<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Dublin | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/dublin/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Sat, 22 Aug 2026 07:56:34 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/dublin/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/dublin/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Asile : le renvoi vers le pays d'entrée, une règle de dernier rang qui s'applique rarement</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/renvoi-demandeurs-asile-pays-entree-dublin/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/renvoi-demandeurs-asile-pays-entree-dublin/</guid><pubDate>Sat, 22 Aug 2026 07:56:34 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Asile</category><category>Immigration</category><category>Union européenne</category><category>Dublin</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/renvoi-demandeurs-asile-pays-entree-dublin/cover.webp" length="78442" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">En 2024, la France a placé une demande d&rsquo;asile sur cinq en « procédure Dublin ». Le but : renvoyer la personne vers le pays européen par lequel elle est entrée. Cette année-là, 2 595 renvois ont été exécutés. Presque toutes les autres personnes sont restées, et leur demande a fini par être examinée ici.</div>

<h2 id="le-pays-dentrée-arrive-en-dernier-pas-en-premier">Le pays d&rsquo;entrée arrive en dernier, pas en premier</h2>
<p>La règle européenne ne laisse pas le demandeur choisir son pays. Elle désigne un seul État responsable de sa demande. Et elle le fait dans un ordre imposé [1].</p>
<p>D&rsquo;abord la famille. Un mineur seul rejoint le pays où vit un proche. Ensuite les papiers : celui qui a un visa ou un titre de séjour relève du pays qui l&rsquo;a délivré. Le pays d&rsquo;entrée ne vient qu&rsquo;après, s&rsquo;il ne reste rien d&rsquo;autre [1].</p>
<p>Ce critère est donc le dernier de la liste. Et il a une date de péremption. Sous l&rsquo;ancien texte, la responsabilité du pays d&rsquo;entrée s&rsquo;éteignait douze mois après le passage de frontière [1]. Depuis le 1er juillet 2026, elle dure vingt mois [2].</p>
<aside class="pullquote">Le pays d&rsquo;entrée n&rsquo;est pas le principe du système. C&rsquo;est son dernier critère, et il expire.</aside>

<h2 id="pourquoi-si-peu-de-renvois">Pourquoi si peu de renvois</h2>
<p>Une fois un pays désigné, le transfert doit se faire vite. Six mois. Passé ce délai, le pays d&rsquo;entrée n&rsquo;est plus tenu de rien. La responsabilité revient à la France [1, 2].</p>
<p>C&rsquo;est le cœur de la mécanique. Le temps passe, le délai tombe, et le dossier retombe sur le pays qui voulait renvoyer.</p>
<p>Un autre grain de sable est venu de l&rsquo;Italie. En décembre 2022, elle a fermé sa porte aux transferts, du jour au lendemain. Elle recevait près d&rsquo;un renvoi français sur trois, selon La Cimade [6]. Le principal débouché s&rsquo;est refermé.</p>
<p>Résultat, la machine tourne largement à vide. La France envoie environ 30 000 demandes de transfert par an à ses voisins [3]. Elle en exécute quelques milliers. En 2024, la Cour des comptes en compte 2 595 [4].</p>
<p>À l&rsquo;échelle de l&rsquo;Europe, le constat est le même. En 2025, un peu moins de 15 % des demandes de transfert ont abouti à un renvoi effectif [3]. C&rsquo;était 9 % en 2023 [3]. Mais ce taux monte surtout parce que les pays envoient moins de demandes, pas parce qu&rsquo;ils renvoient plus de monde. Le nombre de renvois, lui, stagne autour de 16 000 par an [3].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">2 595</span> <span class="stat__label">renvois exécutés en France en 2024</span></aside>

<h2 id="ni-clandestins-ni-renvoyés--des-demandeurs-en-attente">Ni clandestins, ni renvoyés : des demandeurs en attente</h2>
<p>Une confusion revient souvent. Le « Dubliné » n&rsquo;est pas un clandestin. C&rsquo;est un demandeur d&rsquo;asile, autorisé à rester le temps de la procédure [7].</p>
<p>Il est placé sous ce régime pour une raison simple. Ses empreintes, relevées à l&rsquo;entrée en Europe, le rattachent à un autre pays [7]. Tant que dure la procédure, sa demande d&rsquo;asile n&rsquo;est pas examinée sur le fond en France [7].</p>
<p>Cette attente dure souvent neuf à dix mois. Pendant ce temps, la personne ne peut ni faire avancer son dossier, ni travailler normalement [8]. Elle reste dans une salle d&rsquo;attente administrative.</p>
<p>La France a durci ce cadre. Une personne qui refuse deux fois de se présenter en préfecture est déclarée « en fuite » [7]. Son délai de transfert double aussitôt. Il pouvait alors atteindre dix-huit mois. Sous le texte en vigueur depuis juillet 2026, il peut aller jusqu&rsquo;à trois ans [2].</p>
<h2 id="ce-qui-a-changé-le-1er-juillet-2026">Ce qui a changé le 1er juillet 2026</h2>
<p>Le règlement Dublin, en vigueur depuis 2013, est abrogé depuis cette date [2]. Un nouveau texte européen l&rsquo;a remplacé, pièce du « pacte » sur la migration et l&rsquo;asile [2].</p>
<p>Il garde la même ossature. Le pays d&rsquo;entrée reste le dernier critère [2]. Mais il allonge les délais : vingt mois pour la responsabilité du pays d&rsquo;entrée, jusqu&rsquo;à trois ans en cas de fuite [2].</p>
<p>Il ajoute autre chose, à ne pas confondre avec le renvoi. Les États devront se partager un effort de solidarité : au moins 30 000 relocalisations par an dans l&rsquo;Union, ou 600 millions d&rsquo;euros [2]. C&rsquo;est un arrangement entre pays, convertible en argent. Ce n&rsquo;est pas le transfert d&rsquo;un demandeur vers son pays d&rsquo;entrée.</p>
<p>Les deux régimes coexistent encore. Une demande déposée avant juillet 2026 suit l&rsquo;ancien texte, une demande postérieure suit le nouveau [2]. Trop récent pour être jugé sur ses résultats.</p>
<h2 id="lissue-la-plus-fréquente-nest-pas-le-renvoi">L&rsquo;issue la plus fréquente n&rsquo;est pas le renvoi</h2>
<p>Reste le fait le plus solide du dossier. Il ne dépend d&rsquo;aucune association. Il tient sur le texte européen, les chiffres européens et la Cour des comptes.</p>
<p>En France, plus de neuf personnes placées en procédure Dublin sur dix ne sont jamais renvoyées, relève Forum réfugiés [5]. Les chiffres de la Cour des comptes vont dans le même sens : 20 % des demandes placées sous ce régime, 2 595 transferts en 2024 [4].</p>
<p>Que deviennent les autres ? Le délai expire, et la France redevient responsable. La demande bascule alors en procédure normale. En 2023, 16 184 dossiers ont ainsi été requalifiés après extinction du délai, selon Forum réfugiés [5].</p>
<p>Le système produit beaucoup de procédure pour peu de renvois. Le renvoi vers le pays d&rsquo;entrée existe dans le texte. Dans les faits, la requalification par la France est devenue l&rsquo;issue la plus courante.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32013R0604">Règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III)</a>. EUR-Lex (Union européenne) (2013-06-26)</li><li id="ref-2"><a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32024R1351">Règlement (UE) 2024/1351 relatif à la gestion de l'asile et de la migration</a>. EUR-Lex (Union européenne) (2024-05-22)</li><li id="ref-3"><a href="https://ec.europa.eu/eurostat/web/products-eurostat-news/w/ddn-20260703-1">Key data on the Dublin system in 2025</a>. Eurostat (2026-07-03)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2025-04/NEB-2024-Immigration.pdf">Note d'exécution budgétaire 2024, mission « Immigration, asile et intégration »</a>. Cour des comptes (2025-04)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.forumrefugies.org/s-informer/publications/articles-d-actualites/en-france/1465-reglement-dublin-une-effectivite-de-plus-en-plus-limitee">Règlement Dublin : une faible effectivité qui se confirme</a>. Forum réfugiés (2024)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.lacimade.org/application-du-reglement-dublin-en-france-en-2024/">Application du règlement Dublin en France en 2024</a>. La Cimade (2025-04-14)</li><li id="ref-7"><a href="https://asylumineurope.org/reports/country/france/asylum-procedure/procedures/dublin/">Country Report: France — Dublin</a>. AIDA / ECRE (asylumineurope.org) (2025)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.lacimade.org/dtda/">Le droit au travail des demandeurs d'asile</a>. La Cimade (2024)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>