<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Jupiter | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/jupiter/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Thu, 01 Oct 2026 07:43:14 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/jupiter/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/jupiter/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>La sonde Juice a frôlé la Terre pour prendre son élan vers Jupiter</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/juice-survol-terre-fronde-jupiter/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/juice-survol-terre-fronde-jupiter/</guid><pubDate>Thu, 01 Oct 2026 07:43:14 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Espace</category><category>Exploration spatiale</category><category>Jupiter</category><category>Sciences</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/juice-survol-terre-fronde-jupiter/cover.webp" length="103952" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Le 28 septembre, à 13h45, un engin européen est passé à 8640 km au-dessus de l&rsquo;océan Indien. Il n&rsquo;a fait que passer. Mais en frôlant la Terre, il a volé un peu de sa gravité. D&rsquo;un coup, il a gagné 3,5 km/s en route vers Jupiter.</div>

<h2 id="une-fronde-dans-le-vide">Une fronde dans le vide</h2>
<p>La sonde s&rsquo;appelle Juice. Elle file vers Jupiter depuis 2023 [1]. Jupiter est loin, très loin. Aller tout droit et freiner à l&rsquo;arrivée aurait demandé une fusée gigantesque et une quantité de carburant irréaliste [2].</p>
<p>Alors les ingénieurs ont choisi une autre route. Ils se servent des planètes comme de frondes. En passant tout près d&rsquo;un astre, la sonde attrape un peu de sa vitesse. C&rsquo;est une assistance gravitationnelle. Le gain est presque gratuit [2].</p>
<p>Ce 28 septembre, c&rsquo;était le tour de la Terre. Le passage a dévié la trajectoire de 20°. Il a ajouté 3,5 km/s [1]. Le tout en dépensant très peu de carburant.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">3,5 km/s</span> <span class="stat__label">la vitesse gagnée en frôlant la Terre, presque sans toucher au carburant</span></aside>

<p>Ce carburant épargné compte. Il servira plus tard, à l&rsquo;arrivée [1]. Se mettre en orbite autour de Jupiter, puis autour de sa lune Ganymède, coûte cher en poussée. L&rsquo;agence dit n&rsquo;avoir brûlé qu&rsquo;une petite part du carburant prévu pour ce passage. Elle n&rsquo;a pas chiffré l&rsquo;économie.</p>
<h2 id="un-passage-réglé-au-cordeau">Un passage réglé au cordeau</h2>
<p>Frôler la Terre à cette vitesse ne laisse pas droit à l&rsquo;erreur. Dans les quatre semaines avant le survol, les opérateurs avaient six occasions de corriger la route. Une seule petite retouche a suffi [1].</p>
<p>Pendant quelques heures, la sonde est aussi passée dans l&rsquo;ombre de la Terre. Plus de soleil sur ses panneaux. Elle a tenu sur batterie seule, comme prévu [2].</p>
<aside class="pullquote">La Terre n&rsquo;était pas la destination. Elle était l&rsquo;élan.</aside>

<h2 id="des-instruments-mis-à-lépreuve">Des instruments mis à l&rsquo;épreuve</h2>
<p>Le but du survol était de changer de cap. Mais l&rsquo;occasion était trop belle pour la gâcher. Pendant une dizaine de jours, les dix instruments scientifiques de la sonde ont été allumés [1]. Ils ont visé la Terre et la Lune.</p>
<p>Attention, ce n&rsquo;était pas une étude de la Terre. C&rsquo;était un banc d&rsquo;essai. Le but : régler et vérifier les instruments sur une vraie surface, dans l&rsquo;espace [1, 2]. Une répétition, avant le vrai spectacle à Jupiter.</p>
<figure class="quote">
  <blockquote><p>« Le voyage de Juice vers Jupiter n&rsquo;offre que peu d&rsquo;occasions de calibrer et de valider les instruments dans des conditions bien connues. »</p>
</blockquote>
  <figcaption class="quote__source">Responsable scientifique de la mission, agence spatiale européenne</figcaption>
</figure>

<p>C&rsquo;était la troisième répétition du genre. La première datait d&rsquo;un survol de la Lune et de la Terre, en 2024. La deuxième, de l&rsquo;observation d&rsquo;une comète, en 2025 [1].</p>
<p>Une caméra de navigation a aussi visé l&rsquo;horizon de la Lune. Elle testait une nouvelle façon de se repérer à l&rsquo;œil. Ce savoir-faire servira demain à slalomer entre les lunes de Jupiter [2].</p>
<h2 id="un-détour-par-la-queue-magnétique">Un détour par la queue magnétique</h2>
<p>La Terre traîne derrière elle une longue queue invisible. C&rsquo;est son champ magnétique, étiré par le vent du Soleil. Juice y a passé plusieurs jours. Elle en a mesuré les champs et les particules, loin de la planète [1].</p>
<p>Ces mesures ne resteront pas seules. Une autre mission, européenne et chinoise, observe les aurores et ce même champ magnétique, mais tout près de la Terre [1]. Mises bout à bout, les deux vues racontent la même histoire, des pôles jusqu&rsquo;au fin fond de cette queue.</p>
<h2 id="les-premières-images-la-vraie-science-plus-tard">Les premières images, la vraie science plus tard</h2>
<p>Pendant tout le passage, deux petites caméras de surveillance ont mitraillé la Terre et la Lune [1]. Sur un cliché apparaissent Madagascar, l&rsquo;Afrique et l&rsquo;océan Indien [4].</p>
<p>Ce sont des caméras techniques, pas l&rsquo;œil scientifique de la sonde. Les images détaillées de la grande caméra, et les premières analyses de lumière, étaient promises pour les semaines suivantes [1, 4]. Au 1er octobre, elles ne sont pas encore publiées.</p>
<h2 id="cap-sur-les-lunes-glacées">Cap sur les lunes glacées</h2>
<p>Juice a décollé en avril 2023, depuis la Guyane [1]. Sa cible : Jupiter et ses trois grandes lunes glacées, Ganymède, Callisto et Europe [1]. Sous leur croûte de glace se cacheraient de vastes océans d&rsquo;eau liquide. De quoi, peut-être, abriter une forme de vie [1].</p>
<p>Pour aller y lire, la sonde emporte de quoi voir sous la glace. L&rsquo;un de ses radars doit sonder le sous-sol gelé jusqu&rsquo;à 9 km de profondeur [3].</p>
<p>La route n&rsquo;est pas finie. Un dernier passage près de la Terre est prévu en janvier 2029 [1]. Viendra ensuite l&rsquo;entrée en orbite autour de Jupiter, en 2031, puis autour de Ganymède en 2034 [2].</p>
<p>D&rsquo;ici là, un engin parti de la Terre continue de prendre son élan sur les planètes, pour aller voir si, très loin, un océan dort sous la glace.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/Juice/Successful_Earth_flyby_improves_Juice_s_course_to_Jupiter">Successful Earth flyby improves Juice's course to Jupiter</a>. Agence spatiale européenne (ESA) (2026-09-28)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/Juice/Juice_to_fly_past_Earth_for_third_gravity_assist">Juice to fly past Earth for third gravity assist</a>. Agence spatiale européenne (ESA) (2026-09-21)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.cosmos.esa.int/web/juice/payload">Juice : Payload (charge utile et instruments)</a>. ESA Cosmos (portail scientifique de la mission Juice) (consulté le 2026-10-01)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.cieletespace.fr/article/salutations-a-la-terre-sur-la-route-de-jupiter">Salutations à la Terre, sur la route de Jupiter</a>. Ciel & Espace (Association Française d'Astronomie) (2026-09-29)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>