<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Impôts | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/impots/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Fri, 28 Aug 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/impots/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/impots/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Droits de succession : la plupart des héritiers ne paient rien</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/droits-succession-qui-paie-reformes/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/droits-succession-qui-paie-reformes/</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Fiscalité</category><category>Héritage</category><category>Patrimoine</category><category>Impôts</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/droits-succession-qui-paie-reformes/cover.webp" length="46246" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Un enfant hérite de la maison de ses parents. Avant tout calcul, il retire 100 000 euros de sa part. Souvent, il ne reste rien à payer. L&rsquo;été 2026 a pourtant rouvert la bataille des droits de succession. Un camp veut les alléger, l&rsquo;autre les durcir. Deux chiffres officiels tiennent tout le sujet.</div>

<h2 id="la-plupart-des-héritiers-ne-paient-rien">La plupart des héritiers ne paient rien</h2>
<p>En 2022, 354 443 déclarations de succession ont été déposées. Un peu moins de la moitié ont donné lieu à un impôt, 47 % exactement [1]. Ce compte porte sur les déclarations déposées, pas sur tous les décès. Une partie des successions n&rsquo;exige aucune déclaration [1].</p>
<p>Quand on hérite de ses parents, la règle est encore plus nette. Une succession sur quatre seulement est taxée en ligne directe [1]. L&rsquo;héritier qui se situe au milieu de la distribution paie zéro euro [1]. En moyenne, il verse 6 835 euros, soit un taux de 8 % [1].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">0 €</span> <span class="stat__label">les droits payés par l&#39;héritier direct médian, en 2022</span></aside>

<p>La raison tient en un mot : l&rsquo;abattement. Chaque enfant retire 100 000 euros de sa part avant impôt [2]. Cette somme se renouvelle tous les 15 ans pour les donations [2]. Le conjoint marié et le partenaire de PACS ne paient rien depuis 2007 [2].</p>
<h2 id="limpôt-tombe-surtout-à-côté">L&rsquo;impôt tombe surtout à côté</h2>
<p>L&rsquo;impôt existe pourtant. Il frappe surtout les liens éloignés. Sur ces successions, six sur dix sont taxées [1]. Le taux moyen y approche 30 % [1]. Un frère, une sœur, un neveu, un ami désigné héritier paient cher [2]. Les abattements sont minces, les taux montent jusqu&rsquo;à 60 % [2].</p>
<p>L&rsquo;écart saute aux yeux à somme reçue égale. Pour 250 000 euros reçus, un enfant doit 28 000 euros de droits [1]. La même facture tombe sur un neveu dès 59 000 euros reçus [1]. Et sur une personne sans lien de parenté dès 48 000 euros [1]. Un concubin, ni marié ni pacsé, entre dans cette dernière catégorie [2].</p>
<h2 id="le-barème-dit-45--le-sommet-paie-moins">Le barème dit 45 %, le sommet paie moins</h2>
<p>Le barème grimpe par tranches, jusqu&rsquo;à 45 % au-delà de 1,8 million d&rsquo;euros [2]. Sur le papier, plus on hérite, plus on paie. Dans les faits, le taux redescend tout en haut.</p>
<p>Au-dessus de 2,5 millions d&rsquo;euros en ligne directe, des dispositifs spéciaux valent 15 points de taux en moins [1]. Huit points viennent de la transmission d&rsquo;entreprise, six de l&rsquo;assurance-vie [1]. Ce n&rsquo;est plus de la progressivité. C&rsquo;est l&rsquo;inverse.</p>
<p>L&rsquo;assurance-vie transmise au décès échappe largement au barème. Avant 70 ans, chaque bénéficiaire reçoit 152 500 euros en franchise, puis un taux réduit [3]. Résultat : 5,4 % des bénéficiaires captent 43 % des sommes transmises par ce canal [1].</p>
<p>La transmission d&rsquo;entreprise suit la même pente. Un dispositif efface 75 % de la valeur taxable [4]. Pour une société de plusieurs centaines de millions d&rsquo;euros, les droits tombent à 11 %, parfois 5 %, au lieu de 45 % [4]. Environ 40 % des actifs ainsi transmis relèvent de montages de plus de 60 millions d&rsquo;euros [1].</p>
<p>Ce régime a une justification affichée : éviter qu&rsquo;un héritage force la vente d&rsquo;une entreprise familiale [5]. Les travaux qui ont mesuré ce risque le jugent très limité, voire nul, mais le point reste discuté [5].</p>
<aside class="pullquote">Une maison et un livret paient plein barème. Une grosse fortune, beaucoup moins.</aside>

<p>Le mécanisme n&rsquo;a rien de mystérieux. Les grosses fortunes sont surtout faites d&rsquo;entreprises et de contrats d&rsquo;assurance-vie [1]. Ce sont justement les biens les moins taxés [1]. Un héritage ordinaire paie plein barème. Une transmission d&rsquo;entreprise, non [1].</p>
<h2 id="un-impôt-qui-a-doublé-sans-quaucune-loi-le-décide">Un impôt qui a doublé sans qu&rsquo;aucune loi le décide</h2>
<p>Ces droits ont rapporté 16,6 milliards d&rsquo;euros sur les successions en 2023 [4]. Avec les donations, l&rsquo;ensemble atteint 20,8 milliards, soit 0,7 % de la richesse nationale [4]. La France est en tête des pays riches pour ce poids [4].</p>
<p>Le produit a plus que doublé depuis 2011, où il pesait 7 milliards [1]. Aucune loi n&rsquo;a voté cette hausse. Deux causes se conjuguent. Les prix de l&rsquo;immobilier et des actions ont grimpé. Et le barème n&rsquo;a pas été relevé [4]. L&rsquo;impôt mord donc plus chaque année, sans qu&rsquo;un vote l&rsquo;ait décidé.</p>
<p>Le patrimoine transmis reste très concentré. La moitié des personnes héritent de moins de 70 000 euros sur toute une vie [5]. Moins d&rsquo;une sur dix dépasse 500 000 euros [5]. Beaucoup n&rsquo;héritent de rien [5]. Tout en haut, le 1 % le mieux doté reçoit en moyenne plus de 4,2 millions d&rsquo;euros [5]. Ces montants sont des estimations, pas un relevé fiscal complet [5].</p>
<h2 id="ce-que-chaque-camp-veut-changer">Ce que chaque camp veut changer</h2>
<p>Rien n&rsquo;a bougé en 2026. Le débat est renvoyé au budget 2027 [1].</p>
<p>À droite et à l&rsquo;extrême droite, l&rsquo;idée est d&rsquo;alléger la ligne directe. Le Rassemblement national promet une baisse et un abattement relevé [6]. Un de ses porte-parole a qualifié l&rsquo;impôt d&rsquo;« immoral et contreproductif », une opinion de parti, pas un constat [6]. Son programme de 2024 voulait exonérer la résidence principale [10]. Il portait l&rsquo;abattement des grands-parents à 100 000 euros, contre 31 865 aujourd&rsquo;hui [10]. Il ramenait aussi le délai des donations de 15 à 10 ans [10]. Le coût de cette mesure sur les donations est estimé autour de 1 milliard par an par un organisme extérieur [7]. En 2022, la même famille politique proposait de sortir l&rsquo;immobilier de l&rsquo;assiette jusqu&rsquo;à 300 000 euros, pour un coût estimé à 3,8 milliards [8].</p>
<p>Ces allègements visent le bas et le milieu de la distribution. Or c&rsquo;est là que la plupart ne paient déjà rien ou presque [1]. Ils n&rsquo;agissent pas sur les dispositifs du sommet [1].</p>
<p>À gauche, la logique est inverse : surtaxer le très haut. Un candidat veut viser le 1 % des successions les plus élevées, pour un rendement qu&rsquo;il chiffre lui-même à 15 milliards par an [9]. Ce chiffre est le sien, non vérifié par un tiers [9]. La France insoumise veut un barème plus progressif et un plafond : « à partir de 12 millions d&rsquo;euros, nous prendrons tout » [9]. Les Écologistes visent les héritages de plus de 4 millions [9]. La CFDT propose de taxer « dès le premier euro » pour financer la dépendance [9]. Un sénateur socialiste a déposé une proposition de loi sur les grandes successions [9].</p>
<p>Le patronat s&rsquo;y oppose. Le président du Medef juge que cette taxe « ferait fuir des capitaux » [9]. C&rsquo;est une position d&rsquo;acteur intéressé, pas un effet démontré [9]. Le camp présidentiel, lui, est partagé, entre hausse des seuils de donation et taxation des super-héritages [9].</p>
<p>Une troisième voie existe, portée par des économistes. Elle change l&rsquo;assiette : taxer ce qu&rsquo;un héritier reçoit sur toute sa vie, et supprimer les niches [5]. Des taux affichés plus bas, mais réellement progressifs, à recette égale ou supérieure [5]. La seule réduction de l&rsquo;avantage sur les entreprises rapporterait au moins 1,5 milliard [5]. Ces calculs sont des simulations, sans réaction des contribuables [5].</p>
<h2 id="ce-qui-manque-pour-trancher">Ce qui manque pour trancher</h2>
<p>Les données fiscales détaillées manquent depuis 2010 [1]. Chiffrer une réforme large reste donc incertain, un rapport public le souligne [1].</p>
<p>Chaque réforme proposée mord sur un segment différent de cette distribution. Deux faits, eux, ne bougent pas. La plupart des héritiers ne paient rien [1]. Et le barème qui grimpe à 45 % redescend tout en haut, là où les patrimoines sont les plus gros [1].</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-09/20240925-Droits-de-succession%C2%A0_1.pdf">Les droits de succession</a>. Cour des comptes (2024-09)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14198">Droits de succession : barème, abattements et calcul</a>. service-public.gouv.fr (2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.impots.gouv.fr/international-particulier/questions/je-suis-beneficiaire-dune-assurance-vie-comment-sont-imposees">Je suis bénéficiaire d'une assurance-vie, comment sont imposées les sommes ?</a>. impots.gouv.fr (2026)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.fipeco.fr/commentaire/La%20fiscalit%C3%A9%20des%20successions">La fiscalité des successions</a>. FIPECO (2024)</li><li id="ref-5"><a href="https://cae-eco.fr/static/pdf/cae-note069.pdf">Repenser l'héritage (note n° 69)</a>. Conseil d'analyse économique (2021-12)</li><li id="ref-6"><a href="https://rmc.bfmtv.com/actualites/economie/taxes-sur-les-heritages-le-rn-y-voit-un-impot-immoral-et-compte-augmenter-l-abattement-de-100-000_AV-202608270216.html">Taxes sur les héritages : le RN y voit un impôt « immoral » et compte « augmenter » l'abattement de 100 000 €</a>. RMC / BFMTV (2026-08-27)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.institutmontaigne.org/legislatives-2024/rassemblement-national/defiscaliser-les-donations-familiales-jusqua-100-000-e-tous-les-10-ans/">Défiscaliser les donations familiales jusqu'à 100 000 € tous les 10 ans</a>. Institut Montaigne (2024)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.institutmontaigne.org/presidentielle-2022/marine-le-pen/sortir-les-biens-immobiliers-de-lassiette-de-calcul-des-droits-de-succession-a-hauteur-de-300-000-euros/">Sortir les biens immobiliers de l'assiette de calcul des droits de succession à hauteur de 300 000 euros</a>. Institut Montaigne (2022)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.franceinfo.fr/elections/presidentielle/surtaxer-les-mega-heritages-ou-reduire-les-droits-de-succession-le-debat-fiscal-qui-divise-la-gauche-et-la-droite-pour-la-presidentielle_8163758.html">Surtaxer les « méga-héritages » ou réduire les droits de succession, le débat fiscal qui divise la gauche et la droite pour la présidentielle</a>. franceinfo (2026-08)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.moneyvox.fr/actu/98452/legislatives-2024-qui-veut-changer-les-regles-de-heritage-et-modifier-les-frais-de-succession">Législatives 2024 : qui veut changer les règles de l'héritage et modifier les frais de succession ?</a>. MoneyVox (2024)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>