<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Galaxies | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/galaxies/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Thu, 03 Sep 2026 09:02:51 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/galaxies/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/galaxies/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Les plus petites galaxies du jeune Univers ont survécu, et elles ont peut-être tout éclairé</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/james-webb-petites-galaxies-survie-univers-jeune/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/james-webb-petites-galaxies-survie-univers-jeune/</guid><pubDate>Thu, 03 Sep 2026 09:02:51 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Espace</category><category>Cosmologie</category><category>Télescope James Webb</category><category>Galaxies</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/james-webb-petites-galaxies-survie-univers-jeune/cover.webp" length="51370" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Il y a près de treize milliards d&rsquo;années, une tache de lumière minuscule flottait dans le jeune Univers. Une galaxie à peine née. Un gaz presque pur, sans presque aucun des métaux que forgent les étoiles. Le télescope spatial James Webb vient de la saisir, grossie par la masse d&rsquo;un amas de galaxies placé devant elle. Les auteurs de l&rsquo;étude l&rsquo;appellent un « fossile en formation ».</div>

<p>Cette galaxie a un nom de code, LAP1-B. La lumière qu&rsquo;en capte le télescope est partie quand l&rsquo;Univers avait environ 800 millions d&rsquo;années. Aujourd&rsquo;hui il en a 13,8 milliards. C&rsquo;est donc un objet du tout début, saisi presque à sa naissance.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">800 millions d&#39;années</span> <span class="stat__label">l&#39;âge de l&#39;Univers quand la lumière de cette galaxie est partie, sur 13,8 milliards aujourd&#39;hui</span></aside>

<p>Pour l&rsquo;atteindre, le télescope a triché avec la nature. Un amas de galaxies très massif s&rsquo;intercale sur la ligne de visée. Sa masse courbe l&rsquo;espace et agit comme une loupe. On appelle ça une lentille gravitationnelle. Sans ce grossissement, l&rsquo;objet serait bien trop pâle pour être vu. Et LAP1-B est la galaxie en formation la plus primitive jamais repérée [1].</p>
<h2 id="une-survie-que-personne-nattendait">Une survie que personne n&rsquo;attendait</h2>
<p>Les modèles prévoyaient l&rsquo;inverse. Les toutes petites galaxies vivent dans de petits nids de matière noire. Leur gravité est faible. La première génération d&rsquo;étoiles y explose en supernovas, chauffe le gaz, le disperse. La lumière des grandes galaxies voisines finit le travail. Résultat attendu : sous une certaine taille, la fabrication d&rsquo;étoiles devait s&rsquo;éteindre. Et le nombre de petites galaxies devait chuter d&rsquo;un coup.</p>
<p>Le télescope ne voit pas cette chute. Derrière un autre amas-loupe, il compte des galaxies de plus en plus petites, de plus en plus pâles, sans jamais atteindre le mur prévu [2]. Elles tiennent bon là où la théorie les donnait perdues.</p>
<p>Une précision s&rsquo;impose, et elle ne gâche rien. Ce résultat vient d&rsquo;un article encore en cours de relecture par les pairs. Et « ne pas voir de chute » n&rsquo;est pas « prouver qu&rsquo;il n&rsquo;y en a aucune ». Le télescope ne voit pas de coupure jusqu&rsquo;à un niveau très faible, voilà le fait. Ce qui se cache encore plus bas reste à explorer.</p>
<h2 id="le-petit-peuple-pas-les-géantes">Le petit peuple, pas les géantes</h2>
<p>Vient alors la vraie surprise. Longtemps, on a cru que les grandes galaxies avaient fait le gros du travail à l&rsquo;aube du cosmos. Le travail en question porte un nom, la réionisation. C&rsquo;est le moment où l&rsquo;Univers, d&rsquo;abord rempli d&rsquo;un brouillard de gaz opaque, est redevenu transparent, baigné de lumière. La dernière grande transformation de son histoire.</p>
<p>Les mesures récentes déplacent le mérite. Les galaxies les plus pâles fourniraient plus de la moitié de la lumière ultraviolette de l&rsquo;époque. Et au moins 64 % des rayons capables de percer le brouillard [2]. Un relevé pointé sur l&rsquo;amas de Pandore a repéré 83 de ces naines en pleine flambée d&rsquo;étoiles [3]. Des objets si petits qu&rsquo;il en faudrait de 2 000 à 200 000 pour égaler la masse de la Voie lactée.</p>
<aside class="pullquote pullquote--float">Le petit peuple des galaxies, pas les géantes, aurait rallumé le cosmos.</aside>

<p>Rares aujourd&rsquo;hui, ces naines ne pèsent plus qu&rsquo;environ 1 % des galaxies. Mais au début, elles grouillaient. Nombreuses et énergiques, elles auraient suffi à la tâche [3].</p>
<p>Là encore, l&rsquo;honnêteté demande une réserve, posée à côté du fait. Au tout début de l&rsquo;Univers, on ne peut pas mesurer directement ces rayons qui s&rsquo;échappent. Le brouillard de gaz les absorbe avant qu&rsquo;ils parviennent jusqu&rsquo;à la Terre. Les équipes les déduisent, à partir de galaxies proches qui leur ressemblent. Ce n&rsquo;est pas une mesure sur pièce, c&rsquo;est une déduction sérieuse. La nuance compte, et elle n&rsquo;enlève rien à la beauté de l&rsquo;image.</p>
<h2 id="une-question-encore-ouverte">Une question encore ouverte</h2>
<p>La science, ici, se fait en direct, et c&rsquo;est une bonne nouvelle en soi. Car les équipes ne sont pas tout à fait d&rsquo;accord. Une lecture insiste sur le nombre : les petites étaient si abondantes qu&rsquo;elles ont éclairé le ciel à la force du grand nombre. Une autre insiste sur l&rsquo;efficacité : une minorité de galaxies très « fuyantes » aurait produit l&rsquo;essentiel. Environ 20 % des sources fourniraient près de 87 % des rayons [4].</p>
<p>Ces deux lectures ne se contredisent pas vraiment. Une galaxie peut être à la fois petite, nombreuse et très fuyante. L&rsquo;accent seul diffère. Le débat n&rsquo;est pas tranché, et personne ne fait semblant qu&rsquo;il le soit. C&rsquo;est une enquête en cours, pas un dossier clos.</p>
<h2 id="de-laube-cosmique-jusquà-aujourdhui">De l&rsquo;aube cosmique jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui</h2>
<p>Reste le plus beau. Cette galaxie du tout début n&rsquo;est pas un vestige perdu dans le passé. Autour de la Voie lactée gravitent encore de très vieilles galaxies naines, minuscules et pâles. LAP1-B leur ressemble comme une aïeule. Sa composition, sa masse, son cœur dominé par la matière noire pointent vers la même famille. L&rsquo;étude en fait l&rsquo;ancêtre direct de ces naines toujours là aujourd&rsquo;hui [1].</p>
<p>Le lien reste une interprétation, pas une filiation observée directement. Mais il change la portée de l&rsquo;affaire. Ces petites galaxies n&rsquo;ont pas seulement traversé l&rsquo;aube de l&rsquo;Univers. Certaines de leurs descendantes tournent encore tout près, autour de la Voie lactée, treize milliards d&rsquo;années plus tard. La survie a des témoins vivants.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.nature.com/articles/s41586-026-10374-1">An ultra-faint, chemically primitive galaxy forming in the reionization era</a>. Nature (2026-05-13)</li><li id="ref-2"><a href="https://arxiv.org/abs/2607.01129">Tilting at the Turnover: Modeling the Faint-End of the UV Luminosity Function Behind Abell S1063 with JWST</a>. arXiv (2026-07-01)</li><li id="ref-3"><a href="https://science.nasa.gov/missions/webb/nasas-webb-uncovers-galaxy-population-driving-cosmic-renovation/">Webb « UNCOVERs » Galaxy Population Driving Cosmic Renovation</a>. NASA Science (2025-06)</li><li id="ref-4"><a href="https://arxiv.org/abs/2607.22834">Reionization driven by the few: the ionizing budget of galaxies at z=5-10 from JWST/NIRSpec</a>. arXiv (2026-07-24)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>