<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Données Publiques | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/donnees-publiques/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Sun, 20 Sep 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/donnees-publiques/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/donnees-publiques/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Canicules : les données pour vérifier soi-même sont gratuites depuis 2024</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/canicules-verifier-soi-meme-donnees-publiques/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/canicules-verifier-soi-meme-donnees-publiques/</guid><pubDate>Sun, 20 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Climat</category><category>Canicule</category><category>Données publiques</category><category>Météo</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/canicules-verifier-soi-meme-donnees-publiques/cover.webp" length="69016" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">En 2010, aux États-Unis, un projet de recherche est monté pour trancher une question simple : le réchauffement climatique tient-il debout ? Celui qui le lance est un climatosceptique. Il juge les relevés officiels trop douteux pour prouver quoi que ce soit, et veut refaire les calculs à zéro, sans rien devoir à personne. Deux ans plus tard, ses propres chiffres confirment le réchauffement. Il n&rsquo;a cru aucun organisme sur parole. Il a compté lui-même.</div>

<h2 id="une-canicule-ce-nest-pas-un-après-midi-de-forte-chaleur">Une canicule, ce n&rsquo;est pas un après-midi de forte chaleur</h2>
<p>L&rsquo;idée revient à chaque été. Il a toujours fait chaud. Il y a toujours eu des canicules, on en fait juste une affaire aujourd&rsquo;hui. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;un après-midi brûlant, ça existe depuis toujours. Mais une canicule, ce n&rsquo;est pas ça.</p>
<p>La définition officielle est précise. Une canicule, c&rsquo;est une chaleur qui dure. Au moins trois jours et trois nuits d&rsquo;affilée, avec des températures qui restent au-dessus d&rsquo;un seuil, de jour comme de nuit [1]. Un pic isolé ne compte pas. Ce qui compte, c&rsquo;est la persistance.</p>
<p>Du coup, comparer deux après-midi, celui de 1930 et celui de cette année, ne dit pas grand-chose. Les bonnes grandeurs sont ailleurs. Le nombre d&rsquo;épisodes par décennie. Le temps qu&rsquo;ils durent. Le nombre de nuits sans répit. Et le moment de l&rsquo;année où ils tombent.</p>
<h2 id="qui-décide-quil-fait--canicule--et-comment">Qui décide qu&rsquo;il fait « canicule », et comment</h2>
<p>Il n&rsquo;existe pas de définition universelle de la canicule [1]. Pas de seuil valable pour la planète entière. En France, le cadre est fixé par une instruction de l&rsquo;État. Elle s&rsquo;appuie sur l&rsquo;agence sanitaire nationale et sur le service météo [1].</p>
<p>La mécanique est simple à comprendre. On prend la moyenne des températures les plus basses sur trois jours, et la moyenne des plus hautes [1]. On les compare à un seuil. Ce seuil n&rsquo;est pas le même partout. Il est calculé département par département, calé sur le climat local [1]. Il est donc plus haut à Marseille ou à Lyon qu&rsquo;à Rennes [1].</p>
<p>Autrement dit, le seuil colle à ce dont les habitants ont l&rsquo;habitude. Quand la chaleur le dépasse trois jours de suite, c&rsquo;est une canicule, et le département passe en vigilance orange [1].</p>
<h2 id="le-décompte-depuis-1947">Le décompte depuis 1947</h2>
<p>Le service météo tient ce décompte depuis 1947. Il s&rsquo;appuie sur une moyenne de trente stations réparties sur le pays [2].</p>
<p>Le résultat tient en trois chiffres. 54 vagues de chaleur depuis 1947. Deux tiers d&rsquo;entre elles depuis l&rsquo;an 2000. Et plus de la moitié après 2010 [2]. Ce n&rsquo;est ni une prévision ni un modèle. C&rsquo;est un comptage de ce qui s&rsquo;est déjà produit [2].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">54</span> <span class="stat__label">vagues de chaleur en France depuis 1947, dont la moitié après 2010</span></aside>

<aside class="pullquote">Autant de vagues de chaleur en quinze ans qu&rsquo;au cours des soixante années précédentes.</aside>

<p>Le calendrier bouge aussi, et aux deux bouts. Les vagues arrivent de plus en plus tôt, dès la mi-juin, comme en 2022 et en 2026 [2]. Et de plus en plus tard, après le 15 août, depuis 2001 [2]. Plusieurs régions ont même connu un épisode du 3 au 10 septembre 2023 [2]. Une canicule en juin ou en septembre, ce n&rsquo;est pas le même événement qu&rsquo;au cœur de l&rsquo;été. La saison chaude s&rsquo;étire.</p>
<h2 id="ce-qui-na-pas-empiré-et-ce-quon-ne-mesure-pas-encore-bien">Ce qui n&rsquo;a pas empiré, et ce qu&rsquo;on ne mesure pas encore bien</h2>
<p>Tout ne va pas dans le même sens, et le dire est une question d&rsquo;honnêteté.</p>
<p>La durée, elle, ne suit pas. Le record d&rsquo;une seule vague de chaleur, c&rsquo;est 23 jours. Il date de juillet 1983 [2]. En 2026, un épisode l&rsquo;a égalé, pas battu [2]. La durée maximale n&rsquo;augmente donc pas. Ce qui a changé, c&rsquo;est qu&rsquo;à durée égale, l&rsquo;épisode de 2026 a tapé plus fort [2].</p>
<p>Les nuits tropicales, ces nuits où la température ne descend pas sous 20 °C, sont une autre grandeur à suivre [3]. Sans fraîcheur nocturne, le corps récupère mal de la chaleur du jour [3]. Mais le seul chiffre solide mesuré au niveau national est ancien : deux nuits de ce genre par an en moyenne, entre 1976 et 2005 [3]. La forte hausse annoncée pour la suite repose surtout sur des projections, pas sur des relevés déjà faits [3]. Ce journal le signale, plutôt que d&rsquo;avancer un chiffre qui n&rsquo;est pas encore établi.</p>
<h2 id="vérifier-chez-soi-gratuitement">Vérifier chez soi, gratuitement</h2>
<p>Voilà le point qui change tout. Depuis le 1er janvier 2024, toutes les données publiques du service météo sont gratuites [5]. Avant, elles étaient payantes. Plus maintenant [5].</p>
<p>Concrètement, n&rsquo;importe qui peut télécharger les relevés quotidiens de la station la plus proche de chez lui. Les températures minimales et maximales, jour par jour, depuis l&rsquo;ouverture de la station [4]. Pour les plus anciennes, cela remonte avant 1947. Le tout en fichier tableur, sous licence ouverte, sur le portail public data.gouv.fr [4]. Un accès automatisé, gratuit lui aussi, existe pour ceux qui savent s&rsquo;en servir [5].</p>
<p>Avec ça, chacun peut faire son propre comptage. Le nombre de jours de forte chaleur près de chez lui. Le nombre de nuits au-dessus de 20 °C. Les épisodes qui s&rsquo;étalent sur plusieurs jours. Ce comptage local ne refait pas le chiffre national des 54 vagues. C&rsquo;est un relevé sur ses propres données brutes. Mais c&rsquo;est une vérification que personne ne mâche à sa place.</p>
<h2 id="et-pour-qui-se-méfie-des-organismes-français">Et pour qui se méfie des organismes français</h2>
<p>Reste le cas de qui ne fait pas confiance aux organismes français. La vérification reste possible, même sans eux.</p>
<p>Des services étrangers publient leurs propres relevés, en accès libre. L&rsquo;agence météo du Japon met en ligne son analyse de la température mondiale, en téléchargement libre. Elle relève une hausse d&rsquo;environ 0,8 °C par siècle [6]. Les services américain, européen et britannique font de même, chacun avec sa méthode.</p>
<p>Leurs chiffres annuels ne sont pas rigoureusement identiques. C&rsquo;est justement la preuve qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;analyses séparées, et pas de copies les unes des autres. Mais la tendance de fond, elle, est la même partout [9].</p>
<p>Le cas le plus parlant reste ce projet américain de 2010. Il a été monté par un climatosceptique. Des fonds venus en partie d&rsquo;intérêts pétroliers l&rsquo;ont financé. Le but : refaire les calculs de façon indépendante [7, 8]. Son but affiché était de vérifier si le réchauffement tenait la route. Résultat : il l&rsquo;a confirmé, et son fondateur a conclu que la cause en était humaine [7, 8]. Le projet publie ses séries pays par pays, la France comprise [10].</p>
<figure class="quote">
  <blockquote><p>« Appelez-moi un sceptique converti. Il y a trois ans, j&rsquo;avais relevé dans les études sur le climat des problèmes qui, à mes yeux, mettaient en doute l&rsquo;existence même du réchauffement. »</p>
</blockquote>
  <figcaption class="quote__source">le fondateur du projet, ancien sceptique</figcaption>
</figure>

<p>Ses propres calculs disent aujourd&rsquo;hui l&rsquo;inverse.</p>
<p>Les chiffres sont publics et gratuits. N&rsquo;importe qui peut refaire le décompte pour sa commune. Et ceux qui, à l&rsquo;étranger, doutaient du réchauffement ont trouvé la même chose.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/cadic_files/documents/spf00006701.pdf">Canicules : le dispositif d'alerte et de surveillance et le dispositif de prévention de Santé publique France</a>. Santé publique France (2026-05)</li><li id="ref-2"><a href="https://meteofrance.com/le-changement-climatique/quel-climat-futur/changement-climatique-quel-impact-sur-les-vagues-de">Changement climatique : quel impact sur les vagues de chaleur</a>. Météo-France (2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/climat_-_nuits_tropicales_et_journees_de_forte_chaleur.pdf">Nuits tropicales et journées de forte chaleur (Insee Flash Paca n°103)</a>. Préfecture de région Paca / developpement-durable.gouv.fr (2024-05)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.data.gouv.fr/datasets/donnees-climatologiques-de-base-quotidiennes">Données climatologiques de base - quotidiennes</a>. data.gouv.fr (2026)</li><li id="ref-5"><a href="https://meteofrance.com/presse/au-1er-janvier-2024-toutes-les-donnees-publiques-de-meteo-france-disposeront-dune">Au 1er janvier 2024, toutes les données publiques de Météo-France disposeront d'une possibilité d'accès sans aucun frais</a>. Météo-France (2023)</li><li id="ref-6"><a href="https://ds.data.jma.go.jp/tcc/tcc/products/gwp/temp/ann_wld.html">Global Average Surface Temperature (annual, world)</a>. Japan Meteorological Agency / Tokyo Climate Center (2026)</li><li id="ref-7"><a href="https://berkeleyearth.org/archive/summary-of-findings/">Summary of Findings</a>. Berkeley Earth (2012)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.democracynow.org/2012/8/2/climate_skeptic_koch_funded_scientist_richard">Climate Skeptic, Koch-Funded Scientist Richard Muller Admits Global Warming Real & Humans the Cause</a>. Democracy Now (2012-08-02)</li><li id="ref-9"><a href="https://climatedataguide.ucar.edu/climate-data/global-temperature-data-sets-overview-comparison-table">Global Temperature Data Sets: Overview & Comparison Table</a>. UCAR / Climate Data Guide (2026)</li><li id="ref-10"><a href="https://berkeleyearth.org/data/">Data (séries par pays)</a>. Berkeley Earth (2026)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>