<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Démarchage Téléphonique | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/demarchage-telephonique/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Mon, 27 Jul 2026 08:29:36 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/demarchage-telephonique/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/demarchage-telephonique/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Démarchage téléphonique : le 11 août, l'appel commercial passe d'autorisé à interdit par défaut</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/demarchage-telephonique-consentement-11-aout/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/demarchage-telephonique-consentement-11-aout/</guid><pubDate>Mon, 27 Jul 2026 08:29:36 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Consommation</category><category>Démarchage téléphonique</category><category>Protection des consommateurs</category><category>Centres d'appels</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/demarchage-telephonique-consentement-11-aout/cover.webp" length="6958" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Le téléphone sonne pendant le déjeuner. Une voix propose une complémentaire santé, sur un ton presque officiel. Ce genre d&rsquo;appel, des millions de foyers le connaissent. À partir du 11 août 2026, il change de statut. Sans accord donné à l&rsquo;avance, démarcher un particulier par téléphone devient interdit.</div>

<h2 id="le-principe-sinverse">Le principe s&rsquo;inverse</h2>
<p>Jusqu&rsquo;ici, la règle était simple. Un commercial pouvait appeler n&rsquo;importe qui. Pour avoir la paix, il fallait s&rsquo;inscrire soi-même sur une liste, Bloctel [4]. Le 11 août, cette logique s&rsquo;efface. L&rsquo;appel commercial devient interdit par défaut [1]. Il n&rsquo;est permis que si le consommateur a dit oui avant.</p>
<p>Le changement de charge est le cœur de la réforme. Avant, c&rsquo;était au particulier de se signaler pour être tranquille. Désormais, c&rsquo;est au vendeur de prouver qu&rsquo;il a reçu un accord [1]. Plus besoin de s&rsquo;inscrire nulle part.</p>
<aside class="pullquote">Avant, c&rsquo;était au particulier de se signaler pour avoir la paix. Désormais, c&rsquo;est au vendeur de prouver un accord.</aside>

<p>Cet accord obéit à des règles précises. Il doit être libre, clair et donné pour un usage défini [1]. Une case déjà cochée ne compte pas [3]. Il vaut un an au plus, sans reconduction automatique, et peut être retiré à tout moment [3], même par oral [6].</p>
<h2 id="ce-que-risque-celui-qui-passe-outre">Ce que risque celui qui passe outre</h2>
<p>Les sanctions montent. Un professionnel qui démarche sans accord risque une amende administrative [2]. Elle peut atteindre 75 000 euros pour une personne, 375 000 euros pour une entreprise [2]. En principe, la sanction est publiée aux frais du fautif [2].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">375 000 €</span> <span class="stat__label">amende maximale encourue par une entreprise en infraction</span></aside>

<p>Un autre levier vise le portefeuille du consommateur. Un contrat signé après un appel illégal est nul [1]. L&rsquo;argent versé doit être rendu.</p>
<h2 id="ni--tout-est-interdit--ni--rien-ne-change-">Ni « tout est interdit », ni « rien ne change »</h2>
<p>La loi n&rsquo;interdit pas tous les appels. Une entreprise peut encore joindre un client qui a déjà un contrat avec elle, si l&rsquo;appel porte sur ce contrat [1]. La presse garde le droit de proposer des abonnements par téléphone [1]. Les appels entre professionnels ne sont pas concernés.</p>
<p>Certains secteurs restent verrouillés, même avec un accord. La rénovation énergétique est interdite de démarchage depuis 2020 [10]. La formation payée par le compte personnel l&rsquo;est depuis 2022 [11]. Ces portes-là ne rouvrent pas.</p>
<h2 id="ce-que-la-loi-ne-peut-pas-atteindre">Ce que la loi ne peut pas atteindre</h2>
<p>Reste un angle mort, et il est de taille. Les appels d&rsquo;arnaque partent souvent de centres installés à l&rsquo;étranger. Ils masquent leur numéro et ignorent le Journal officiel [6]. La loi française les atteint mal. Elle discipline surtout les entreprises basées en France.</p>
<p>Aucune donnée officielle ne mesure la part des arnaques dans le total des appels. Elle n&rsquo;est pas connue. La réforme ne fera donc pas disparaître les escroqueries. Elles visent en premier lieu les personnes âgées, cibles répétées de fausses offres « officielles ».</p>
<h2 id="pourquoi-lancien-système-avait-calé">Pourquoi l&rsquo;ancien système avait calé</h2>
<p>L&rsquo;exaspération, elle, est réelle et partagée. Une association de consommateurs mesurait en 2024 que 97 % des sollicités trouvaient le démarchage agaçant [4]. Le chiffre vient d&rsquo;un plaidoyer pour l&rsquo;interdiction. Mais le ras-le-bol, lui, ne se discute pas.</p>
<p>L&rsquo;ancien dispositif protégeait mal. Environ 9 % des Français seulement s&rsquo;étaient inscrits sur Bloctel [4]. Et lors des contrôles, plus de la moitié des entreprises visées étaient en infraction [4]. Ces contrôles ciblaient les cas signalés, pas tout le secteur [5]. Deux causes à cet échec, donc : un système que peu de gens utilisaient, et beaucoup d&rsquo;entreprises qui ne le respectaient pas. Pas le comportement de ceux qui décrochaient.</p>
<h2 id="le-prix-du-côté-de-lemploi">Le prix, du côté de l&rsquo;emploi</h2>
<p>La réforme a un coût, et il tombe sur un secteur. Les centres d&rsquo;appels français vivent en partie de la prospection. Combien d&rsquo;emplois sont menacés ? Les chiffres varient, et tous viennent d&rsquo;acteurs concernés. Le patronat du secteur avance jusqu&rsquo;à 55 000 emplois. Le chiffre, attribué à la déléguée générale d&rsquo;un syndicat professionnel, mêle la France et la sous-traitance à l&rsquo;étranger [7]. Un syndicat de salariés compte environ 43 000 postes de prospection en 2025 [8]. Le Sénat, lui, situe entre 29 000 et 40 000 les emplois liés au démarchage légitime [4].</p>
<p>Ces emplois sont réels, et les personnes qui les occupent aussi. Un syndicat cite déjà une chute d&rsquo;activité dans un centre de Poitiers après les restrictions de 2023 [8]. Aucun chiffre neutre ne mesure l&rsquo;ampleur exacte du risque. Les estimations connues viennent toutes d&rsquo;acteurs qui ont un intérêt dans l&rsquo;affaire.</p>
<h2 id="un-vote-sans-opposition">Un vote sans opposition</h2>
<p>Fait rare, la mesure a fait l&rsquo;unanimité. Le Sénat l&rsquo;a votée en novembre 2024, l&rsquo;Assemblée en mars 2025, par 176 voix et aucune contre [9]. Elle a été portée par un député des Démocrates, avec le soutien de l&rsquo;auteur de la loi de 2020 [9]. Une exception avait été glissée pour la livraison de surgelés à domicile. Des élus y ont vu un « cheval de Troie ». Elle a été retirée du texte final [9].</p>
<p>Au bout du compte, un particulier démarché n&rsquo;a plus rien à prouver ni à faire. Le 11 août, c&rsquo;est à celui qui vend de montrer qu&rsquo;on a bien voulu de son appel. Et un contrat arraché sans cet accord ne vaut plus rien [1].</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006069565/LEGISCTA000032221441/2026-08-11">Code de la consommation, articles L223-1 à L223-7 (version au 11 août 2026)</a>. Légifrance (2026-08-11)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032226344">Code de la consommation, article L242-16 (sanctions du démarchage)</a>. Légifrance (2026-07-27)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054483939">Décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026 relatif au recueil, à la conservation et au retrait du consentement au démarchage</a>. Légifrance (2026-07-23)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.senat.fr/rap/l24-118/l24-118_mono.html">Rapport L24-118 sur la proposition de loi visant à interdire le démarchage téléphonique</a>. Sénat (2024)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/laction-de-la-dgccrf/les-enquetes/demarchage-telephonique-des-manquements-dans-la-moitie-des">Démarchage téléphonique : des manquements dans la moitié des établissements contrôlés</a>. DGCCRF (2020)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.igen.fr/telecoms/2026/07/adieu-bloctel-partir-du-11-aout-le-demarchage-telephonique-devient-interdit-par-principe-157239">Adieu Bloctel : à partir du 11 août, le démarchage téléphonique devient interdit par principe</a>. iGeneration (igen.fr) (2026-07-26)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.economiematin.fr/fin-du-demarchage-telephonique-rupture-legislative-et-consequences-massives-pour-les-centres-dappels">Fin du démarchage téléphonique : rupture législative et conséquences pour les centres d'appels</a>. economiematin.fr (2026)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.fecfo.fr/articles/8106">Le projet de loi, une menace pour l'emploi des centres d'appels</a>. FEC-FO (Force ouvrière) (2025)</li><li id="ref-9"><a href="https://lcp.fr/actualites/demarchage-telephonique-les-deputes-valident-une-reduction-drastique-des-appels-non">Démarchage téléphonique : les députés valident une réduction drastique des appels non sollicités</a>. LCP / Assemblée nationale (2025-03-06)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042144670">LOI n° 2020-901 du 24 juillet 2020 (loi Naegelen, encadrement du démarchage)</a>. Légifrance (2020-07-24)</li><li id="ref-11"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046760877">LOI n° 2022-1587 du 19 décembre 2022 (interdiction du démarchage des titulaires d'un CPF)</a>. Légifrance (2022-12-19)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>