<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Déontologie | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/deontologie/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Sun, 16 Aug 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/deontologie/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/deontologie/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Propos racistes dans les forces de l'ordre : le gardien révoqué, le cadre réaffecté</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/propos-racistes-police-gendarmerie-sanctions-cadres/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/propos-racistes-police-gendarmerie-sanctions-cadres/</guid><pubDate>Sun, 16 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Police</category><category>Gendarmerie</category><category>Racisme</category><category>Déontologie</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/propos-racistes-police-gendarmerie-sanctions-cadres/cover.webp" length="67876" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Le 1er octobre 2025, un général de gendarmerie prend la tête de l&rsquo;office central chargé des crimes de haine. Quatre mois plus tard, il n&rsquo;y est plus. Selon des témoins, il aurait lancé, devant des gendarmes noirs à l&rsquo;accueil d&rsquo;une caserne : « Pourquoi n&rsquo;y a-t-il que des Noirs à l&rsquo;accueil ? » Des collègues ont saisi la hiérarchie. La suite : une réaffectation discrète, une enquête toujours en cours, aucune sanction.</div>

<h2 id="sur-le-papier-tout-est-prévu">Sur le papier, tout est prévu</h2>
<p>Un policier ou un gendarme qui tient des propos racistes commet une faute. Le code de déontologie des deux forces l&rsquo;écrit noir sur blanc. Il interdit toute discrimination « dans leurs actes et leurs propos » [1]. Le mot « propos » y figure, en toutes lettres.</p>
<p>Le même code attend d&rsquo;un cadre un comportement « exemplaire » [1]. Et la sanction peut monter très haut. Pour un policier, jusqu&rsquo;à la révocation [2]. Pour un gendarme, jusqu&rsquo;à la radiation des cadres [3].</p>
<p>La justice pénale peut frapper en plus, sur la même affaire. Des propos racistes publics sont un délit. La peine double quand l&rsquo;auteur détient l&rsquo;autorité publique. Elle atteint trois ans de prison et 75 000 euros [4]. L&rsquo;arsenal, sur le papier, est complet.</p>
<h2 id="dans-les-faits-des-sanctions-légères">Dans les faits, des sanctions légères</h2>
<p>Reste ce qui est prononcé. L&rsquo;inspection interne de la police publie ses chiffres chaque année. En 2023, 85 dossiers venus de signalements du public retiennent une faute [5]. La suite tient en peu de mots. Trente-neuf simples rappels, dix-neuf blâmes, dix-huit avertissements [5]. Deux exclusions de trois jours, un stage.</p>
<p>Et six dossiers seulement envoyés en conseil de discipline [5]. Or ce conseil est le passage obligé des sanctions lourdes [2]. Six sur quatre-vingt-cinq. Le reste s&rsquo;arrête aux mesures les plus basses de l&rsquo;échelle.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">6 sur 85</span> <span class="stat__label">dossiers de faute retenue orientés en 2023 vers un conseil de discipline, seule porte des sanctions lourdes</span></aside>

<p>Ces chiffres ne comptent que ce qui est signalé et retenu, pas l&rsquo;ampleur réelle, l&rsquo;inspection le reconnaît [5]. La même année, 26 de ses mille enquêtes judiciaires visaient des injures racistes ou discriminatoires [5].</p>
<h2 id="personne-dindépendant-ne-tient-le-levier">Personne d&rsquo;indépendant ne tient le levier</h2>
<p>Un point commande tout le reste. Dans cette chaîne, un seul acteur décide de la sanction : l&rsquo;institution qui emploie. La police pour ses policiers, l&rsquo;armée pour ses gendarmes [2, 3].</p>
<p>L&rsquo;inspection interne, elle, ne sanctionne pas. Elle enquête et elle propose [5]. Un contrôleur extérieur existe pourtant. Le Défenseur des droits surveille les forces de l&rsquo;ordre. Mais il recommande, il ne punit pas [6]. L&rsquo;administration peut ne pas le suivre.</p>
<aside class="pullquote">L&rsquo;inspection propose, l&rsquo;employeur décide, le contrôleur indépendant recommande. Personne d&rsquo;extérieur ne tranche.</aside>

<p>Ses rapports le montrent. En mars 2026, il a examiné huit décisions où il réclamait des poursuites [6]. Dans l&rsquo;un de ces dossiers, l&rsquo;enquête administrative a démarré quatre ans après les faits. La sanction finale a été un simple blâme, qu&rsquo;il a jugé insuffisant [6].</p>
<h2 id="le-gardien-révoqué-le-cadre-réaffecté">Le gardien révoqué, le cadre réaffecté</h2>
<p>La sanction lourde existe donc, et elle tombe parfois. À Rouen, un policier noir porte plainte en 2019. Il est visé dans un groupe de messagerie où circulent des milliers de messages racistes [7]. Le conseil de discipline se réunit. Trois gardiens de la paix sont révoqués [7]. L&rsquo;un conteste jusqu&rsquo;au bout. Fin 2023, le Conseil d&rsquo;État confirme la révocation : des propos « par nature incompatibles » avec la qualité de policier [8].</p>
<p>Ces révoqués ont un point commun. Ce sont des gardiens de la paix. Pas des chefs.</p>
<p>Les cadres, eux, suivent un autre chemin. Le général placé à la tête de l&rsquo;office anti-haine, visé par des témoignages, a été réaffecté sans sanction, l&rsquo;enquête suit son cours [9]. Un colonel de gendarmerie a tenu des propos racistes devant de hauts responsables. Sa sanction a été un blâme, le degré le plus bas, confirmé par le Conseil d&rsquo;État début 2024 [10]. Un préfet, pour des attitudes jugées sexistes et racistes, a écopé d&rsquo;un an d&rsquo;exclusion dont six mois avec sursis, confirmé en 2025 [11].</p>
<p>Trois cas ne font pas une statistique. Et les faits ne sont pas de même gravité : un groupe de milliers de messages n&rsquo;est pas une phrase lancée à l&rsquo;accueil. Mais le constat tient dans les dossiers connus. La révocation confirmée frappe le rang, pas l&rsquo;encadrement.</p>
<h2 id="quand-la-machine-se-trompe-de-cible">Quand la machine se trompe de cible</h2>
<p>Il arrive que le dispositif se retourne. Le brigadier-chef Amar Benmohamed dénonce des mauvais traitements et des propos racistes de collègues, au dépôt d&rsquo;un tribunal parisien [12]. Le Défenseur des droits le reconnaît lanceur d&rsquo;alerte [12]. L&rsquo;enquête pénale contre les auteurs qu&rsquo;il désigne est classée sans suite [12].</p>
<p>Lui, en revanche, est sanctionné par sa préfecture. Avertissements, puis blâme [12]. La justice administrative a annulé ces sanctions, une première fois en 2024, puis en appel en octobre 2025 [12]. Le dénonciateur a été puni, les auteurs désignés ne l&rsquo;ont pas été.</p>
<h2 id="ce-que-la-règle-demande-ce-quelle-rend">Ce que la règle demande, ce qu&rsquo;elle rend</h2>
<p>Le code de déontologie attend d&rsquo;un cadre un comportement « exemplaire » [1]. Dans les affaires connues à ce jour, ce sont des gardiens de la paix qui ont perdu leur métier pour des propos racistes [7, 8]. Les cadres ont changé de bureau, reçu le blâme le plus léger, ou une exclusion en partie remise [9, 10, 11].</p>
<p>Le droit prévoit la révocation, pour le gardien comme pour le général. Jusqu&rsquo;ici, elle n&rsquo;a frappé que des gardiens.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000025503132/LEGISCTA000028285853/">Code de la sécurité intérieure, code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale (art. R434-11 et R434-14)</a>. Legifrance (4 décembre 2013)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044425388">Code général de la fonction publique, art. L533-1 (échelle des sanctions disciplinaires des fonctionnaires de l'État)</a>. Legifrance (consulté le 16 août 2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032442302">Code de la défense, art. L4137-2 (régime disciplinaire des militaires, applicable aux gendarmes)</a>. Legifrance (consulté le 16 août 2026)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000049312747">Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, art. 33 (injure publique à caractère raciste, peine aggravée pour un dépositaire de l'autorité publique)</a>. Legifrance (consulté le 16 août 2026)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.vie-publique.fr/files/rapport/pdf/296371.pdf">Rapport annuel d'activité de l'IGPN 2023</a>. Vie-publique.fr (rapport de l'Inspection générale de la police nationale) (2024)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.defenseurdesdroits.fr/retour-sur-le-college-deontologie-de-la-securite-du-17-mars-2026-1105">Retour sur le collège « déontologie de la sécurité » du 17 mars 2026</a>. Défenseur des droits (17 mars 2026)</li><li id="ref-7"><a href="https://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/seine-maritime/rouen/rouen-trois-policiers-sanctionnes-conseil-discipline-apres-propos-racistes-1880678.html">Rouen : trois policiers sanctionnés en conseil de discipline après des propos racistes</a>. France 3 Normandie / franceinfo (9 octobre 2020)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2023-12-28/474289">Décision du Conseil d'État n° 474289 (révocation d'un gardien de la paix jugée proportionnée)</a>. Conseil d'État (28 décembre 2023)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.franceinfo.fr/faits-divers/un-general-de-gendarmerie-a-la-tete-de-l-office-de-lutte-contre-les-crimes-de-haine-exfiltre-pour-des-soupcons-de-propos-a-connotation-raciste_7829672.html">Un général de gendarmerie à la tête de l'office de lutte contre les crimes de haine exfiltré pour des soupçons de propos à connotation raciste</a>. franceinfo (25 février 2026)</li><li id="ref-10"><a href="https://lessor.org/societe/blame-du-ministre-confirme-pour-un-colonel-de-gendarmerie/">Blâme du ministre confirmé pour un colonel de gendarmerie</a>. L'Essor (19 janvier 2024)</li><li id="ref-11"><a href="https://www.aefinfo.fr/depeche/730220-lexclusion-temporaire-dun-prefet-delegue-aupres-du-prefet-de-police-pour-des-attitudes-sexistes-et-racistes-confirmee">L'exclusion temporaire d'un préfet délégué auprès du préfet de police pour des attitudes sexistes et racistes confirmée</a>. AEF info (23 avril 2025)</li><li id="ref-12"><a href="https://la1ere.franceinfo.fr/l-etat-condamne-en-appel-pour-des-sanctions-infligees-a-un-policier-denoncant-du-racisme-1631261.html">L'État condamné en appel pour des sanctions infligées à un policier dénonçant du racisme</a>. Outre-mer la 1ère / franceinfo (9 octobre 2025)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>