<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Éducation | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/education/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Wed, 22 Jul 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/education/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/education/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Un lycéen de Lyon décroche l'argent aux Olympiades mondiales de biologie</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/olympiades-biologie-france-medaille-argent/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/olympiades-biologie-france-medaille-argent/</guid><pubDate>Wed, 22 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Biologie</category><category>Éducation</category><category>Jeunesse</category><category>Sciences</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/olympiades-biologie-france-medaille-argent/cover.webp" length="178882" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Ils étaient quatre lycéens, venus d&rsquo;académies différentes, sans habitude de travailler ensemble. En juillet, à Vilnius, l&rsquo;un d&rsquo;eux a rapporté à la France une médaille d&rsquo;argent en biologie. C&rsquo;est le meilleur résultat français depuis le retour du pays à la compétition.</div>

<h2 id="une-médaille-dargent-parmi-302-concurrents">Une médaille d&rsquo;argent parmi 302 concurrents</h2>
<p>À Vilnius, en Lituanie, s&rsquo;est achevée en juillet la 37e Olympiade internationale de biologie [1, 2]. Elle a réuni 302 élèves, venus de 78 pays et équipes [1, 2]. Thomas Gabriels, de l&rsquo;académie de Lyon, y a décroché une médaille d&rsquo;argent [1]. Un autre membre de la délégation, Thibault Persouyre, de l&rsquo;académie de Toulouse, a obtenu un certificat de mérite [1]. C&rsquo;est la distinction juste sous le bronze.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">302</span> <span class="stat__label">élèves de 78 pays et équipes réunis à Vilnius</span></aside>

<p>Ces récompenses saluent des performances individuelles, pas un classement par pays [2]. En tout, 185 médailles ont été remises. Trente-trois en or, soixante en argent, quatre-vingt-douze en bronze [1, 2]. S&rsquo;y ajoutent trente certificats de mérite. Les seuils sont connus dans leurs grandes lignes. L&rsquo;or va aux dix pour cent les meilleurs, l&rsquo;argent aux vingt pour cent suivants, le bronze aux trente pour cent d&rsquo;après [6]. Une médaille d&rsquo;argent place donc l&rsquo;élève dans le premier tiers mondial. Derrière l&rsquo;or, mais devant la plupart des concurrents.</p>
<aside class="pullquote pullquote--float">Une place dans le premier tiers mondial. Derrière l&rsquo;or, mais devant la plupart des concurrents.</aside>

<p>Le sommet reste tenu par une poignée de délégations. Le vainqueur individuel vient de Chine [2]. La Chine, Taïwan, les États-Unis et la Corée du Sud ont raflé tout l&rsquo;or auquel ils pouvaient prétendre [2]. Cela ne retire rien à l&rsquo;argent français. Cela le situe.</p>
<h2 id="laboutissement-dune-remontée">L&rsquo;aboutissement d&rsquo;une remontée</h2>
<p>L&rsquo;institution qui a annoncé le résultat parle d&rsquo;« une première » [1]. La formule mérite d&rsquo;être précisée. Ce n&rsquo;est pas la première médaille française. C&rsquo;est la première en argent, et le meilleur résultat de la période.</p>
<p>La France revient de loin. Près de quinze ans durant, elle n&rsquo;avait ni participé ni gagné de médaille à cette compétition [4]. Puis le retour, et une progression lue d&rsquo;année en année [4]. Marche après marche, sans coup d&rsquo;éclat isolé.</p>
<aside class="pullquote">Un bronze en 2023, une mention honorable en 2024, un argent en 2026.</aside>

<h2 id="comment-on-entre-dans-les-quatre">Comment on entre dans les quatre</h2>
<p>Derrière la médaille, il y a un chemin balisé. Il commence chez le professeur de SVT. L&rsquo;inscription se fait à l&rsquo;automne, entre septembre et décembre [3]. Un premier questionnaire a lieu en novembre [3, 5]. Un second test, plus long, suit en février [3, 5]. Au bout, quatre élèves sont retenus pour toute la France [3].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">4 élèves</span> <span class="stat__label">retenus dans tout le pays pour former la délégation</span></aside>

<p>Deux d&rsquo;entre eux sont choisis sur les seuls tests [3]. Les deux autres sur les tests et un concours national par projets [3]. Vient ensuite un stage d&rsquo;une semaine, en université, au mois de juin [3]. La compétition a lieu en juillet, dans le pays d&rsquo;accueil.</p>
<p>Le concours est ouvert large. Seconde, première, terminale [3]. Voie générale, filières technologiques, lycées agricoles [3]. Pas une élite triée depuis l&rsquo;enfance. Des lycéens ordinaires, repérés sur des épreuves.</p>
<p>Le dispositif lui-même est jeune. Il a été relancé en 2019 [1]. Et les épreuves internationales ne se résument pas à des questions sur copie. Elles mêlent la théorie et de vrais travaux pratiques de laboratoire [1, 2].</p>
<h2 id="une-marche-de-plus">Une marche de plus</h2>
<p>Les organisateurs français mettent en avant un large vivier. Ils comptent plus de cinq cents projets, menés par près de deux mille élèves [3]. C&rsquo;est leur mesure, celle d&rsquo;un dispositif qui valorise son ampleur. Le fait solide, lui, tient à part. Une médaille décernée par un jury international, sur épreuve.</p>
<p>Rien n&rsquo;est joué d&rsquo;avance dans ce genre d&rsquo;aventure. Quatre lycéens qui ne se connaissaient pas ont tenu leur rang face à 78 pays. L&rsquo;argent de Vilnius n&rsquo;est pas un aboutissement. C&rsquo;est une marche de plus.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.inrae.fr/actualites/medaille-dargent-france-aux-olympiades-internationales-biologie">Une médaille d'argent pour la France aux Olympiades Internationales de Biologie !</a>. INRAE (2026-07-21)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.ibo2026.lt/lt/ibo2026-news/results-of-ibo-2026/41/">Results of IBO 2026</a>. Comité organisateur IBO 2026 (Vilnius) (2026-07)</li><li id="ref-3"><a href="https://olympiadesdebiologie.fr/oib/modalites-du-concours-international/">Modalités du concours international (sélection française aux OIB)</a>. Olympiades Françaises de Biologie (2026)</li><li id="ref-4"><a href="https://olympiadesdebiologie.fr/oib/actualites-des-oib/">Actualités des OIB (dont la médaille de bronze aux OIB 2023)</a>. Olympiades Françaises de Biologie (2023)</li><li id="ref-5"><a href="https://svt.ac-besancon.fr/olympiades-internationales-de-biologie-2026/">Olympiades internationales de biologie 2026 (processus de sélection)</a>. Académie de Besançon (SVT) (2026)</li><li id="ref-6"><a href="https://biolympiads.com">IBO medals and scoring</a>. biolympiads.com (2026)</li></ol>]]></description></item><item><title>Douze lycéens et une comète: quand la vraie science entre en classe</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/eleves-vraie-recherche-scientifiques/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/eleves-vraie-recherche-scientifiques/</guid><pubDate>Sun, 19 Jul 2026 09:51:48 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Éducation</category><category>Sciences</category><category>Recherche</category><category>Jeunesse</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/eleves-vraie-recherche-scientifiques/cover.webp" length="41164" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Nuit du 10 décembre 2010, à l&rsquo;Observatoire de Haute-Provence. Douze élèves de seconde pointent un télescope de 80 centimètres vers un astéroïde connu. Ils y révèlent une comète. L&rsquo;objet porte aujourd&rsquo;hui un nom officiel, homologué par l&rsquo;autorité mondiale de l&rsquo;astronomie. [1] En France comme ailleurs, des collégiens et des lycéens font de la vraie science, aux côtés de chercheurs.</div>

<h2 id="des-instruments-qui-ne-sont-pas-des-jouets">Des instruments qui ne sont pas des jouets</h2>
<p>Le geste est réel, et le matériel aussi. Un dispositif public prête aux établissements de vrais outils de laboratoire. Un détecteur de particules cosmiques. Une machine à extraire et copier l&rsquo;ADN. Une station qui enregistre les séismes. [2] Les élèves manipulent, mesurent, produisent des données.</p>
<p>D&rsquo;autres passent une année entière dans un laboratoire. En binôme, un mercredi après-midi par mois, encadrés par des chercheurs. À la fin, ils présentent leurs travaux en congrès, comme les professionnels. [3] Ailleurs, une classe mène son propre projet de recherche sur l&rsquo;année, guidée par un chercheur qui cadre la méthode. [4] Et chaque printemps, un concours réunit des milliers d&rsquo;élèves autour d&rsquo;un projet scientifique. En 2025, ils étaient près de 6 900. [5]</p>
<h2 id="jusquà-passer-devant-une-revue-scientifique">Jusqu&rsquo;à passer devant une revue scientifique</h2>
<p>Le sommet existe. En Angleterre, vingt-cinq enfants de huit à dix ans ont signé un article dans une revue scientifique à comité de lecture. [6] Ils avaient étudié comment les bourdons choisissent une fleur. Le texte le dit sans détour. Ils ont posé les questions. Formulé les hypothèses. Conçu les expériences. Analysé les données. Écrit l&rsquo;article. La revue l&rsquo;a accepté après relecture par des pairs.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">8 à 10 ans</span> <span class="stat__label">l&#39;âge des enfants qui ont signé une vraie publication scientifique</span></aside>

<p>Il faut être exact sur ce que cela veut dire. Un chercheur adulte avait monté le dispositif et entraîné les abeilles. Un commentaire joint à la publication a jugé le résultat modeste. Ce qui reste rare, c&rsquo;est que les enfants ont tenu tout le fil, de la question à la conclusion.</p>
<p>D&rsquo;autres cas confirment que la porte est ouverte. Aux États-Unis, des lycéens ont co-signé la découverte de vrais pulsars dans des données radio. Leurs noms figurent sur la publication, parmi une soixantaine d&rsquo;auteurs. [7] Là, les élèves ont fait le repérage, l&rsquo;analyse fine est restée aux astronomes. Et la comète de Digne? Les élèves ont pris les 90 images. Le traitement, lui, a été fait par des adultes. La part de chacun se dit, elle ne se gonfle pas.</p>
<h2 id="ce-que-ça-allume">Ce que ça allume</h2>
<p>Reste la vraie question: qu&rsquo;est-ce que ces élèves y gagnent? La réponse mesurée est claire, et elle est belle. Ce qui progresse, c&rsquo;est l&rsquo;envie. L&rsquo;intérêt pour les sciences, le plaisir, l&rsquo;idée qu&rsquo;ils pourraient en faire leur métier. Une synthèse de dix-neuf études le confirme, avec un effet réel quoique modeste. [8]</p>
<p>Sur le reste, il faut être honnête. La meilleure étude du domaine compare des élèves passés par un vrai projet de recherche à d&rsquo;autres qui ne l&rsquo;ont pas fait. L&rsquo;intérêt et l&rsquo;envie de continuer montent nettement. Mais les notes, elles, ne bougent pas. [9] Le trésor n&rsquo;est pas un savoir en plus. C&rsquo;est un feu qui s&rsquo;allume.</p>
<aside class="pullquote">Ce que la rencontre avec un chercheur produit de plus sûr, ce n&rsquo;est pas une note en plus. C&rsquo;est une envie.</aside>

<p>Et les données récoltées par les élèves valent quelque chose. Une étude a comparé leurs relevés à ceux de professionnels. Près de huit fois sur dix, ils concordent. Le facteur qui compte n&rsquo;est pas l&rsquo;âge. C&rsquo;est la présence d&rsquo;un adulte qui encadre. [10]</p>
<h2 id="le-vrai-défi-que-cela-touche-plus-denfants">Le vrai défi: que cela touche plus d&rsquo;enfants</h2>
<p>Il y a 5,6 millions de collégiens et de lycéens en France. [11] Face à ce nombre, chaque dispositif ne touche qu&rsquo;une petite minorité. Le programme de rencontre avec un scientifique du numérique en a réuni 15 000 en un an, moins d&rsquo;un lycéen sur cent. [12] Et l&rsquo;accès reste inégal. Une seule académie, Bordeaux, concentre le quart de ses classes. [12]</p>
<p>Le risque est connu, et il est reconnu. Un rapport d&rsquo;inspection décrit des établissements défavorisés inscrits sur le papier, puis écartés lors des opérations réelles. Il pointe un manque d&rsquo;outils d&rsquo;évaluation fiables. [13] Le beau geste, s&rsquo;il reste rare, profite surtout à ceux qui sont déjà les mieux servis.</p>
<p>C&rsquo;est là que se joue la suite. La preuve est faite. Quand un élève rencontre vraiment un chercheur, ça lui donne le goût. Reste à porter cette chance plus loin, vers les enfants qui n&rsquo;y ont jamais eu droit. Une comète attrapée au télescope n&rsquo;a aucune raison de rester un privilège.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://cieletespace.fr/actualites/douze-lyceens-de-digne-decouvrent-une-comete">Douze lycéens de Digne reclassent un astéroïde en comète</a>. Ciel & Espace (Association française d'astronomie) (2011)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.sciencesalecole.org/">Sciences à l'École: dispositif et plans d'équipement</a>. Sciences à l'École (Ministère de l'Éducation nationale) (2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://arbre-des-connaissances-apsr.org/nos-actions/les-apprentis-chercheurs/">Les Apprentis Chercheurs</a>. L'Arbre des Connaissances (2026)</li><li id="ref-4"><a href="https://savanturiers.afper.org/a-propos/presentation/">Les Savanturiers: présentation du programme</a>. Learning Planet Institute / AFPER (2026)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.cgenial.org/82-nos-actions/103-historique-concours-cgenial/252-concours-cgenial-2025">Concours CGénial 2025</a>. Fondation CGénial (2025)</li><li id="ref-6"><a href="https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3061190/">Blackawton bees</a>. Biology Letters (Royal Society) (2010)</li><li id="ref-7"><a href="https://arxiv.org/abs/1209.4108">The Pulsar Search Collaboratory: Discovery and Timing of Five New Pulsars</a>. Astrophysical Journal (préprint arXiv 1209.4108) (2013)</li><li id="ref-8"><a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s10763-024-10504-z">Méta-analyse: STEM Outside of School, intérêt et attitudes</a>. International Journal of Science and Mathematics Education (2024)</li><li id="ref-9"><a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0282170">Length of CURE impacts student learning and attitudinal outcomes</a>. PLOS ONE (2023)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC11467035/">How Do Age and Attitudes Affect the Quality of Data Collected by Young Citizen Scientists?</a>. Ecology and Evolution (2024)</li><li id="ref-11"><a href="https://www.education.gouv.fr/depp/les-effectifs-dans-le-second-degre-5636-millions-d-eleves-scolarises-la-rentree-2024-452568">Les effectifs dans le second degré à la rentrée 2024 (5,636 millions d'élèves)</a>. DEPP (Ministère de l'Éducation nationale) (2024)</li><li id="ref-12"><a href="https://www.inria.fr/fr/programme-chiche-sensibilisation-numerique">Programme « 1 scientifique, 1 classe: Chiche! », bilan 2024-2025</a>. Inria (2025)</li><li id="ref-13"><a href="https://www.letudiant.fr/educpros/actualite/cordees-de-la-reussite-des-succes-et-des-derives.html">Cordées de la réussite: des succès et des dérives</a>. L'Étudiant / Educpros (2024)</li></ol>]]></description></item><item><title>Parcoursup : 126 652 candidats sans proposition, un devenir que personne ne mesure</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/parcoursup-sans-proposition-devenir-attente/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/parcoursup-sans-proposition-devenir-attente/</guid><pubDate>Sun, 12 Jul 2026 08:10:50 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Éducation</category><category>Parcoursup</category><category>Enseignement supérieur</category><category>Jeunesse</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/parcoursup-sans-proposition-devenir-attente/cover.webp" length="73712" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">La phase principale de Parcoursup s&rsquo;est fermée le 11 juillet. Ce jour-là, 126 652 candidats n&rsquo;avaient toujours aucune proposition. Le ministère, lui, met en avant un autre nombre : 38. Ce que deviennent les autres, aucune statistique publique ne le suit.</div>

<h2 id="trois-chiffres-pour-une-même-rentrée">Trois chiffres pour une même rentrée</h2>
<p>Un tableau de bord transmis à l&rsquo;AFP donne le compte. Au 11 juillet 2026, 126 652 candidats étaient sans proposition, sur 872 000 [1]. Dans le détail, 57 024 bacheliers, 46 216 étudiants en réorientation, 23 412 candidats scolarisés à l&rsquo;étranger [1]. Un an plus tôt, au même stade, ils étaient 103 582 [1].</p>
<p>Ce total, le communiqué du ministère ne le donne pas. Il retient « près de 9 lycéens sur 10 » ayant déjà une réponse [2]. En fin de parcours 2025, sur 22 235 candidats ayant saisi les commissions d&rsquo;accès, il n&rsquo;en restait plus que 38 accompagnés [3].</p>
<p>Les deux chiffres sont exacts. Ils ne mesurent pas la même chose. Le 126 652 est un stock de mi-juillet, pas le solde final de septembre. Il laisse de côté environ 122 000 personnes en reprise d&rsquo;études, non comptées cette année [1]. Le 38 ne compte que les lycéens encore suivis par une commission à la toute fin [3]. Entre les deux, des dizaines de milliers de trajectoires que ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre ne décrit.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">126 652</span> <span class="stat__label">candidats sans proposition à la fin de la phase principale, le 11 juillet 2026</span></aside>

<p>Un troisième chiffre circule, le plus rassurant : 94 % des néo-bacheliers ont reçu au moins une proposition [4]. Il porte sur un champ étroit. Sont écartés l&rsquo;apprentissage seul, la phase complémentaire seule, la réorientation, la reprise d&rsquo;études [4]. Même sur ce périmètre choisi, 6,5 % restent sans rien [4].</p>
<h2 id="-en-attente--ne-veut-pas-dire-refusé">« En attente » ne veut pas dire refusé</h2>
<p>Un vœu « en attente » n&rsquo;est pas un refus. C&rsquo;est une place dans une file, « en raison des limites de capacité de la formation demandée » [5]. Les candidats ne classent pas leurs vœux. La file avance quand un candidat mieux placé accepte une autre place ailleurs. Son siège se libère, il est aussitôt proposé au suivant [5]. D&rsquo;où l&rsquo;embouteillage de juillet, qui se vide par à-coups.</p>
<p>Reste la vraie question : pourquoi manque-t-il des places. La Cour des comptes tranche. « Le critère de la fixation de la capacité d&rsquo;accueil apparaît comme le vrai facteur déterminant » [6]. Pas l&rsquo;algorithme, qui ne fait que répartir sous contrainte. En 2019, près de 20 % des formations non sélectives étaient déjà en tension, soit près de 30 % des admis [6].</p>
<p>Le problème n&rsquo;est pas seulement le nombre de places. C&rsquo;est aussi leur emplacement. En 2018, sur 21 239 places financées, 8 107 sont restées vides dans Parcoursup, alors que les besoins « perdurent » en BTS et en DUT [6]. Des places payées, vacantes, mais pas là où étaient les candidats.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">8 107</span> <span class="stat__label">places financées restées vacantes en 2018, faute d&#39;être là où on les attendait</span></aside>

<h2 id="la-voie-du-bac-change-tout">La voie du bac change tout</h2>
<p>Le sort dépend d&rsquo;abord du diplôme. En 2025, 97,2 % des bacheliers généraux ont reçu une proposition, contre 82,9 % des bacheliers pro [4]. Autrement dit, environ un bac général sur 35 reste sans proposition, contre environ un bac pro sur six [4, 7]. Les bacs pro attendent aussi plus longtemps, 5,6 jours en moyenne contre 2,1 [4].</p>
<p>La raison est mécanique. En filière en tension, le classement repose surtout sur les notes du lycée. Un bachelier pro, noté plus bas, passe derrière [8]. Le BTS est sa voie de prédilection. Mais des quotas informels l&rsquo;y font souvent passer après les bacheliers technologiques. En Île-de-France, neuf BTS sur dix pratiquent ce tri, selon le comité éthique et scientifique de Parcoursup [8].</p>
<p>Le chiffre officiel embellit même leur situation. Environ 20 000 bacheliers pro, partis en apprentissage ou en phase complémentaire, sortent du champ statistique [8]. Leur réalité est donc pire que le taux affiché.</p>
<p>Le lieu compte aussi. En 2025, 11,1 % des néo-bacheliers d&rsquo;Île-de-France n&rsquo;avaient aucune proposition, contre 5,8 % ailleurs [8]. Un écart « jamais aussi grand », qui double le risque, faute d&rsquo;une offre régionale suffisante [8].</p>
<h2 id="ce-que-personne-ne-compte">Ce que personne ne compte</h2>
<p>Une fois la procédure close, l&rsquo;État ne suit pas ce que deviennent ceux qui sont restés dehors. La Cour des comptes le pointe : la réussite étudiante « fait l&rsquo;objet d&rsquo;un manque de suivi qui compromet, in fine, la mesure de son éventuel succès » [6]. Le Sénat, en 2023, relève aussi la réorientation subie en hausse et l&rsquo;échec en première année [9].</p>
<aside class="pullquote">Un chiffre peut tomber à 38 parce que personne ne compte les autres.</aside>

<p>Réinscription l&rsquo;année suivante, redoublement, année blanche, départ vers une école privée, emploi, ou plus rien : aucune de ces issues n&rsquo;est mesurée. Cette année, 36 720 candidats ont même quitté la plateforme avant toute proposition [1]. Projet mûri ou abandon découragé, la donnée ne le dit pas [1]. Le ministère compte aussi 162 000 lycéens déclarant « d&rsquo;autres projets » hors Parcoursup, sans préciser lesquels [2].</p>
<h2 id="une-attente-qui-pèse-un-filet-incomplet">Une attente qui pèse, un filet incomplet</h2>
<p>L&rsquo;attente a un coût. En 2022, 83 % des usagers jugeaient la procédure « stressante » [10]. Ils devaient surveiller l&rsquo;application jusqu&rsquo;en plein été [6]. Les délais se sont réduits depuis. Mais 8 % des admis attendaient encore plus de 45 jours en 2025 [8].</p>
<p>Des filets existent. La phase complémentaire ouvre 83 000 places vacantes [2]. Les commissions, elles, accompagnent jusqu&rsquo;à la mi-octobre [3]. En 2018, pourtant, cette voie de rattrapage avait laissé environ un candidat sur cinq sans solution [6]. Combien des 126 652 trouveront une place, et laquelle, aucun bilan ne le dira. La procédure ne suit pas ceux qu&rsquo;elle laisse au bord.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.franceinfo.fr/societe/education/parcoursup/parcoursup/plus-de-126-000-candidats-sont-encore-en-attente-d-une-proposition-sur-parcoursup_8103926.html">Plus de 126 000 candidats encore en attente d'une proposition sur Parcoursup</a>. AFP (via franceinfo) (2026-07-11)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/parcoursup-fin-de-la-phase-principale-poursuite-des-dispositifs-d-accompagnement-des-candidats-101793">Parcoursup : fin de la phase principale, poursuite des dispositifs d'accompagnement des candidats</a>. Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (2026-07-11)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/bilan-parcoursup-2025-un-nombre-record-de-candidats-des-resultats-stables-et-un-accompagnement-100136">Bilan Parcoursup 2025</a>. Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (2025-10)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2025-11/nf-sies-2025-28-38282.pdf">Note Flash SIES n° 28 : les propositions d'admission Parcoursup 2025</a>. SIES, ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (2025-11)</li><li id="ref-5"><a href="https://services.dgesip.fr/fichiers/presentation_algorithmes_parcoursup_2022.pdf">Présentation des algorithmes de Parcoursup</a>. DGESIP, ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (2022-07)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.ccomptes.fr/system/files/2020-03/20200227-rapport-premier-bilan-loi-ORE-3.pdf">Un premier bilan de l'accès à l'enseignement supérieur dans le cadre de la loi ORE</a>. Cour des comptes (2020-02)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.letudiant.fr/educpros/enquetes/moins-de-propositions-peu-de-choix-d-orientation-parcoursup-est-il-fait-pour-les-bacs-pro.html">Moins de propositions, peu de choix d'orientation : Parcoursup est-il fait pour les bacs pro ?</a>. L'Étudiant / Educpros (2025)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2026-04/8e-rapport-du-comit-thique-et-scientifique-de-parcoursup-et-mon-master-39958.pdf">8e rapport annuel du Comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon Master</a>. Comité éthique et scientifique de Parcoursup (CESP) (2026-04)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.senat.fr/rap/r22-793/r22-7931.pdf">Parcoursup : l'urgence à gagner la confiance des lycéens et des étudiants (rapport d'information n° 793)</a>. Sénat (2023-06-28)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2023-02/rapport-cesp-2023-26310.pdf">5e rapport annuel du Comité éthique et scientifique de Parcoursup</a>. Comité éthique et scientifique de Parcoursup (CESP) (2023-02)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>