<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>LGBT+ | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/lgbt+/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Mon, 31 Aug 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/lgbt+/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/lgbt+/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Violences anti-LGBT+ : trois victimes sur cent portent plainte</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/les-violences-visant-les-personnes-lgbt/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/les-violences-visant-les-personnes-lgbt/</guid><pubDate>Mon, 31 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>LGBT+</category><category>Discriminations</category><category>Statistiques publiques</category><category>Jeunesse</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/les-violences-visant-les-personnes-lgbt/cover.webp" length="64694" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">En 2023, sur cent personnes agressées, menacées ou insultées parce qu&rsquo;elles sont homosexuelles, bisexuelles ou transgenres, trois seulement sont allées porter plainte. Les autres se sont tues. C&rsquo;est presque le seul chiffre sûr de ce dossier. Personne ne connaît le nombre réel de ces violences en France.</div>

<h2 id="trois-compteurs-qui-ne-mesurent-pas-la-même-chose">Trois compteurs qui ne mesurent pas la même chose</h2>
<p>Trois chiffres circulent, et on les mélange souvent. Ils ne parlent pas de la même chose.</p>
<p>Le premier vient de la police et de la gendarmerie. En 2025, elles ont enregistré 4 900 infractions anti-LGBT+ [1]. C&rsquo;est un décompte de faits signalés, pas de faits commis. Il est produit par un service de la statistique publique, contrôlé comme l&rsquo;Insee, distinct de la communication du ministère [6].</p>
<p>Le deuxième vient d&rsquo;une association, SOS homophobie. Elle a recensé 1 771 cas en 2025, à partir des témoignages reçus sur ses lignes d&rsquo;écoute [2]. C&rsquo;est une association militante, partie prenante sur son sujet, et elle le dit elle-même. Son échantillon n&rsquo;a rien de représentatif.</p>
<p>Le troisième vient d&rsquo;une grande enquête publique. On y interroge environ 200 000 personnes, qu&rsquo;elles aient porté plainte ou non. En 2023, 275 000 personnes déclaraient y avoir subi une atteinte anti-LGBT+ [1, 3].</p>
<p>Ces trois nombres ne se contredisent pas. Ils comptent des choses différentes. Les additionner n&rsquo;a aucun sens. Comparer leurs évolutions non plus.</p>
<h2 id="une-hausse-comptée-nest-pas-une-hausse-des-faits">Une hausse comptée n&rsquo;est pas une hausse des faits</h2>
<p>Les faits enregistrés par la police ont presque triplé en dix ans. 1 800 en 2016, 4 900 en 2025 [1]. La tendance est réelle. Mais elle mesure des enregistrements, pas forcément des violences.</p>
<p>Le service qui produit ces chiffres l&rsquo;écrit noir sur blanc. Une hausse des faits enregistrés peut venir de plaintes plus nombreuses, d&rsquo;un meilleur accueil des victimes, ou d&rsquo;une façon de compter qui change [1, 4]. Le nombre peut monter sans que le réel bouge.</p>
<aside class="pullquote">Le nombre peut monter sans que le réel bouge.</aside>

<p>L&rsquo;association, de son côté, refuse de conclure à une flambée. Elle note « une légère évolution » du nombre de témoignages, et précise aussitôt que cela n&rsquo;indique pas une hausse des violences [2].</p>
<p>Le récit d&rsquo;une explosion des violences n&rsquo;est donc pas établi par ces chiffres. Le récit inverse non plus. Dire qu&rsquo;il ne se passe rien serait tout aussi faux.</p>
<h2 id="ce-que-les-chiffres-disent-quand-même">Ce que les chiffres disent quand même</h2>
<p>Reste ce qui est solide. Et c&rsquo;est lourd.</p>
<p>La grande enquête publique interroge tout le monde, plaignants ou non. Elle mesure donc l&rsquo;exposition réelle, sans passer par le commissariat. Résultat : les personnes LGBT+ déclarent jusqu&rsquo;à treize fois plus souvent des violences physiques que les personnes hétérosexuelles (données 2023) [1, 3].</p>
<p>Et presque personne ne porte plainte. Trois victimes sur cent, on l&rsquo;a vu. Le décompte de la police ne voit donc qu&rsquo;une infime partie des faits.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">3 %</span> <span class="stat__label">des victimes portent plainte (enquête publique, 2023)</span></aside>

<p>Ces violences sont surtout verbales. Parmi les crimes et délits de 2025 : un tiers d&rsquo;injures ou de diffamations, un quart d&rsquo;atteintes physiques, un cinquième de menaces [1]. Une part passe désormais par les écrans. En 2025, 15 % des infractions ont impliqué internet, contre 9 % un an plus tôt [1]. Le repérage de ce volet est récent, il grossit sans doute une partie de l&rsquo;écart.</p>
<h2 id="des-victimes-jeunes-des-auteurs-jeunes-aussi">Des victimes jeunes, des auteurs jeunes aussi</h2>
<p>Un chiffre revient, et il concerne des enfants. Près de 400 victimes enregistrées en 2025 avaient entre 10 et 17 ans [1]. Près d&rsquo;une victime sur deux a moins de 30 ans [1].</p>
<p>Du côté des auteurs, la jeunesse frappe aussi. Les 13-17 ans forment un quart des personnes mises en cause, alors qu&rsquo;ils sont 6 % de la population [1]. Une partie de ces faits se joue à l&rsquo;école : 6 % ont lieu en milieu scolaire [1].</p>
<p>Un détail que les chiffres officiels rendent clair. Les personnes mises en cause sont à 83 % de nationalité française. Les victimes aussi, à près de 90 % [1].</p>
<h2 id="la-carte-des-plaintes-pas-la-carte-des-faits">La carte des plaintes, pas la carte des faits</h2>
<p>Les chiffres varient beaucoup selon les territoires. Sept infractions pour 100 000 habitants en moyenne en 2025 [1]. Les grandes villes concentrent plus de la moitié des faits enregistrés. Les campagnes en comptent bien moins, quatre pour 100 000 [1].</p>
<p>Là encore, prudence. Le même service prévient que cet écart peut traduire un recours à la plainte plus facile en ville, et de meilleurs dispositifs d&rsquo;accueil [1]. Pas forcément plus de violences. Une ville n&rsquo;est pas plus dangereuse parce qu&rsquo;on y compte plus de plaintes. C&rsquo;est peut-être qu&rsquo;on y porte plainte plus souvent.</p>
<h2 id="comment-un-fait-devient-un-chiffre">Comment un fait devient un chiffre</h2>
<p>Reste une question simple. Comment un acte devient-il une statistique anti-LGBT+ ?</p>
<p>Deux voies existent dans les procédures. Soit la qualification pénale retient une circonstance aggravante liée à l&rsquo;orientation sexuelle ou à l&rsquo;identité de genre. Soit un mobile est noté au moment de la plainte, par exemple « homophobie » [1].</p>
<p>Cette circonstance aggravante existe en droit pour ces motifs, sur le même principe que pour le racisme. Elle ne crée pas une infraction à part. Elle alourdit la peine d&rsquo;un délit déjà constitué, violences, menaces ou injures, quand il vise la personne pour ce qu&rsquo;elle est [5].</p>
<p>Un angle mort demeure. La statistique officielle traite le sigle LGBT+ d&rsquo;un bloc. Elle ne sépare pas les actes visant l&rsquo;orientation sexuelle de ceux visant les personnes transgenres [1]. Le seul décompte qui distingue la transphobie est celui de l&rsquo;association, le moins représentatif. Elle y compte 479 cas en 2025, et décrit une transphobie « d&rsquo;une rare violence » en hausse [2]. À prendre pour ce que c&rsquo;est : des témoignages reçus, pas une mesure nationale.</p>
<h2 id="ce-qui-reste-une-fois-les-chiffres-triés">Ce qui reste, une fois les chiffres triés</h2>
<p>Aucun de ces compteurs ne donne le nombre réel des violences anti-LGBT+. Ce que tous confirment, en revanche, tient en une phrase. Beaucoup de ces faits existent, et presque personne ne les signale. Le silence de quatre-vingt-dix-sept victimes sur cent est, lui, parfaitement mesuré [1, 3].</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.interieur.gouv.fr/content/download/139675/1101846/file/IR65%20Les%20infractions%20anti-LGBT+%20enregistrées%20par%20les%20services%20de%20sécurité%20en%20très%20légère%20augmentation%20en%202025.pdf">Les infractions anti-LGBT+ enregistrées par les services de sécurité en très légère augmentation en 2025 (Interstats Info rapide n°65)</a>. Ministère de l'Intérieur (SSMSI) (mai 2026)</li><li id="ref-2"><a href="https://mautic.sos-homophobie.org/asset/9420a9c8-3f90-426a-a0e6-88cc42acceca">Rapport sur les LGBTIphobies 2026 (30e édition, données 2025)</a>. SOS homophobie (11 mai 2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/L-enquete-Vecu-et-ressenti-en-matiere-de-securite-VRS">Enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité » (VRS) 2023</a>. Ministère de l'Intérieur (SSMSI) (2023)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.interieur.gouv.fr/content/download/136385/1079737/file/Interstat%20M%C3%A9thodes%20Bases%20stat_IM26-1.pdf">Les bases statistiques du SSMSI sur la délinquance enregistrée (Interstats Méthode n°26)</a>. Ministère de l'Intérieur (SSMSI) (2023)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006417501">Circonstance aggravante de racisme et répression des propos non publics (art. 132-76 et R625-7 du code pénal)</a>. Légifrance (code en vigueur, consulté en 2026)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Le-SSMSI/A-propos-du-SSMSI">À propos du SSMSI (service statistique ministériel de la sécurité intérieure)</a>. Ministère de l'Intérieur (SSMSI) (consulté en 2026)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>