<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Jeunesse | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/jeunesse/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Sun, 26 Jul 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/jeunesse/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/jeunesse/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Trafic de drogue : les recrues viennent de toute la France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/narcotrafic-nationalite-profils-reseaux-donnees/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/narcotrafic-nationalite-profils-reseaux-donnees/</guid><pubDate>Sun, 26 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Narcotrafic</category><category>Sécurité</category><category>Immigration</category><category>Jeunesse</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/narcotrafic-nationalite-profils-reseaux-donnees/cover.webp" length="202736" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">À Marseille, un adolescent de quinze ans a été jugé pour un assassinat. La victime, Socayna, est morte chez elle, touchée par une balle perdue. En ville, les auteurs de règlements de comptes ont le plus souvent entre seize et vingt et un ans. Le trafic de drogue tue. Et il recrute des enfants.</div>

<h2 id="une-menace-lourde-et-chiffrée">Une menace lourde, et chiffrée</h2>
<p>Le marché de la drogue n&rsquo;a jamais été aussi gros. En 2024, les douanes et la police ont saisi 53,5 tonnes de cocaïne, plus du double de 2023 [1]. En dix ans, les saisies de cocaïne ont été multipliées par cinq [2]. La cocaïne est même devenue le premier marché en valeur, devant le cannabis, autour de trois milliards d&rsquo;euros par an [1]. C&rsquo;est un ordre de grandeur, la fourchette est large.</p>
<p>La violence suit. En 2024, les violences liées au trafic ont fait 110 morts et 341 blessés dans le pays [5]. Le chiffre baisse sur un an, mais il reste supérieur d&rsquo;un tiers à celui de 2021 [1]. Le trafic touche surtout la moitié sud, Marseille, Grenoble, Toulouse en tête [5]. À Marseille et ses alentours, les règlements de comptes ont fait 24 morts en 2024, contre 49 l&rsquo;année précédente [6]. Le trafic s&rsquo;installe partout : environ 3 000 points de deal sont recensés sur le territoire [2].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">110</span> <span class="stat__label">morts dans les violences liées au trafic de drogue en France en 2024</span></aside>

<p>Des victimes n&rsquo;ont rien à voir avec la drogue. Fayed, dix ans, tué à Nîmes. Socayna, à Marseille [2]. La peur des habitants est réelle, et elle ne vient pas de nulle part.</p>
<h2 id="qui-tient-les-réseaux">Qui tient les réseaux</h2>
<p>Le trafic est organisé sur deux étages. Le gros et le demi-gros sont aux mains de grands réseaux criminels [3]. Le détail se fait par une multitude de petits canaux tenus par des usagers-revendeurs [3].</p>
<p>Au sommet, le tableau est mixte. On y trouve des groupes du crime organisé étranger, albanais et géorgien en particulier [3]. C&rsquo;est un fait, il se dit. Mais ce ne sont pas eux qui dominent le marché. Sur la cocaïne, ce sont des réseaux dits « de cité » qui ont pris le dessus depuis dix ans, au gros comme au détail [3]. Ils sont installés dans les quartiers populaires des grandes villes françaises. Et une partie des têtes sont des Français partis piloter le commerce de gros depuis le sud de l&rsquo;Espagne, où ils blanchissent l&rsquo;argent [3].</p>
<p>Autrement dit, ni un trafic importé par des étrangers, ni un trafic « tout français ». Les deux versants existent, et le versant qui pèse le plus est français.</p>
<h2 id="des-petites-mains-venues-de-partout">Des petites mains venues de partout</h2>
<p>C&rsquo;est en bas de la pyramide que le récit d&rsquo;une main d&rsquo;œuvre importée se défait le plus nettement. Les guetteurs et les vendeurs sont recrutés « de la France entière » [2]. Des « jobbeurs » sont envoyés à des centaines de kilomètres de chez eux [2]. Le procureur de Marseille parle de « narcotourisme », la ville vue comme un eldorado [2].</p>
<p>Et ils sont de plus en plus jeunes. Des mineurs de onze, douze, treize ans sont recrutés [2]. À Marseille, la moitié de la délinquance des mineurs est liée au trafic [2]. Sur les personnes écrouées au niveau national pour un assassinat ou une tentative liés au trafic, un quart avaient moins de vingt ans, seize étaient mineures [5].</p>
<p>Les étrangers en situation irrégulière et les mineurs isolés venus d&rsquo;ailleurs existent, eux aussi, dans ce paysage. Mais les sources de référence les décrivent en bas de chaîne, comme une main d&rsquo;œuvre exploitée : dettes fictives, séquestrations, violences, parfois traite d&rsquo;êtres humains [2]. Ils sont utilisés par le trafic, ils n&rsquo;en sont ni la tête ni la cause.</p>
<p>Le trafic a besoin, chaque année, de bras neufs. Il va les chercher dans tout le pays, jusque dans des villes loin des grands ports. C&rsquo;est ce qui le rend proche de chacun.</p>
<h2 id="ce-que-disent-les-profils">Ce que disent les profils</h2>
<p>Les statistiques publiques dressent un portrait net des personnes mises en cause pour trafic. En 2024, elles étaient environ 52 300 [4]. L&rsquo;âge médian est de vingt et un ans, plus des deux tiers ont moins de trente ans, un sur cinq est mineur [4]. Neuf sur dix sont des hommes [4].</p>
<p>Et la grande majorité sont français. Les étrangers représentent 22 % des mis en cause pour trafic [4]. Donc près de huit sur dix sont de nationalité française.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">78 %</span> <span class="stat__label">des personnes mises en cause pour trafic de stupéfiants sont de nationalité française (2024)</span></aside>

<p>Cette part de 22 % dépasse le poids des étrangers dans la population, qui est de 8 %. Elle a doublé depuis 2016 [4, 7]. Le fait est là, il ne s&rsquo;efface pas. Mais il faut savoir ce qu&rsquo;il mesure.</p>
<p>Un mis en cause n&rsquo;est pas un condamné. C&rsquo;est une personne que la police soupçonne, présumée innocente tant qu&rsquo;un tribunal n&rsquo;a pas tranché [4]. Le trafic est aussi une infraction sans plainte. On n&rsquo;en compte que ce que les services vont chercher. Le chiffre suit donc leur activité de contrôle autant que le terrain [4]. « Étranger » ne veut pas dire « immigré » non plus. Un étranger peut être né en France, un immigré peut être français [7]. Enfin, les jeunes hommes sont surreprésentés dans toute la délinquance, quelle que soit leur nationalité. Une fois l&rsquo;âge et le sexe pris en compte, une étude conclut à l&rsquo;absence d&rsquo;effet de l&rsquo;immigration sur la délinquance [7].</p>
<p>Une exception mérite d&rsquo;être dite, sans la gonfler. C&rsquo;est le crack. Parmi les mis en cause pour son trafic, 47 % sont étrangers, dont une large majorité d&rsquo;une nationalité africaine [4]. Mais l&rsquo;effectif est minuscule : environ 900 personnes, moins de 2 % du trafic de stupéfiants, concentré à Paris [4]. C&rsquo;est un segment étroit, pas le portrait du narcotrafic. Et une nationalité déclarée n&rsquo;est pas une origine.</p>
<h2 id="comment-lorigine-entre-dans-le-débat">Comment l&rsquo;origine entre dans le débat</h2>
<p>Les données ne relient pas le trafic à l&rsquo;immigration. Le discours public, lui, le fait, par deux chemins.</p>
<p>Le premier consiste à nommer des groupes par leur origine pour illustrer le trafic. Devant le Sénat, en avril 2024, le ministre de l&rsquo;Intérieur d&rsquo;alors cite des Nigérians à Marseille pour la cocaïne et l&rsquo;héroïne, des communautés albanaises à l&rsquo;est, des Sénégalais et le crack à Paris [7].</p>
<p>Le second consiste à ranger le narcotrafic parmi les conséquences de l&rsquo;immigration, sans chiffre à l&rsquo;appui.</p>
<figure class="quote">
  <blockquote><p>« Dès que j&rsquo;ouvre un dossier, je suis confronté à l&rsquo;échec de nos politiques migratoires et d&rsquo;intégration, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du narcotrafic, de la délinquance du quotidien, de la défense de la laïcité ou de l&rsquo;islamisme. »</p>
</blockquote>
  <figcaption class="quote__source">Bruno Retailleau, ministre de l&#39;Intérieur, novembre 2024</figcaption>
</figure>

<p>Ces propos viennent de ministres qui commentent leur propre domaine de sécurité et défendent leur bilan [8]. Leur parole est un point de vue, pas une mesure. Face à eux, le rapport de référence sur l&rsquo;organisation du trafic, celui du Sénat, ne fait pas ce lien entre narcotrafic et immigration [2]. Les mêmes travaux décrivent des réseaux de cité français au sommet du marché de la cocaïne, et des recrues venues de toute la France [2, 3].</p>
<h2 id="ce-qui-reste">Ce qui reste</h2>
<p>Le trafic prospère, il tue, et il rajeunit ses recrues. Il pèse des milliards, il tient 3 000 points de vente, il envoie des enfants de treize ans tenir des guets à des centaines de kilomètres de chez eux. Chaque année, il lui faut du sang neuf. Il le trouve dans tout le pays.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.ofdt.fr/publication/2025/drogues-et-addictions-chiffres-cles-2025-2474">L'offre de stupéfiants en France en 2024</a>. OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives) (février 2026)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.senat.fr/notice-rapport/2023/r23-588-1-notice.html">Rapport de la commission d'enquête sur l'impact du narcotrafic en France, n° 588 (2023-2024)</a>. Sénat (7 mai 2024)</li><li id="ref-3"><a href="https://en.ofdt.fr/sites/ofdt/files/2025-01/france2024_08_en_marketcrime_vf_0.pdf">Drug Market and Crime workbook 2024 – France</a>. OFDT / EUDA (agence européenne des drogues) (2024)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Actualites/Interstats-Analyse-n-78-Caracteristiques-des-infractions-de-trafic-ou-usage-de-stupefiants-selon-le-type-de-substance-impliquee-depuis-2016-premier-etat-des-lieux">Interstats Analyse n° 78, caractéristiques des infractions de trafic ou usage de stupéfiants selon le type de substance depuis 2016</a>. SSMSI (service statistique ministériel de la sécurité intérieure) (décembre 2025)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.ici.fr/infos/societe/narcotrafic-110-morts-et-341-blesses-dans-des-violences-liees-au-trafic-de-drogue-en-france-en-2024-6210523">Narcotrafic : 110 morts et 341 blessés dans des violences liées au trafic de drogue en France en 2024</a>. France Bleu / ICI (Radio France) (6 février 2025)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.franceinfo.fr/faits-divers/criminalite-a-marseille/le-nombre-de-narchomicides-a-baisse-de-60-a-marseille-en-2024_7028342.html">Le nombre de narchomicides a baissé de 60 % à Marseille en 2024</a>. franceinfo (Radio France) (21 janvier 2025)</li><li id="ref-7"><a href="https://defacto-observatoire.fr/Medias/Factuel/Fact-checks/Immigration-et-delinquance-attention-aux-interpretations-trompeuses-des-chiffres-du-ministere-de-l-Interieur/">Immigration et délinquance : attention aux interprétations trompeuses des chiffres du ministère de l'Intérieur</a>. DE FACTO (Sciences Po, EHESS, CNRS) / AFP Factuel (6 mai 2024)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.lejdd.fr/politique/exclusif-bruno-retailleau-devoile-son-plan-choc-pour-lutter-contre-le-narcotrafic-en-france-151381">Bruno Retailleau dévoile son plan pour lutter contre le narcotrafic en France</a>. Le Journal du dimanche (6 novembre 2024)</li></ol>]]></description></item><item><title>Un lycéen de Lyon décroche l'argent aux Olympiades mondiales de biologie</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/olympiades-biologie-france-medaille-argent/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/olympiades-biologie-france-medaille-argent/</guid><pubDate>Wed, 22 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Biologie</category><category>Éducation</category><category>Jeunesse</category><category>Sciences</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/olympiades-biologie-france-medaille-argent/cover.webp" length="178882" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Ils étaient quatre lycéens, venus d&rsquo;académies différentes, sans habitude de travailler ensemble. En juillet, à Vilnius, l&rsquo;un d&rsquo;eux a rapporté à la France une médaille d&rsquo;argent en biologie. C&rsquo;est le meilleur résultat français depuis le retour du pays à la compétition.</div>

<h2 id="une-médaille-dargent-parmi-302-concurrents">Une médaille d&rsquo;argent parmi 302 concurrents</h2>
<p>À Vilnius, en Lituanie, s&rsquo;est achevée en juillet la 37e Olympiade internationale de biologie [1, 2]. Elle a réuni 302 élèves, venus de 78 pays et équipes [1, 2]. Thomas Gabriels, de l&rsquo;académie de Lyon, y a décroché une médaille d&rsquo;argent [1]. Un autre membre de la délégation, Thibault Persouyre, de l&rsquo;académie de Toulouse, a obtenu un certificat de mérite [1]. C&rsquo;est la distinction juste sous le bronze.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">302</span> <span class="stat__label">élèves de 78 pays et équipes réunis à Vilnius</span></aside>

<p>Ces récompenses saluent des performances individuelles, pas un classement par pays [2]. En tout, 185 médailles ont été remises. Trente-trois en or, soixante en argent, quatre-vingt-douze en bronze [1, 2]. S&rsquo;y ajoutent trente certificats de mérite. Les seuils sont connus dans leurs grandes lignes. L&rsquo;or va aux dix pour cent les meilleurs, l&rsquo;argent aux vingt pour cent suivants, le bronze aux trente pour cent d&rsquo;après [6]. Une médaille d&rsquo;argent place donc l&rsquo;élève dans le premier tiers mondial. Derrière l&rsquo;or, mais devant la plupart des concurrents.</p>
<aside class="pullquote pullquote--float">Une place dans le premier tiers mondial. Derrière l&rsquo;or, mais devant la plupart des concurrents.</aside>

<p>Le sommet reste tenu par une poignée de délégations. Le vainqueur individuel vient de Chine [2]. La Chine, Taïwan, les États-Unis et la Corée du Sud ont raflé tout l&rsquo;or auquel ils pouvaient prétendre [2]. Cela ne retire rien à l&rsquo;argent français. Cela le situe.</p>
<h2 id="laboutissement-dune-remontée">L&rsquo;aboutissement d&rsquo;une remontée</h2>
<p>L&rsquo;institution qui a annoncé le résultat parle d&rsquo;« une première » [1]. La formule mérite d&rsquo;être précisée. Ce n&rsquo;est pas la première médaille française. C&rsquo;est la première en argent, et le meilleur résultat de la période.</p>
<p>La France revient de loin. Près de quinze ans durant, elle n&rsquo;avait ni participé ni gagné de médaille à cette compétition [4]. Puis le retour, et une progression lue d&rsquo;année en année [4]. Marche après marche, sans coup d&rsquo;éclat isolé.</p>
<aside class="pullquote">Un bronze en 2023, une mention honorable en 2024, un argent en 2026.</aside>

<h2 id="comment-on-entre-dans-les-quatre">Comment on entre dans les quatre</h2>
<p>Derrière la médaille, il y a un chemin balisé. Il commence chez le professeur de SVT. L&rsquo;inscription se fait à l&rsquo;automne, entre septembre et décembre [3]. Un premier questionnaire a lieu en novembre [3, 5]. Un second test, plus long, suit en février [3, 5]. Au bout, quatre élèves sont retenus pour toute la France [3].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">4 élèves</span> <span class="stat__label">retenus dans tout le pays pour former la délégation</span></aside>

<p>Deux d&rsquo;entre eux sont choisis sur les seuls tests [3]. Les deux autres sur les tests et un concours national par projets [3]. Vient ensuite un stage d&rsquo;une semaine, en université, au mois de juin [3]. La compétition a lieu en juillet, dans le pays d&rsquo;accueil.</p>
<p>Le concours est ouvert large. Seconde, première, terminale [3]. Voie générale, filières technologiques, lycées agricoles [3]. Pas une élite triée depuis l&rsquo;enfance. Des lycéens ordinaires, repérés sur des épreuves.</p>
<p>Le dispositif lui-même est jeune. Il a été relancé en 2019 [1]. Et les épreuves internationales ne se résument pas à des questions sur copie. Elles mêlent la théorie et de vrais travaux pratiques de laboratoire [1, 2].</p>
<h2 id="une-marche-de-plus">Une marche de plus</h2>
<p>Les organisateurs français mettent en avant un large vivier. Ils comptent plus de cinq cents projets, menés par près de deux mille élèves [3]. C&rsquo;est leur mesure, celle d&rsquo;un dispositif qui valorise son ampleur. Le fait solide, lui, tient à part. Une médaille décernée par un jury international, sur épreuve.</p>
<p>Rien n&rsquo;est joué d&rsquo;avance dans ce genre d&rsquo;aventure. Quatre lycéens qui ne se connaissaient pas ont tenu leur rang face à 78 pays. L&rsquo;argent de Vilnius n&rsquo;est pas un aboutissement. C&rsquo;est une marche de plus.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.inrae.fr/actualites/medaille-dargent-france-aux-olympiades-internationales-biologie">Une médaille d'argent pour la France aux Olympiades Internationales de Biologie !</a>. INRAE (2026-07-21)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.ibo2026.lt/lt/ibo2026-news/results-of-ibo-2026/41/">Results of IBO 2026</a>. Comité organisateur IBO 2026 (Vilnius) (2026-07)</li><li id="ref-3"><a href="https://olympiadesdebiologie.fr/oib/modalites-du-concours-international/">Modalités du concours international (sélection française aux OIB)</a>. Olympiades Françaises de Biologie (2026)</li><li id="ref-4"><a href="https://olympiadesdebiologie.fr/oib/actualites-des-oib/">Actualités des OIB (dont la médaille de bronze aux OIB 2023)</a>. Olympiades Françaises de Biologie (2023)</li><li id="ref-5"><a href="https://svt.ac-besancon.fr/olympiades-internationales-de-biologie-2026/">Olympiades internationales de biologie 2026 (processus de sélection)</a>. Académie de Besançon (SVT) (2026)</li><li id="ref-6"><a href="https://biolympiads.com">IBO medals and scoring</a>. biolympiads.com (2026)</li></ol>]]></description></item><item><title>Douze lycéens et une comète: quand la vraie science entre en classe</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/eleves-vraie-recherche-scientifiques/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/eleves-vraie-recherche-scientifiques/</guid><pubDate>Sun, 19 Jul 2026 09:51:48 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Éducation</category><category>Sciences</category><category>Recherche</category><category>Jeunesse</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/eleves-vraie-recherche-scientifiques/cover.webp" length="41164" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Nuit du 10 décembre 2010, à l&rsquo;Observatoire de Haute-Provence. Douze élèves de seconde pointent un télescope de 80 centimètres vers un astéroïde connu. Ils y révèlent une comète. L&rsquo;objet porte aujourd&rsquo;hui un nom officiel, homologué par l&rsquo;autorité mondiale de l&rsquo;astronomie. [1] En France comme ailleurs, des collégiens et des lycéens font de la vraie science, aux côtés de chercheurs.</div>

<h2 id="des-instruments-qui-ne-sont-pas-des-jouets">Des instruments qui ne sont pas des jouets</h2>
<p>Le geste est réel, et le matériel aussi. Un dispositif public prête aux établissements de vrais outils de laboratoire. Un détecteur de particules cosmiques. Une machine à extraire et copier l&rsquo;ADN. Une station qui enregistre les séismes. [2] Les élèves manipulent, mesurent, produisent des données.</p>
<p>D&rsquo;autres passent une année entière dans un laboratoire. En binôme, un mercredi après-midi par mois, encadrés par des chercheurs. À la fin, ils présentent leurs travaux en congrès, comme les professionnels. [3] Ailleurs, une classe mène son propre projet de recherche sur l&rsquo;année, guidée par un chercheur qui cadre la méthode. [4] Et chaque printemps, un concours réunit des milliers d&rsquo;élèves autour d&rsquo;un projet scientifique. En 2025, ils étaient près de 6 900. [5]</p>
<h2 id="jusquà-passer-devant-une-revue-scientifique">Jusqu&rsquo;à passer devant une revue scientifique</h2>
<p>Le sommet existe. En Angleterre, vingt-cinq enfants de huit à dix ans ont signé un article dans une revue scientifique à comité de lecture. [6] Ils avaient étudié comment les bourdons choisissent une fleur. Le texte le dit sans détour. Ils ont posé les questions. Formulé les hypothèses. Conçu les expériences. Analysé les données. Écrit l&rsquo;article. La revue l&rsquo;a accepté après relecture par des pairs.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">8 à 10 ans</span> <span class="stat__label">l&#39;âge des enfants qui ont signé une vraie publication scientifique</span></aside>

<p>Il faut être exact sur ce que cela veut dire. Un chercheur adulte avait monté le dispositif et entraîné les abeilles. Un commentaire joint à la publication a jugé le résultat modeste. Ce qui reste rare, c&rsquo;est que les enfants ont tenu tout le fil, de la question à la conclusion.</p>
<p>D&rsquo;autres cas confirment que la porte est ouverte. Aux États-Unis, des lycéens ont co-signé la découverte de vrais pulsars dans des données radio. Leurs noms figurent sur la publication, parmi une soixantaine d&rsquo;auteurs. [7] Là, les élèves ont fait le repérage, l&rsquo;analyse fine est restée aux astronomes. Et la comète de Digne? Les élèves ont pris les 90 images. Le traitement, lui, a été fait par des adultes. La part de chacun se dit, elle ne se gonfle pas.</p>
<h2 id="ce-que-ça-allume">Ce que ça allume</h2>
<p>Reste la vraie question: qu&rsquo;est-ce que ces élèves y gagnent? La réponse mesurée est claire, et elle est belle. Ce qui progresse, c&rsquo;est l&rsquo;envie. L&rsquo;intérêt pour les sciences, le plaisir, l&rsquo;idée qu&rsquo;ils pourraient en faire leur métier. Une synthèse de dix-neuf études le confirme, avec un effet réel quoique modeste. [8]</p>
<p>Sur le reste, il faut être honnête. La meilleure étude du domaine compare des élèves passés par un vrai projet de recherche à d&rsquo;autres qui ne l&rsquo;ont pas fait. L&rsquo;intérêt et l&rsquo;envie de continuer montent nettement. Mais les notes, elles, ne bougent pas. [9] Le trésor n&rsquo;est pas un savoir en plus. C&rsquo;est un feu qui s&rsquo;allume.</p>
<aside class="pullquote">Ce que la rencontre avec un chercheur produit de plus sûr, ce n&rsquo;est pas une note en plus. C&rsquo;est une envie.</aside>

<p>Et les données récoltées par les élèves valent quelque chose. Une étude a comparé leurs relevés à ceux de professionnels. Près de huit fois sur dix, ils concordent. Le facteur qui compte n&rsquo;est pas l&rsquo;âge. C&rsquo;est la présence d&rsquo;un adulte qui encadre. [10]</p>
<h2 id="le-vrai-défi-que-cela-touche-plus-denfants">Le vrai défi: que cela touche plus d&rsquo;enfants</h2>
<p>Il y a 5,6 millions de collégiens et de lycéens en France. [11] Face à ce nombre, chaque dispositif ne touche qu&rsquo;une petite minorité. Le programme de rencontre avec un scientifique du numérique en a réuni 15 000 en un an, moins d&rsquo;un lycéen sur cent. [12] Et l&rsquo;accès reste inégal. Une seule académie, Bordeaux, concentre le quart de ses classes. [12]</p>
<p>Le risque est connu, et il est reconnu. Un rapport d&rsquo;inspection décrit des établissements défavorisés inscrits sur le papier, puis écartés lors des opérations réelles. Il pointe un manque d&rsquo;outils d&rsquo;évaluation fiables. [13] Le beau geste, s&rsquo;il reste rare, profite surtout à ceux qui sont déjà les mieux servis.</p>
<p>C&rsquo;est là que se joue la suite. La preuve est faite. Quand un élève rencontre vraiment un chercheur, ça lui donne le goût. Reste à porter cette chance plus loin, vers les enfants qui n&rsquo;y ont jamais eu droit. Une comète attrapée au télescope n&rsquo;a aucune raison de rester un privilège.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://cieletespace.fr/actualites/douze-lyceens-de-digne-decouvrent-une-comete">Douze lycéens de Digne reclassent un astéroïde en comète</a>. Ciel & Espace (Association française d'astronomie) (2011)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.sciencesalecole.org/">Sciences à l'École: dispositif et plans d'équipement</a>. Sciences à l'École (Ministère de l'Éducation nationale) (2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://arbre-des-connaissances-apsr.org/nos-actions/les-apprentis-chercheurs/">Les Apprentis Chercheurs</a>. L'Arbre des Connaissances (2026)</li><li id="ref-4"><a href="https://savanturiers.afper.org/a-propos/presentation/">Les Savanturiers: présentation du programme</a>. Learning Planet Institute / AFPER (2026)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.cgenial.org/82-nos-actions/103-historique-concours-cgenial/252-concours-cgenial-2025">Concours CGénial 2025</a>. Fondation CGénial (2025)</li><li id="ref-6"><a href="https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3061190/">Blackawton bees</a>. Biology Letters (Royal Society) (2010)</li><li id="ref-7"><a href="https://arxiv.org/abs/1209.4108">The Pulsar Search Collaboratory: Discovery and Timing of Five New Pulsars</a>. Astrophysical Journal (préprint arXiv 1209.4108) (2013)</li><li id="ref-8"><a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s10763-024-10504-z">Méta-analyse: STEM Outside of School, intérêt et attitudes</a>. International Journal of Science and Mathematics Education (2024)</li><li id="ref-9"><a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0282170">Length of CURE impacts student learning and attitudinal outcomes</a>. PLOS ONE (2023)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC11467035/">How Do Age and Attitudes Affect the Quality of Data Collected by Young Citizen Scientists?</a>. Ecology and Evolution (2024)</li><li id="ref-11"><a href="https://www.education.gouv.fr/depp/les-effectifs-dans-le-second-degre-5636-millions-d-eleves-scolarises-la-rentree-2024-452568">Les effectifs dans le second degré à la rentrée 2024 (5,636 millions d'élèves)</a>. DEPP (Ministère de l'Éducation nationale) (2024)</li><li id="ref-12"><a href="https://www.inria.fr/fr/programme-chiche-sensibilisation-numerique">Programme « 1 scientifique, 1 classe: Chiche! », bilan 2024-2025</a>. Inria (2025)</li><li id="ref-13"><a href="https://www.letudiant.fr/educpros/actualite/cordees-de-la-reussite-des-succes-et-des-derives.html">Cordées de la réussite: des succès et des dérives</a>. L'Étudiant / Educpros (2024)</li></ol>]]></description></item><item><title>Deux jeunes hommes sur trois connaissent un influenceur masculiniste</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/manosphere-structure-audience-effets/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/manosphere-structure-audience-effets/</guid><pubDate>Fri, 17 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Masculinisme</category><category>Réseaux sociaux</category><category>Jeunesse</category><category>Genre</category><category>Algorithmes</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/manosphere-structure-audience-effets/cover.webp" length="44976" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Deux jeunes hommes sur trois connaissent au moins un influenceur masculiniste. Un sur trois en regarde. Ces comptes vendent une histoire simple : si les hommes vont mal, c&rsquo;est la faute des femmes et du féminisme. La souffrance qu&rsquo;ils exploitent est réelle. Le coupable qu&rsquo;ils désignent ne l&rsquo;est pas. Et leurs effets sur ceux qui les suivent restent, à ce jour, non démontrés.</div>

<h2 id="un-mot-une-nébuleuse">Un mot, une nébuleuse</h2>
<p>La « manosphère » n&rsquo;est pas une organisation. Pas un parti, pas un mouvement unifié. C&rsquo;est un mot parapluie. Il désigne un ensemble de communautés en ligne, reliées entre elles, hostiles au féminisme [1]. Le terme apparaît en 2009, se répand en 2013.</p>
<p>Ces communautés se recoupent et se disputent. On y trouve les « droits des hommes », qui jugent la société tournée contre les hommes. Les « MGTOW », qui prônent le retrait de toute relation avec les femmes. Les « pick-up artists », qui vendent des techniques de séduction. Et les « incels », des célibataires qui vivent leur abstinence comme une injustice. Leur misogynie va, sur certains forums, jusqu&rsquo;à un discours favorable au viol [2].</p>
<p>Un fil relie ce petit monde : la « pilule rouge ». L&rsquo;image vient du film Matrix. La prendre, ce serait s&rsquo;éveiller à une prétendue vérité cachée, celle d&rsquo;un féminisme qui tromperait les hommes. Tout le vocabulaire qui va avec, des surnoms méprisants pour les femmes, des théories bricolées sur la « nature » des sexes, est un discours d&rsquo;acteurs, pas un fait établi [1, 2].</p>
<h2 id="ce-que-les-jeunes-connaissent-en-chiffres">Ce que les jeunes connaissent, en chiffres</h2>
<p>En France, la mesure la plus solide vient d&rsquo;un sondage mené fin 2025 auprès de 1 528 hommes [3]. Chez les 16-34 ans, 66 % connaissent au moins un de ces influenceurs. 37 % en consultent. 19 % régulièrement. La figure la plus connue n&rsquo;est pas américaine. C&rsquo;est un influenceur francophone, Alex Hitchens, cité par 51 % des jeunes hommes. Andrew Tate, lui, est connu de 36 % des 16-34 ans.</p>
<p>Chez les adolescents britanniques, l&rsquo;exposition est encore plus forte. 79 % des garçons de 16-17 ans ont déjà vu du contenu d&rsquo;Andrew Tate [4]. C&rsquo;est plus que la part qui connaît le Premier ministre. Et l&rsquo;écart entre les sexes est brutal. 52 % de ces garçons en ont une opinion positive, contre 1 % des filles du même âge.</p>
<p>Ce fossé se retrouve à l&rsquo;échelle d&rsquo;une génération. Chez les moins de 30 ans, l&rsquo;écart d&rsquo;adhésion au féminisme entre hommes et femmes est le plus large jamais mesuré, plus large que chez leurs aînés [5].</p>
<p>Un point de méthode, décisif. Ces chiffres sont déclaratifs. Ils mesurent une exposition, pas une adhésion. Connaître un compte, ce n&rsquo;est pas le suivre. Le suivre, ce n&rsquo;est pas approuver ses thèses. Confondre les trois gonfle le phénomène.</p>
<h2 id="une-souffrance-réelle-un-coupable-inventé">Une souffrance réelle, un coupable inventé</h2>
<p>Le discours masculiniste part d&rsquo;un socle vrai. Les hommes se suicident environ trois fois plus que les femmes [6]. L&rsquo;isolement, la dépression des jeunes hommes, le sentiment d&rsquo;être de trop, tout cela existe et se mesure. Nier cette souffrance serait malhonnête, et personne ne devrait le faire.</p>
<p>Le tour de passe-passe est ailleurs. Il est dans la cause désignée. Le récit masculiniste prend ces douleurs réelles et les impute aux femmes, au féminisme, à une société qui aurait basculé contre les hommes. Les chiffres disent autre chose. La surmortalité par suicide tient d&rsquo;abord aux difficultés économiques et à l&rsquo;isolement social, pas à des causes familiales [6].</p>
<p>L&rsquo;exemple de la garde des enfants est net. Le récit veut une justice qui arracherait les enfants aux pères. Les données du ministère de la Justice disent l&rsquo;inverse.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">93 %</span> <span class="stat__label">des demandes de garde des pères sont satisfaites par la justice</span></aside>

<p>Quand un père demande la résidence de l&rsquo;enfant, il l&rsquo;obtient dans la très grande majorité des cas [6]. S&rsquo;il l&rsquo;obtient moins souvent que la mère, c&rsquo;est d&rsquo;abord parce qu&rsquo;il la demande moins souvent. Le chiffre est réel. L&rsquo;histoire qu&rsquo;on en tire est fausse.</p>
<aside class="pullquote">La souffrance est réelle. Le coupable désigné ne l&rsquo;est pas.</aside>

<h2 id="comment-ça-circule">Comment ça circule</h2>
<p>Trois moteurs, à ne pas confondre.</p>
<p>Le premier est l&rsquo;algorithme. Des chercheurs ont créé de faux comptes d&rsquo;adolescents et regardé ce que TikTok leur poussait. En cinq jours, la part de contenu misogyne dans les recommandations est passée de 13 % à 56 % [7]. La portée exacte compte. Cela mesure ce que la plateforme pousse vers un profil type, pas ce qu&rsquo;un vrai adolescent regarde, ni l&rsquo;effet que ça produit sur lui.</p>
<p>Le deuxième est l&rsquo;influenceur. Quelques figures captent l&rsquo;audience et la transforment en argent. Andrew Tate est la plus visible. Il est poursuivi en Roumanie pour viol, traite d&rsquo;êtres humains et constitution d&rsquo;un groupe criminel organisé. Il nie tout et n&rsquo;a jamais été condamné [8]. Selon une ONG spécialisée, plus de cent comptes relayaient ses vidéos fin 2022, pour 250 millions de vues cumulées [9]. Ses clips étaient repostés contre commission par les membres de son académie payante.</p>
<p>Le troisième est la porosité avec l&rsquo;extrême droite. Des recherches décrivent un chevauchement entre les audiences des deux mondes [2]. Un chevauchement, pas une équation. Ces milieux restent distincts, et l&rsquo;un ne se réduit pas à l&rsquo;autre.</p>
<h2 id="ce-que-les-données-prouvent-et-ce-quelles-ne-prouvent-pas">Ce que les données prouvent, et ce qu&rsquo;elles ne prouvent pas</h2>
<p>Ici, la rigueur commande de scruter les deux versants avec la même exigence.</p>
<p>Ce qui est établi, ce sont des associations. Le milieu incel va avec une santé mentale très dégradée. Un incel sur cinq déclare des pensées suicidaires quotidiennes [10]. Mais le sens de la flèche est indéterminé. La souffrance peut précéder l&rsquo;engagement autant que le suivre. Une association n&rsquo;est pas une cause.</p>
<p>Dans les écoles, des enseignants s&rsquo;alarment. Une étude auprès d&rsquo;enseignants britanniques trouve 76 % d&rsquo;entre eux « extrêmement préoccupés » par la misogynie en ligne dans le secondaire [11]. Certains rapportent des propos crus dans la bouche d&rsquo;élèves.</p>
<blockquote>
<p>« Ce ne serait pas un viol si personne ne l&rsquo;apprenait. »</p>
</blockquote>
<p>Ces mots, des enseignants disent les avoir entendus d&rsquo;élèves [11]. Mais les auteurs de l&rsquo;étude posent eux-mêmes la limite. Ce sont des perceptions d&rsquo;adultes, pas un effet mesuré sur les élèves, et un comportement sexiste peut venir de bien d&rsquo;autres influences.</p>
<p>La violence de masse, elle, n&rsquo;est pas au rendez-vous des données. Des attaques ont été commises par des hommes se disant incels : sept morts en Californie en 2014, dix à Toronto en 2018 [2]. Au total, une soixantaine de morts sont associés à cette mouvance [10]. Ce sont des individus isolés, exceptionnels au regard de la taille du milieu. Et le décompte lui-même est contesté, certaines listes incluant des cas antérieurs au mouvement [10].</p>
<p>Le mot « terrorisme » est d&rsquo;ailleurs disputé, y compris par les autorités elles-mêmes. La tuerie de Plymouth, en 2021, a fait cinq morts. Les autorités antiterroristes britanniques ont choisi de ne pas la traiter comme un acte terroriste [12]. L&rsquo;enquête a surtout pointé de graves ratés dans la délivrance du permis d&rsquo;armes du tireur. Dans les signalements pour radicalisation au Royaume-Uni, les incels pèsent 1,2 % [10]. D&rsquo;autres analystes plaident l&rsquo;inverse. Le débat n&rsquo;est pas tranché.</p>
<p>Le résultat le plus solide tient en une phrase. Les données montrent des associations réelles et une violence rare, elles n&rsquo;établissent aucun effet causal de masse. Dans les parcours individuels étudiés, la santé mentale et l&rsquo;idéologie pèsent plus de deux fois plus que le fait de fréquenter ces réseaux [10].</p>
<h2 id="en-france-le-sujet-entre-dans-le-débat">En France, le sujet entre dans le débat</h2>
<p>Le phénomène est récent dans l&rsquo;espace public français. Le mot s&rsquo;installe dans le débat au début des années 2010 [13]. Sur les chaînes d&rsquo;info en continu, « masculinisme » passe de 10 mentions en 2019 à 99 en 2024 [13].</p>
<p>Les institutions s&rsquo;en emparent. En janvier 2026, une première instance publique dédiée décrit le masculinisme comme un système idéologique structuré, et non un empilement de figures isolées [6]. Un colloque du Sénat, deux mois plus tôt, pose le même diagnostic [14]. Ces mêmes institutions parlent de « menace » et de « sécurité nationale ». Ce cadrage est le leur, celui d&rsquo;acteurs engagés sur leur mandat. Il se rapporte comme une position, pas comme un fait neutre. Elles avancent aussi un lien avec l&rsquo;extrême droite. C&rsquo;est une lecture à attribuer, et un recoupement d&rsquo;audiences n&rsquo;a jamais fait une équation.</p>
<p>La justice, elle, a franchi un cap. À l&rsquo;été 2025, le parquet national antiterroriste a été saisi pour la première fois d&rsquo;une affaire de masculinisme revendiqué [6]. En cause, l&rsquo;interpellation près d&rsquo;un lycée d&rsquo;un homme de 18 ans, porteur de deux couteaux.</p>
<p>Reste l&rsquo;essentiel, que les chiffres dessinent en creux. L&rsquo;exposition est massive, la souffrance des jeunes hommes est réelle, le coupable qu&rsquo;on leur vend est faux, et l&rsquo;effet de tout cela sur eux n&rsquo;est pas démontré. En France, le travail ne fait que commencer.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/1097184X17706401">Alphas, Betas, and Incels: Theorizing the Masculinities of the Manosphere</a>. Men and Masculinities (SAGE) (2019)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.isdglobal.org/isd-explainer/the-manosphere/">The « Manosphere »: An overview of extreme misogyny online</a>. Institute for Strategic Dialogue (2020)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.sidaction.org/communique/sondage-opinionway-les-hommes-et-le-masculinisme/">Les hommes et le masculinisme</a>. OpinionWay pour Sidaction (novembre 2025)</li><li id="ref-4"><a href="https://savanta.com/knowledge-centre/press-and-polls/andrew-tate-poll-savanta-6-june-2023/">Sondage sur Andrew Tate chez les 16-25 ans (Royaume-Uni)</a>. Savanta pour HOPE not hate (mai 2023)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.kcl.ac.uk/news/gen-z-men-and-women-most-divided-on-gender-equality-global-study-shows">Étude mondiale sur le fossé de genre de la génération Z</a>. Ipsos / King's College London (5 mars 2025)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/rapport-2026-sur-letat-des-lieux-du-sexisme-en-france-la-menace-masculiniste">Rapport 2026 sur l'état des lieux du sexisme en France : la menace masculiniste</a>. Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes (21 janvier 2026)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.ucl.ac.uk/news/2024/feb/social-media-algorithms-amplify-misogynistic-content-teens">Safer Scrolling : les algorithmes amplifient le contenu misogyne pour les adolescents</a>. University College London / University of Kent (février 2024)</li><li id="ref-8"><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Legal_affairs_of_the_Tate_brothers">Affaires judiciaires des frères Tate</a>. Wikipédia (dates à adosser au parquet roumain et au Crown Prosecution Service) (consulté en juillet 2026)</li><li id="ref-9"><a href="https://counterhate.com/blog/who-is-andrew-tate-influencer-misogyny-women-hate/">Who is Andrew Tate?</a>. Center for Countering Digital Hate (2022)</li><li id="ref-10"><a href="https://assets.publishing.service.gov.uk/media/664e145fae748c43d37940af/140224+SISNET+Incel+Report.pdf">Predicting Harm Among Incels (Involuntary Celibates)</a>. Swansea University (rapport hébergé sur gov.uk) (2024)</li><li id="ref-11"><a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0299339">Understanding the influence of online misogyny in schools from the perspective of teachers</a>. PLoS ONE (26 février 2025)</li><li id="ref-12"><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Plymouth_shooting">Tuerie de Plymouth (2021) et sa classification</a>. Wikipédia, d'après les autorités antiterroristes britanniques (2023)</li><li id="ref-13"><a href="https://larevuedesmedias.ina.fr/enquetes-masculinisme-immersion-reseaux-sociaux-journalistes">Mouvements masculinistes : enquêter sur des milieux qui veulent votre mort</a>. INA, La Revue des médias (2024)</li><li id="ref-14"><a href="https://www.senat.fr/rap/r25-192/r25-1922.html">Montée en puissance des mouvements masculinistes dans le monde (colloque du 27 novembre 2025)</a>. Sénat, Délégation aux droits des femmes (décembre 2025)</li></ol>]]></description></item><item><title>Parcoursup : 126 652 candidats sans proposition, un devenir que personne ne mesure</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/parcoursup-sans-proposition-devenir-attente/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/parcoursup-sans-proposition-devenir-attente/</guid><pubDate>Sun, 12 Jul 2026 08:10:50 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Éducation</category><category>Parcoursup</category><category>Enseignement supérieur</category><category>Jeunesse</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/parcoursup-sans-proposition-devenir-attente/cover.webp" length="73712" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">La phase principale de Parcoursup s&rsquo;est fermée le 11 juillet. Ce jour-là, 126 652 candidats n&rsquo;avaient toujours aucune proposition. Le ministère, lui, met en avant un autre nombre : 38. Ce que deviennent les autres, aucune statistique publique ne le suit.</div>

<h2 id="trois-chiffres-pour-une-même-rentrée">Trois chiffres pour une même rentrée</h2>
<p>Un tableau de bord transmis à l&rsquo;AFP donne le compte. Au 11 juillet 2026, 126 652 candidats étaient sans proposition, sur 872 000 [1]. Dans le détail, 57 024 bacheliers, 46 216 étudiants en réorientation, 23 412 candidats scolarisés à l&rsquo;étranger [1]. Un an plus tôt, au même stade, ils étaient 103 582 [1].</p>
<p>Ce total, le communiqué du ministère ne le donne pas. Il retient « près de 9 lycéens sur 10 » ayant déjà une réponse [2]. En fin de parcours 2025, sur 22 235 candidats ayant saisi les commissions d&rsquo;accès, il n&rsquo;en restait plus que 38 accompagnés [3].</p>
<p>Les deux chiffres sont exacts. Ils ne mesurent pas la même chose. Le 126 652 est un stock de mi-juillet, pas le solde final de septembre. Il laisse de côté environ 122 000 personnes en reprise d&rsquo;études, non comptées cette année [1]. Le 38 ne compte que les lycéens encore suivis par une commission à la toute fin [3]. Entre les deux, des dizaines de milliers de trajectoires que ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre ne décrit.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">126 652</span> <span class="stat__label">candidats sans proposition à la fin de la phase principale, le 11 juillet 2026</span></aside>

<p>Un troisième chiffre circule, le plus rassurant : 94 % des néo-bacheliers ont reçu au moins une proposition [4]. Il porte sur un champ étroit. Sont écartés l&rsquo;apprentissage seul, la phase complémentaire seule, la réorientation, la reprise d&rsquo;études [4]. Même sur ce périmètre choisi, 6,5 % restent sans rien [4].</p>
<h2 id="-en-attente--ne-veut-pas-dire-refusé">« En attente » ne veut pas dire refusé</h2>
<p>Un vœu « en attente » n&rsquo;est pas un refus. C&rsquo;est une place dans une file, « en raison des limites de capacité de la formation demandée » [5]. Les candidats ne classent pas leurs vœux. La file avance quand un candidat mieux placé accepte une autre place ailleurs. Son siège se libère, il est aussitôt proposé au suivant [5]. D&rsquo;où l&rsquo;embouteillage de juillet, qui se vide par à-coups.</p>
<p>Reste la vraie question : pourquoi manque-t-il des places. La Cour des comptes tranche. « Le critère de la fixation de la capacité d&rsquo;accueil apparaît comme le vrai facteur déterminant » [6]. Pas l&rsquo;algorithme, qui ne fait que répartir sous contrainte. En 2019, près de 20 % des formations non sélectives étaient déjà en tension, soit près de 30 % des admis [6].</p>
<p>Le problème n&rsquo;est pas seulement le nombre de places. C&rsquo;est aussi leur emplacement. En 2018, sur 21 239 places financées, 8 107 sont restées vides dans Parcoursup, alors que les besoins « perdurent » en BTS et en DUT [6]. Des places payées, vacantes, mais pas là où étaient les candidats.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">8 107</span> <span class="stat__label">places financées restées vacantes en 2018, faute d&#39;être là où on les attendait</span></aside>

<h2 id="la-voie-du-bac-change-tout">La voie du bac change tout</h2>
<p>Le sort dépend d&rsquo;abord du diplôme. En 2025, 97,2 % des bacheliers généraux ont reçu une proposition, contre 82,9 % des bacheliers pro [4]. Autrement dit, environ un bac général sur 35 reste sans proposition, contre environ un bac pro sur six [4, 7]. Les bacs pro attendent aussi plus longtemps, 5,6 jours en moyenne contre 2,1 [4].</p>
<p>La raison est mécanique. En filière en tension, le classement repose surtout sur les notes du lycée. Un bachelier pro, noté plus bas, passe derrière [8]. Le BTS est sa voie de prédilection. Mais des quotas informels l&rsquo;y font souvent passer après les bacheliers technologiques. En Île-de-France, neuf BTS sur dix pratiquent ce tri, selon le comité éthique et scientifique de Parcoursup [8].</p>
<p>Le chiffre officiel embellit même leur situation. Environ 20 000 bacheliers pro, partis en apprentissage ou en phase complémentaire, sortent du champ statistique [8]. Leur réalité est donc pire que le taux affiché.</p>
<p>Le lieu compte aussi. En 2025, 11,1 % des néo-bacheliers d&rsquo;Île-de-France n&rsquo;avaient aucune proposition, contre 5,8 % ailleurs [8]. Un écart « jamais aussi grand », qui double le risque, faute d&rsquo;une offre régionale suffisante [8].</p>
<h2 id="ce-que-personne-ne-compte">Ce que personne ne compte</h2>
<p>Une fois la procédure close, l&rsquo;État ne suit pas ce que deviennent ceux qui sont restés dehors. La Cour des comptes le pointe : la réussite étudiante « fait l&rsquo;objet d&rsquo;un manque de suivi qui compromet, in fine, la mesure de son éventuel succès » [6]. Le Sénat, en 2023, relève aussi la réorientation subie en hausse et l&rsquo;échec en première année [9].</p>
<aside class="pullquote">Un chiffre peut tomber à 38 parce que personne ne compte les autres.</aside>

<p>Réinscription l&rsquo;année suivante, redoublement, année blanche, départ vers une école privée, emploi, ou plus rien : aucune de ces issues n&rsquo;est mesurée. Cette année, 36 720 candidats ont même quitté la plateforme avant toute proposition [1]. Projet mûri ou abandon découragé, la donnée ne le dit pas [1]. Le ministère compte aussi 162 000 lycéens déclarant « d&rsquo;autres projets » hors Parcoursup, sans préciser lesquels [2].</p>
<h2 id="une-attente-qui-pèse-un-filet-incomplet">Une attente qui pèse, un filet incomplet</h2>
<p>L&rsquo;attente a un coût. En 2022, 83 % des usagers jugeaient la procédure « stressante » [10]. Ils devaient surveiller l&rsquo;application jusqu&rsquo;en plein été [6]. Les délais se sont réduits depuis. Mais 8 % des admis attendaient encore plus de 45 jours en 2025 [8].</p>
<p>Des filets existent. La phase complémentaire ouvre 83 000 places vacantes [2]. Les commissions, elles, accompagnent jusqu&rsquo;à la mi-octobre [3]. En 2018, pourtant, cette voie de rattrapage avait laissé environ un candidat sur cinq sans solution [6]. Combien des 126 652 trouveront une place, et laquelle, aucun bilan ne le dira. La procédure ne suit pas ceux qu&rsquo;elle laisse au bord.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.franceinfo.fr/societe/education/parcoursup/parcoursup/plus-de-126-000-candidats-sont-encore-en-attente-d-une-proposition-sur-parcoursup_8103926.html">Plus de 126 000 candidats encore en attente d'une proposition sur Parcoursup</a>. AFP (via franceinfo) (2026-07-11)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/parcoursup-fin-de-la-phase-principale-poursuite-des-dispositifs-d-accompagnement-des-candidats-101793">Parcoursup : fin de la phase principale, poursuite des dispositifs d'accompagnement des candidats</a>. Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (2026-07-11)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/bilan-parcoursup-2025-un-nombre-record-de-candidats-des-resultats-stables-et-un-accompagnement-100136">Bilan Parcoursup 2025</a>. Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (2025-10)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2025-11/nf-sies-2025-28-38282.pdf">Note Flash SIES n° 28 : les propositions d'admission Parcoursup 2025</a>. SIES, ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (2025-11)</li><li id="ref-5"><a href="https://services.dgesip.fr/fichiers/presentation_algorithmes_parcoursup_2022.pdf">Présentation des algorithmes de Parcoursup</a>. DGESIP, ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (2022-07)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.ccomptes.fr/system/files/2020-03/20200227-rapport-premier-bilan-loi-ORE-3.pdf">Un premier bilan de l'accès à l'enseignement supérieur dans le cadre de la loi ORE</a>. Cour des comptes (2020-02)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.letudiant.fr/educpros/enquetes/moins-de-propositions-peu-de-choix-d-orientation-parcoursup-est-il-fait-pour-les-bacs-pro.html">Moins de propositions, peu de choix d'orientation : Parcoursup est-il fait pour les bacs pro ?</a>. L'Étudiant / Educpros (2025)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2026-04/8e-rapport-du-comit-thique-et-scientifique-de-parcoursup-et-mon-master-39958.pdf">8e rapport annuel du Comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon Master</a>. Comité éthique et scientifique de Parcoursup (CESP) (2026-04)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.senat.fr/rap/r22-793/r22-7931.pdf">Parcoursup : l'urgence à gagner la confiance des lycéens et des étudiants (rapport d'information n° 793)</a>. Sénat (2023-06-28)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2023-02/rapport-cesp-2023-26310.pdf">5e rapport annuel du Comité éthique et scientifique de Parcoursup</a>. Comité éthique et scientifique de Parcoursup (CESP) (2023-02)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>