<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Éducation À La Sexualité | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/education-a-la-sexualite/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Tue, 25 Aug 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/education-a-la-sexualite/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/education-a-la-sexualite/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Éducation à la sexualité à l'école : au primaire, la sexualité n'est pas enseignée</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/evars-programme-ecole-application/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/evars-programme-ecole-application/</guid><pubDate>Tue, 25 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>École</category><category>Éducation à la sexualité</category><category>Enfance</category><category>Service public</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/evars-programme-ecole-application/cover.webp" length="592458" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Fin août 2025. Une pétition circule contre le nouveau programme scolaire d&rsquo;éducation à la sexualité. Des tracts l&rsquo;accompagnent. Ils annoncent que l&rsquo;école apprendra bientôt « la masturbation à 4 ans, le changement de sexe à 6 ans ». Le texte officiel, lui, est public. Il tient en quelques pages ce qu&rsquo;il prévoit, et ce qu&rsquo;il écarte.</div>

<h2 id="au-primaire-la-sexualité-nest-pas-au-programme">Au primaire, la sexualité n&rsquo;est pas au programme</h2>
<p>Le programme est fixé par un arrêté du 3 février 2025 [2]. Il s&rsquo;applique depuis la rentrée, de la maternelle au lycée. Il tient sur deux étages. À l&rsquo;école maternelle et élémentaire, il porte sur la vie affective et relationnelle. Le texte est net. « Les questions liées à la sexualité ne sont pas abordées » [3]. La sexualité entre au programme plus tard, à partir du collège [2, 3].</p>
<p>Là, le programme ajoute l&rsquo;anatomie et la reproduction. Il aborde la contraception et la prévention des infections. Il parle de consentement et de droits [3]. Trois axes le structurent, du corps aux relations, puis à la place dans la société [2]. Le texte pose aussi des garde-fous. Les notions doivent venir « de l&rsquo;état de la science ou de l&rsquo;état du droit ». L&rsquo;enseignement est « neutre et objectif », « sans inciter les élèves à adopter un comportement donné ». Les élèves ne sont « pas évalués » [2].</p>
<p>Ces mots sont ceux du texte officiel. Ils sont publics, consultables par les familles. Fin août 2025, d&rsquo;autres mots circulaient. Une pétition lançait « à l&rsquo;école, enseignez-moi les divisions, pas l&rsquo;éjaculation » [4]. Des tracts annonçaient l&rsquo;apprentissage de « la masturbation à 4 ans, le changement de sexe à 6 ans » [4, 7]. Le programme du primaire écarte la sexualité. Les deux énoncés sont datés et vérifiables.</p>
<h2 id="un-programme-jugé-conforme-à-la-loi">Un programme jugé conforme à la loi</h2>
<p>Le 27 juin 2025, le Conseil d&rsquo;État a examiné ces textes. Des associations et des particuliers demandaient leur annulation [2]. La plus haute juridiction administrative les a rejetés. Elle a jugé le programme « conforme à la volonté du Parlement » [2]. Ses motifs reprennent les garde-fous du texte. Notions tirées de la science ou du droit, enseignement neutre, aucune évaluation [2].</p>
<p>Un parent qui s&rsquo;inquiète de ce qu&rsquo;apprend son enfant a une raison légitime. Le programme répond en partie à ce souci. Il est publié, y compris « à destination des familles » [3]. Les élèves n&rsquo;y sont notés sur rien [2].</p>
<p>La contestation a tout de même laissé une trace. Le ministère n&rsquo;a pas reculé sur l&rsquo;ensemble du programme. Mais une mention a disparu de la version finale. Le mot « transphobie », prévu en classe de troisième, a été retiré [4]. Le texte avait été accusé de « théorie du genre » et de « militantisme woke » [4]. La pression a donc eu un effet concret sur le contenu.</p>
<h2 id="une-obligation-vieille-de-vingt-quatre-ans">Une obligation vieille de vingt-quatre ans</h2>
<p>Le programme de 2025 n&rsquo;invente pas l&rsquo;éducation à la sexualité. La loi l&rsquo;impose depuis le 4 juillet 2001 [1]. Trois séances par an, de l&rsquo;école au lycée [1]. La loi fixe même un contenu. Une « vision égalitaire des relations entre les femmes et les hommes ». Une sensibilisation « aux violences sexistes ou sexuelles » [1].</p>
<aside class="pullquote pullquote--float">L&rsquo;orientation du texte n&rsquo;est pas neuve. Elle a vingt-quatre ans.</aside>

<p>L&rsquo;orientation du texte n&rsquo;est donc pas neuve. Elle a vingt-quatre ans. Pendant ces vingt-quatre ans, l&rsquo;obligation est restée largement lettre morte.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">moins de 15 %</span> <span class="stat__label">des élèves recevaient les trois séances annuelles prévues par la loi</span></aside>

<p>Ce chiffre vient d&rsquo;une inspection de 2021, menée sur une seule académie [5]. Il donne un ordre de grandeur, pas une mesure nationale. Le même rapport est plus direct encore. « Bien des élèves traversent leur scolarité sans avoir bénéficié d&rsquo;une seule séance » [5].</p>
<p>La justice a fini par le constater. En décembre 2025, le tribunal administratif de Paris a jugé l&rsquo;État fautif [6]. Il a manqué à son obligation jusqu&rsquo;en février 2025. Le tribunal parle de « carence fautive » [6]. Il a condamné l&rsquo;État à un euro symbolique [6]. La portée est déclarative, pas financière. Mais le fait est posé par un juge.</p>
<p>Deux décisions de 2025 se répondent sans se confondre. Le Conseil d&rsquo;État valide le nouveau texte. Le tribunal de Paris condamne l&rsquo;absence d&rsquo;application passée. L&rsquo;une porte sur le contenu, l&rsquo;autre sur les années sans séances.</p>
<h2 id="pourquoi-les-séances-nont-pas-lieu">Pourquoi les séances n&rsquo;ont pas lieu</h2>
<p>Les causes du blocage sont matérielles. L&rsquo;inspection de 2021 les avait déjà nommées [5]. Les séances n&rsquo;ont aucune heure dédiée dans l&rsquo;emploi du temps. À la rentrée 2025, c&rsquo;est toujours le cas [4]. Aux enseignants de trouver le temps eux-mêmes [4]. Aucune rémunération n&rsquo;est prévue pour les interventions hors emploi du temps [5].</p>
<p>La formation suit le même chemin. Le ministère visait deux à trois professeurs par circonscription, un par collège et lycée [4]. Les volontaires ont droit à deux journées de formation [4]. Le ministère « n&rsquo;est pas en mesure de faire le bilan » du nombre d&rsquo;enseignants formés [4]. La situation est « très disparate selon les académies » [4]. La médecine scolaire, appelée en appui, manque de personnels [4].</p>
<p>Une partie des séances repose sur des associations extérieures. Leurs moyens baissent. Le Planning familial dit intervenir dans 3 600 établissements, et en refuser autant faute de moyens [4]. Ce chiffre vient de l&rsquo;association elle-même, partie prenante du dossier. Dans les Deux-Sèvres, une agence régionale a mis fin à une subvention de 52 000 euros [4]. Ses intervenants ne peuvent plus aller dans les collèges et lycées du département [4].</p>
<p>Reste une question sans réponse à ce jour. Le nouveau programme est-il mieux appliqué que l&rsquo;ancienne obligation ? Personne ne le sait encore. Les données par académie sont réclamées, pas publiées [6]. Ce qui est établi tient en une phrase. L&rsquo;obligation existe depuis 2001, et les causes de son inapplication n&rsquo;ont pas été levées à cette rentrée.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043982349">Article L. 312-16 du Code de l'éducation</a>. Légifrance (2021-08-26)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.conseil-etat.fr/content/download/229720/document/Communiqu%C3%A9%20de%20presse%20-%20programme%20EVARS%20-%20web.pdf">Le programme scolaire d'éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (EVARS) est conforme à la loi</a>. Conseil d'État (2025-06-27)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.education.gouv.fr/un-programme-ambitieux-eduquer-la-vie-affective-et-relationnelle-et-la-sexualite-416296">Un programme ambitieux : éduquer à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité</a>. Ministère de l'Éducation nationale (2025-02)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.franceinfo.fr/france/rentree/le-programme-evars-d-education-a-la-vie-affective-et-sexuelle-fait-sa-premiere-rentree-scolaire-mais-des-doutes-persistent-sur-sa-mise-en-uvre_7459684.html">Le programme EVARS d'éducation à la vie affective et sexuelle fait sa première rentrée scolaire, mais des doutes persistent sur sa mise en œuvre</a>. franceinfo (2025-09)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.vie-publique.fr/files/rapport/pdf/286398_0.pdf">Éducation à la sexualité en milieu scolaire</a>. IGÉSR (Vie-publique.fr) (2021-07)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.planning-familial.org/fr/le-planning-familial/cp-vingt-ans-de-manquements-reconnus-letat-condamne-pour-son-inaction-sur">Vingt ans de manquements reconnus : l'État condamné pour son inaction sur l'EVARS</a>. Planning familial (2025-12-02)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.cahiers-pedagogiques.com/a-lassaut-de-lecole-strategies-antieducation-sexuelle-des-mouvements-dextreme-droite/">À l'assaut de l'école : stratégies anti-éducation sexuelle des mouvements d'extrême droite</a>. Cahiers pédagogiques (2025)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>