bay Base, rattaché au contrat de plan État-Région 2021-2027 et coordonné par l&rsquo;Ifremer [1, 2]. Il est financé par la Région Bretagne, l&rsquo;État et l&rsquo;Union européenne, pour 4,115 millions d&rsquo;euros [2]. Ce montant couvre tout le projet, ses deux sites et ses volets. Le coût du seul observatoire, lui, n&rsquo;est pas public.</p>
<p>Le reste est à confirmer par l&rsquo;usage. Les mesures de l&rsquo;océan et les essais d&rsquo;écoute restent des promesses de ceux qui portent le projet. Ce qui est acquis tient en peu de mots. Un câble est au fond. Des capteurs tournent. Leurs données rejoindront un réseau européen ouvert à tous. Un morceau de mer côtière, désormais sous l&rsquo;œil d&rsquo;un instrument qui ne dort pas.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.letelegramme.fr/finistere/brest-29200/dans-la-rade-de-brest-cette-nouvelle-station-dessais-sous-marine-va-aider-chercheurs-et-industriels-a-mieux-comprendre-locean-7117784.php">Dans la rade de Brest, cette nouvelle station d'essais sous-marine va aider chercheurs et industriels à mieux comprendre l'océan</a>. Le Télégramme (2026-09-15)</li><li id="ref-2"><a href="https://rd-technologiques.ifremer.fr/Projets/Des-projets-en-cours/CPER-Brest-Bay-Base">CPER Brest Bay Base</a>. Ifremer, unité Recherches et Développements Technologiques (2026-09-16)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.ifremer.fr/en/research-infrastructures/sainte-anne-du-portzic-test-site">Sainte-Anne du Portzic test site</a>. Ifremer (2026-09-16)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.ifremer.fr/fr/presse/innovation-des-essais-en-rade-de-brest-pour-reduire-les-couts-de-l-eolien-en-mer-et-tester">Innovation : des essais en rade de Brest pour réduire les coûts de l'éolien en mer et tester une digue productrice d'énergie</a>. Ifremer (2021-10-04)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>