<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Hippocampe | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/hippocampe/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Sat, 12 Sep 2026 09:19:39 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/hippocampe/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/hippocampe/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Chez l'hippocampe, c'est le père qui met bas : une photo française prime l'océan 2026</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/photographie-sous-marine-2026-vie-oceans/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/photographie-sous-marine-2026-vie-oceans/</guid><pubDate>Sat, 12 Sep 2026 09:19:39 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Océans</category><category>Biodiversité marine</category><category>Photographie</category><category>Hippocampe</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/photographie-sous-marine-2026-vie-oceans/cover.webp" length="90762" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Dans les herbiers peu profonds de Mo&rsquo;orea, en Polynésie française, un plongeur a passé des heures à chercher un hippocampe. Il est remonté avec un portrait en noir et blanc : un mâle adulte, et deux petits à peine nés. Le 9 septembre, cette image a remporté le grand prix mondial de la photo sous-marine 2026. Son auteur est français [2].</div>

<h2 id="le-père-qui-met-les-petits-au-monde">Le père qui met les petits au monde</h2>
<p>Sur la photo, les deux juvéniles semblent tournés vers l&rsquo;adulte. Ce n&rsquo;est pas la mère. C&rsquo;est le père. Chez l&rsquo;hippocampe, c&rsquo;est le mâle qui porte et met bas [5].</p>
<p>La femelle dépose ses œufs dans une poche fermée, sur le ventre du mâle. Il les féconde à l&rsquo;intérieur. Il les oxygène par un réseau de vaisseaux. Il les nourrit d&rsquo;un fluide proche de celui d&rsquo;un placenta [5]. Puis vient le travail. Pendant des heures, il pousse pour expulser ses petits [5].</p>
<p>La grossesse dure de dix jours à six semaines. Cela dépend de l&rsquo;espèce et de la température de l&rsquo;eau [5]. Le mâle peut lâcher de quelques petits à plusieurs milliers. Ils mesurent huit à dix millimètres. Aussitôt nés, ils sont livrés à eux-mêmes et dérivent comme du plancton [5].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">8 à 10 mm</span> <span class="stat__label">la taille d&#39;un bébé hippocampe à la naissance, aussitôt livré à lui-même</span></aside>

<p>Le concours a présenté la scène comme un adieu, le père disant au revoir à ses petits [4]. C&rsquo;est la lecture de l&rsquo;auteur. Le fait, lui, tient en peu de mots.</p>
<aside class="pullquote">Chez l&rsquo;hippocampe, la grossesse est une affaire de mâle.</aside>

<h2 id="des-instants-quon-voit-rarement">Des instants qu&rsquo;on voit rarement</h2>
<p>Le même palmarès a récompensé d&rsquo;autres scènes de vie marine. Chacune montre un comportement réel.</p>
<p>Le dragon de mer feuillu partage le secret de l&rsquo;hippocampe. Le mâle porte lui aussi les œufs. Il les colle sous sa queue [4].</p>
<p>Un requin-nourrice avance flanqué de rémoras rangés en formation [4]. Ces poissons voyagent accrochés à plus gros qu&rsquo;eux. C&rsquo;est un partenariat courant sous l&rsquo;eau.</p>
<p>Au large du Japon, une photo de nuit en pleine eau saisit un poisson-ruban et des salpes translucides [4]. Cette technique, la photo en eau noire, révèle un peuple minuscule et dérivant. On l&rsquo;observe très peu.</p>
<p>À Sydney, des dauphins ont surfé une vague au milieu des surfeurs [1]. À Jurien Bay, en Australie, de jeunes otaries jouent et inspectent tout ce qui passe [3].</p>
<h2 id="quand-la-photo-devient-un-outil-de-science">Quand la photo devient un outil de science</h2>
<p>Une catégorie récompense moins une belle image qu&rsquo;une méthode. On y voit des plongeurs scientifiques mesurer des requins-marteaux avec un appareil calibré au laser [1]. Chaque animal est identifié un par un, lors d&rsquo;un relevé de population [4].</p>
<p>La photo ne fait pas que montrer. Elle compte, elle suit, elle documente. C&rsquo;est un vrai outil de recherche.</p>
<p>Ces images arrivent au bon moment. Environ un tiers des requins et des raies sont menacés d&rsquo;extinction, la surpêche en tête [6]. Savoir combien il en reste, et où, commence souvent par une image nette.</p>
<h2 id="locéan-garde-presque-tous-ses-secrets">L&rsquo;océan garde presque tous ses secrets</h2>
<p>D&rsquo;autres images rappellent tout ce qu&rsquo;on ignore encore. Un programme de recensement a décrit 1 121 espèces marines nouvelles en un an [7]. Il estime que jusqu&rsquo;à neuf espèces sur dix restent à découvrir dans l&rsquo;océan [7]. C&rsquo;est son estimation, à prendre comme telle. Mais elle donne le vertige.</p>
<p>Entre le moment où l&rsquo;on repère une espèce et celui où on la décrit vraiment, il s&rsquo;écoule treize ans et demi en moyenne [7]. L&rsquo;océan va plus vite que les carnets qui le racontent.</p>
<p>Une dernière photo montre autre chose que des animaux. Au Cap-Vert, des volontaires, des surfeurs et des sauveteurs remettent ensemble à l&rsquo;eau des globicéphales échoués [1, 3]. Pourquoi ces baleines se sont échouées, l&rsquo;image ne le dit pas. Ce qu&rsquo;elle montre, c&rsquo;est un renflouement à mains nues, tous ensemble.</p>
<p>Le grand prix, lui, est reparti vers un père hippocampe et ses petits partis dériver seuls. Sur plus de quinze mille images reçues, selon les organisateurs, c&rsquo;est celle-là qui a été retenue [1]. Un mâle, deux petits de huit millimètres, et l&rsquo;immensité d&rsquo;un océan qu&rsquo;on connaît à peine.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://oceanographicmagazine.com/news/ocean-photographer-of-the-year-winners-announced/">Ocean Photographer of the Year 2026 : les lauréats</a>. Oceanographic Magazine (9 septembre 2026)</li><li id="ref-2"><a href="https://lartdelaphoto.fr/ocean-photographer-of-the-year-2026-palmares/">Ocean Photographer of the Year 2026 : le palmarès</a>. L'art de la photo (septembre 2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.thisiscolossal.com/2026/09/ocean-photographer-of-the-year-2026-winners/">Ocean Photographer of the Year 2026 Winners</a>. Colossal (septembre 2026)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.discoverwildlife.com/photography/ocean-photographer-of-the-year-2026">Ocean Photographer of the Year 2026</a>. Discover Wildlife (BBC Wildlife) (septembre 2026)</li><li id="ref-5"><a href="https://projectseahorse.org/saving-seahorses/about-seahorses/reproduction/">Seahorse reproduction</a>. Project Seahorse (UBC Institute for Oceans and Fisheries, ZSL) (consultée le 12 septembre 2026)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(21)01198-2">Overfishing drives over one-third of all sharks and rays toward a global extinction crisis</a>. Current Biology (6 septembre 2021)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.globenewswire.com/news-release/2026/05/18/3297089/0/en/scientists-discover-over-1-100-new-marine-species-in-landmark-ocean-census.html">Scientists discover over 1,100 new marine species in landmark Ocean Census</a>. Ocean Census (The Nippon Foundation-Nekton) (18 mai 2026)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>