<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"><channel><title>Nourrissons | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/nourrissons/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Wed, 04 Nov 2026 09:42:46 +0100</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/nourrissons/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/nourrissons/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Bronchiolite : les sages-femmes peuvent désormais prescrire aux nouveau-nés les deux anticorps contre le virus</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/bronchiolite-sages-femmes-enflonsia-anticorps/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/bronchiolite-sages-femmes-enflonsia-anticorps/</guid><pubDate>Wed, 04 Nov 2026 09:42:46 +0100</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Bronchiolite</category><category>Nourrissons</category><category>Sages-femmes</category><category>Médicaments</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/bronchiolite-sages-femmes-enflonsia-anticorps/bronchiolite-sages-femmes-enflonsia-anticorps.mp3" length="4765463" type="audio/mpeg"/><media:content url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/bronchiolite-sages-femmes-enflonsia-anticorps/cover.webp" type="image/webp" medium="image"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Le 29 octobre 2026, le Journal officiel publie un décret de quelques lignes [1]. Il ajoute un nom à la liste des médicaments que les sages-femmes peuvent prescrire aux nouveau-nés : le clesrovimab, vendu sous le nom d&rsquo;Enflonsia [1]. Cet anticorps protège les bébés contre le virus de la bronchiolite. Il arrive avant l&rsquo;hiver. Fin octobre, l&rsquo;épidémie n&rsquo;a pas commencé dans la plupart des régions. L&rsquo;Île-de-France et la Martinique viennent d&rsquo;entrer en pré-épidémie [3].</div>

<h2 id="une-seule-piqûre-pour-le-premier-hiver">Une seule piqûre pour le premier hiver</h2>
<p>Entre 2010 et 2020, la bronchiolite touchait chaque hiver près de 30 % des enfants de moins de 2 ans. Cela faisait environ 480 000 cas par an [4]. Deux à trois bébés de moins d&rsquo;un an sur cent finissaient à l&rsquo;hôpital [4].</p>
<p>Enflonsia se donne en une seule injection dans la cuisse. La dose est la même pour tous, quel que soit le poids du bébé [5]. Elle se fait dès la naissance pendant la saison du virus. Un bébé né avant la saison la reçoit avant son premier hiver [5, 4].</p>
<p>Le produit a été testé sur 3 632 bébés en bonne santé, dans 22 pays dont la France [5]. Un tiers des bébés recevait un produit sans effet, pour comparer. Sur cinq mois, 6,2 % des bébés non protégés ont eu une infection des poumons à soigner. Chez les bébés protégés, c&rsquo;était 2,5 % [5]. Les hospitalisations ont baissé de 84 % : 2,33 % sans l&rsquo;anticorps, 0,38 % avec [5].</p>
<p>L&rsquo;essai a été payé par MSD, le laboratoire qui vend Enflonsia [5]. Celui de Beyfortus, l&rsquo;autre anticorps, a été payé par Sanofi et AstraZeneca [7]. La Haute Autorité de santé et l&rsquo;agence européenne du médicament jugent ces données. Elles ne les produisent pas.</p>
<p>La Haute Autorité de santé a rendu son avis le 24 juin 2026. Elle juge le service rendu « important ». Elle place Enflonsia en premier choix, « au même titre que BEYFORTUS » [5]. L&rsquo;Assurance maladie le rembourse à 65 % [6].</p>
<h2 id="deux-anticorps-plutôt-quun">Deux anticorps plutôt qu&rsquo;un</h2>
<p>Beyfortus protège les bébés français depuis l&rsquo;hiver 2023. Son grand essai a été mené en France, en Allemagne et en Angleterre, sur 8 058 bébés [7]. Dans la vie réelle, deux études françaises trouvent 73 % à 83 % d&rsquo;hospitalisations en moins pour les bronchiolites dues au virus [7].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">5 800</span> <span class="stat__label">hospitalisations de bébés évitées lors du premier hiver de Beyfortus, selon une modélisation</span></aside>

<p>Lors de son premier hiver, en métropole, il aurait évité environ 5 800 hospitalisations après un passage aux urgences [4, 14]. Cela fait une hospitalisation évitée pour 39 doses, selon une modélisation [14]. L&rsquo;hiver dernier, l&rsquo;épidémie a été de faible intensité. Santé publique France écrit qu&rsquo;elle « pourrait être liée, au moins en partie » aux campagnes de protection des nouveau-nés, par le vaccin de la mère ou par un anticorps [8].</p>
<p>Pourquoi un second anticorps ? Enflonsia s&rsquo;accroche à un autre endroit du virus. Si le virus résiste un jour au premier, il reste une solution de rechange, selon l&rsquo;agence européenne du médicament [9]. Ce n&rsquo;est pas une garantie. La fiche officielle de Beyfortus prévient qu&rsquo;un virus résistant pourrait aussi échapper aux autres anticorps qui visent la même cible [7].</p>
<h2 id="ce-que-le-décret-change">Ce que le décret change</h2>
<p>Les sages-femmes pouvaient déjà prescrire Beyfortus, depuis un décret du 14 septembre 2023 [1, 10]. Elles pouvaient aussi prescrire et faire le vaccin de la femme enceinte [4]. Le décret du 28 octobre ajoute Enflonsia. Elles peuvent donc prescrire les deux anticorps, « au même titre que les médecins », écrit VIDAL [1].</p>
<p>La liste vise « les nouveau-nés » [1]. La sage-femme agit pour un nouveau-né en bonne santé, en prévention [10]. Le cas d&rsquo;un bébé de plusieurs mois, protégé après coup, n&rsquo;est pas précisé.</p>
<p>Elles sont 26 400 en France au 1er janvier 2026 [2].</p>
<p>Le premier hiver, elles prescrivaient déjà Beyfortus. Pourtant, 12,8 % seulement des bébés nés avant la campagne ont été protégés en ville [11]. Les auteurs nomment la cause : une pénurie nationale [11]. La part était plus basse dans les communes les plus pauvres, et là où les médecins généralistes sont rares [11]. Selon eux, la pénurie a pu creuser ces écarts. Dans une grande maternité étudiée, au même moment, plus de 87 % des bébés ont été protégés [12]. Ses auteurs y voient l&rsquo;effet de la gratuité et de la piqûre faite avant la sortie [12]. Aucune étude n&rsquo;a mesuré la part de chaque cause. Le décret donne un second produit aux mêmes sages-femmes. Ce qu&rsquo;il change au nombre de bébés protégés, aucune mesure ne le dit.</p>
<h2 id="ce-que-lanticorps-ne-promet-pas">Ce que l&rsquo;anticorps ne promet pas</h2>
<p>Enflonsia n&rsquo;a jamais été comparé directement à Beyfortus. Rien ne dit que l&rsquo;un vaut mieux que l&rsquo;autre.</p>
<p>Son effet sur les séjours en réanimation et sur les décès reste à démontrer, écrit la Haute Autorité de santé [5]. La protection au-delà de cinq mois est peu documentée [5, 9]. Contre ces infections, il est efficace à 44 % sur le type A du virus, à 66 % sur le type B [9]. L&rsquo;agence européenne qualifie cet écart de « numérique » : les marges d&rsquo;erreur se recoupent [9]. Chez les bébés de plus de 6 mois, l&rsquo;efficacité mesurée tombe à 19,5 %, avec une marge très large [9]. Et 2026-2027 est son premier hiver en France [5].</p>
<p>Côté effets secondaires, les effets graves ont été aussi fréquents avec ou sans le produit : 11,7 % contre 12,6 % [5]. Plus de 96 % des effets signalés, comme une douleur au point de piqûre, sont légers à modérés [5]. Dans l&rsquo;essai principal, 7 bébés sont morts dans le groupe traité, 3 dans l&rsquo;autre. Ce groupe sans anticorps était deux fois moins nombreux (0,3 % contre 0,2 %). Chez les bébés fragiles, le produit a été comparé à un anticorps plus ancien : 1,8 % de décès contre 0,9 % [5]. Dans les deux essais, aucun décès n&rsquo;a été relié au produit, d&rsquo;après le laboratoire [5]. L&rsquo;agence européenne reprend ce jugement et juge le bilan favorable [9].</p>
<h2 id="avant-le-premier-hiver">Avant le premier hiver</h2>
<p>Deux voies existent, et la Haute Autorité de santé n&rsquo;en préfère aucune [13]. La mère peut se faire vacciner entre la 32e et la 36e semaine d&rsquo;aménorrhée, avec une prise en charge à 100 % [4]. Ou le bébé reçoit un anticorps, Beyfortus ou Enflonsia [4]. Le choix revient aux parents, « informés par leurs professionnels de santé » [4].</p>
<p>L&rsquo;anticorps se fait de préférence avant la sortie de la maternité. Il y est pris en charge à 100 % [4]. En pharmacie, il faut une ordonnance [6]. Enflonsia y coûte 402,82 € et il est remboursé à 65 % [6]. Il reste 140,99 € avant la mutuelle, selon le calcul de ce journal. Avec la Complémentaire santé solidaire ou l&rsquo;Aide médicale de l&rsquo;État, tout est pris en charge [4].</p>
<p>Si la mère a été vaccinée, la date compte. Un anticorps est prévu en plus si le bébé naît moins de 14 jours après le vaccin, ou avant terme [4, 13]. Les bébés nés depuis le 1er février 2026 peuvent être protégés après coup avec Beyfortus, de préférence avant le pic possible de novembre [13]. La campagne dure jusqu&rsquo;au 28 février 2027 en métropole [13]. Pour un deuxième hiver, des deux anticorps, seul Beyfortus est prévu. Il vise les enfants de moins de 2 ans encore fragiles [4].</p>
<p>Dès cet hiver, la Haute Autorité de santé veut suivre les bébés protégés qui arrivent quand même aux urgences [5]. Le premier anticorps a déjà les siens : environ 5 800 hospitalisations évitées lors de son premier hiver, selon une modélisation [14].</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.vidal.fr/actualites/38524-bronchiolite-du-nourrisson-les-sages-femmes-autorisees-a-prescrire-enflonsia.html">Bronchiolite du nourrisson : les sages-femmes autorisées à prescrire ENFLONSIA</a>. VIDAL (2026-11-03)</li><li id="ref-2"><a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/communique-de-presse-jeux-de-donnees/jeux-de-donnees/260702-les-effectifs-des-professionnel-de-sant%C3%A9-">Les effectifs des professionnels de santé</a>. DREES (2026-07-02)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/2026-10/bullnat_ira_20261028.pdf">Bulletin infections respiratoires aiguës, semaine 43</a>. Santé publique France (2026-10-28)</li><li id="ref-4"><a href="https://professionnels.vaccination-info-service.fr/Maladies-et-leurs-vaccins/bronchiolites-et-infections-respiratoires-dues-aux-virus-respiratoires-syncytiaux-vrs">Bronchiolites et infections respiratoires dues aux virus respiratoires syncytiaux (VRS)</a>. Vaccination Info Service (Santé publique France) (2026-10-23)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.has-sante.fr/upload/docs/evamed/CT-21588_ENFLONSIA_PIC_INS_AvisDef_CT21588.pdf">Avis de la commission de la transparence : ENFLONSIA (clesrovimab), primo-inscription</a>. Haute Autorité de santé (2026-06-24)</li><li id="ref-6"><a href="https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/medicament/61116813/extrait">ENFLONSIA 105 mg, solution injectable en seringue préremplie</a>. Base de données publique des médicaments (2026-11-03)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2026-07/dir8/beyfortus_pic_reev_avisdef_ct21782.pdf">Avis de la commission de la transparence : BEYFORTUS (nirsévimab), réévaluation</a>. Haute Autorité de santé (2026-07-15)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/rdd/document/bullnat_ira_20260415.pdf">Bulletin infections respiratoires aiguës, semaine 15, bilan de la saison 2025-2026</a>. Santé publique France (2026-04-15)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.ema.europa.eu/en/documents/assessment-report/enflonsia-epar-public-assessment-report_en.pdf">Enflonsia, Assessment report</a>. Agence européenne des médicaments (2026-02-26)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.ordre-sages-femmes.fr/exercice/vos-competences/le-droit-de-prescription/">Le droit de prescription</a>. Conseil national de l'Ordre des sages-femmes (2026-08-12)</li><li id="ref-11"><a href="https://www.epi-phare.fr/en/study-reports-and-publications/nirsevimab-sociodemographic-characteristics/">Sociodemographic Characteristics of Infants Receiving Nirsevimab</a>. EPI-PHARE (2025-04-10)</li><li id="ref-12"><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/bronchiolite/article/adherence-nirsevimab-immunization-campaign-analysis-sociodemographic-and-medico-economic-influences">Adherence to the nirsevimab immunization campaign: analysis of sociodemographic and medico-economic influences-single-centre prospective cohort study in France</a>. Santé publique France (2025-11-06)</li><li id="ref-13"><a href="https://www.auvergne-rhone-alpes.ars.sante.fr/bronchiolite-mise-en-oeuvre-de-la-campagne-dimmunisation-2026-2027-par-les-professionnels-de-sante">Bronchiolite : mise en œuvre de la campagne d'immunisation 2026-2027 par les professionnels de santé</a>. ARS Auvergne-Rhône-Alpes (2026-09-21)</li><li id="ref-14"><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/bronchiolite/article/effect-nirsevimab-hospitalisations-respiratory-syncytial-virus-bronchiolitis-france-2023-24-a">Effect of nirsevimab on hospitalisations for respiratory syncytial virus bronchiolitis in France, 2023-24: a modelling study</a>. Santé publique France (2024-08-26)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>