<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Nutri-Score | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/nutri-score/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Wed, 07 Oct 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/nutri-score/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/nutri-score/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Nutri-Score : un logo utile en rayon, que la marque peut retirer</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/nutri-score-courses-logo-facultatif/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/nutri-score-courses-logo-facultatif/</guid><pubDate>Wed, 07 Oct 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Nutri-Score</category><category>Alimentation</category><category>Consommation</category><category>Union européenne</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/nutri-score-courses-logo-facultatif/cover.webp" length="158720" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">En septembre 2024, le Nutri-Score a commencé à disparaître des bouteilles d&rsquo;Actimel. Le logo y affichait un A ou un B, selon la marque. Puis la règle de calcul a changé, et la note tombait à D. Danone a préféré retirer le logo plutôt que de l&rsquo;afficher. Le produit, lui, n&rsquo;avait pas bougé. [5]</div>

<h2 id="un-repère-simple-pensé-pour-aller-vite">Un repère simple, pensé pour aller vite</h2>
<p>C&rsquo;est une pastille collée en face avant de l&rsquo;emballage. Cinq lettres, cinq couleurs, du vert foncé (A) à l&rsquo;orange foncé (E). [1] Elle résume en un coup d&rsquo;œil la qualité nutritionnelle d&rsquo;un produit. Elle est calculée pour 100 grammes, pas par portion. [1] Ce choix est assumé. Sinon un fabricant pourrait définir des portions minuscules pour afficher une meilleure note. [3]</p>
<p>Son intérêt tient en un mot : comparer. Deux paquets de céréales côte à côte, deux plats préparés, la pastille tranche vite. Pas besoin de déchiffrer le tableau au dos. C&rsquo;est fait pour le client pressé, celui qui remplit son caddie sans loupe ni calculette.</p>
<p>Le logo est né en France en 2017. Sept pays l&rsquo;utilisent aujourd&rsquo;hui. [1] Presque tout le monde le connaît : 99,6 % des Français en avaient entendu parler fin 2023. Mais le connaître n&rsquo;est pas s&rsquo;en servir. Un tiers seulement dit l&rsquo;utiliser en faisant ses courses, un chiffre déclaré dans un sondage. [2]</p>
<h2 id="ce-quil-change-pour-le-caddie--un-peu-surtout-pour-les-petits-budgets">Ce qu&rsquo;il change pour le caddie : un peu, surtout pour les petits budgets</h2>
<p>Alors, est-ce que ce logo change le contenu du caddie ? Oui, un peu. En supermarché réel, sa présence améliore de 4 % la qualité nutritionnelle des achats. Chez les acheteurs des produits les moins chers, l&rsquo;effet monte à 5 %. [3] C&rsquo;est mesuré, c&rsquo;est réel, mais c&rsquo;est modeste. Et il faut dire d&rsquo;où vient le chiffre : l&rsquo;étude est signée par ceux qui ont conçu le logo. Donc une partie prenante, pas un arbitre neutre. [3]</p>
<p>Un autre chiffre circule, plus flatteur : 9,4 %. Il vient d&rsquo;un magasin virtuel de laboratoire, pas d&rsquo;un vrai rayon. [3] En conditions de courses normales, c&rsquo;est bien 4 % qu&rsquo;on observe. L&rsquo;écart entre les deux dit l&rsquo;essentiel. Ce qui marche en test marche moins bien dans la vie courante.</p>
<h2 id="la-réforme-2024-2025-rebat-les-notes-pas-les-recettes">La réforme 2024-2025 rebat les notes, pas les recettes</h2>
<p>Depuis le 16 mars 2025 en France, le calcul a changé. [1] Attention : ce ne sont pas les produits qui changent, c&rsquo;est la règle qui attribue la note. [2] La recette reste la même, la lettre peut bouger. Entre 30 et 40 % des produits sont concernés. [2]</p>
<p>Qui monte ? Certains poissons gras, les huiles riches en bonnes graisses, les produits à base de farine complète. La volaille passe devant la viande rouge. Qui descend ? Les produits encore trop sucrés ou trop salés. Et les boissons avec édulcorants : les sodas light ne sont plus notés B, mais de C à E. [2] Le but affiché par l&rsquo;agence publique qui porte le logo : éviter que les industriels remplacent le sucre par des édulcorants pour gonfler la note. [2]</p>
<h2 id="ce-que-le-logo-ne-dit-pas">Ce que le logo ne dit pas</h2>
<p>Reste à savoir ce que le logo ne mesure pas. Et c&rsquo;est beaucoup.</p>
<p>Il renseigne sur la composition nutritionnelle, et seulement elle. [3] Pas le degré de transformation. Pas les additifs. Un produit ultra-transformé peut décrocher une bonne note. [3] Et par construction, il ne dit rien des pesticides, de l&rsquo;origine ni de l&rsquo;impact sur l&rsquo;environnement.</p>
<p>Et la santé ? Manger des produits mieux classés est associé à moins de maladies du cœur, de cancers et de diabète. [3] Mais c&rsquo;est une association, pas une preuve. Un bon score dans le caddie n&rsquo;est pas une garantie de bonne santé. [3]</p>
<p>Dernier point d&rsquo;honnêteté, et il vient des concepteurs eux-mêmes. Le logo n&rsquo;a pas poussé les industriels à refaire leurs recettes de façon générale. Quelques progrès ponctuels, oui. Un mouvement d&rsquo;ensemble, non. [3]</p>
<h2 id="pourquoi-il-reste-facultatif">Pourquoi il reste facultatif</h2>
<p>Si ce logo aide, pourquoi n&rsquo;est-il pas obligatoire ?</p>
<p>D&rsquo;abord le droit. Une règle européenne de 2011 impose le tableau nutritionnel au dos de l&rsquo;emballage. Mais en face avant, elle n&rsquo;autorise qu&rsquo;un logo volontaire, en complément. [1] Un pays peut recommander le Nutri-Score. Il ne peut pas l&rsquo;imposer tout seul. Pour le rendre obligatoire partout, il faudrait une décision à l&rsquo;échelle européenne. [1]</p>
<p>Cette décision était promise. Un étiquetage obligatoire et commun aux 27 figurait dans un plan européen de 2020. [4] Depuis octobre 2021, aucune proposition de loi n&rsquo;est venue. [4] Le projet a été enterré. Pas à cause d&rsquo;un doute scientifique sur le logo. À cause de la politique.</p>
<figure class="quote">
  <blockquote><p>« C&rsquo;était politiquement trop sensible de proposer le Nutri-Score. Cela aurait été trop dur à avaler pour les Italiens. »</p>
</blockquote>
  <figcaption class="quote__source">Document interne de la Commission européenne, cité par l&#39;enquête de franceinfo</figcaption>
</figure>

<p>Deux forces ont pesé, et elles sont documentées. Le gouvernement italien, d&rsquo;abord, redoutait de voir ce logo se généraliser en Europe. Sa cheffe de gouvernement a parlé d&rsquo;une « folie » qui nuirait au « made in Italy ». [4] L&rsquo;industrie agroalimentaire, ensuite. Des documents internes de la Commission, obtenus par une association militante et révélés par une enquête de presse, décrivent un lobbying intense. L&rsquo;écart d&rsquo;accès est net : dix-sept réunions avec les intérêts économiques, deux avec la société civile. [4] « Danone et toute la filière laitière ont tapé haut et fort », rapporte l&rsquo;enquête. [4]</p>
<h2 id="ce-que-ça-change-au-bout-du-compte-pour-qui-fait-ses-courses">Ce que ça change, au bout du compte, pour qui fait ses courses</h2>
<p>La conséquence est simple. Le logo n&rsquo;apparaît que si le fabricant le veut bien. [1] Il l&rsquo;affiche quand la note flatte le produit. Il l&rsquo;enlève quand elle le dessert. Danone l&rsquo;a fait en 2024. [5]</p>
<aside class="pullquote">Sur un produit sans logo, l&rsquo;absence n&rsquo;est pas une information neutre.</aside>

<p>Même là où il est présent, le logo ne couvre qu&rsquo;une partie du rayon. Début 2024, 1 359 marques l&rsquo;affichaient en France, soit environ 58 % des volumes vendus en 2022. [2] Le reste du rayon n&rsquo;offre pas le même repère.</p>
<p>Le logo aide donc un peu, surtout les budgets serrés. Ses limites sont réelles, et reconnues jusque par ses concepteurs. Mais la plus grande, le fait qu&rsquo;il reste facultatif, ne tient pas à la science. Elle tient à un choix. Celui d&rsquo;un gouvernement et d&rsquo;une filière, pas celui du client au bout du rayon.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/nutri-score">Nutri-Score</a>. Santé publique France (2026-10-07)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/nutri-score-le-point-sur-les-nouveautes-2024">Nutri-Score : le point sur les nouveautés 2024</a>. Santé publique France (2024-01-18)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.inrae.fr/actualites/nutri-score">Nutri-Score : tout comprendre de A à E</a>. INRAE (2026-10-07)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/enquete-la-commission-europeenne-enterre-le-nutri-score-obligatoire-au-sein-des-27-pays-membres_7073118.html">Enquête. La Commission européenne enterre le Nutri-Score obligatoire au sein des 27 pays membres</a>. franceinfo (Cellule investigation de Radio France) (2025-02-28)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.franceinfo.fr/sante/alimentation/danone-arrete-d-afficher-le-nutri-score-sur-ses-yaourts-a-boire-dont-les-notes-ont-ete-degradees_6763162.html">Danone arrête d'afficher le Nutri-Score sur ses yaourts à boire dont les notes ont été dégradées</a>. franceinfo avec AFP (2024-09-04)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>