<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Impôts Locaux | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/impots-locaux/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Mon, 17 Aug 2026 08:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/impots-locaux/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/impots-locaux/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Taxe foncière : les propriétaires modestes en paient la part la plus lourde</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/taxe-fonciere-hausse-qui-paie/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/taxe-fonciere-hausse-qui-paie/</guid><pubDate>Mon, 17 Aug 2026 08:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Fiscalité</category><category>Logement</category><category>Impôts locaux</category><category>Pouvoir d'achat</category><description><![CDATA[<div class="chapo">Chaque automne, le même papier arrive chez les propriétaires. L&rsquo;avis de taxe foncière ne demande ni la fiche de paie ni la pension. Il regarde le logement, jamais celui qui l&rsquo;habite. En 2017, il réclamait 660 euros par logement en moyenne. Depuis, il a beaucoup monté.</div>

<h2 id="un-impôt-que-seuls-les-propriétaires-paient">Un impôt que seuls les propriétaires paient</h2>
<p>La taxe foncière est due par le propriétaire d&rsquo;un logement. Pas par le locataire. En 2017, 56,4 % des ménages la payaient, soit 17,13 millions de foyers [4]. Depuis la fin de la taxe d&rsquo;habitation, le locataire n&rsquo;acquitte plus d&rsquo;impôt local sur son logement. Toute la charge s&rsquo;est reportée sur les propriétaires [4, 5].</p>
<p>En moyenne, un ménage propriétaire versait 1 100 euros par an en 2017 [3]. Le total collecté atteignait 19,2 milliards d&rsquo;euros [3]. Ces montants ont augmenté depuis.</p>
<h2 id="les-plus-modestes-en-paient-la-part-la-plus-lourde">Les plus modestes en paient la part la plus lourde</h2>
<p>Rapportée au revenu de tous les ménages, la taxe paraît juste. Elle pèse 1,2 % du revenu en moyenne [4]. Et elle semble monter avec l&rsquo;aisance. La raison est simple. Les ménages les plus modestes sont souvent locataires. Ils ne la paient pas [4].</p>
<p>Chez les seuls propriétaires, l&rsquo;image se retourne. Là, plus le ménage est modeste, plus la part payée est lourde. Elle dépasse 4 % du revenu pour les propriétaires les plus modestes. Elle tombe à 1,6 % pour le 1 % le plus aisé [3, 4].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">4 %</span> <span class="stat__label">du revenu englouti par la taxe foncière chez les propriétaires les plus modestes, contre 1,6 % chez le 1 % le plus aisé (Insee, données 2017)</span></aside>

<p>Ce n&rsquo;est pas une opinion. C&rsquo;est une mesure de l&rsquo;Insee, l&rsquo;organisme public de la statistique. Rapportée à la valeur du bien, la taxe se comporte pareil. Le taux payé va de plus de 0,5 % pour les petits patrimoines à 0,2 ou 0,3 % pour le 1 % le plus fortuné [3, 4].</p>
<aside class="pullquote">La taxe foncière ne regarde pas le revenu. Elle regarde les murs.</aside>

<h2 id="pourquoi-ce-déséquilibre">Pourquoi ce déséquilibre</h2>
<p>Deux raisons, mesurées, l&rsquo;expliquent.</p>
<p>La première tient à la base de calcul. Le montant part d&rsquo;une valeur locative, une sorte de loyer théorique du logement. Cette valeur a été fixée en 1970 [6]. Elle n&rsquo;a jamais été revue depuis pour tout le pays. Résultat : beaucoup de logements aisés sont sous-évalués face au marché. Un logement modeste, lui, peut être surévalué [3]. La base a vieilli de travers.</p>
<p>La seconde tient à la carte des taux. Les gros patrimoines se trouvent souvent là où les taux sont bas. En région parisienne, le taux payé rapporté à la valeur du bien est de 0,09 % dans Paris. Il monte à 0,42 % en Seine-Saint-Denis [3]. Dans une même ville, l&rsquo;écart va jusqu&rsquo;à un facteur trois. À Marseille, il est de 0,26 % dans le 7e arrondissement et de 0,63 % dans le 3e [3].</p>
<h2 id="les-propriétaires-âgés-et-modestes-en-première-ligne">Les propriétaires âgés et modestes, en première ligne</h2>
<p>La taxe ne dépend pas du revenu du moment. Un retraité à petite pension la paie sur la valeur de sa maison. Peu importe ce qui entre sur son compte. D&rsquo;où un poids lourd pour ceux qui ont peu.</p>
<p>Des aides existent. Au-delà de 75 ans, l&rsquo;exonération est totale, sous un plafond de revenu (12 793 euros par an pour une personne seule) [7]. Entre 65 et 75 ans, la réduction n&rsquo;est que de 100 euros [7]. La taxe qui dépasse la moitié du revenu du foyer peut être effacée, là aussi sous condition [7].</p>
<p>Mais ces aides s&rsquo;arrêtent net à un seuil. Un propriétaire modeste juste au-dessus du plafond paie tout, sans réduction [7]. Ces exonérations coûtaient environ 800 millions d&rsquo;euros en 2017. Elles allègent le poids sur les plus modestes. Elles n&rsquo;effacent pas le déséquilibre [4].</p>
<h2 id="ce-qui-fait-monter-la-note">Ce qui fait monter la note</h2>
<p>Le montant se calcule en deux temps. Une base, multipliée par des taux [1]. Les deux ont grimpé.</p>
<p>Sur dix ans, de 2014 à 2024, la taxe a augmenté de 37,3 % en moyenne. Le chiffre vient d&rsquo;un décompte de l&rsquo;union des propriétaires, calculé sur les données fiscales publiques [1]. Sur la même période, les prix ont monté de 19,9 % et les loyers de 8,7 % [1]. La taxe a donc grimpé près de deux fois plus vite que les prix.</p>
<p>D&rsquo;où vient cette hausse ? Pour un tiers, des taux votés par les communes. Pour les deux tiers restants, d&rsquo;une règle nationale [1].</p>
<h2 id="la-règle-nationale-moteur-discret">La règle nationale, moteur discret</h2>
<p>Depuis 2018, la base est revalorisée chaque année, automatiquement. Elle suit l&rsquo;inflation, via un indice de l&rsquo;Insee [1, 2]. Aucun vote annuel. Quand les prix ont flambé, la base a suivi. En 2023, elle a bondi de 7,1 %, du jamais-vu depuis 1986 [1]. Puis le rythme est retombé : +1,7 % en 2025, +0,8 % en 2026 [1, 2].</p>
<p>Ce moteur joue partout. Même quand la mairie ne touche à rien. En 2024, dans les 200 plus grandes villes, les taux ont bougé de 0,04 % en moyenne, presque rien. Pourtant la note a monté de 1,7 %. Toute la hausse venait de la base [1].</p>
<h2 id="en-toile-de-fond-deux-réformes">En toile de fond, deux réformes</h2>
<p>La fin de la taxe d&rsquo;habitation a changé la donne. Les communes ont perdu 15,3 milliards d&rsquo;euros [5]. Pour compenser, elles ont récupéré la part de taxe foncière que touchaient les départements [5]. La taxe foncière est devenue leur principal levier fiscal sur les ménages [5]. Est-ce que cela a poussé les taux vers le haut ? C&rsquo;est débattu, ce n&rsquo;est pas établi [5].</p>
<p>L&rsquo;autre toile de fond, c&rsquo;est cette base de 1970. Le gouvernement reconnaît lui-même qu&rsquo;elle crée « des inégalités territoriales extrêmement fortes » [6]. Une révision est prévue. Elle devait entrer en vigueur en 2026, puis a été repoussée à 2028 [6]. Le dossier a déjà été décalé plusieurs fois.</p>
<p>En attendant, l&rsquo;avis tombe chaque automne. Il ne lit ni la fiche de paie ni la pension. Il lit la valeur d&rsquo;un logement fixée il y a un demi-siècle. Et ce sont les propriétaires les plus modestes qui en portent la part la plus lourde [3, 4].</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://unpi.org/files/UNPI-Observatoire_national_des_taxes_foncieres-Oct2025.pdf">Observatoire national des taxes foncières, 19e rapport</a>. UNPI (Union nationale des propriétaires immobiliers) (2025-10-15)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.ressources-consultants-finances.fr/valeurs-locatives-2026/">Actualisation forfaitaire des valeurs locatives pour 2026 : +0,8 % (chiffre définitif)</a>. Ressources Consultants Finances (2025)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/7735076">Les ménages au patrimoine immobilier le plus élevé paient relativement moins de taxe foncière que les ménages les moins dotés (Insee Analyses n° 91)</a>. Insee (2023-12)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2023-12/20231218-Fiscalite-du-logement-Etude-des-proprietes-redistributives-de-la-taxe-fonciere-INSEE.pdf">Fiscalité du logement. Étude des propriétés redistributives de la taxe foncière</a>. Cour des comptes (étude réalisée par l'Insee) (2023-12-18)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.collectivites-locales.gouv.fr/FAQ/faq-suppression-de-la-taxe-dhabitation-sur-les-residences-principales-et-nouveau-schema-de">Suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales et nouveau schéma de financement des collectivités territoriales</a>. collectivites-locales.gouv.fr (DGCL) (2021)</li><li id="ref-6"><a href="https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-410QE.htm">Révision des valeurs locatives des locaux d'habitation (réponse à la question écrite n° 410, 17e législature)</a>. Assemblée nationale (2025-06-10)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F59">Taxe foncière sur les propriétés bâties : exonérations, dégrèvement et plafonnement (fiche F59)</a>. service-public.gouv.fr (2025)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>