<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Migration | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/migration/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Sun, 18 Oct 2026 11:41:24 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/migration/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/migration/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Le vol le moins coûteux du monde animal, c'est un oiseau qui plane</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/oiseaux-migrateurs-economie-energie-vol/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/oiseaux-migrateurs-economie-energie-vol/</guid><pubDate>Sun, 18 Oct 2026 11:41:24 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Oiseaux</category><category>Migration</category><category>Vol animal</category><category>Recherche</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/oiseaux-migrateurs-economie-energie-vol/cover.webp" length="44820" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Au-dessus des Andes, un condor s&rsquo;élève en larges cercles. Il ne bat pas des ailes. Une colonne d&rsquo;air chaud le porte vers le haut, comme un ascenseur invisible. Puis il bascule et glisse vers la bulle d&rsquo;air suivante. Des heures durant, presque sans effort.</div>

<h2 id="un-carburant-gratuit-venu-du-ciel">Un carburant gratuit venu du ciel</h2>
<p>Ce n&rsquo;est pas une image de poète. C&rsquo;est une mesure. Planer sur les courants d&rsquo;air chaud est le mode de déplacement le moins coûteux connu chez les animaux [4]. Moins cher que nager, courir ou battre des ailes [4]. Le résultat vient d&rsquo;une étude parue le 16 octobre 2026. Elle a suivi 850 oiseaux et chauves-souris, de 38 espèces, pendant 17 ans [4].</p>
<p>Les chiffres frappent. Le vol du condor des Andes coûte 79 % de moins que celui d&rsquo;un cygne [4]. Certains vautours planeurs ne battent des ailes que 0,1 à 7 % de leur temps de vol [4]. Ce décompte porte sur 128 000 jours de vol et plus de 4,3 millions de kilomètres [4].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">0,1 à 7 %</span> <span class="stat__label">le temps de vol où un vautour planeur bat réellement des ailes</span></aside>

<p>Les auteurs résument la chose d&rsquo;une formule simple.</p>
<figure class="quote">
  <blockquote><p>« Quand les animaux volants ont accès aux courants naturels de l&rsquo;atmosphère, ils disposent d&rsquo;un carburant gratuit venu du ciel. »</p>
</blockquote>
  <figcaption class="quote__source">Étude parue dans Science, octobre 2026</figcaption>
</figure>

<h2 id="lire-le-vent-plutôt-que-le-subir">Lire le vent plutôt que le subir</h2>
<p>Ces oiseaux ne subissent pas l&rsquo;atmosphère. Ils l&rsquo;exploitent. Une étude de 2021 a suivi 65 grands planeurs sur neuf ans, et 112 traversées de mer [5]. Elle montre qu&rsquo;ils ajustent leur route pour trouver les meilleurs vents et les meilleures ascendances [5]. Un bon air porteur réduit la traînée. Donc l&rsquo;effort baisse [5].</p>
<p>On croyait l&rsquo;air porteur faible ou absent au-dessus de la mer. C&rsquo;est faux [5]. La bondrée orientale traverse 700 km au-dessus de la mer de Chine orientale en automne. Elle plane jusqu&rsquo;à un kilomètre de hauteur, portée par l&rsquo;air qui monte [5].</p>
<aside class="pullquote">L&rsquo;oiseau ne subit pas le vent. Il s&rsquo;en sert.</aside>

<p>Cette force a un revers. Ces oiseaux dépendent de l&rsquo;atmosphère. Un changement durable de la circulation de l&rsquo;air les rendrait vulnérables, notent les auteurs [5].</p>
<h2 id="régler-sa-vitesse-comme-un-planeur">Régler sa vitesse comme un planeur</h2>
<p>Entre deux colonnes d&rsquo;air chaud, l&rsquo;oiseau ne file pas au hasard. Il règle sa vitesse selon la force de l&rsquo;ascendance [3]. Une étude de 2025 l&rsquo;a observé sur plus de cent individus de douze espèces [3]. Les oiseaux lourds pour la taille de leurs ailes volent plus vite [3]. Les plus légers exploitent des courants plus faibles, et s&rsquo;adaptent mieux aux conditions changeantes [3].</p>
<p>Chaque espèce a sa méthode. La cigogne blanche, elle, garde une vitesse plus régulière. Cela l&rsquo;aide à rester coordonnée avec son groupe [3].</p>
<h2 id="le-vol-en-v-une-élégance-réelle">Le vol en V, une élégance réelle</h2>
<p>La formation en V est le cas le plus connu. Le mécanisme est réel, et il est beau. L&rsquo;oiseau de derrière se glisse dans l&rsquo;air ascendant laissé par le bout d&rsquo;aile de celui qui le précède [1]. Il cale ses battements pour y rester [1]. Placé juste derrière un autre, en file, il fait l&rsquo;inverse, pour éviter l&rsquo;air qui redescend [1].</p>
<p>Reste une surprise. Sur de vrais vols longs, l&rsquo;économie mesurée est modeste. Une étude de 2024 a suivi 29 ibis chauves sur 720 km [2]. Dans le sillage d&rsquo;un autre, l&rsquo;effort du corps ne baisse que de 1,1 %, et le rythme des battements de 2,9 % [2]. Le cœur ne ralentit que chez deux oiseaux sur cinq [2]. Ces oiseaux étaient jeunes, à leur première migration, peu expérimentés [2]. Chez des adultes aguerris, le gain pourrait être plus net. Il n&rsquo;a pas été mesuré [2].</p>
<p>Le mécanisme existe donc bien. Son effet réel est juste plus petit que la légende.</p>
<h2 id="voler-cest-aussi-gérer-la-chaleur">Voler, c&rsquo;est aussi gérer la chaleur</h2>
<p>Économiser l&rsquo;énergie n&rsquo;est pas le seul souci en vol. Il faut aussi évacuer la chaleur. La rousserolle turdoïde vole normalement de nuit, vers 2400 mètres [6]. Les rares fois où elle doit voler de jour, elle grimpe de 3000 mètres à l&rsquo;aube [6]. Elle atteint 5400 mètres de moyenne, parfois 6300 [6]. Là-haut, l&rsquo;air tombe à environ −9 °C, soit 22 degrés de moins qu&rsquo;en vol de nuit [6]. Sans cette montée, elle ne pourrait sans doute pas voler de jour sans surchauffer [6].</p>
<p>L&rsquo;économie se joue dans la façon de voler, pas dans le bilan de la saison. Chez le merle noir, passer l&rsquo;hiver au chaud n&rsquo;allège pas la dépense globale [7]. Les migrateurs ne consomment pas moins, sur la saison, que ceux qui restent [7]. Détail curieux : ils baissent leur métabolisme trois semaines avant le départ, comme un thermostat intérieur [7].</p>
<h2 id="un-carburant-que-personne-ne-facture">Un carburant que personne ne facture</h2>
<p>Reste l&rsquo;image la plus forte, et elle est vraie. Un oiseau qui plane fait l&rsquo;un des voyages les moins coûteux du vivant. Il est porté par un air qu&rsquo;il n&rsquo;a pas à payer. Il lui suffit de savoir le lire.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.sciencedaily.com/releases/2014/01/140116112942.htm">Upwash exploitation and downwash avoidance by flap phasing in ibis formation flight</a>. ScienceDaily (2014-01-16)</li><li id="ref-2"><a href="https://royalsocietypublishing.org/doi/10.1098/rspb.2024.1173">Small energy benefits of in-wake flying in long-duration migratory flights</a>. Proceedings of the Royal Society B (2024)</li><li id="ref-3"><a href="https://ttk.elte.hu/en/secrets-of-cross-country-flight-how-birds-master-thermal-currents-for-long-distance-travel">Secrets of cross-country flight: how birds master thermal currents for long-distance travel</a>. Université Eötvös Loránd (ELTE) (2025)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.newswise.com/articles/wild-birds-rewrite-rules-for-travel-soaring-on-thermals-can-be-the-most-energy-efficient-mode-of-transport-for-animals">Wild birds rewrite rules for travel: soaring on thermals can be the most energy-efficient mode of transport for animals</a>. Newswise (2026-10-16)</li><li id="ref-5"><a href="https://phys.org/news/2021-09-migrating-birds-routes-uplift-conditions.html">Seascape and atmospheric conditions constrain the migratory routes of soaring birds across water barriers</a>. Phys.org (2021-09)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.sciencedaily.com/releases/2021/05/210507112018.htm">Extreme altitudes during diurnal flights in a nocturnal songbird migrant</a>. ScienceDaily (2021-05-07)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.ab.mpg.de/625598/news_publication_23459460_transferred">Spending time in a warmer climate does not save migratory birds energy</a>. Max Planck Institute of Animal Behavior (2024-09-18)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>