<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Manifestations | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/manifestations/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Thu, 08 Oct 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/manifestations/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/manifestations/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Lens : un lycéen de 15 ans mutilé, le ministre suspend les grenades assourdissantes</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/grenades-assourdissantes-suspension-lyceens-lens/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/grenades-assourdissantes-suspension-lyceens-lens/</guid><pubDate>Thu, 08 Oct 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Maintien de l'ordre</category><category>Police</category><category>Manifestations</category><category>Lycéens</category><category>Armes</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/grenades-assourdissantes-suspension-lyceens-lens/cover.webp" length="114758" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Lundi 5 octobre 2026, près du lycée professionnel Auguste-Béhal de Lens. Un adolescent de 15 ans, en seconde depuis quelques semaines, a eu la main gauche arrachée par une grenade. Elle a été amputée. Comment c&rsquo;est arrivé, personne ne le sait encore.</div>

<h2 id="une-enquête-ouverte-une-cause-inconnue">Une enquête ouverte, une cause inconnue</h2>
<p>Ce jour-là, le contexte était tendu. Selon le préfet du Pas-de-Calais, 200 à 250 lycéens visaient les policiers avec des pierres, des feux d&rsquo;artifice et des mortiers. Une compagnie de CRS était sur place. [3] C&rsquo;est la version du préfet, qui est partie prenante sur le maintien de l&rsquo;ordre.</p>
<p>Depuis le début du mouvement lycéen, le ministère de l&rsquo;Intérieur compte plus de 700 policiers et gendarmes blessés, et 6 547 interpellations. [1] Ces chiffres viennent de l&rsquo;Intérieur. Aucun comptage indépendant ne les a confirmés.</p>
<p>Sur l&rsquo;adolescent de Lens, le procureur de Béthune, lui, ne tranche pas.</p>
<blockquote>
<p>« Je ne suis pas en mesure de dire formellement si le lycéen a ramassé la grenade ou si elle a été jetée sur lui. » [3]</p>
</blockquote>
<p>Quelle grenade, exactement ? L&rsquo;enquête ne l&rsquo;a pas encore dit. Une enquête de la police des polices, l&rsquo;IGPN, a été ouverte. Elle doit aussi établir si le tir était réglementaire. [1, 3]</p>
<h2 id="ce-que-le-ministre-a-suspendu-au-juste">Ce que le ministre a suspendu, au juste</h2>
<p>Deux jours plus tard, le 7 octobre, le ministre de l&rsquo;Intérieur Laurent Nuñez a réagi. Il suspend l&rsquo;usage des grenades assourdissantes. [1, 2] Ces grenades produisent un flash et une forte détonation, de l&rsquo;ordre de 160 décibels. [4]</p>
<p>La mesure est plus étroite qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît. Elle ne vise que les manifestations lycéennes, « non au-delà ». [2] Elle est provisoire : elle tient « le temps de comprendre », et doit tomber quand les circonstances de Lens seront établies. [1]</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas une interdiction générale. Ce n&rsquo;est pas un retrait de l&rsquo;arme. La loi ne change pas. C&rsquo;est une consigne d&rsquo;emploi, donnée par le ministre, rien de plus. [2]</p>
<h2 id="les-chiffres-de-létat-et-ceux-qui-manquent">Les chiffres de l&rsquo;État, et ceux qui manquent</h2>
<p>Les blessés de ce mouvement ne sont pas que des policiers. Deux adolescents de 16 ans ont été touchés aux yeux. Un de 14 ans à la mâchoire, à Saint-Ouen-l&rsquo;Aumône. [4] Et le lycéen de Lens. [3] Pour chacun, les responsabilités restent à établir. L&rsquo;IGPN a ouvert 18 enquêtes depuis le début du mouvement. [1]</p>
<p>Un point mérite d&rsquo;être vu. L&rsquo;État sait compter ses propres pertes, au blessé près. Mais il n&rsquo;existe aucun registre public des manifestants mutilés. [5] Ce qu&rsquo;on en sait vient de recensements de journalistes et de collectifs de blessés, jamais d&rsquo;un décompte officiel.</p>
<aside class="pullquote">L&rsquo;État compte précisément ses blessés. Les manifestants mutilés, eux, n&rsquo;ont aucun registre officiel.</aside>

<p>La séquence des gilets jaunes donne l&rsquo;échelle. Environ 2 200 manifestants blessés, selon un chiffre officiel. [5] Au moins une dizaine d&rsquo;éborgnés sur les seuls premiers mois. [5] Plusieurs centaines de personnes touchées par des tirs de LBD, selon un recensement journalistique. [5]</p>
<p>L&rsquo;IGPN avait alors ouvert près de 250 enquêtes, pour conclure à aucun cas d&rsquo;abus. [5] C&rsquo;est l&rsquo;institution qui juge son propre travail : elle enquête et propose, elle ne sanctionne pas.</p>
<p>Une arme, elle, a connu un sort plus radical. Après les mutilations des gilets jaunes, la GLI-F4, chargée d&rsquo;explosif, a été remplacée en 2020 par une munition sans cette charge. [6] Retirée, pas suspendue.</p>
<p>Reste le garçon de Lens. Une main en moins, à 15 ans. La grenade assourdissante est suspendue, mais pour les seuls lycéens, et seulement le temps que l&rsquo;enquête dise comment il l&rsquo;a perdue. [1, 3]</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/blocus-des-lycees-dix-huit-enquetes-igpn-ouvertes-lusage-des-grenades-assourdissantes-suspendu">Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l'usage des grenades assourdissantes suspendu</a>. Public Sénat (7 octobre 2026)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.leclubdesjuristes.com/en-bref/mobilisation-lyceenne-suspension-des-grenades-assourdissantes-17683/">Mobilisation lycéenne : suspension des grenades assourdissantes</a>. Le Club des Juristes (7 octobre 2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.franceinfo.fr/societe/education/blocage-des-lycees/un-adolescent-de-15-ans-a-eu-la-main-arrachee-par-une-grenade-a-lens-une-enquete-de-l-igpn-ouverte-annonce-le-procureur-de-bethune_8223337.html">Un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade à Lens, une enquête de l'IGPN ouverte, annonce le procureur de Béthune</a>. franceinfo (octobre 2026)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.franceinfo.fr/societe/education/blocage-des-lycees/gaz-lacrymogene-grenades-lbd-dans-quel-cadre-les-armes-intermediaires-sont-elles-utilisees-pour-le-maintien-de-l-ordre-par-les-policiers-et-gendarmes_8224891.html">Gaz lacrymogène, grenades, LBD : dans quel cadre les armes intermédiaires sont-elles utilisées pour le maintien de l'ordre</a>. franceinfo (octobre 2026)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.grip.org/le-lbd-40-une-arme-au-coeur-de-la-crise-des-gilets-jaunes-en-france/">Le LBD 40, une arme au cœur de la crise des Gilets jaunes en France</a>. GRIP (2019)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.senat.fr/questions/base/2020/qSEQ200214458.html">Question écrite n° 14458 : grenade GM2L, composition pyrotechnique (réponse du ministère de l'Intérieur)</a>. Sénat (11 juin 2020)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>