<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Catastrophes Naturelles | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/catastrophes-naturelles/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Thu, 30 Jul 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/catastrophes-naturelles/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/catastrophes-naturelles/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Assurance habitation : la prime a monté en 2024, les sinistres ont baissé</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/assurance-habitation-auto-prix-climat/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/assurance-habitation-auto-prix-climat/</guid><pubDate>Thu, 30 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Assurance</category><category>Climat</category><category>Pouvoir d'achat</category><category>Catastrophes naturelles</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/assurance-habitation-auto-prix-climat/cover.webp" length="98606" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Le 1er janvier 2025, une ligne a changé sur des dizaines de millions de contrats d&rsquo;assurance. La surprime « catastrophes naturelles » est passée de 12 % à 20 % pour l&rsquo;habitation. Son coût moyen grimpe d&rsquo;environ 25 euros à 40 euros par an [3, 4]. C&rsquo;est par cette ligne que le climat arrive sur la facture. Ce canal est réel. Il est aussi encadré, et modeste au regard du reste.</div>

<h2 id="la-prime-monte-les-sinistres-reculent">La prime monte, les sinistres reculent</h2>
<p>En 2024, la prime moyenne d&rsquo;assurance habitation atteint 299 euros hors taxes. Elle a monté de 7,2 % en un an [1]. Côté automobile, la prime moyenne est de 480 euros hors taxes, en hausse de 5,6 % [2]. Ce sont des chiffres de marché, hors taxes, pas la facture exacte d&rsquo;un foyer donné.</p>
<p>Et pourtant, cette même année 2024, les sinistres habitation ont baissé. Leur fréquence recule de 1,2 %, leur coût moyen de 3,6 % [1]. La branche est même redevenue bénéficiaire [1]. La prime a donc monté l&rsquo;année où les dégâts ont diminué.</p>
<p>Alors qu&rsquo;est-ce qui pousse les prix ? Le coût des réparations, d&rsquo;abord. Pour une voiture, l&rsquo;indice des coûts de réparation grimpe de 7,8 % en 2024. Il a pris près de 73 % depuis 2016 [2]. Réparer coûte plus cher chaque année.</p>
<p>L&rsquo;électronique embarquée y est pour beaucoup. Un simple bris de glace revient désormais à 715 euros en moyenne [2]. Les pare-brise portent des capteurs, on les remplace au lieu de les réparer [2]. Un sinistre matériel courant coûte 2 005 euros [2]. En 2025, le coût moyen d&rsquo;un sinistre auto monte encore de 5,3 %. La cause citée est le prix des pièces, la main d&rsquo;œuvre et les véhicules électriques. Pas le climat [10].</p>
<aside class="pullquote">En habitation, la prime a monté l&rsquo;année où les sinistres, eux, ont baissé.</aside>

<h2 id="le-feu-de-forêt-nest-pas-une-catastrophe-naturelle">Le feu de forêt n&rsquo;est pas une catastrophe naturelle</h2>
<p>C&rsquo;est contre-intuitif, et pourtant établi. Un feu de forêt n&rsquo;ouvre pas le régime des catastrophes naturelles. Il est pris en charge par la garantie incendie du contrat habitation [5, 6]. Pas d&rsquo;arrêté « cat-nat », pas de franchise légale spéciale. C&rsquo;est la franchise du contrat qui s&rsquo;applique [5].</p>
<p>Les conséquences sont concrètes. Une voiture brûlée n&rsquo;est indemnisée qu&rsquo;en formule « tous risques ». L&rsquo;assurance « au tiers », la seule obligatoire, ne couvre rien dans ce cas [6]. Et si un défaut de débroussaillage a favorisé la propagation, l&rsquo;assureur peut ajouter une franchise de 5 000 euros [6].</p>
<p>L&rsquo;été 2026 l&rsquo;a rappelé. Les incendies de Gironde et des Landes ont poussé plus de 220 000 personnes à évacuer [6]. La facture est annoncée « hors norme » par un professionnel du secteur, mais elle n&rsquo;est pas encore chiffrée [6]. Des mesures de crise ont été prises : relogement des évacués jusqu&rsquo;à trois semaines, délai de déclaration repoussé au 31 août [6].</p>
<p>Jusqu&rsquo;ici, le coût assuré des feux reste pourtant limité face aux autres périls. Les grands incendies de Gironde de 2022 ont donné moins de 2 000 sinistres indemnisés, pour un montant inférieur à 80 millions d&rsquo;euros [6]. Dans l&rsquo;Aude, en août 2025, le feu a détruit ou endommagé 36 habitations et brûlé 54 véhicules [7]. Les assureurs ont jugé leur bilan « limité » [7].</p>
<p>Ce mot « limité » ne parle que des biens assurés. Il ne dit rien du reste. Le même feu de l&rsquo;Aude a fait une morte, ravagé 13 000 hectares et détruit 800 à 900 hectares de vignes des Corbières [7]. Le chiffre de l&rsquo;assurance ne mesure pas ce coût-là.</p>
<p>Le risque, lui, s&rsquo;étend. D&rsquo;ici 2050, la moitié du territoire pourrait être exposée au risque d&rsquo;incendie [8]. À ce jour, le feu de forêt reste assurable en France, à la différence de certaines zones de Californie [8].</p>
<h2 id="le-poste-qui-pèse-le-plus--le-sol-qui-se-fissure">Le poste qui pèse le plus : le sol qui se fissure</h2>
<p>Le vrai poids climatique de l&rsquo;assurance est ailleurs. C&rsquo;est la sécheresse. Quand la terre argileuse se rétracte, elle fissure les murs des maisons. Ce risque coûte 1,35 milliard d&rsquo;euros par an en moyenne sur cinq ans, contre 700 millions autrefois [4]. Depuis 1989, il a englouti 13,8 milliards d&rsquo;euros, plus du tiers de toutes les indemnités « cat-nat » versées [4].</p>
<p>Un logement touché par la sécheresse coûte 16 300 euros à réparer en moyenne, plus que les autres sinistres naturels [9]. Ces dégâts-là ne font pas d&rsquo;images à la télévision. Ils avancent, mur après mur, dans des maisons posées sur de l&rsquo;argile.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">13,8 Md€</span> <span class="stat__label">versés pour la sécheresse depuis 1989, premier poste climatique de l&#39;assurance dommages</span></aside>

<p>L&rsquo;autre gros poste climatique de l&rsquo;automobile, c&rsquo;est la grêle. Elle a coûté 350 millions d&rsquo;euros sur les véhicules en 2024 [3]. Tous biens confondus, la grêle a pesé 2,2 milliards d&rsquo;euros en 2025 [10]. Et cette charge ne passe pas par le régime « cat-nat ».</p>
<blockquote>
<p>La grêle a pesé lourdement, avec 2,2 milliards d&rsquo;euros, intégralement à la charge des assureurs, puisque hors du régime des catastrophes naturelles.</p>
</blockquote>
<p>Ainsi le résume la présidente de la fédération des assureurs, partie prenante du dossier [10]. Selon la même fédération, l&rsquo;ensemble des événements naturels a coûté 5,2 milliards d&rsquo;euros en 2025, la deuxième année la plus chère depuis 1984 [10].</p>
<h2 id="qui-paie-dans-lordre">Qui paie, dans l&rsquo;ordre</h2>
<p>Les assurés, d&rsquo;abord. Ils règlent la prime de base, tirée par le coût des réparations. Ils règlent aussi la surprime « cat-nat », ce taux unique relevé à environ 40 euros par an [4]. Ce taux est le même pour tous, où qu&rsquo;on habite [4]. Les zones les moins exposées paient donc autant que les autres.</p>
<p>L&rsquo;État vient ensuite, en dernier ressort. Il garantit le régime si les réserves s&rsquo;épuisent. La Cour des comptes juge « plausible » que cette garantie soit appelée souvent, autour d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros par an [4]. Le réassureur public, lui, se montre plus optimiste. Mais la Cour, indépendante, refait les calculs sous des hypothèses qu&rsquo;elle estime plus réalistes [4].</p>
<p>Restent ceux qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;assurance du tout. En métropole, 97 % des ménages sont couverts. En outre-mer, c&rsquo;est 50 à 70 %. À Mayotte, 6 % [9]. Là-bas, un cyclone frappe des foyers sans filet. Ce sont souvent les plus modestes qui portent seuls la perte [9]. Le montant assuré d&rsquo;une catastrophe ne dit rien de ce qu&rsquo;elle coûte à ces territoires.</p>
<h2 id="un-choix-qui-na-pas-été-tranché">Un choix qui n&rsquo;a pas été tranché</h2>
<p>Derrière le prix, il y a une question simple. Faut-il que tout le monde paie le même taux, exposé ou non ? Ou faut-il que les plus exposés paient plus ?</p>
<p>Le premier système, celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, est solidaire. Il fait payer aussi ceux qui ne risquent presque rien [9]. Le second serait plus responsabilisant. Mais il menace d&rsquo;exclure ceux qui vivent en zone à risque et n&rsquo;ont pas les moyens de déménager [9]. Un rapport public parle d&rsquo;un curseur « politique et démocratique fondamental » [9]. Aucune réforme n&rsquo;a tranché.</p>
<p>Le risque d&rsquo;exclusion « commence à poindre ». Dans quelques zones exposées, des assureurs se retirent déjà [4]. Un recours existe pour forcer un assureur à couvrir un logement, mais il reste « largement méconnu et sous-utilisé » [4].</p>
<p>Il y a enfin l&rsquo;argent de la prévention. Une part de la surprime devrait financer les travaux qui réduisent les dégâts à venir. Mais en 2023, à peine 74 % des habitants en zone inondable étaient couverts par un plan de prévention [4]. Payer en amont coûterait moins cher que réparer en aval.</p>
<p>La surprime, elle, a bondi de deux tiers au 1er janvier 2025, de 12 % à 20 %, par décision de l&rsquo;État [3, 4]. La prime de base a monté quand les sinistres baissaient [1]. La facture tient donc à deux décisions distinctes : celle du marché, sur les réparations, et celle de l&rsquo;État, sur la surprime. Reste à fixer qui paiera la suite. Ce choix-là n&rsquo;a pas encore été fait.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.franceassureurs.fr/nos-chiffres-cles/assurance-de-dommages-et-responsabilite/lassurance-habitation-en-2024/">L'assurance habitation en 2024</a>. France Assureurs (2024)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.franceassureurs.fr/wp-content/uploads/lassurance-automobile-des-particuliers-en-2024.pdf">L'assurance automobile des particuliers en 2024</a>. France Assureurs (juillet 2025)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.franceassureurs.fr/wp-content/uploads/lassurance-des-evenements-naturels-en-2024.pdf">L'assurance des événements naturels en 2024</a>. France Assureurs (janvier 2026)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.vie-publique.fr/files/rapport/pdf/303004.pdf">L'assurance des catastrophes naturelles : un enjeu de soutenabilité financière</a>. Cour des comptes (avril 2026)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.inc-conso.fr/content/dommages-incendie-suite-un-feu-de-foret-comment-etre-indemnise">Dommages incendie suite à un feu de forêt : comment être indemnisé ?</a>. Institut national de la consommation (consulté le 30 juillet 2026)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.franceinfo.fr/environnement/evenements-meteorologiques-extremes/incendies-et-feux-de-foret/onvousrepond-incendies-en-gironde-et-dans-les-landes-comment-les-habitants-des-zones-touchees-seront-ils-indemnises-par-les-assurances_8118602.html">Incendies en Gironde et dans les Landes : comment les habitants seront-ils indemnisés ?</a>. franceinfo (27 juillet 2026)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.terre-net.fr/assurances/article/886203/un-bilan-de-lincendie-de-laude-juge-limite-par-les-assureurs">Un bilan de l'incendie de l'Aude jugé « limité » par les assureurs</a>. Terre-net / AFP (août 2025)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.argusdelassurance.com/environnement/risques-climatiques/incendies-de-vegetation-face-a-un-risque-appele-a-gagner-la-moitie-de-la-france-la-prevention-devient-un-enjeu-majeur-pour-lassurance.PH4SJRUZU5ABTAC2Y4OVUXNB6Y.html">Incendies de végétation : un risque appelé à gagner la moitié de la France</a>. L'Argus de l'assurance (consulté le 30 juillet 2026)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.strategie-plan.gouv.fr/files/files/Publications/2025/2025-06-12%20-%20Risques%20climatiques/HCSP-2025-RAPPORT%20MUTUALISATION%20RISQUES%20CLIMAT_Complet_12juin11h45-FINAL.pdf">Repenser la mutualisation des risques climatiques</a>. France Stratégie (juin 2025)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.argusdelassurance.com/assurance-dommages/en-2025-lassurance-francaise-maintient-le-cap-malgre-des-couts-de-sinistres-en-hausse.KO4IC2FGYJFW7CCCA2SPYS7DEY.html">En 2025, l'assurance française maintient le cap malgré des coûts de sinistres en hausse</a>. L'Argus de l'assurance (mars 2026)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>