<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Déficit Public | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/deficit-public/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Thu, 10 Sep 2026 07:51:15 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/deficit-public/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/deficit-public/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Dans le déficit public, les aides aux étrangers pèsent 1,5 %</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/deficit-public-origines-aides-etrangers/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/deficit-public-origines-aides-etrangers/</guid><pubDate>Thu, 10 Sep 2026 07:51:15 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Déficit public</category><category>Immigration</category><category>Impôts</category><category>Budget de l'État</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/deficit-public-origines-aides-etrangers/cover.webp" length="744956" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">En mars 2025, l&rsquo;Insee a publié les comptes de la nation. Le déficit public a atteint 168,6 milliards d&rsquo;euros en 2024. Dans le débat qui a suivi, un chiffre est revenu sans cesse : l&rsquo;immigration coûterait 40 milliards. Le chercheur dont l&rsquo;étude sert à ce calcul répond qu&rsquo;il ne l&rsquo;a jamais écrit.</div>

<h2 id="un-déficit-à-168-milliards-bien-réel">Un déficit à 168 milliards, bien réel</h2>
<p>Le chiffre est lourd. En 2024, l&rsquo;État a dépensé 168,6 milliards d&rsquo;euros de plus qu&rsquo;il n&rsquo;a encaissé [1]. Cela représente 5,8 % de toute la richesse produite dans le pays. La dette totale atteint 3 305 milliards, soit plus que le PIB d&rsquo;une année entière [1].</p>
<p>S&rsquo;inquiéter d&rsquo;un tel montant est légitime. Chaque année, rembourser les intérêts de cette dette coûte plus cher [4]. Autant d&rsquo;argent qui ne va pas ailleurs. Savoir où passe l&rsquo;argent public est une bonne question.</p>
<p>Reste à voir où ce trou se creuse.</p>
<h2 id="la-sécurité-sociale-elle-est-à-léquilibre">La sécurité sociale, elle, est à l&rsquo;équilibre</h2>
<p>Premier point, souvent oublié. Le déficit est presque entièrement celui de l&rsquo;État. À lui seul, il pèse 152,5 milliards [1].</p>
<p>La sécurité sociale, elle, ne creuse pas ce trou. C&rsquo;est elle qui verse les retraites, rembourse les soins et paie les allocations. En 2024, elle a même dégagé un léger excédent, 2,3 milliards [1].</p>
<p>Autrement dit, la branche qui distribue les prestations sociales n&rsquo;est pas en déficit. Elle est à l&rsquo;équilibre. Le trou se loge dans le budget de l&rsquo;État.</p>
<h2 id="ce-qui-a-creusé-les-comptes-depuis-2017">Ce qui a creusé les comptes depuis 2017</h2>
<p>Sur la durée, une cause domine. Entre fin 2016 et fin 2023, la dette française a augmenté de 911 milliards [2]. C&rsquo;est la plus forte hausse de toute la zone euro. Ailleurs, la dette a plutôt reculé.</p>
<p>La France est même un cas à part. Chez ses voisins, le déficit s&rsquo;est creusé parce que les dépenses ont monté. En France, c&rsquo;est l&rsquo;inverse. Ce sont les recettes qui ont reculé, de 1,7 point de PIB, pendant que les dépenses, elles, restaient stables [2].</p>
<p>Pourquoi moins de recettes ? Parce que plusieurs impôts ont été baissés depuis 2017. La taxe d&rsquo;habitation sur les résidences principales, supprimée pour presque tous les foyers. L&rsquo;impôt sur les bénéfices des entreprises. Les impôts dits de production. Les principales baisses approchent 50 milliards par an [3]. Le coût net de l&rsquo;ensemble des mesures atteint environ 44 milliards. C&rsquo;est le chiffrage officiel, celui du gouvernement lui-même. Et il n&rsquo;a pas été compensé par des économies [3].</p>
<p>Ces baisses ne font pas tout, loin de là. Le premier moteur de la dette accumulée reste un déficit déjà élevé avant 2017 [2]. Cet héritage explique 50 à 70 % de la hausse de la dette. Les mesures décidées depuis 2017 en expliquent 20 à 35 % [2].</p>
<p>La Cour des comptes a tranché un point pour l&rsquo;année 2023. Elle refuse d&rsquo;y voir un simple « accident » de recettes [4]. Elle pointe deux choix : des baisses d&rsquo;impôts maintenues, près de 11 milliards, et l&rsquo;absence d&rsquo;économies [4].</p>
<p>Et en 2024 ? Cette année-là, la dépense a pesé plus que les recettes [1]. Le moteur, ce sont les prestations sociales, en hausse de 5,5 %, revalorisées pour suivre l&rsquo;inflation [1]. Il s&rsquo;agit des retraites et des allocations versées à tous. Pas des aides aux personnes étrangères.</p>
<h2 id="le-chiffre-de-40-milliards-que-ses-auteurs-rejettent">Le chiffre de 40 milliards que ses auteurs rejettent</h2>
<p>Reste ce fameux coût de 40 ou 54 milliards attribué à l&rsquo;immigration. D&rsquo;où sort-il ? De calculs simples, mais faux [5].</p>
<p>Selon les cas, on multiplie une moyenne calculée sur trente ans par la richesse d&rsquo;une seule année récente. Ou bien on additionne des dépenses sans jamais soustraire ce que ces personnes versent en impôts et en cotisations [5]. On compte la moitié de l&rsquo;addition.</p>
<p>Les chercheurs dont les études servent à bâtir ce chiffre le démentent. L&rsquo;un d&rsquo;eux l&rsquo;a dit sans détour :</p>
<blockquote>
<p>« Ce chiffre n&rsquo;est pas issu de mes travaux. » [5]</p>
</blockquote>
<p>Un autre, dont l&rsquo;organisation internationale est citée elle aussi, parle d&rsquo;« une interprétation fallacieuse » de ses travaux [5].</p>
<h2 id="ce-que-coûtent-laide-médicale-et-lasile">Ce que coûtent l&rsquo;aide médicale et l&rsquo;asile</h2>
<p>Que pèsent, alors, ces aides ? Deux dispositifs sont visés. L&rsquo;aide médicale d&rsquo;État soigne les personnes en situation irrégulière. Elle a coûté 1,26 milliard en 2024, soit 0,3 % des dépenses de l&rsquo;État [8]. Le budget de l&rsquo;asile, qui accueille les demandeurs, tourne autour de 1,4 milliard [9].</p>
<p>Ces deux aides relèvent de budgets et de publics différents. On les additionne souvent à tort. Même réunies, elles pèsent entre 2,5 et 3 milliards. Face à un déficit de 168,6 milliards, cela fait environ 1,5 % [1].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">1,5 %</span> <span class="stat__label">la part des aides aux personnes étrangères dans le déficit public</span></aside>

<p>Et au périmètre le plus large ? La « politique migratoire » complète, contrôles et expulsions compris, pèse près de 7,8 milliards [9]. Ce n&rsquo;est plus seulement des aides. Même ainsi, on reste sous 5 % du déficit. Les supprimer en totalité ne changerait le déficit qu&rsquo;à la marge.</p>
<h2 id="une-fois-les-recettes-comptées">Une fois les recettes comptées</h2>
<p>Il manque encore une moitié du calcul. Les personnes immigrées coûtent, mais elles paient aussi des impôts et des cotisations. Une fois les deux comptés, leur solde s&rsquo;équilibre à peu près [6, 7]. Les travaux disponibles le situent tout près de zéro, dans un sens ou dans l&rsquo;autre.</p>
<p>Un dernier chiffre remet tout à l&rsquo;échelle. Les retraites pèsent 407 milliards par an, plus de cent fois les aides aux étrangers [10]. Pourtant, leur système est presque à l&rsquo;équilibre [10].</p>
<aside class="pullquote">La taille d&rsquo;une dépense ne dit rien de sa part dans le déficit.</aside>

<p>Reste ce chiffre de 40 milliards, entré dans le débat. L&rsquo;étude censée le fonder mesure un solde proche de zéro. Les aides versées aux personnes étrangères, elles, représentent environ 1,5 % du déficit. Le reste, l&rsquo;essentiel, se joue entre ce que l&rsquo;État dépense et ce qu&rsquo;il a cessé d&rsquo;encaisser.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8574492">Le compte des administrations publiques en 2024 (Insee Première n° 2054)</a>. Insee (2025-03)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.fipeco.fr/commentaire/L'augmentation%20de%20la%20dette,%20les%20pr%C3%A9visions%20budg%C3%A9taires%20et%20la%20transparence%20de%20l'information">L'augmentation de la dette, les prévisions budgétaires et la transparence de l'information</a>. Fipeco (François Ecalle) (2024-05-27)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.fipeco.fr/fiche/Que-penser-des-mesures-fiscales-des-ann%C3%A9es-2017-2021-%3F">Que penser des mesures fiscales des années 2017-2021 ?</a>. Fipeco (François Ecalle) (2022-02-04)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-07/20240715-RSPFP-2024_0.pdf">La situation et les perspectives des finances publiques (juillet 2024)</a>. Cour des comptes (2024-07)</li><li id="ref-5"><a href="https://defacto-observatoire.fr/Medias/Factuel/Fact-checks/Cout-de-l-immigration-attention-aux-chiffres-trompeurs-de-35-a-40-milliards-d-euros-annuels/">Coût de l'immigration : attention aux chiffres trompeurs de 35 à 40 milliards d'euros annuels</a>. AFP Factuel (via Defacto) (2024-04-09)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.cepii.fr/PDF_PUB/lettre/2018/let394.pdf">L'impact budgétaire de 30 ans d'immigration en France (Lettre du CEPII n° 394)</a>. CEPII (2018-12)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.oecd.org/en/publications/serials/international-migration-outlook_g1gha63d.html">Perspectives des migrations internationales 2021</a>. OCDE (2021)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.senat.fr/rap/l25-139-327/l25-139-32711.html">Projet de loi de finances pour 2026 : mission Santé (aide médicale d'État)</a>. Sénat (2025)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.senat.fr/rap/l25-139-315/l25-139-3153.html">Projet de loi de finances pour 2026 : mission Immigration, asile et intégration</a>. Sénat (2025)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.cor-retraites.fr/sites/default/files/2025-06/Synth%C3%A8se_Def_.pdf">Rapport annuel du Conseil d'orientation des retraites (juin 2025)</a>. Conseil d'orientation des retraites (COR) (2025-06)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>