<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Cotisations | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/cotisations/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Wed, 16 Sep 2026 08:21:03 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/cotisations/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/cotisations/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Retraite complémentaire du privé : le gel de 2025 s'est décidé sans l'État</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/agirc-arrco-retraite-complementaire-gel-calcul/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/agirc-arrco-retraite-complementaire-gel-calcul/</guid><pubDate>Wed, 16 Sep 2026 08:21:03 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Retraite</category><category>Pouvoir d'achat</category><category>Cotisations</category><category>Protection sociale</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/agirc-arrco-retraite-complementaire-gel-calcul/cover.webp" length="37926" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Le 17 octobre 2025, les représentants des employeurs et des salariés se réunissent. Comme chaque automne, ils doivent fixer la hausse des retraites complémentaires du privé. Ils ne tombent pas d&rsquo;accord. La pension ne bougera pas. Quatorze millions de retraités l&rsquo;apprennent le jour même.</div>

<h2 id="ni-bercy-ni-le-parlement">Ni Bercy ni le Parlement</h2>
<p>La retraite complémentaire des salariés du privé porte un nom : l&rsquo;Agirc-Arrco. Elle s&rsquo;ajoute à la retraite de base. Vingt-sept millions de salariés y cotisent. Quatorze millions de retraités la touchent chaque mois. Le régime verse près de 100 milliards d&rsquo;euros par an. [6]</p>
<p>Ce régime n&rsquo;est pas piloté par l&rsquo;État. Ni le gouvernement, ni le Parlement n&rsquo;en fixent le montant. Ce sont les organisations d&rsquo;employeurs et de salariés qui décident. Tous les quatre ans, patronat et syndicats signent un accord. Cet accord fixe les règles du jeu. [1, 3]</p>
<p>Chaque 1er novembre, un conseil d&rsquo;administration arrête la hausse de l&rsquo;année. Employeurs et syndicats y siègent à parts égales. S&rsquo;ils ne s&rsquo;entendent pas, il n&rsquo;y a pas de hausse. C&rsquo;est ce qui s&rsquo;est passé en 2025. [1, 6]</p>
<aside class="pullquote">La retraite complémentaire du privé ne se décide ni à Bercy ni au Parlement, mais entre employeurs et syndicats.</aside>

<p>L&rsquo;autre retraite, la base, suit une tout autre règle. L&rsquo;État la revalorise par une loi. Son gel, lui, se débat au Parlement, dans le budget. Deux retraites, deux décideurs, deux calendriers.</p>
<h2 id="un-gel-avec-91-milliards-en-réserve">Un gel, avec 91 milliards en réserve</h2>
<p>Pourquoi ce blocage ? Les caisses ne sont pourtant pas vides. Fin 2025, le régime disposait de 91,2 milliards d&rsquo;euros de réserves. [7]</p>
<p>Ce chiffre paraît énorme. Il l&rsquo;est moins qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît. Fin 2023, ces réserves valaient 79 milliards. Cela représentait 2 % seulement des pensions promises pour l&rsquo;avenir. Le régime s&rsquo;impose une règle : garder toujours de côté six mois de pensions, pour ne jamais s&rsquo;endetter. [1, 7]</p>
<p>Le désaccord porte là-dessus. D&rsquo;un côté, préserver ces réserves face à un avenir incertain. De l&rsquo;autre, rendre du pouvoir d&rsquo;achat aux retraités maintenant. [6, 7] Chaque camp défend sa position, et chacun est juge et partie sur son propre bilan. L&rsquo;arbitrage est politique, pas technique.</p>
<p>Les comptes, eux, se tendent. En 2025, les cotisations encaissées ont augmenté de 1,9 %. Les pensions versées ont grimpé de 3,1 %. L&rsquo;écart se creuse avec les départs à la retraite des générations du baby-boom. [7]</p>
<h2 id="sur-la-fiche-de-paie-une-part-qui-ne-rapporte-pas-de-points">Sur la fiche de paie, une part qui ne rapporte pas de points</h2>
<p>Comment cette retraite se construit-elle ? Par points. Chaque année, une partie du salaire est prélevée, puis transformée en points. [1, 2] On cotise sur tout le salaire, jusqu&rsquo;à un plafond très élevé : huit fois le plafond de la Sécurité sociale, soit près de 385 000 euros par an. [1, 4]</p>
<p>Sur la fiche de paie, le prélèvement Agirc-Arrco paraît lourd. Mais tout ne se change pas en points. Le régime applique ce qu&rsquo;il appelle un taux d&rsquo;appel de 127 %. En clair : pour 100 euros de droits ouverts, 127 euros sont prélevés. Les 27 euros en trop ne rapportent aucun point. [4, 5]</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">27 €</span> <span class="stat__label">sur 127 € prélevés pour la complémentaire n&#39;ouvrent aucun droit</span></aside>

<p>Ce n&rsquo;est pas une anomalie. Ces sommes financent l&rsquo;équilibre du régime. Deux autres contributions font pareil : elles servent à tenir les comptes, sans ouvrir de droits. [4, 5] Le salarié qui lit sa fiche de paie ne voit pas cette différence. Elle est pourtant inscrite dans les règles du régime.</p>
<h2 id="à-la-retraite-une-pension-qui-glisse-quand-les-prix-montent">À la retraite, une pension qui glisse quand les prix montent</h2>
<p>Le calcul de la pension est simple. On additionne tous les points de la carrière. On les multiplie par la valeur d&rsquo;un point. [2] Cette valeur est fixée chaque année. Depuis novembre 2024, elle n&rsquo;a pas bougé. [4, 6]</p>
<p>C&rsquo;est là que le gel se voit. Une pension gelée ne baisse pas en euros : la règle l&rsquo;interdit. [3] Mais les prix, eux, montent. À la fin de l&rsquo;année, la même somme achète moins. Le pouvoir d&rsquo;achat recule sans qu&rsquo;un seul euro disparaisse.</p>
<p>Même les années de hausse, le compte n&rsquo;y est pas tout à fait. L&rsquo;accord en cours fixe une règle précise. La pension suit les prix, hors tabac, moins 0,4 point. [1, 3] Un petit décrochage est donc programmé chaque année.</p>
<p>La complémentaire n&rsquo;est pas un supplément marginal. Pour un ancien salarié du privé, elle pèse lourd dans la pension totale. Et d&rsquo;autant plus lourd que le salaire de carrière était élevé. Au-dessus du plafond de la retraite de base, elle est même la seule à ouvrir des droits. [1, 4]</p>
<h2 id="un-malus-supprimé-une-minoration-qui-reste">Un malus supprimé, une minoration qui reste</h2>
<p>Une bonne nouvelle est passée plus discrètement. Jusqu&rsquo;en 2023, un malus frappait certains départs. Ceux qui partaient dès l&rsquo;âge du taux plein perdaient 10 % de leur complémentaire, pendant trois ans. [1, 3] L&rsquo;accord de 2023 l&rsquo;a supprimé. Plus de malus pour les départs depuis décembre 2023, et fin du malus pour ceux qui le subissaient encore, en avril 2024. [3] Coût de l&rsquo;ensemble de ces mesures sur les départs : environ 600 millions d&rsquo;euros par an. [1]</p>
<p>Une autre minoration demeure, et elle est définitive. Partir avant 67 ans sans avoir tous ses trimestres coûte cher. Exemple donné par le régime : un départ à 61 ans, sans le taux plein de base. La complémentaire tombe alors à 71 %, à vie. [8]</p>
<p>La prochaine décision arrive vite. La hausse éventuelle du 1er novembre 2026 se joue cet automne. [7] Les mêmes organisations, autour de la même table, trancheront le même arbitrage : garder les réserves, ou rendre du pouvoir d&rsquo;achat. Sans l&rsquo;État.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.cor-retraites.fr/sites/default/files/2024-07/Fiche_AGIRC_ARRCO_vf.pdf">Le régime de retraite complémentaire des salariés du privé (Agirc-Arrco)</a>. Conseil d'orientation des retraites (juillet 2024)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F15396">Retraite complémentaire dans le privé : Agirc-Arrco (fiche F15396)</a>. Service-public.gouv.fr (2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/id/KALITEXT000048674954">Accord national interprofessionnel du 5 octobre 2023 relatif à la retraite complémentaire Agirc-Arrco</a>. Légifrance (5 octobre 2023)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.agirc-arrco.fr/storage/chiffrAA_2026_VF.pdf">Chiffr'Agirc-Arrco 2026</a>. Agirc-Arrco (2026)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.agirc-arrco.fr/mes-services-particuliers/les-experts-retraite/parole-experts/le-calcul-des-points-cotises-agirc-arrco/">Le calcul des points cotisés Agirc-Arrco</a>. Agirc-Arrco (2025)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.agirc-arrco.fr/storage/20251017_CP_Revalorisation-valeur-du-point-Agirc-Arrco.pdf">Les retraites complémentaires Agirc-Arrco ne seront pas revalorisées</a>. Agirc-Arrco (17 octobre 2025)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.previssima.fr/actualite/pas-de-hausse-avant-lautomne-lagirc-arrco-privilegie-ses-91-milliards-de-reserves.html">Pas de hausse avant l'automne : l'Agirc-Arrco privilégie ses 91 milliards de réserves</a>. Previssima (2026)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.agirc-arrco.fr/storage/2024/10/Coefficients-de-minorations-AA.pdf">Les coefficients de minoration applicables à la retraite complémentaire</a>. Agirc-Arrco (2024)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>