<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Malades Chroniques | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/malades-chroniques/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Tue, 25 Aug 2026 08:11:27 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/malades-chroniques/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/malades-chroniques/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Franchises médicales : le plafond monte à 140 euros, à la charge de ceux qui se soignent le plus</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/franchise-medicale-plafond-140-euros/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/franchise-medicale-plafond-140-euros/</guid><pubDate>Tue, 25 Aug 2026 08:11:27 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Assurance maladie</category><category>Franchises médicales</category><category>Reste à charge</category><category>Malades chroniques</category><category>Protection sociale</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/franchise-medicale-plafond-140-euros/cover.webp" length="51818" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Au 1er octobre 2026, rien ne changera à la caisse de la pharmacie. Toujours un euro retenu par boîte de médicament, deux euros par consultation. Le changement est ailleurs, plus tard, sur les relevés de l&rsquo;Assurance maladie. Un plafond annuel y monte de 100 à 140 euros. Il ne coûtera rien à qui se soigne peu. Il coûtera le maximum à qui se soigne beaucoup.</div>

<h2 id="ce-que-le-décret-change-et-ce-quil-ne-change-pas">Ce que le décret change, et ce qu&rsquo;il ne change pas</h2>
<p>Deux prélèvements existent depuis des années. La participation forfaitaire, d&rsquo;abord : deux euros par consultation ou par acte de médecin [6]. La franchise, ensuite : un euro par boîte de médicament, un euro par acte d&rsquo;auxiliaire médical, quatre euros par transport sanitaire [6]. Ces sommes ne sont pas remboursées. Elles restent au patient.</p>
<p>Chacun de ces deux prélèvements a un plafond annuel. Il était de 50 euros. Le projet de décret le porte à 70 euros [1]. Les deux cumulés, le reste à charge maximal passe donc de 100 à 140 euros par an et par personne. Soit 40 % de plus [1]. Les montants par acte, eux, ne bougent pas [3]. Seul le plafond monte. Nouveauté : il sera désormais réévalué selon l&rsquo;inflation [1].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">&#43;40 %</span> <span class="stat__label">la hausse du plafond annuel, porté de 100 à 140 euros par personne</span></aside>

<p>Ce que le décret ne change pas : rien pour qui n&rsquo;atteint jamais 50 euros dans une catégorie. Les petits consommateurs de soins ne verront aucune différence.</p>
<aside class="pullquote">Relever un plafond ne touche que ceux qui l&rsquo;atteignent déjà.</aside>

<p>Les exonérations ne bougent pas non plus. Environ 18 millions de personnes ne paient ni franchise ni participation [5] : les mineurs, les femmes enceintes, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et de l&rsquo;aide médicale d&rsquo;État [6]. Sur 48 millions de personnes concernées, ce sont les seules à l&rsquo;abri [5].</p>
<h2 id="pour-qui-dabord">Pour qui, d&rsquo;abord</h2>
<p>Les 40 euros de hausse tombent sur une population précise : ceux qui saturent déjà le plafond de 50 euros. Ce sont les gros consommateurs de soins.</p>
<p>Premier point, souvent mal compris. Une maladie grave et durable, un cancer, un diabète, ce que l&rsquo;Assurance maladie appelle une affection de longue durée, ne dispense pas de ces prélèvements. Elle supprime seulement la part qui reste d&rsquo;habitude à payer sur les soins liés à la maladie, le ticket modérateur [7]. Pas les franchises. Beaucoup de patients l&rsquo;ignoraient. Depuis 2024, une association de défense des usagers a reçu cinq fois plus d&rsquo;appels de gens qui se croyaient exonérés [5].</p>
<p>Or ces malades de longue durée sont nombreux. Près de 14 millions de personnes ont une affection de longue durée, environ un assuré sur cinq [8]. À eux seuls, ils concentrent les deux tiers des dépenses de santé remboursées [8]. Ce sont donc eux, en premier, qui atteignent le plafond.</p>
<p>Les chiffres officiels le confirment. Un tiers des assurés touchent déjà la tranche haute des franchises, juste avant le plafond [5]. Le relèvement, ils le paieront en entier.</p>
<p>L&rsquo;âge pèse dans le même sens. Après 75 ans, le surcoût atteindrait environ 57 euros par an, contre 15 euros avant 40 ans [4]. Près de quatre fois plus. Ce chiffre vient d&rsquo;un calcul officiel, fondé sur un scénario d&rsquo;économies : il donne le sens et l&rsquo;ordre de grandeur, pas le montant exact du décret [4].</p>
<p>Le revenu, enfin, joue de façon plus subtile. En euros, ce sont les ménages aisés qui paient le plus, parce qu&rsquo;ils consomment plus de soins [4]. Mais rapportée au revenu, la même hausse pèse deux fois plus lourd sur les ménages modestes [4]. Et la complémentaire santé solidaire, cette mutuelle presque gratuite censée protéger les plus pauvres, ne couvre pas tout le monde. Un peu plus d&rsquo;un ayant droit sur deux y recourt vraiment, et son plafond d&rsquo;accès est inférieur au seuil de pauvreté [4]. Les modestes juste au-dessus paient plein pot.</p>
<h2 id="-dix-euros-par-an--dit-le-ministère">« Dix euros par an », dit le ministère</h2>
<p>Le gouvernement avance un autre chiffre. En moyenne, la mesure coûterait 10 euros de plus par an et par assuré concerné, moins d&rsquo;un euro par mois [2]. Environ deux euros par mois pour les malades de longue durée [2].</p>
<p>Ce chiffre est exact. Comme moyenne. Mais une moyenne lisse tout. La mesure ne coûte rien à la majorité, qui n&rsquo;atteint pas le plafond. Elle coûte le maximum à une minorité. La moyenne est basse précisément parce que la plupart des gens ne paient rien de plus. Elle répond à la question « combien en moyenne ». Pas à la question « pour qui ».</p>
<p>Les statistiques publiques le disent nettement : relever le plafond pèse plus lourd sur les ménages âgés ou en mauvaise santé qu&rsquo;une simple hausse du prix à l&rsquo;acte [4].</p>
<h2 id="-responsabiliser---un-effet-jamais-prouvé">« Responsabiliser » : un effet jamais prouvé</h2>
<p>Le gouvernement donne deux raisons. Rattraper l&rsquo;inflation depuis 2005, et « responsabiliser » les patients [1].</p>
<p>La première justification prend un raccourci. Les deux plafonds de 50 euros ne datent pas de 2005. La participation forfaitaire est de 2005, la franchise de 2008 [10]. Les présenter comme un seul plafond « fixé en 2005 » arrange le calcul de l&rsquo;inflation. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;histoire réelle [10].</p>
<p>La seconde justification, « responsabiliser », suppose qu&rsquo;un patient qui paie davantage se soigne moins pour rien. Cet effet n&rsquo;est pas démontré. Ni par le rapport de la Cour des comptes, ni par les études officielles [5, 4]. Un fait le montre bien. En 2024, les montants par acte avaient déjà doublé [15]. Le nombre de boîtes de médicaments délivrées a quand même augmenté de 200 millions [5]. Payer plus n&rsquo;a pas fait consommer moins.</p>
<p>Une étude officielle ajoute une raison simple. Ces sommes sont prélevées après coup, sur les remboursements, pas au moment du soin [4]. Le patient ne les voit pas passer sur l&rsquo;instant. L&rsquo;effet dissuasif est donc faible, voire nul pour les soins couverts par une mutuelle [4].</p>
<h2 id="une-hausse-décidée-sans-vote">Une hausse décidée sans vote</h2>
<p>Il y a un an, la même mesure figurait dans le budget de la Sécurité sociale. Elle exigeait un vote. Elle a échoué. En décembre 2025, le gouvernement y renonce, faute de majorité [14]. « Je ne passerai pas en force », disait alors le Premier ministre [14].</p>
<p>Le passage par décret change cela. Le montant de ces plafonds relève du pouvoir réglementaire, fixé par l&rsquo;article L160-13 du code de la sécurité sociale [9]. Un décret suffit. Pas de vote au Parlement [1, 9]. En juillet 2026, le gouvernement relance donc la mesure par décret, cette fois à 200 euros [13]. Un mois plus tard, il la ramène à 140 [1]. La ministre de la Santé a justifié ce recul : le doublement, dit-elle, avait été mal compris et jugé brutal [1].</p>
<p>Le rendement financier attendu de cette version à 140 euros n&rsquo;a pas été rendu public. Seul le dispositif déjà en place est chiffré : il a rapporté 2,5 milliards d&rsquo;euros en 2025 [5].</p>
<h2 id="ce-quen-disent-ceux-qui-contestent">Ce qu&rsquo;en disent ceux qui contestent</h2>
<p>Des associations de patients et des syndicats s&rsquo;y opposent. Une association parle de patients traités en « variable d&rsquo;ajustement », et alerte sur les 2,5 millions de personnes sans mutuelle [11]. Elle estime le transfert vers les complémentaires à environ 2 milliards d&rsquo;euros [11]. Cette estimation vient d&rsquo;un acteur engagé, et elle est fragile : ces franchises ne sont justement pas remboursables par les mutuelles classiques [3]. Un syndicat, lui, dénonce une mesure qui revient à « taxer la maladie » [12]. C&rsquo;est une prise de position, pas un constat neutre.</p>
<p>La Cour des comptes tient un discours à part. Elle n&rsquo;est pas hostile au principe : elle plaide même pour une refonte du dispositif, au nom de la maîtrise des dépenses [5]. Mais ses constats sont sans ambiguïté. Le rendement est réel, la responsabilisation n&rsquo;est pas prouvée [5].</p>
<blockquote>
<p>La hausse « semble contradictoire avec la levée des freins financiers à la santé », relève la Cour des comptes, qui rappelle le principe constitutionnel d&rsquo;accès de tous aux soins.</p>
</blockquote>
<p>Reste un fait que rien ne déplace. Le décret n&rsquo;est pas encore paru au Journal officiel, et le barème définitif ne sera certain qu&rsquo;à sa publication [1]. Mais son mécanisme, lui, est connu. Ces sommes sont conçues pour rester à la charge du patient, et la mutuelle n&rsquo;a pas le droit de les rembourser [3, 6]. Un plafond plus haut ne change donc rien pour qui se porte bien. Il facture davantage celui qui se soigne.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/franchises-medicales-le-plafond-porte-a-140-euros-contre-100-aujourd-hui-selon-le-projet-de-decret-bd6bc1a2a1d86285f2c304e9eac27429">Franchises médicales : le plafond porté à 140 euros contre 100 aujourd'hui, selon le projet de décret (dépêche AFP)</a>. Boursorama (reprise AFP) (2026-08-24)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.franceinfo.fr/sante/le-plafond-des-franchises-medicales-finalement-fixe-a-140-euros-par-an-contre-100-euros-actuellement_8159756.html">Le plafond des franchises médicales finalement fixé à 140 euros par an, contre 100 euros actuellement</a>. franceinfo (2026-08-24)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.jechange.fr/assurance/mutuelle-sante/news/franchises-medicales-plafond-140-euros-octobre-2026">Franchises médicales : plafond à 140 euros au 1er octobre 2026, reste à charge et non-couverture par la mutuelle</a>. JeChange (2026-08-24)</li><li id="ref-4"><a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2026-02/DD135_Mesures_d%C3%A9remboursements.pdf">Dérembourser des soins pour maîtriser la dépense de santé : qui paie ? (Les Dossiers de la DREES n° 135)</a>. DREES (2026-02)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2026-05/20260527-RALFSS-2026-5-Franchises-et-participations-forfaitaires-de-l-assurance-maladie.pdf">Les franchises et participations forfaitaires de l'assurance maladie (RALFSS 2026)</a>. Cour des comptes (2026-05)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F165">Participation forfaitaire et franchise médicale (fiche F165)</a>. Service-public.gouv.fr (2026)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.inc-conso.fr/content/remboursement-cpam-quelles-franchises-la-charge-du-patient">Remboursement CPAM : quelles franchises à la charge du patient ?</a>. Institut national de la consommation (60 Millions de consommateurs) (2026)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.assurance-maladie.ameli.fr/etudes-et-donnees/prevalence-beneficiaires-ald">Prévalence des bénéficiaires d'une affection de longue durée (ALD)</a>. Assurance maladie (ameli) (2026)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000051284908">Article L160-13 du Code de la sécurité sociale</a>. Légifrance (2026)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.irdes.fr/documentation/syntheses/historique-du-ticket-moderateur-en-france.pdf">Le ticket modérateur en France. Aspects historiques et réglementaires</a>. IRDES (2022)</li><li id="ref-11"><a href="https://france-assos-sante.org/communique_presse/doublement-du-plafond-des-franchises-et-des-forfaits-transferts-massifs-vers-les-complementaires-sante-les-patients-penalises-lacces-aux-soins-fragilise/">Doublement du plafond des franchises et des forfaits : transferts massifs vers les complémentaires, les patients pénalisés</a>. France Assos Santé (2026-07-23)</li><li id="ref-12"><a href="https://www.cgt.fr/comm-de-presse/franchises-medicales-nouveau-coup-bas-du-gouvernement-contre-les-malades-en-plein-ete">Franchises médicales : nouveau coup bas du gouvernement contre les malades en plein été</a>. CGT (2026-07-23)</li><li id="ref-13"><a href="https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/franchises-medicales-un-decret-est-en-preparation-pour-passer-de-100-a-200-euros-le-plafond-sur-les-medicaments-et-les-consultations-annonce-la-ministre-de-la-sante">Franchises médicales : un décret en préparation pour passer de 100 à 200 euros le plafond, annonce la ministre</a>. Public Sénat (2026-07-23)</li><li id="ref-14"><a href="https://www.caducee.net/actualite-medicale/16714/plfss-2026-le-gouvernement-renonce-au-doublement-des-franchises-medicales.html">PLFSS 2026 : le gouvernement renonce au doublement des franchises médicales</a>. Caducee.net (2025-12-07)</li><li id="ref-15"><a href="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A17166">Doublement des franchises et participations forfaitaires (actualité A17166)</a>. Service-public.gouv.fr (2024)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>