<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Loi De 2023 | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/loi-de-2023/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Mon, 28 Sep 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/loi-de-2023/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/loi-de-2023/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Le mot « squat » n'est pas dans le code pénal</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/squat-droit-chiffres-occupations-logement/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/squat-droit-chiffres-occupations-logement/</guid><pubDate>Mon, 28 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Logement</category><category>Squat</category><category>Expulsion</category><category>Loi de 2023</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/squat-droit-chiffres-occupations-logement/cover.webp" length="63868" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Rentrer chez soi et trouver la porte forcée, des inconnus installés, la serrure changée. C&rsquo;est le scénario que la loi de juillet 2023 est venue punir plus durement. Dans les comptes de l&rsquo;État, ce scénario tient en un chiffre : 170 cas de squat de domicile signalés en 2021.</div>

<h2 id="trois-situations-un-seul-mot">Trois situations, un seul mot</h2>
<p>Le mot « squat » ne figure nulle part dans le code pénal. Ce n&rsquo;est pas une infraction. C&rsquo;est un mot courant, pas une qualification juridique. Derrière lui, le droit range trois situations bien distinctes. Elles n&rsquo;ont ni les mêmes peines, ni les mêmes procédures. Les confondre est l&rsquo;erreur la plus commune du débat. [1, 2]</p>
<p>La première, c&rsquo;est le squat d&rsquo;un domicile. Entrer dans le logement d&rsquo;autrui par la force ou la ruse, et s&rsquo;y maintenir. La loi appelle cela une violation de domicile. Depuis 2023, la peine atteint trois ans de prison et 45 000 euros. [3] Avant, c&rsquo;était un an et 15 000 euros. Le préfet peut aussi faire évacuer les lieux, sans passer par un juge. [1] C&rsquo;est le cas le plus lourdement puni. La loi protège d&rsquo;abord l&rsquo;intimité du domicile.</p>
<p>La deuxième situation vise un local qui n&rsquo;est pas un domicile. Un logement vide, un local commercial, agricole ou professionnel. La loi de 2023 a créé un nouveau délit pour cela. La peine : deux ans de prison et 30 000 euros. [3] Ici, l&rsquo;atteinte porte sur un bien, pas sur une personne.</p>
<p>La troisième situation n&rsquo;a rien d&rsquo;un squat. C&rsquo;est un locataire qui reste après un jugement d&rsquo;expulsion. Il est entré dans les lieux par un bail, légalement. Le droit refuse de l&rsquo;appeler squatteur. [2] Sa sanction est bien plus faible : 7 500 euros d&rsquo;amende, sans prison. [3] Et elle ne s&rsquo;applique ni pendant la trêve hivernale, ni dans un logement social. [3]</p>
<h2 id="ce-que-la-loi-de-2023-a-changé">Ce que la loi de 2023 a changé</h2>
<p>La loi du 27 juillet 2023 a durci presque tout. Peines triplées pour la violation de domicile. Nouveau délit pour les locaux vides. Procédures d&rsquo;expulsion raccourcies. Elle a même créé une amende pour qui fait la publicité de méthodes d&rsquo;occupation illicite. [3]</p>
<p>Des députés ont saisi le Conseil constitutionnel. Il a validé l&rsquo;essentiel du texte. Un seul article a été censuré. [4] Cet article-là dégageait le propriétaire d&rsquo;un logement squatté de sa responsabilité, si un défaut d&rsquo;entretien causait un dommage à un tiers. Le Conseil l&rsquo;a jugé contraire au droit des victimes à réparation. [4] La loi promulguée n&rsquo;a donc pas dédouané le propriétaire. Le droit commun de sa responsabilité reste applicable.</p>
<p>La loi a aussi élargi la notion de domicile. Elle couvre désormais un logement meublé, même une résidence secondaire, qu&rsquo;on y habite ou non. [3] Le Conseil a posé une limite : la seule présence de meubles ne suffit pas, le juge apprécie au cas par cas. [4]</p>
<h2 id="un-phénomène-que-létat-peine-à-compter">Un phénomène que l&rsquo;État peine à compter</h2>
<p>Combien de squats de domicile, chaque année ? La réponse officielle est courte. Un dispositif public, l&rsquo;Observatoire des squats, en a recensé 170 en 2021. [6] La plupart ont été résolus. La procédure du préfet raconte la même chose. Sur 2021 et 2022, moins de 170 demandes, et une quarantaine d&rsquo;évacuations forcées menées à leur terme. [6]</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">170</span> <span class="stat__label">squats de domicile recensés par l&#39;État en 2021, la seule mesure officielle disponible</span></aside>

<p>Il n&rsquo;existe pas de décompte national exhaustif des squats. L&rsquo;État le dit lui-même. Et depuis 2023, il n&rsquo;a produit aucun bilan chiffré de sa propre loi. En juin 2025, une réponse du ministère du Logement parle du calendrier des décrets, sans un seul chiffre d&rsquo;application. [7] Ce trou n&rsquo;est pas une preuve que l&rsquo;on cache. C&rsquo;est une absence, et elle est écrite noir sur blanc par les institutions elles-mêmes.</p>
<blockquote>
<p>« L&rsquo;absence de données postérieures à 2019 ne permet pas de dresser un constat de la situation actuelle. »</p>
</blockquote>
<p>Cette phrase est de la Cour des comptes. [5] Elle porte sur l&rsquo;expulsion locative, l&rsquo;autre versant du sujet. Et c&rsquo;est là que se trouve la masse.</p>
<h2 id="un-cas-rare-des-expulsions-de-masse">Un cas rare, des expulsions de masse</h2>
<p>Quand une personne perd son logement en France, c&rsquo;est presque toujours pour une autre raison que le squat. En 2019, environ 150 000 procédures pour litige locatif. Un peu plus de 52 000 décisions d&rsquo;expulsion fermes. [5] Les impayés de loyer représentent 94 à 95 % des causes. [5]</p>
<aside class="pullquote">Le squat de domicile se compte par centaines. Les expulsions de locataires, par dizaines de milliers.</aside>

<p>Les chiffres récents vont dans le même sens. Une fondation de défense des mal-logés, à partir de données du ministère de l&rsquo;Intérieur, compte 24 556 expulsions avec la force publique en 2024. [8] Soit 29 % de plus qu&rsquo;un an plus tôt. [8] Cette donnée vient d&rsquo;un acteur engagé dans le débat, elle se lit pour ce qu&rsquo;elle est : une estimation attribuée, pas une statistique publique consolidée.</p>
<p>Ces expulsés ne sont pas des inconnus. C&rsquo;est un locataire qui a perdu son emploi. Un fils dont l&rsquo;intérim s&rsquo;est arrêté. Une famille qui a pris du retard après une facture de trop. La loi de 2023 a justement raccourci les délais qui les protégeaient. [3] Le temps pour se mettre en règle après un commandement de payer est passé de deux mois à six semaines. [3] Ce sont eux, d&rsquo;abord, que la loi touche au quotidien.</p>
<h2 id="deux-réalités-sous-une-étiquette">Deux réalités sous une étiquette</h2>
<p>Le débat public s&rsquo;est concentré sur un cas rare et sévèrement puni. L&rsquo;État a légiféré fort, à plusieurs reprises, sur un phénomène qu&rsquo;il chiffre à 170 cas en 2021 et qu&rsquo;il reconnaît mal compter. [6] Pendant ce temps, des dizaines de milliers de ménages perdent leur logement chaque année, presque tous pour un loyer impayé, et la statistique publique propre s&rsquo;est arrêtée en 2019. [5, 8] Le mot « squat » a longtemps réuni ces deux réalités. Le droit, lui, a toujours refusé de les confondre. [1]</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.anil.org/aj-occupation-illicite-logement/">Occupation illicite du logement : squat et impayés depuis la loi du 27 juillet 2023</a>. ANIL (Agence nationale pour l'information sur le logement) (consulté le 28 septembre 2026)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F35254">Que faire quand des squatteurs occupent un logement ?</a>. Service-public.gouv.fr (DILA) (consulté le 28 septembre 2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000047897040">LOI n° 2023-668 du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l'occupation illicite</a>. Légifrance (Journal officiel de la République française) (27 juillet 2023)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2023/2023853DC.htm">Décision n° 2023-853 DC du 26 juillet 2023</a>. Conseil constitutionnel (26 juillet 2023)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2023-10/20221219-S2022-1933-prevention-expulsions-locatives.pdf">La prévention des expulsions locatives (S2022-1933)</a>. Cour des comptes (19 décembre 2022)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.senat.fr/rap/l22-278/l22-278_mono.html">Rapport n° 278 (2022-2023) sur la proposition de loi visant à protéger les logements contre l'occupation illicite</a>. Sénat (commission des lois, rapporteur André Reichardt) (25 janvier 2023)</li><li id="ref-7"><a href="https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-1548QE.htm">Question écrite n° 1548 et réponse du ministère du Logement sur l'application de la loi n° 2023-668</a>. Assemblée nationale (3 juin 2025)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.lemediasocial.fr/la-fondation-pour-le-logement-denonce-une-politique-de-lexpulsion-depuis-la-loi-anti-squat_HdRl3x">La Fondation pour le logement dénonce une politique de l'expulsion depuis la loi anti-squat</a>. Le Média social (2025)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>