<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Mer | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/mer/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Sun, 18 Oct 2026 09:38:44 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/mer/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/mer/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Coquille Saint-Jacques : les deux grands gisements français se portent bien</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/coquilles-saint-jacques-bon-etat-saison-2026/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/coquilles-saint-jacques-bon-etat-saison-2026/</guid><pubDate>Sun, 18 Oct 2026 09:38:44 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Pêche</category><category>Mer</category><category>Biodiversité</category><category>Normandie</category><category>Bretagne</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/coquilles-saint-jacques-bon-etat-saison-2026/cover.webp" length="138242" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Le 1er octobre, la pêche a rouvert en baie de Saint-Brieuc. Dans l&rsquo;eau, 57 270 tonnes de coquilles Saint-Jacques, mesurées cet été par un navire scientifique. C&rsquo;est l&rsquo;un des deux grands gisements français. L&rsquo;autre, la baie de Seine, ouvre en novembre. Les deux se portent bien.</div>

<h2 id="près-de-sept-fois-plus-quen-lan-2000">Près de sept fois plus qu&rsquo;en l&rsquo;an 2000</h2>
<p>En baie de Seine, le stock de coquilles pèse aujourd&rsquo;hui près de sept fois ce qu&rsquo;il pesait en 2000. Le chiffre vient de l&rsquo;institut public qui mesure la ressource, rapporté par l&rsquo;AFP [2]. Ce n&rsquo;est pas une impression. C&rsquo;est un comptage, refait chaque année, en mer.</p>
<p>Chaque été, un navire scientifique quadrille la baie. Il descend une drague en une centaine de points, parfois plus [7]. Il en remonte les coquilles, les trie, les compte, les mesure. De là sort une estimation du stock, avant que la pêche n&rsquo;ouvre. Ce suivi tourne depuis un demi-siècle, dès les années 1960 à Saint-Brieuc, le milieu des années 1970 en Manche [3]. Il a commencé quand les populations s&rsquo;épuisaient. Elles ont grossi depuis.</p>
<p>Deux ressorts tiennent ces populations, et ils ne pèsent pas pareil. Le premier, c&rsquo;est la règle. Les pêcheurs ont réduit la voilure : saison fermée l&rsquo;essentiel de l&rsquo;année, pêche d&rsquo;octobre à mai, par courts créneaux horaires [5]. Les dragues ont des anneaux plus larges, 97 millimètres depuis 2017 en Bretagne Nord, sur toute la France depuis 2021, qui laissent filer les petites coquilles [4]. Une taille minimale protège les jeunes, 110 millimètres en baie de Seine, 105 à Saint-Brieuc. En baie de Seine, une zone est mise au repos chaque année, et elle tourne [3]. Les décisions se prennent avant chaque saison, ensemble, scientifiques, pêcheurs et administration réunis en Commission coquilles [5].</p>
<p>L&rsquo;Ifremer relie la bonne tendance « observée depuis le milieu des années 2010 » à cette gestion [3]. C&rsquo;est plausible, les deux avancent ensemble dans le temps. Mais l&rsquo;institut comme la filière ont tout intérêt à le dire, et personne n&rsquo;a mesuré ce que la règle apporte toute seule. Car le second ressort échappe à tout contrôle. La naissance des coquilles varie fort d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre, selon la survie des larves et la météo en mer. « Il suffit d&rsquo;une semaine de temps froid ou de mer très agitée » pour faire basculer une génération [2].</p>
<h2 id="la-saison-baie-par-baie">La saison, baie par baie</h2>
<aside class="stat"><span class="stat__num">57 270 t</span> <span class="stat__label">de coquilles disponibles à l&#39;ouverture en baie de Saint-Brieuc, mesurées en mer avant la saison</span></aside>

<p>À Saint-Brieuc, le stock pourrait atteindre environ 74 700 tonnes sur la saison, une fois les coquilles grossies [1]. Si cette projection se confirme, ce serait 5 % de plus qu&rsquo;en 2025, et le plus haut niveau jamais vu depuis le début des campagnes [1, 2]. Le mot juste reste « si » : le record est une prévision, pas une pesée. Il tient à un reliquat très important de coquilles ayant déjà passé une saison.</p>
<p>En baie de Seine, le tableau est différent. Le stock exploitable est estimé à 84 189 tonnes, en baisse de 30 % sur l&rsquo;an dernier, où il frôlait les 120 000 tonnes [1, 4]. Une chute de près d&rsquo;un tiers, ça sonne comme une alerte. Ce n&rsquo;en est pas une, selon l&rsquo;institut qui l&rsquo;a mesurée : une baisse de cet ordre « est une fluctuation interannuelle normale pour une population » [2]. La cause est connue. La génération née deux ans plus tôt est la plus faible des six dernières années, et une part a déjà été pêchée au printemps [1]. Le reste du stock, lui, reste solide : plus de 60 % vient de coquilles qui ont survécu à au moins une saison [1].</p>
<p>Et la suite s&rsquo;annonce bien. Une forte vague de juvéniles d&rsquo;un an, repérée cet été, laisse entrevoir une biomasse « potentiellement record en 2027 » [1, 6]. La pêche ouvrira en novembre. Chaque année, la Normandie en débarque environ 20 000 tonnes [6]. Un chiffre à ne pas confondre avec le stock mesuré en mer : on ne pêche pas tout ce qui est compté.</p>
<h2 id="linstitut-qui-compte-dit-de-ne-pas-pêcher-plus">L&rsquo;institut qui compte dit de ne pas pêcher plus</h2>
<p>Hausse à Saint-Brieuc, baisse en baie de Seine : la consigne est la même des deux côtés. Ne pas augmenter les prélèvements, garder les règles en place, continuer de surveiller [1]. La hausse n&rsquo;est pas une invitation à pêcher plus.</p>
<p>Une inconnue pèse sur cette prudence. Les fortes chaleurs de l&rsquo;été 2026 ont-elles touché les coquilles ? À ce stade, personne ne le sait, et l&rsquo;institut le dit lui-même.</p>
<figure class="quote">
  <blockquote><p>« À ce stade, nous ne savons pas encore si les canicules survenues cet été auront un impact sur les populations. Il est donc essentiel de ne pas augmenter les quantités prélevées. »</p>
</blockquote>
  <figcaption class="quote__source">Ifremer, communiqué du 16 octobre 2026</figcaption>
</figure>

<p>La coquille Saint-Jacques est la première pêcherie de France, près de 3 000 marins sur quelque 700 navires [1]. Son stock de la baie de Seine pèse aujourd&rsquo;hui près de sept fois ce qu&rsquo;il pesait en l&rsquo;an 2000 [2]. L&rsquo;été qui vient de passer dira s&rsquo;il tient encore.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.ifremer.fr/fr/presse/coquilles-saint-jacques-des-populations-en-bonne-sante-des-mesures-de-gestion-maintenir">Coquilles Saint-Jacques : des populations en bonne santé, des mesures de gestion à maintenir</a>. Ifremer (2026-10-16)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20261016-les-gisements-fran%C3%A7ais-de-coquilles-saint-jacques-se-portent-globalement-bien-selon-l-ifremer">Les gisements français de coquilles Saint-Jacques se portent « globalement bien », selon l'Ifremer</a>. AFP (via France 24) (2026-10-16)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.ifremer.fr/fr/presse/coquilles-saint-jacques-une-abondance-toujours-forte-en-baie-de-seine-et-une-annee-record-en">Coquilles Saint-Jacques : une abondance toujours forte en baie de Seine et une année record en baie de Saint-Brieuc</a>. Ifremer (2023-10-03)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.ifremer.fr/fr/presse/coquilles-saint-jacques-les-populations-se-portent-bien-mais-la-prudence-reste-de-mise">Coquilles Saint-Jacques : les populations se portent bien mais la prudence reste de mise</a>. Ifremer (2025-09-29)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.francefilierepeche.fr/projets/comor-evaluation-coquille-saint-jacques-baie-seine/">COMOR — évaluation de la coquille Saint-Jacques en baie de Seine</a>. France Filière Pêche (non datée (consultée le 2026-10-18))</li><li id="ref-6"><a href="https://www.tendanceouest.com/actualite-443401-baie-de-seine-coquilles-saint-jacques-la-ressource-en-baisse-mais-des-perspectives-encourageantes-pour-2027">Baie de Seine. Coquilles Saint-Jacques : la ressource en baisse, mais des perspectives encourageantes pour 2027</a>. Tendance Ouest (2026-10)</li><li id="ref-7"><a href="https://archimer.ifremer.fr/doc/00852/96403/104678.pdf">Évaluation annuelle du stock de coquilles Saint-Jacques Pecten maximus de la baie de Seine. Résultats de la campagne COMOR 2023</a>. Ifremer (Archimer) (2023-09)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>