<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Floride | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/floride/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Fri, 16 Oct 2026 07:55:45 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/floride/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/floride/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>En Floride, les opérations d'expulsion touchent surtout des gens sans casier</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/floride-expulsions-quartiers-haitiens-chiffres/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/floride-expulsions-quartiers-haitiens-chiffres/</guid><pubDate>Fri, 16 Oct 2026 07:55:45 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Immigration</category><category>États-Unis</category><category>Floride</category><category>Expulsions</category><category>Haïti</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/floride-expulsions-quartiers-haitiens-chiffres/cover.webp" length="179456" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">À Immokalee, bourg agricole de l&rsquo;ouest de la Floride, les parties de dominos se jouaient sur les trottoirs. En 2025, elles ont cessé. Les marchés se sont arrêtés, les pancartes « For Rent » se sont multipliées [6]. À Miami, dans le quartier de Petite Haïti, le marché du dimanche s&rsquo;est vidé lui aussi. « Les gens ont peur de sortir », lâche une vendeuse [4].</div>

<h2 id="des-quartiers-entiers-qui-se-taisent">Des quartiers entiers qui se taisent</h2>
<p>Dans le sud de la Floride, environ 150 000 Haïtiens ont perdu leur protection [5]. Leurs quartiers portent des noms connus. Little Haiti et Petite Haïti à Miami. North Miami, où plus d&rsquo;un habitant sur deux est d&rsquo;origine haïtienne. Immokalee, au milieu des champs de tomates [5, 6]. Partout, la vie publique s&rsquo;est éteinte en quelques mois.</p>
<p>À North Miami, les laveries ouvertes la nuit étaient bondées. Elles se sont clairsemées. Les habitants expédient leurs courses et rentrent vite [5]. Dans une église baptiste haïtienne, les bancs se vident. Des fidèles suivent désormais l&rsquo;office par écran [5]. À Immokalee, la messe haïtienne se dépeuple [6].</p>
<p>Les enfants manquent l&rsquo;école [4]. Une mère raconte qu&rsquo;elle prie chaque jour avant d&rsquo;aller les chercher, de peur d&rsquo;être arrêtée en chemin [5]. Le travail s&rsquo;arrête aussi. Des chantiers sont à l&rsquo;arrêt [4]. Des soignants ont perdu leur poste [6]. Une diplômée en génie civil de 25 ans ne travaille plus et ne conduit plus [5].</p>
<p>Un pasteur de North Miami résume ce qu&rsquo;il voit autour de lui :</p>
<blockquote>
<p>« Je vois des hommes et des femmes adultes sombrer dans la dépression. » [5]</p>
</blockquote>
<p>Beaucoup se terrent alors même qu&rsquo;ils sont en règle [4]. Car l&rsquo;arrestation peut avoir lieu dans la rue. La Floride a rendu obligatoire un accord dans ses 67 comtés. Il transforme les policiers locaux en agents de l&rsquo;immigration [7]. C&rsquo;est le seul État du pays où tous les shérifs participent [7]. La formation de ces agents a même été raccourcie [7]. Dès lors, un contrôle peut tomber n&rsquo;importe où, n&rsquo;importe quand.</p>
<h2 id="-on-expulse-des-criminels---ce-que-disent-les-chiffres">« On expulse des criminels » : ce que disent les chiffres</h2>
<p>L&rsquo;administration défend ses opérations par une phrase simple. La secrétaire à la Sécurité intérieure avance « 60 à 70 % » de criminels parmi les personnes arrêtées [2]. Le chiffre paraît net. Il ne tient qu&rsquo;à une condition.</p>
<p>Pour l&rsquo;obtenir, il faut additionner deux choses différentes. Les personnes déjà condamnées, et celles qui ont seulement des poursuites en cours [2]. Les condamnations seules, elles, sont tombées de 54 % en février 2025 à 29 % en janvier 2026 [2].</p>
<p>Les chiffres viennent de la police de l&rsquo;immigration elle-même, simplement remis en ordre [1]. Au 11 juillet 2026, sur 65 765 personnes détenues, 70,6 % n&rsquo;avaient aucune condamnation [1]. Près d&rsquo;un an plus tôt, c&rsquo;était déjà 71,5 % [1]. Parmi les condamnés, beaucoup l&rsquo;ont été pour des faits mineurs, comme des infractions au code de la route [1].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">70,6 %</span> <span class="stat__label">des personnes détenues par la police de l&#39;immigration n&#39;avaient aucune condamnation, au 11 juillet 2026</span></aside>

<p>Le volume des opérations monte. La part des personnes sans casier monte plus vite. Sur deux semaines de septembre 2025, la détention a augmenté de près de mille personnes. Le nombre de condamnés, lui, a baissé de 170. La hausse s&rsquo;est faite entièrement sur des gens sans aucune charge ni condamnation [1]. Une analyse indépendante, faite sur des données qui ont fuité, arrive au même résultat. Près de trois détenus sur quatre n&rsquo;ont aucune condamnation. Environ 5 % sont condamnés pour un crime violent [3].</p>
<p>Le cap, lui, avait été fixé par un conseiller de la Maison-Blanche en mai 2025 : « au moins 3 000 arrestations par jour » [2]. Sur le terrain, la moyenne tournait plutôt autour de 1 276 par jour à l&rsquo;automne 2025 [1]. Un objectif de nombre, pas une liste de dangereux.</p>
<h2 id="des-résidents-légaux-devenus-expulsables">Des résidents légaux devenus expulsables</h2>
<p>La plupart de ces habitants n&rsquo;étaient pas des clandestins. Beaucoup vivaient en Floride avec un statut légal. Un statut de protection temporaire, ou un programme humanitaire ouvert sous l&rsquo;administration précédente [4, 10]. Un responsable associatif résume la bascule : « Des immigrants légaux deviennent illégaux » [4].</p>
<aside class="pullquote">La plupart n&rsquo;étaient pas des clandestins. Un statut légal les protégeait, jusqu&rsquo;à sa révocation.</aside>

<p>L&rsquo;administration a révoqué ces statuts. Le programme humanitaire a été annulé dès 2025 [4]. Puis la protection temporaire a été supprimée pour onze pays [10]. En juin 2026, la Cour suprême a levé le dernier obstacle et autorisé la fin de cette protection pour Haïti [10, 11]. À l&rsquo;échelle du pays, environ 1,04 million de personnes la perdent [10].</p>
<p>Les Vénézuéliens sont les plus nombreux au niveau national, plus de 615 000 [10]. En Floride, les Haïtiens forment le premier groupe documenté, environ 158 000 personnes [11]. Du jour au lendemain, elles passent de protégées à expulsables.</p>
<h2 id="pourquoi-ils-ne-rentrent-pas">Pourquoi ils ne rentrent pas</h2>
<p>Beaucoup refusent de repartir. « Je vais perdre la vie », dit un homme [4]. Une femme de 62 ans répond simplement : « C&rsquo;est ici, chez moi » [6]. Leur pays traverse l&rsquo;une des pires crises de son histoire.</p>
<p>Des gangs contrôlent environ 90 % de la capitale haïtienne [11]. Entre janvier 2025 et mars 2026, plus de 8 200 personnes ont été tuées dans le pays [11]. Environ 1,5 million d&rsquo;habitants ont fui leur foyer [11]. Le droit international interdit de renvoyer quelqu&rsquo;un vers un pays où sa vie court un danger sérieux [11]. L&rsquo;administration prévoit pourtant au moins deux vols par semaine vers Haïti [5]. Un avocat le dit à sa manière. Personne ne rentre volontairement, selon lui. Pour lui, cela suffit à prouver que le renvoi est illégal [5].</p>
<h2 id="-alligator-alcatraz---deux-bilans-officiels">« Alligator Alcatraz » : deux bilans officiels</h2>
<p>En juillet 2025, la Floride a ouvert un centre de détention dans les Everglades, surnommé « Alligator Alcatraz » [8]. Le gouverneur en a fait un succès. Il a parlé d&rsquo;un État « plus sûr » et de « 21 000 personnes expulsées » par le centre [8]. Ces chiffres viennent de lui, ils n&rsquo;ont pas été recoupés [8].</p>
<p>Un autre bilan existe, celui du contrôle interne de l&rsquo;administration elle-même. Son rapport, publié en septembre 2026, décrit un tout autre lieu [9]. Chaque détenu y disposait d&rsquo;environ 2,6 m², moins de la moitié de ce qu&rsquo;exige la réglementation [9]. Des dizaines d&rsquo;hommes ont été placés dans des cages métalliques d&rsquo;à peine 1,7 m², une pratique jugée « sans précédent » [9]. Le personnel appelait ces cages des « zones d&rsquo;apaisement » [9].</p>
<p>Les douches avaient lieu trois fois par semaine [9]. Sept détenus sur huit jugeaient le lieu sale [9]. Aucun décompte officiel ne mesure la part de criminels dans ce centre précis. À l&rsquo;échelle nationale, la plupart des personnes enfermées n&rsquo;avaient aucune condamnation [1]. Le centre a reçu de l&rsquo;argent fédéral, 608 millions de dollars engagés, 58 versés [9]. L&rsquo;administration fédérale affirme n&rsquo;avoir « pas de contrat avec la Floride ». Elle reconnaît pourtant des agents fédéraux sur place [9].</p>
<p>Le centre a fermé à la mi-juin 2026 [8, 9]. Les recommandations du contrôle ont été classées sans suite, faute d&rsquo;objet [9].</p>
<p>Le mot qui justifie toute l&rsquo;opération reste « criminels ». Les quartiers haïtiens de Floride, eux, se sont vidés de leurs familles, de leurs soignants, de leurs fidèles. Et dans les centres de la police de l&rsquo;immigration, sept personnes détenues sur dix n&rsquo;ont aucune condamnation [1].</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://tracreports.org/immigration/quickfacts/">Immigration Detention Quick Facts</a>. TRAC, Syracuse University (2026)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.factcheck.org/2026/01/as-ice-arrests-increased-a-higher-portion-had-no-u-s-criminal-record/">As ICE Arrests Increased, a Higher Portion Had No U.S. Criminal Record</a>. FactCheck.org (janvier 2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.cato.org/blog/5-ice-detainees-have-violent-convictions-73-no-convictions">5% of ICE Detainees Have Violent Convictions, 73% No Convictions</a>. Cato Institute (novembre 2025)</li><li id="ref-4"><a href="https://ici.radio-canada.ca/info/long-format/2154488/floride-haitiens-immigration-trump-deportation">En Floride, les Haïtiens, traqués, se cachent la peur au ventre</a>. Radio-Canada (2025)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.wlrn.org/immigration/2026-08-31/south-floridas-haitians-move-into-the-shadows-amid-the-threat-of-being-sent-back-to-gang-terror">South Florida's Haitians move into the shadows amid the threat of being sent back to gang terror</a>. WLRN (31 août 2026)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.globalsistersreport.org/migration/haitian-migrants-florida-turn-catholic-sister-deportation-fears-grow">Haitian migrants in Florida turn to Catholic sister as deportation fears grow</a>. Global Sisters Report (2026)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.wusf.org/courts-law/2025-02-25/ice-florida-sheriffs-cooperation-agreements-await-streamlined-training">ICE, Florida sheriffs' cooperation agreements await streamlined training</a>. WUSF (25 février 2025)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.pbs.org/newshour/nation/floridas-alligator-alcatraz-immigration-detention-center-has-closed-governor-says">Florida's Alligator Alcatraz immigration detention center has closed, governor says</a>. PBS NewsHour (juin 2026)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.news4jax.com/news/local/2026/09/14/dhs-watchdog-finds-alligator-alcatraz-failed-detention-standards-cites-cramped-housing-and-small-enclosures/">DHS watchdog finds Alligator Alcatraz failed detention standards, cites cramped housing and small enclosures</a>. News4Jax (14 septembre 2026)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.pewresearch.org/short-reads/2026/08/12/second-trump-administration-has-ended-temporary-protected-status-for-most-immigrants-who-had-it/">Second Trump administration has ended Temporary Protected Status for most immigrants who had it</a>. Pew Research Center (12 août 2026)</li><li id="ref-11"><a href="https://www.hrw.org/fr/news/2026/07/02/etats-unis-des-haitiens-sur-le-point-de-perdre-leur-protection-risquent-detre">États-Unis : des Haïtiens sur le point de perdre leur protection risquent d'être renvoyés</a>. Human Rights Watch (2 juillet 2026)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>