<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Haute-Loire | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/haute-loire/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Wed, 19 Aug 2026 08:39:57 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/haute-loire/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/haute-loire/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>« Fier d'être raciste » : un retraité condamné après avoir tiré près d'enfants au Puy-en-Velay</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/tirs-insultes-racistes-enfants-puy-en-velay/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/tirs-insultes-racistes-enfants-puy-en-velay/</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2026 08:39:57 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Racisme</category><category>Justice</category><category>Enfance</category><category>Droit</category><category>Haute-Loire</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/tirs-insultes-racistes-enfants-puy-en-velay/cover.webp" length="60922" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Le 19 avril 2026, une dizaine d&rsquo;enfants jouaient au ballon dans un quartier d&rsquo;Espaly-Saint-Marcel, en Haute-Loire. Ils avaient entre 6 et 11 ans. Un retraité de 65 ans est sorti de chez lui avec une carabine à plomb. Il a fait feu tout près d&rsquo;eux, en les insultant sur leur origine. Le 17 août, le tribunal du Puy-en-Velay l&rsquo;a condamné.</div>

<h2 id="devant-une-dizaine-denfants">Devant une dizaine d&rsquo;enfants</h2>
<p>Les faits sont datés et jugés. Ce dimanche d&rsquo;avril, des enfants de 6 à 11 ans jouaient dehors, au quartier de l&rsquo;Arbousset. Un homme de 65 ans est sorti armé. Il a tiré à la carabine à plomb près du groupe [1, 2].</p>
<p>Un garçon de 10 ans a été reconnu victime par le tribunal. Il a reçu 2 200 euros au titre de la réparation [1]. Son père avait produit un certificat médical. Trois jours d&rsquo;incapacité y sont notés, au titre du choc, pas d&rsquo;une plaie [2].</p>
<p>Sur une blessure, les récits divergent. Une tante d&rsquo;un enfant décrit un tir au mollet. Un compte rendu du procès parle d&rsquo;un tir « sans faire de blessé » [4]. Aucune blessure physique n&rsquo;a été établie par le tribunal. Le choc, lui, a été reconnu par un médecin.</p>
<h2 id="-je-ne-suis-pas-raciste--a-t-il-dit">« Je ne suis pas raciste », a-t-il dit</h2>
<p>À l&rsquo;audience, l&rsquo;homme a reconnu les faits [3]. Il a nié avoir visé les enfants. Il assure avoir « tiré en l&rsquo;air », avec une arme dont il avait « omis de mettre la sécurité » [2]. Sur les insultes, il a lâché : « si je l&rsquo;ai dit, c&rsquo;est par énervement, ça m&rsquo;a échappé, je ne suis pas raciste » [2]. Il se disait « harcelé » par les enfants. Il affirmait même avoir été traité de « sale Français » [2].</p>
<p>Un élément le contredit. Avant les faits, une vidéo avait été mise en ligne. On l&rsquo;y entend dire : « Je suis raciste et je suis fier d&rsquo;être raciste. Je le dis haut et fort » [2].</p>
<p>Sur ce qu&rsquo;il a crié ce jour-là, les comptes rendus rapportent des insultes visant l&rsquo;origine des enfants. On y lit « sales nègres » et « sales arabes », lancés ce jour-là et les mois d&rsquo;avant [2]. L&rsquo;avocate des familles a rappelé des enfants comparés à des animaux, « singes » ou « babouins » [4]. Ces mots viennent de témoins et de l&rsquo;accusation. Ils ne sont pas le texte du jugement.</p>
<h2 id="ce-que-le-tribunal-a-jugé">Ce que le tribunal a jugé</h2>
<aside class="stat"><span class="stat__num">2 200 €</span> <span class="stat__label">versés à l&#39;enfant de 10 ans reconnu victime</span></aside>

<p>La peine est de quinze mois de prison avec sursis probatoire de deux ans [1]. Ce sursis veut dire ceci : pas de prison tant qu&rsquo;il respecte ses obligations pendant deux ans. Parmi elles, une obligation de soins. S&rsquo;y ajoute une interdiction de détenir ou de porter une arme pendant dix ans [1].</p>
<p>Le tribunal a retenu deux choses à la fois. La violence avec arme. Et les injures publiques racistes [4]. Aucune relaxe n&rsquo;a été prononcée sur le volet raciste.</p>
<p>Côté réparations, il doit aussi verser un euro symbolique à deux associations, SOS Racisme et la Ligue des droits de l&rsquo;Homme [1]. Cet euro n&rsquo;indemnise rien. Il acte, sur le papier, la reconnaissance du racisme.</p>
<p>L&rsquo;accusation avait demandé quinze mois et trois ans de sursis probatoire. Le tribunal a retenu deux ans [3].</p>
<figure class="quote">
  <blockquote><p>« Les insultes racistes ne sont pas entendables en 2026 ! » [3]</p>
</blockquote>
  <figcaption class="quote__source">la présidente du tribunal, à l&#39;audience</figcaption>
</figure>

<h2 id="un-mobile-raciste-comment-la-loi-le-traite">Un mobile raciste, comment la loi le traite</h2>
<p>En France, il n&rsquo;existe pas de « délit de racisme » unique [5]. La loi passe par plusieurs portes. Le choix dépend de l&rsquo;acte, et du fait qu&rsquo;il soit public ou non.</p>
<p>Première porte : un mot raciste dit en public. Insulter une personne sur son origine, dehors, devant des tiers, c&rsquo;est une infraction à part entière. La loi de 1881 sur la presse la nomme injure publique raciste. Elle est punie d&rsquo;un an de prison et de 45 000 euros d&rsquo;amende [6].</p>
<p>Deuxième porte : un mobile raciste derrière une violence. Quand on frappe, menace ou dégrade « à raison » de l&rsquo;origine de la victime, la peine encourue est alourdie. C&rsquo;est l&rsquo;article 132-76 du code pénal [5]. Il ne crée pas d&rsquo;infraction. Il relève la peine maximale de l&rsquo;infraction déjà commise. Pour les délits punis de trois ans ou moins, ce maximum est porté au double. Au-dessus, il monte d&rsquo;un cran [5].</p>
<p>Ici, c&rsquo;est la première porte qui a servi. Le racisme a été poursuivi comme un délit à part, l&rsquo;injure publique raciste. Il a été jugé à côté de la violence avec arme, pas comme une aggravation du tir.</p>
<p>Le cadre de droit éclaire ce choix. L&rsquo;article 132-76 laisse de côté les infractions racistes de la loi de 1881, dont l&rsquo;injure publique [5]. Une insulte criée en public relève de ce texte-là, avec son propre régime. Elle se juge pour elle-même, plutôt que d&rsquo;alourdir la peine d&rsquo;un autre délit.</p>
<aside class="pullquote">Le racisme n&rsquo;a pas alourdi la peine du tir. Il a été jugé à part, comme un délit à lui seul.</aside>

<p>Le tribunal a donc jugé deux délits côte à côte. La violence avec arme d&rsquo;un côté. L&rsquo;injure publique raciste de l&rsquo;autre [4]. La prison sanctionne surtout la violence. Le racisme, lui, se lit dans la déclaration de culpabilité et dans l&rsquo;euro symbolique.</p>
<h2 id="le-racisme-a-failli-ne-pas-être-jugé">Le racisme a failli ne pas être jugé</h2>
<p>Au départ, ce volet n&rsquo;était pas dans le dossier. La plainte est déposée le 19 avril. L&rsquo;homme est convoqué pour la seule « violence avec arme » [2].</p>
<p>Les premières auditions signées ne mentionnent pas de propos racistes. Le parquet l&rsquo;a lui-même rappelé [2]. Le père et des témoins, eux, affirment les avoir signalés au commissariat [2].</p>
<p>Le 22 avril, une seconde enquête est ouverte, cette fois pour injure raciste [2]. Elle fait suite à des signalements d&rsquo;associations et à une nouvelle plainte du père. Le 6 mai, le parquet annonce que les injures racistes seront jugées aussi. L&rsquo;audience passe de juillet à août [2].</p>
<p>Le parquet est partie au procès, pas un arbitre neutre. Sa position a changé en cours de route. Sans cette seconde enquête, la carabine aurait été jugée seule. Les mots, non.</p>
<p>Reste ce que l&rsquo;homme disait de lui-même, avant les tirs, face caméra : « Je suis raciste et je suis fier d&rsquo;être raciste » [2]. Le tribunal, à son tour, a nommé ce racisme. Et l&rsquo;a inscrit dans une condamnation.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.franceinfo.fr/faits-divers/justice-proces/l-homme-juge-pour-des-insultes-racistes-et-un-tir-a-la-carabine-pres-d-enfants-en-haute-loire-a-ete-condamne-a-15-mois-de-prison-avec-sursis-probatoire_8151356.html">L'homme jugé pour des insultes racistes et un tir à la carabine près d'enfants en Haute-Loire a été condamné à 15 mois de prison avec sursis probatoire</a>. franceinfo (2026-08-17)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.franceinfo.fr/faits-divers/justice-proces/on-vous-resume-l-affaire-de-l-homme-juge-pour-des-insultes-racistes-et-un-tir-a-la-carabine-pres-d-enfants-en-haute-loire_8144645.html">On vous résume l'affaire de l'homme jugé pour des insultes racistes et un tir à la carabine près d'enfants en Haute-Loire</a>. franceinfo (2026-08-17)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.20min.ch/fr/story/france-injures-racistes-et-menaces-envers-des-gamins-il-evite-la-prison-103618847">Injures racistes et menaces envers des gamins : il évite la prison</a>. 20 minutes (Suisse) (2026-08-17)</li><li id="ref-4"><a href="https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-loire/puy-velay/j-ai-pu-tenir-ces-propos-15-mois-de-prison-avec-sursis-pour-l-homme-qui-avait-profere-des-insultes-racistes-et-tire-a-proximite-d-enfants-en-haute-loire-3402916.html">« J'ai pu tenir ces propos » : 15 mois de prison avec sursis pour l'homme qui avait proféré des insultes racistes et tiré à proximité d'enfants en Haute-Loire</a>. France 3 Auvergne-Rhône-Alpes (2026-08-19)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006417501">Article 132-76 du code pénal (circonstance aggravante de racisme)</a>. Légifrance (en vigueur)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000049312747">Article 33 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse (injure publique raciste)</a>. Légifrance (en vigueur)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>