<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Lieux De Culte | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/lieux-de-culte/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Wed, 29 Jul 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/lieux-de-culte/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/lieux-de-culte/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Douze lieux de culte fermés depuis 2017, selon le ministère de l'Intérieur</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/fermeture-lieux-de-culte-chiffres-procedure/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/fermeture-lieux-de-culte-chiffres-procedure/</guid><pubDate>Wed, 29 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Laïcité</category><category>Libertés publiques</category><category>Lieux de culte</category><category>Antiterrorisme</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/fermeture-lieux-de-culte-chiffres-procedure/cover.webp" length="239712" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Le 19 octobre 2020, trois jours après l&rsquo;assassinat de Samuel Paty, le préfet de Seine-Saint-Denis ferme la grande mosquée de Pantin pour six mois. En cause, une vidéo diffusée début octobre sur sa page Facebook, qui révélait le nom et l&rsquo;établissement du professeur. La mosquée saisit la justice. Le Conseil d&rsquo;État confirme la fermeture.</div>

<h2 id="combien-au-juste">Combien, au juste</h2>
<p>Ce cas est l&rsquo;un des plus connus. Il en existe peu. Combien, exactement ?</p>
<p>Le ministère de l&rsquo;Intérieur en donne le compte. Douze lieux de culte fermés depuis 2017 : trois en 2017, trois en 2018, un en 2019, un en 2020, deux en 2021, deux en 2022 [1]. Le décompte s&rsquo;arrête là, à une réponse écrite envoyée à l&rsquo;Assemblée en avril 2024.</p>
<p>Ce chiffre vient de l&rsquo;administration qui prononce les fermetures et défend son bilan. Ce n&rsquo;est pas un relevé neutre. C&rsquo;est le nombre qu&rsquo;elle revendique.</p>
<p>Un autre nombre circule, bien plus gros. En mai 2025, l&rsquo;Élysée annonce 741 établissements fermés depuis 2021 [2]. Mais le périmètre est large : lieux de culte, écoles, accueils de mineurs, clubs sportifs, lieux culturels, commerces. Le sous-total des seuls lieux de culte n&rsquo;est jamais donné. Les 741 ne sont pas 741 lieux de culte.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">741</span> <span class="stat__label">établissements fermés depuis 2021 selon l&#39;Élysée, sans décompte isolé des lieux de culte</span></aside>

<p>Les autres chiffres officiels ne s&rsquo;additionnent pas non plus. Un rapport du Sénat comptait six fermetures fin 2018 [4]. Un autre, sept sur 2017-2019, dont cinq non rouvertes après six mois [5]. Le ministre de l&rsquo;Intérieur a parlé de dix-huit fermetures cumulées en février 2024 [6]. Chaque nombre couvre une période et des motifs différents.</p>
<p>Un dernier chiffre revient souvent : vingt-deux mosquées fermées lors de la vague de contrôles de 2021, sur 2 623 mosquées et salles de prière recensées [3]. Mais ces vingt-deux fermetures mêlent tous les motifs, y compris l&rsquo;urbanisme, les normes sanitaires et la sécurité incendie. Pas seulement la radicalisation. La majorité de l&rsquo;époque l&rsquo;a elle-même reconnu.</p>
<h2 id="deux-lois-deux-durées">Deux lois, deux durées</h2>
<p>Il n&rsquo;existe pas un dispositif, mais deux. On les confond souvent.</p>
<p>Le premier date de 2017. La loi antiterroriste dite SILT crée l&rsquo;article L227-1 du code de la sécurité intérieure [8]. Le préfet peut fermer un lieu de culte « aux seules fins de prévenir la commission d&rsquo;actes de terrorisme », quand les propos ou les activités provoquent à la violence, à la haine ou à la discrimination, ou font l&rsquo;apologie du terrorisme [7]. Durée maximale : six mois.</p>
<p>Le second date de 2021. La loi confortant le respect des principes de la République ajoute l&rsquo;article 36-3 à la loi de 1905 [9]. Le préfet peut fermer hors du champ du terrorisme, quand des propos provoquent à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe [10]. Durée maximale : deux mois.</p>
<p>La loi de 2021 n&rsquo;a donc pas inventé la fermeture des lieux de culte. Elle a ajouté un second motif, plus large, sans exiger de lien avec le terrorisme. Le seuil est plus bas [10]. La durée avait d&rsquo;abord été fixée à trois mois. Le gouvernement l&rsquo;a ramenée à deux, pour éviter une censure du Conseil constitutionnel [10].</p>
<p>Un point de vocabulaire compte. « Séparatisme » et « communautarisme » ne sont pas des motifs de droit. La base légale, c&rsquo;est le lien avec le terrorisme, ou la provocation à la haine ou à la violence. Les mots du débat politique ne sont pas ceux de la loi.</p>
<h2 id="ce-que-la-procédure-permet">Ce que la procédure permet</h2>
<p>La fermeture n&rsquo;est pas une condamnation. Aucun juge ne prononce de peine. C&rsquo;est une décision du préfet seul, par arrêté motivé, après une phase où le gestionnaire accède au dossier et présente ses observations [7].</p>
<aside class="pullquote pullquote--float">Aucun juge ne prononce de peine. C&rsquo;est une décision du préfet seul.</aside>

<p>Une garantie encadre cette décision. L&rsquo;arrêté fixe un délai avant exécution, qui ne peut être inférieur à quarante-huit heures. Pendant ce délai, le gestionnaire peut saisir le tribunal administratif en référé [7]. Tant que le juge n&rsquo;a pas statué, l&rsquo;administration ne peut pas fermer d&rsquo;office [13]. Autrement dit, l&rsquo;État ne ferme pas avant qu&rsquo;un juge ait pu regarder la mesure.</p>
<p>Et le juge regarde de près. La liberté de culte est une liberté fondamentale [11]. Le juge vérifie que la fermeture est nécessaire et proportionnée aux faits. Les locaux annexes peuvent être fermés aussi, pour empêcher que l&rsquo;activité continue dans la salle d&rsquo;à côté [7]. Enfin, violer une fermeture coûte six mois de prison et 7 500 euros d&rsquo;amende [7].</p>
<h2 id="devant-le-juge-les-fermetures-ont-tenu">Devant le juge, les fermetures ont tenu</h2>
<p>Dans les cas médiatisés, la justice a validé les fermetures antiterroristes contestées. Pantin en 2020 [11]. La grande mosquée de Beauvais, dans l&rsquo;Oise, fin 2021 [12].</p>
<p>Mais le contrôle du juge porte aussi sur la durée. À Beauvais, l&rsquo;imam a été écarté et ses prêches effacés des réseaux. En mai 2022, le tribunal a ordonné la réouverture [12]. La cause de la fermeture disparue, son maintien n&rsquo;était plus justifié.</p>
<p>Deux réserves demeurent, documentées. La preuve repose souvent sur des « notes blanches » du renseignement, anonymes et non datées, ce qu&rsquo;un cabinet de droit public décrit comme un contrôle « minimal » des appréciations de l&rsquo;exécutif [13]. Et l&rsquo;étude d&rsquo;impact de la loi de 2017 le reconnaît : aucune fermeture n&rsquo;a pu être prononcée sur les seuls propos de l&rsquo;imam [3]. La Commission nationale consultative des droits de l&rsquo;homme, un organisme indépendant, avait jugé le texte de 2021 « hâtif et obscur » et pointé un risque d&rsquo;atteinte disproportionnée aux libertés [14].</p>
<h2 id="le-nombre-pour-finir">Le nombre, pour finir</h2>
<p>Reste la question de départ. Combien de lieux de culte fermés ? Le seul décompte détaillé s&rsquo;arrête à douze, en 2022, et il vient de l&rsquo;administration qui les a fermés [1]. Le grand nombre mis en avant depuis, 741, mêle des commerces, des clubs sportifs et des lieux de culte, sans jamais dire combien de chacun [2].</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://questions.assemblee-nationale.fr/q16/16-12608QE.htm">Question écrite n° 12608 : réponse du ministère de l'Intérieur sur les fermetures de lieux de culte</a>. Assemblée nationale (2 avril 2024)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.franceinfo.fr/societe/religion/religion-laicite/loi-sur-le-separatisme-741-etablissements-ont-ete-fermes-de-maniere-temporaire-ou-definitive-depuis-2021_7261734.html">Loi sur le séparatisme : 741 établissements ont été fermés de manière temporaire ou définitive depuis 2021</a>. Franceinfo (20 mai 2025)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.franceinfo.fr/societe/religion/religion-laicite/lutte-contre-la-propagande-jihadiste-quel-bilan-tirer-des-fermetures-de-mosquees-durant-le-quinquennat-d-emmanuel-macron_5051338.html">Lutte contre la propagande jihadiste : quel bilan tirer des fermetures de mosquées durant le quinquennat d'Emmanuel Macron</a>. Franceinfo (6 avril 2022)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.senat.fr/rap/r18-220/r18-2206.html">Rapport d'information n° 220 (2018-2019) : loi SILT, un an après</a>. Sénat, commission des lois (2018)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.senat.fr/rap/r19-348/r19-3488.html">Rapport d'information n° 348 (2019-2020) : loi SILT, deux ans après</a>. Sénat, commission des lois (2020)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.senat.fr/rap/r23-383/r23-3835.html">Rapport d'information n° 383 (2023-2024) : loi du 24 août 2021, tout reste à faire</a>. Sénat, commission des lois (27 février 2024)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043983062/">Articles L227-1 et L227-2 du code de la sécurité intérieure (version en vigueur)</a>. Légifrance (version consolidée en vigueur)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000035932811">Loi n° 2017-1510 du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme</a>. Journal officiel de la République française (30 octobre 2017)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000043972559">Article 36-3 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État</a>. Légifrance (en vigueur depuis le 26 août 2021)</li><li id="ref-10"><a href="https://publicsenat.fr/article/parlementaire/separatisme-darmanin-veut-pouvoir-faire-fermer-les-lieux-de-culte-de-facon">Séparatisme : la loi autorise la fermeture des lieux de culte pour haine ou violence</a>. Public Sénat (avril 2021)</li><li id="ref-11"><a href="https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2020-11-25/446303">Décision n° 446303 du 25 novembre 2020, fermeture de la Grande mosquée de Pantin</a>. Conseil d'État (25 novembre 2020)</li><li id="ref-12"><a href="https://www.conseil-etat.fr/tribunal-administratif-d-amiens/decisions-de-justice/dernieres-decisions/le-juge-des-referes-rejette-la-demande-de-suspension-de-la-fermeture-de-la-grande-mosquee-de-beauvais">Référés sur la fermeture puis la réouverture de la Grande mosquée de Beauvais</a>. Tribunal administratif d'Amiens (31 décembre 2021 et 16 mai 2022)</li><li id="ref-13"><a href="https://blog.landot-avocats.net/2020/11/25/fermeture-dedifices-cultuels-le-mode-demploi-du-conseil-detat-ce-jour-affaire-de-la-mosquee-de-pantin/">Fermeture d'édifices cultuels : le mode d'emploi du Conseil d'État</a>. Cabinet Landot & associés (25 novembre 2020)</li><li id="ref-14"><a href="https://www.cncdh.fr/sites/default/files/2021-05/A%20-%202021%20-%204%20-%202nd%20avis%20sur%20le%20PJL%20Principes%20de%20la%20R%C3%A9publique,%20mars%202021_0.pdf">Second avis sur le projet de loi confortant le respect des principes de la République</a>. Commission nationale consultative des droits de l'homme (mars 2021)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>