<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Fin De Vie | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/fin-de-vie/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Sat, 19 Sep 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/fin-de-vie/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/fin-de-vie/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Fin de vie à l'hôpital : sept accidents graves sur dix jugés évitables</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/fin-de-vie-hopital-accidents-evitables-moyens/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/fin-de-vie-hopital-accidents-evitables-moyens/</guid><pubDate>Sat, 19 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Fin de vie</category><category>Soins palliatifs</category><category>Hôpital</category><category>Santé publique</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/fin-de-vie-hopital-accidents-evitables-moyens/cover.webp" length="62350" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Une dose de morphine calculée trop vite. Un pousse-seringue mal réglé. Dans les derniers jours d&rsquo;une vie, ces gestes ne pardonnent pas. La Haute Autorité de santé a passé au crible 385 accidents graves survenus autour de patients en fin de vie, signalés depuis 2017. Plus de sept sur dix étaient évitables.</div>

<h2 id="sept-accidents-sur-dix-qui-nauraient-pas-dû-arriver">Sept accidents sur dix qui n&rsquo;auraient pas dû arriver</h2>
<p>L&rsquo;autorité de santé a examiné les accidents graves déclarés autour de patients en fin de vie. Entre mars 2017 et septembre 2025, elle a retenu 385 cas sur 1 898 examinés [1]. Sur ces 385, elle en a jugé 272 évitables ou probablement évitables, soit 71 % [1]. Parmi eux, 144 ont fini par un décès, 118 ont mis en jeu le pronostic vital, 10 ont laissé une séquelle permanente [1].</p>
<p>Un chiffre pareil se lit avec prudence. Ces accidents sont ceux qui ont été signalés. L&rsquo;autorité de santé le dit elle-même.</p>
<figure class="quote">
  <blockquote><p>« Ces données ne présentent pas de valeur épidémiologique ou statistique généralisables. »</p>
</blockquote>
  <figcaption class="quote__source">Haute Autorité de santé</figcaption>
</figure>

<p>Les signalements restent très en dessous de la réalité [1]. Ce n&rsquo;est donc pas un taux. Personne ne peut dire que sept fins de vie sur dix tournent mal. Ce sont les accidents connus, pas tous les accidents.</p>
<p>Là où ça casse est identifié dans 88 % des cas [1]. L&rsquo;organisation de la prise en charge arrive en tête, 32 % [1]. Viennent les erreurs de médicaments, 28 %, surtout des sédatifs et des antidouleurs, avec 81 surdosages recensés [1]. Puis les erreurs de matériel, 25 %, pompes et pousse-seringues [1]. D&rsquo;où une recommandation simple : faire vérifier deux fois les doses de morphine et de sédatifs [1].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">71 %</span> <span class="stat__label">des accidents graves signalés en fin de vie jugés évitables ou probablement évitables</span></aside>

<h2 id="pas-la-maladie-seule-lorganisation">Pas la maladie seule, l&rsquo;organisation</h2>
<p>Quand elle remonte aux causes profondes, l&rsquo;autorité de santé trouve rarement une cause unique. Un même accident en cumule souvent plusieurs [1]. La complexité de l&rsquo;état du patient revient dans 79 % des cas [1]. Mais les protocoles indisponibles ou mal appliqués suivent de près, 70 % [1]. Le manque d&rsquo;expérience ou de formation, 66 % [1]. L&rsquo;environnement de travail, 58 %, ce qui recouvre la charge de travail, le matériel qui manque et l&rsquo;effectif insuffisant [1].</p>
<p>Ces accidents ne tiennent donc pas qu&rsquo;à la gravité des maladies. Les protocoles, la formation et les effectifs y reviennent presque aussi souvent.</p>
<h2 id="un-droit-inscrit-dans-la-loi-tenu-à-moitié">Un droit inscrit dans la loi, tenu à moitié</h2>
<p>Ce manque, une autre institution l&rsquo;avait déjà constaté. En 2023, la Cour des comptes a examiné l&rsquo;offre de soins palliatifs [2]. Son constat rejoint celui des accidents. En lits identifiés, « les moyens humains ne sont pas toujours effectifs » [2]. Elle relève un « écart élevé » entre les effectifs présents et les normes [2].</p>
<p>Le droit, lui, est clair. La loi reconnaît à chacun l&rsquo;accès aux soins palliatifs, pour la totalité des besoins [2]. La couverture réelle est estimée à environ la moitié [2]. La Cour précise que ce calcul reste discuté, faute de méthode partagée [2]. L&rsquo;ordre de grandeur, lui, ne l&rsquo;est pas.</p>
<aside class="pullquote">La loi reconnaît un droit à tous. Il est tenu pour environ la moitié des besoins.</aside>

<p>Dans les services non spécialisés, la Cour note un autre effet. Ces patients « reçoivent plus souvent » des actes qui n&rsquo;améliorent pas leur fin de vie [2]. Des soins de trop, faute de la bonne prise en charge.</p>
<h2 id="loffre-a-grandi-lécart-demeure">L&rsquo;offre a grandi, l&rsquo;écart demeure</h2>
<p>Le tableau n&rsquo;est pas celui d&rsquo;un abandon total. L&rsquo;offre a augmenté de près de 30 % depuis 2015 [2]. Les lits en unités spécialisées ont crû d&rsquo;environ 40 %, même si six unités ont fermé depuis 2019 [2]. La France est passée du bas du classement des pays riches à sa première moitié [2]. La moitié des plus de 65 ans y ont accès à des soins palliatifs avant de mourir, contre 40 % en moyenne ailleurs [2].</p>
<p>Reste l&rsquo;argent, et deux chiffres qui vont ensemble. La dépense a atteint 1,453 milliard d&rsquo;euros en 2021, en hausse de près d&rsquo;un quart depuis 2017 [2]. Mais les crédits du plan dédié, sur la même période, ont baissé de 10 millions [2]. La dépense globale monte. L&rsquo;effort ciblé, lui, a reculé.</p>
<h2 id="où-lon-meurt-et-où-manquent-les-places">Où l&rsquo;on meurt, et où manquent les places</h2>
<p>Reste à savoir qui vit ce décalage. La majorité des Français meurent à l&rsquo;hôpital ou en clinique, 53 % en 2019 [4]. À domicile, 24 %, en maison de retraite, 12 % [4]. La plupart, pourtant, disent vouloir finir chez eux, selon les sondages [4].</p>
<p>La géographie ajoute sa part. Une vingtaine de départements n&rsquo;ont aucune unité de soins palliatifs, entre 21 et 24 selon le comptage [2, 4]. Ce sont souvent des zones rurales : Corrèze, Creuse, Indre, Lot [4]. Là, ce sont des lits ordinaires qui compensent, quand ils le peuvent [2]. Les accidents examinés, eux, touchent surtout des personnes âgées, de 60 à 100 ans, dont près des deux tiers atteintes d&rsquo;un cancer [1].</p>
<h2 id="cinq-plans-et-un-sixième">Cinq plans, et un sixième</h2>
<p>Face à ces constats, un nouveau plan existe. Le gouvernement a lancé le 22 avril 2024 une stratégie sur dix ans [3]. Il s&rsquo;engage sur 1,1 milliard d&rsquo;euros de mesures nouvelles [3]. Au programme : des maisons d&rsquo;accompagnement, des lits supplémentaires, de nouvelles équipes mobiles, des unités pour enfants, et une unité de soins palliatifs visée dans chaque département qui en manque [3].</p>
<p>Ce sont des engagements, pas encore des moyens sur le terrain. La Cour des comptes rappelle le passé. La France a connu cinq plans successifs sans que les besoins soient couverts [2]. Elle pointait déjà l&rsquo;absence d&rsquo;objectifs chiffrés et de calendrier [2].</p>
<p>Ce dossier porte sur l&rsquo;accompagnement de la fin de vie, pas sur l&rsquo;aide à mourir, que la Cour a écartée de son examen [2]. La question posée est plus simple, et déjà sans réponse. Un droit est inscrit dans la loi depuis des années. Il est tenu, aujourd&rsquo;hui, pour environ la moitié de ceux qui en ont besoin [2].</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.has-sante.fr/jcms/p_4415162/fr/analyse-des-declarations-d-eigs-survenus-chez-des-patients-en-fin-de-vie">Analyse des déclarations d'EIGS survenus chez des patients en fin de vie</a>. Haute Autorité de santé (2026-09-16)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.ccomptes.fr/system/files/2023-07/20230705-soins-palliatifs.pdf">Les soins palliatifs, une offre de soins à renforcer</a>. Cour des comptes (2023-07)</li><li id="ref-3"><a href="https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/prises-en-charge-specialisees/les-soins-palliatifs-et-la-fin-de-vie/les-actions-conduites/article/la-strategie-decennale-des-soins-d-accompagnement-2024-2034">La stratégie décennale des soins d'accompagnement 2024-2034</a>. Ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités (2024-04-22)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.franceinfo.fr/societe/euthanasie/infographies-fin-de-vie-ou-et-comment-meurt-on-en-france_5730083.html">Fin de vie : où et comment meurt-on en France ?</a>. franceinfo (2019)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>