<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Justice Internationale | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/justice-internationale/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Sat, 15 Aug 2026 08:53:26 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/justice-internationale/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/justice-internationale/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Afghanistan, cinq ans après : le seul pays au monde à fermer collège et université aux filles</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/femmes-afghanes-cinq-ans-decrets-taliban/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/femmes-afghanes-cinq-ans-decrets-taliban/</guid><pubDate>Sat, 15 Aug 2026 08:53:26 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Afghanistan</category><category>Droits des femmes</category><category>Éducation</category><category>Santé</category><category>Justice internationale</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/femmes-afghanes-cinq-ans-decrets-taliban/cover.webp" length="559900" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">À Kaboul, une femme au dernier mois de grossesse arrive à l&rsquo;hôpital. Aucun soignant n&rsquo;est là pour elle. On la renvoie vers un autre établissement, à l&rsquo;autre bout de la ville. Elle meurt en chemin. Son service de maternité comptait 52 sages-femmes pour près de deux millions d&rsquo;habitants. Après les coupes budgétaires, il n&rsquo;en restait qu&rsquo;une ou deux [10].</div>

<p>Le 15 août 2021, les talibans reprennent Kaboul [1]. Cinq ans plus tard, l&rsquo;anniversaire tombe. Et le bilan pour les femmes tient d&rsquo;abord dans les chiffres, tous datés, tous vérifiables.</p>
<h2 id="une-centaine-de-décrets-aucun-retiré">Une centaine de décrets, aucun retiré</h2>
<p>Environ cent décrets encadrent la vie des femmes. Aucun n&rsquo;a été retiré [2]. Des règles dites provisoires sont restées [2]. Elles touchent l&rsquo;école, le travail, la tenue, les déplacements, la parole en public.</p>
<p>Une loi les a rassemblées. Adoptée en août 2024, elle porte sur « la propagation de la vertu et la prévention du vice ». Elle encadre les gestes, la tenue, la parole et le travail des femmes, et leur place dans la rue [7, 8].</p>
<p>Les talibans présentent ces mesures comme une protection. Elles seraient conformes à leur lecture de la religion. Aucune donnée indépendante ne vient étayer ce récit.</p>
<aside class="pullquote">Environ cent décrets encadrent la vie des femmes. Aucun n&rsquo;a été retiré.</aside>

<h2 id="lécole-fermée-aux-filles">L&rsquo;école fermée aux filles</h2>
<p>L&rsquo;Afghanistan est le seul pays au monde à interdire aux filles le collège et l&rsquo;université [3, 4]. En août 2026, 2,4 millions d&rsquo;entre elles sont privées d&rsquo;école secondaire. C&rsquo;est 200 000 de plus qu&rsquo;un an plus tôt [4].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">2,4 millions</span> <span class="stat__label">filles privées de collège et de lycée en Afghanistan, en août 2026</span></aside>

<p>Le dernier créneau ouvert a fermé fin 2024. Le 2 décembre, sur ordre du chef suprême taliban Haibatullah Akhundzada, la formation médicale a été interdite aux femmes [6]. C&rsquo;était la dernière porte encore entrouverte [6]. Un an après, les examens de fin d&rsquo;études médicales se sont tenus sans une seule femme, pour la deuxième année de suite [8].</p>
<p>Ce vide a un prix pour demain. Une fille privée d&rsquo;école aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est une soignante ou une enseignante en moins dans dix ans. Le nombre d&rsquo;enseignantes du primaire a déjà reculé, de 73 000 en 2022 à 66 000 en 2024 [5].</p>
<p>Il y avait pourtant eu du chemin. Entre 2001 et 2021, le nombre d&rsquo;élèves avait été multiplié par dix. La scolarisation des filles au primaire avait dépassé 80 %. L&rsquo;alphabétisation des femmes était passée de 17 % à près de 30 % [3]. Ce sont ces acquis que l&rsquo;interdiction efface.</p>
<h2 id="la-moitié-de-la-population-active-mise-de-côté">La moitié de la population active mise de côté</h2>
<p>78 % des femmes afghanes sont hors de l&rsquo;école, de l&rsquo;emploi et de la formation, selon l&rsquo;ONU [2, 11]. Presque la moitié de la main-d&rsquo;œuvre du pays ne participe plus à l&rsquo;économie de façon mesurable [2].</p>
<p>Les fonctionnaires femmes ont d&rsquo;abord été renvoyées chez elles. On leur versait un salaire réduit, 5 000 afghanis par mois. En janvier 2026, elles ont appris qu&rsquo;elles ne seraient plus payées du tout. Leur poste était supprimé, « sans transparence, ni procédure » [8].</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas seulement une injustice faite aux femmes. C&rsquo;est une perte pour tout le pays. Les restrictions coûtent déjà 84 millions de dollars par an en production perdue, et la facture s&rsquo;alourdit avec le temps [5].</p>
<h2 id="des-femmes-meurent-en-couches">Des femmes meurent en couches</h2>
<p>C&rsquo;est le volet le plus grave, et il a deux causes. Il faut les tenir ensemble [10].</p>
<p>D&rsquo;un côté, les règles talibanes. Pour se déplacer, une femme doit être accompagnée d&rsquo;un tuteur masculin, y compris pour aller se faire soigner. Des commerces et des cliniques ont reçu l&rsquo;ordre de ne pas servir les femmes seules [11]. Seules des soignantes peuvent traiter les patientes, or on interdit aux femmes de se former [7].</p>
<p>De l&rsquo;autre, l&rsquo;argent qui s&rsquo;est arrêté. En janvier 2025, l&rsquo;administration Trump a gelé ou résilié plus de 1,7 milliard de dollars d&rsquo;aide à l&rsquo;Afghanistan [10]. Dès mars, l&rsquo;OMS recensait 167 centres de santé fermés, et 1,6 million de personnes coupées des soins [10].</p>
<p>Les premières mesures de terrain sont tombées. À Herat, sur les six premiers mois de 2026, la mortalité maternelle à l&rsquo;hôpital a plus que doublé par rapport à 2025 [10]. Dans des hôpitaux de la province de Nangarhar, la mortalité des nouveau-nés a augmenté d&rsquo;environ 60 % en un an [10]. Une enquête auprès de 555 soignants dans 30 provinces documente au moins 161 décès évitables, un décompte présenté comme un minimum prudent [10].</p>
<p>Ce constat vient d&rsquo;une ONG américaine, qui réclame le rétablissement de l&rsquo;aide de son pays [10]. Elle est donc partie prenante du débat. Mais sa méthode est détaillée et ses chiffres sont mesurés au plus bas.</p>
<h2 id="arrestations-châtiments-mariages-forcés">Arrestations, châtiments, mariages forcés</h2>
<p>Le risque de violences contre les femmes a augmenté de 40 % sous les talibans, selon l&rsquo;ONU, et 14,2 millions d&rsquo;entre elles ont besoin de protection [11]. La prise de parole d&rsquo;une femme en public est qualifiée de faute morale [2].</p>
<p>En juillet, des dizaines de femmes ont été arrêtées à Kaboul pour non-respect du code vestimentaire. Sept journalistes ont été interpellées pour « corruption morale » [11]. Sur le terrain, un observatoire afghan constate une hausse nette des arrestations arbitraires, des tortures et des flagellations en 2025 par rapport à 2024 [9].</p>
<p>Les châtiments publics se poursuivent. Depuis 2021, douze exécutions ont eu lieu dans des stades. Des châtiments corporels sont appliqués en public « chaque semaine » [8]. Le mariage forcé et le mariage d&rsquo;enfants sont en hausse, malgré un décret censé les interdire [11].</p>
<h2 id="une-justice-engagée-mais-sans-effet">Une justice engagée, mais sans effet</h2>
<p>Le 8 juillet 2025, la Cour pénale internationale a émis deux mandats d&rsquo;arrêt. Ils visent le chef suprême taliban, Haibatullah Akhundzada, et le chef de la justice, Abdul Hakim Haqqani [1]. Le motif retenu : le crime contre l&rsquo;humanité de persécution fondée sur le genre, pour la période allant du 15 août 2021 jusqu&rsquo;à au moins janvier 2025 [1].</p>
<p>Une précision compte. Un mandat d&rsquo;arrêt n&rsquo;est pas une condamnation. La Cour estime avoir des « motifs raisonnables de croire », pas la preuve d&rsquo;une culpabilité. Les deux hommes ne sont ni jugés ni condamnés, et les mandats n&rsquo;ont pas été exécutés : la Cour dépend des États pour arrêter les personnes visées [1].</p>
<p>Le même mot, persécution de genre, revient chez plusieurs organisations qui ne travaillent pas ensemble [7, 9]. L&rsquo;ONU résume : le pouvoir taliban a, dans les faits, « criminalisé la présence des femmes » dans la vie publique [8].</p>
<p>Depuis 2021, un million de filles ont perdu leur droit d&rsquo;apprendre. Si les portes restent fermées jusqu&rsquo;en 2030, elles seront plus de deux millions [5].</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.icc-cpi.int/news/situation-afghanistan-icc-pre-trial-chamber-ii-issues-arrest-warrants-haibatullah-akhundzada">Situation in Afghanistan: ICC Pre-Trial Chamber II issues arrest warrants for Haibatullah Akhundzada and Abdul Hakim Haqqani</a>. Cour pénale internationale (2025-07-08)</li><li id="ref-2"><a href="https://news.un.org/en/story/2025/08/1165622">Four years on, here's what total exclusion of women in Afghanistan looks like</a>. ONU Info (UN Women) (2025-08)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.unesco.org/en/articles/afghanistan-four-years-22-million-girls-still-banned-school">Afghanistan: Four years on, 2.2 million girls still banned from school</a>. UNESCO (2025-08-14)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.aljazeera.com/news/2026/8/11/unesco-says-2-4-million-afghan-girls-denied-access-to-further-education">UNESCO says 2.4 million Afghan girls denied access to further education</a>. Al Jazeera (2026-08-11)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.unicef.org/press-releases/restrictions-girls-education-and-womens-employment-afghanistan-could-lead-loss-over">Restrictions on girls' education and women's employment in Afghanistan could lead to a loss of over 25,000 female teachers and health workers by 2030</a>. UNICEF (2026-04-28)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.hrw.org/news/2024/12/03/afghanistans-taliban-ban-medical-training-women">Afghanistan's Taliban Ban Medical Training for Women</a>. Human Rights Watch (2024-12-03)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.hrw.org/feature/2026/08/03/afghanistan-5-years-under-taliban-rule/a-human-rights-crisis-a-humanitarian">Afghanistan: 5 Years Under Taliban Rule</a>. Human Rights Watch (2026-08-03)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.ohchr.org/en/stories/2026/03/report-afghanistans-human-rights-situation-continues-deteriorate-dramatically">Report – Afghanistan's human rights situation "continues to deteriorate dramatically"</a>. Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (2026-03-30)</li><li id="ref-9"><a href="https://rawadari.org/reports/afghanistan-human-rights-situation-report-2025/">Afghanistan Human Rights Situation Report 2025</a>. Rawadari (2026-03-25)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.refugeesinternational.org/reports-briefs/no-one-died-new-frontline-evidence-from-afghanistan-on-maternal-neonatal-and-child-deaths-following-the-withdrawal-of-u-s-assistance/">No One Died? New Frontline Evidence from Afghanistan on Maternal, Neonatal, and Child Deaths following the Withdrawal of U.S. Assistance</a>. Refugees International (2026-08-13)</li><li id="ref-11"><a href="https://www.amnesty.org/en/location/asia-and-the-pacific/south-asia/afghanistan/report-afghanistan/">Report Afghanistan (couverture 2025)</a>. Amnesty International (2025)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>