<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Canicule | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/canicule/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Thu, 09 Jul 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/canicule/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/canicule/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Canicule au travail : la loi ne fixe aucune température qui oblige à s'arrêter</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/canicule-travail-arret-protection/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/canicule-travail-arret-protection/</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Travail</category><category>Canicule</category><category>Chaleur</category><category>Droit du travail</category><category>BTP</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/canicule-travail-arret-protection/cover.webp" length="15260" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Sur un chantier, dans un champ, à l&rsquo;arrière d&rsquo;un fourgon de livraison, la chaleur monte. Beaucoup pensent qu&rsquo;au-delà d&rsquo;un certain degré, la loi impose de s&rsquo;arrêter. C&rsquo;est faux. Aucune température ne déclenche l&rsquo;arrêt. La protection repose sur une autre mécanique, et elle est très inégale selon le métier.</div>

<h2 id="le-seuil-qui-nexiste-pas">Le seuil qui n&rsquo;existe pas</h2>
<p>Il n&rsquo;y a pas de température maximale légale. Aucune. Passé un certain chiffre, rien ne s&rsquo;arrête tout seul. L&rsquo;organisme technique de référence en santé au travail le dit noir sur blanc : le Code du travail ne fixe aucune température au-delà de laquelle il serait interdit de travailler [1]. Le service public du ministère le confirme [2].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">0</span> <span class="stat__label">température légale au-delà de laquelle le travail doit s&#39;arrêter</span></aside>

<p>Des repères existent, mais ils n&rsquo;obligent à rien. Au-delà de 30 °C pour un travail assis, 28 °C pour un effort physique, le risque devient sérieux [1]. Ce sont des repères pour agir en prévention, pas des seuils qui arrêtent le travail.</p>
<h2 id="ce-que-la-loi-impose-et-à-qui">Ce que la loi impose, et à qui</h2>
<p>La protection n&rsquo;est pas une option. C&rsquo;est une obligation, et elle pèse sur l&rsquo;employeur. Il doit évaluer le risque chaleur et prendre des mesures [2]. C&rsquo;est lui qui porte la responsabilité.</p>
<p>Depuis le 1er juillet 2025, un texte neuf durcit cette règle. Le décret du 27 mai 2025 fait de la chaleur un risque professionnel à part entière [3]. Il vaut pour tous les employeurs, publics et privés, en intérieur comme en plein air [3].</p>
<p>Ce qu&rsquo;il impose est concret. De l&rsquo;eau fraîche en quantité suffisante, au moins trois litres par jour là où il n&rsquo;y a pas d&rsquo;eau courante, comme sur les chantiers [3]. Des horaires adaptés pour éviter les heures les plus chaudes. Des temps de repos. Un protocole pour repérer un malaise et réagir vite. Une attention renforcée aux plus fragiles [3].</p>
<p>Le décret ne fixe pas de degré. Il cale ces obligations sur la vigilance de Météo-France : jaune pour un pic de chaleur, orange pour la canicule, rouge pour la canicule extrême [3]. Plus le niveau monte, plus les obligations se renforcent.</p>
<h2 id="sarrêter-soi-même-un-droit-à-ses-risques">S&rsquo;arrêter soi-même, un droit à ses risques</h2>
<p>Un salarié peut quitter son poste s&rsquo;il a un motif raisonnable de se croire en danger grave et imminent [4]. C&rsquo;est le droit de retrait. Mais il ne s&rsquo;ouvre jamais du seul fait qu&rsquo;il fait chaud [2].</p>
<p>Tout se juge au cas par cas : l&rsquo;intensité de la chaleur, le type de travail, l&rsquo;état de santé, ce que l&rsquo;employeur a déjà mis en place [2]. Si le retrait est justifié, le salaire est maintenu et aucune sanction n&rsquo;est possible [4]. S&rsquo;il est jugé abusif, l&rsquo;employeur peut retenir le salaire [4].</p>
<p>Et c&rsquo;est l&rsquo;employeur qui apprécie en premier. Le juge tranche seulement après, aux prud&rsquo;hommes [4]. Le salarié, lui, décide dans le doute, avec le risque sur sa fiche de paie.</p>
<p>Voilà la réponse à « qui décide ». Celui qui porte l&rsquo;obligation, arrête le travail et tranche en premier, c&rsquo;est l&rsquo;employeur. Le salarié n&rsquo;a qu&rsquo;un droit conditionnel, exercé à ses risques.</p>
<h2 id="qui-contrôle-et-quand">Qui contrôle, et quand</h2>
<p>D&rsquo;autres acteurs existent, mais aucun n&rsquo;arrête le travail sur-le-champ. L&rsquo;inspection du travail peut adresser un avertissement, mettre l&rsquo;employeur en demeure de se corriger, puis dresser un procès-verbal, puis saisir le juge [2]. C&rsquo;est un contrôle après coup, pas un coup de sifflet immédiat.</p>
<p>Les représentants du personnel peuvent alerter l&rsquo;employeur d&rsquo;un danger grave, déclencher une enquête, forcer une réunion [5]. C&rsquo;est un pouvoir d&rsquo;alerte, pas de décision. La médecine du travail suit les salariés fragiles, sans trancher. Partout, la même logique : on décide en amont ou on contrôle en aval, on n&rsquo;arrête pas dans l&rsquo;instant.</p>
<h2 id="le-seul-filet-qui-paie-larrêt">Le seul filet qui paie l&rsquo;arrêt</h2>
<p>Il existe un métier où l&rsquo;arrêt pour canicule est organisé et payé : le bâtiment et les travaux publics. C&rsquo;est le chômage-intempéries. La canicule y est reconnue comme intempérie indemnisable depuis un décret de juin 2024 [6].</p>
<p>Le mécanisme est clair. Quand la vigilance passe à l&rsquo;orange ou au rouge, entre le 1er juin et le 15 septembre, l&rsquo;employeur peut arrêter le chantier [6]. Le salarié touche 75 % de son salaire horaire, une caisse dédiée remboursant l&rsquo;entreprise [6]. C&rsquo;est le chef d&rsquo;entreprise qui décide l&rsquo;arrêt et la reprise [6].</p>
<p>Ce filet existe pour le BTP. Pour lui seul.</p>
<p>Les autres travailleurs exposés n&rsquo;ont pas d&rsquo;équivalent. L&rsquo;ouvrier agricole hors de ce régime, le livreur, le manutentionnaire d&rsquo;un entrepôt brûlant : pour eux, des obligations de prévention sur le papier, mais aucun arrêt indemnisé organisé [6].</p>
<aside class="pullquote pullquote--float">Le même soleil, le même danger, mais un seul métier voit son arrêt payé.</aside>

<p>Ceux-là sont souvent les plus exposés. Le travail en plein air, l&rsquo;effort physique, le soleil direct concentrent le risque [1]. Et ce risque n&rsquo;est pas théorique. Durant l&rsquo;été 2025, neuf accidents du travail mortels en lien possible avec la chaleur ont été signalés [1]. C&rsquo;est un chiffre prudent, un plancher de ce qui remonte, pas une comptabilité exacte des causes. Mais neuf morts survenus au travail.</p>
<h2 id="qui-sarrête-qui-décide">Qui s&rsquo;arrête, qui décide</h2>
<p>La question de départ, qui doit s&rsquo;arrêter, a donc une réponse nette. Personne, mécaniquement. Tout dépend d&rsquo;une décision d&rsquo;employeur, d&rsquo;un droit de retrait risqué pour le salarié, et d&rsquo;un filet réservé à un seul secteur. Les obligations de prévention, elles, valent pour tous depuis 2025, sur le papier au moins. La chaleur, de son côté, ne trie pas les métiers.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.inrs.fr/risques/chaleur/ce-qu-il-faut-retenir.html">Travail à la chaleur : ce qu'il faut retenir, réglementation, accidents</a>. INRS (2026)</li><li id="ref-2"><a href="https://code.travail.gouv.fr/information/fortes-chaleurs-canicule-quelles-mesures-lemployeur-doit-il-mettre-en-place">Fortes chaleurs, canicule : quelles mesures l'employeur doit-il mettre en place ?</a>. Code du travail numérique, ministère du Travail (2026-06-18)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051676074">Décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur</a>. Légifrance, Journal officiel (2025-05-27)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1136">Un salarié peut-il refuser de travailler s'il pense être en danger ? (droit de retrait, F1136)</a>. service-public.gouv.fr, DILA (2026)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F33779">Droit d'alerte des représentants du personnel en cas de danger grave et imminent (F33779)</a>. service-public.gouv.fr, DILA (2026)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.cibtp.fr/actualite-/-presse/actualites/actualite/les-arrets-canicule-officiellement-integres-au-chomage-intemperies-du-btp">Les arrêts canicule officiellement intégrés au chômage-intempéries du BTP</a>. Réseau CIBTP (2024)</li></ol>]]></description></item><item><title>Climat : l'adaptation coûte déjà des milliards, surtout de l'argent public</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/cout-adaptation-climat-qui-paie/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/cout-adaptation-climat-qui-paie/</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Climat</category><category>Assurance</category><category>Agriculture</category><category>Canicule</category><category>Dépense publique</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/cout-adaptation-climat-qui-paie/cover.webp" length="227290" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Au 1er janvier 2025, une ligne a grimpé sur presque tous les contrats d&rsquo;assurance habitation. La surprime pour les catastrophes naturelles est passée de 12 à 20 %. Environ 41 euros par an pour un ménage, contre 25 avant. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;une ligne. Derrière, une facture déjà chiffrée en milliards. Et elle est surtout payée par de l&rsquo;argent public.</div>

<h2 id="la-surprime-a-grimpé-et-ce-nest-quun-début">La surprime a grimpé, et ce n&rsquo;est qu&rsquo;un début</h2>
<p>Cette hausse n&rsquo;est pas un hasard. Elle a été décidée par arrêté [1]. Le motif officiel tient en une phrase. Les dégâts climatiques augmentent, et cette cotisation n&rsquo;avait pas bougé depuis près de 25 ans [1]. Pour un ménage, un assureur chiffre l&rsquo;effet à environ 41 euros par an, contre 25 avant [2].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">41 €</span> <span class="stat__label">la cotisation catastrophes naturelles d&#39;un ménage en 2025, contre 25 € avant</span></aside>

<p>Les chiffres récents sont lourds. En 2022, les assureurs ont indemnisé 10,6 milliards d&rsquo;euros de dégâts climatiques [3]. De la grêle et une sécheresse d&rsquo;une ampleur inédite depuis 40 ans [3]. Bien plus que la moyenne des années d&rsquo;avant.</p>
<p>Un raccourci circule pourtant. Le climat ferait exploser le coût de l&rsquo;assurance. C&rsquo;est en partie faux. La fédération des assureurs projette 143 milliards d&rsquo;euros de dégâts cumulés d&rsquo;ici 2050 [4]. Le changement climatique pèse pour un tiers dans la hausse projetée, environ 24 milliards [4]. Le reste vient d&rsquo;ailleurs. Le pays a construit plus de biens, plus chers, dans des zones à risque [4].</p>
<aside class="pullquote pullquote--float">La note grimpe parce que la richesse s&rsquo;est accumulée là où ça inonde et là où ça sèche.</aside>

<p>Le réassureur public, lui, projette une sinistralité en hausse de 40 % d&rsquo;ici 2050 sous le seul effet du climat [5]. Le sens est clair, même si ces chiffres mesurent des choses différentes. Les dégâts vont coûter beaucoup plus cher.</p>
<p>Le régime qui couvre ces dégâts est public. Une surprime obligatoire sur chaque contrat, et la garantie de l&rsquo;État en dernier recours [1]. Chacun paie la même part, où qu&rsquo;il habite. C&rsquo;est le principe de la mutualisation.</p>
<p>Reste une question d&rsquo;argent gênante. La hausse de janvier rapporte environ 1,2 milliard d&rsquo;euros par an au régime [1]. Une partie devait aller à la prévention, par un fonds dédié [1]. Un rapport du Sénat a constaté l&rsquo;inverse. Depuis 2021, ces recettes servent surtout à combler le déficit du régime, pas à prévenir les dégâts [1].</p>
<p>Et un choix lourd approche. Faut-il continuer à faire payer tout le monde pareil ? Ou faire payer plus ceux qui vivent en zone exposée ? Une mission commandée par le gouvernement penche pour moduler la cotisation selon le risque de chaque zone [3]. Le but affiché est d&rsquo;éviter que les assureurs délaissent les secteurs les plus touchés [3]. Le revers est direct. Les habitants les plus exposés paieraient davantage. Certains pourraient ne plus être couverts du tout [3].</p>
<h2 id="dans-les-champs-cest-surtout-limpôt-qui-paie">Dans les champs, c&rsquo;est surtout l&rsquo;impôt qui paie</h2>
<p>Le climat frappe aussi l&rsquo;assiette. En 2024, la récolte de céréales à paille a chuté de 22 % par rapport aux cinq années précédentes [6]. En cause, des conditions climatiques extrêmes [6].</p>
<p>Face à ça, la France a réformé son assurance récolte en 2023 [7]. L&rsquo;État subventionne désormais 70 % de la prime d&rsquo;assurance [7]. Au-delà d&rsquo;un certain niveau de pertes, la solidarité nationale prend le relais [7]. Autrement dit, le contribuable.</p>
<p>Le coût est déjà programmé. L&rsquo;assurance récolte représente une enveloppe d&rsquo;environ 600 millions d&rsquo;euros par an d&rsquo;argent public [8]. Cet argent vient de l&rsquo;Europe, par la politique agricole, et du budget de l&rsquo;État [8]. Le marché privé seul ne porte pas ce risque.</p>
<p>Et la couverture reste faible. Seules 30 % des surfaces agricoles sont assurées contre le climat [6]. Franchises, délais de versement, une branche qui perd de l&rsquo;argent de façon chronique [6]. Beaucoup d&rsquo;agriculteurs restent donc exposés, avec pour seul filet la solidarité nationale.</p>
<p>Le surcoût va grimper. Une projection officielle l&rsquo;estime entre 3 et 4 milliards d&rsquo;euros par an d&rsquo;ici 2050 pour l&rsquo;agriculture, selon le périmètre retenu [9]. Un défaut du système inquiète surtout. L&rsquo;indemnité se calcule sur une moyenne des rendements récents [10]. Quand les mauvaises années s&rsquo;accumulent, cette référence baisse [10]. Donc l&rsquo;indemnité diminue au moment où l&rsquo;agriculteur en aurait le plus besoin [10]. L&rsquo;outil censé protéger s&rsquo;affaiblit à mesure que le climat se dégrade.</p>
<h2 id="les-canicules-une-facture-dabord-humaine">Les canicules, une facture d&rsquo;abord humaine</h2>
<p>Le coût le plus lourd des canicules ne se compte pas en euros. Il se compte en morts. La canicule de 2003 a causé environ 15 000 décès en excès [11]. Depuis, les étés meurtriers se répètent. Entre 2017 et 2024, les canicules ont été liées à 11 700 décès, selon un décompte gouvernemental [21].</p>
<p>Un chiffre demande de la prudence. Ces décomptes n&rsquo;ont pas tous le même périmètre, ils ne se comparent pas tels quels [12]. Mais une constante revient. Les personnes de 75 ans et plus forment les trois quarts des victimes [12]. Et le danger ne se limite pas aux pics médiatisés. La plupart des décès surviennent lors de chaleurs modérées mais prolongées, hors canicule officielle [12].</p>
<p>Cette facture sanitaire est portée par tous. À l&rsquo;été 2022, les fortes chaleurs ont provoqué plus de 17 000 passages aux urgences et 10 000 hospitalisations [13]. Donc l&rsquo;assurance maladie, donc le contribuable.</p>
<p>Le coût économique existe aussi. Un assureur estime qu&rsquo;un épisode de forte chaleur coûte à la France environ 9 milliards d&rsquo;euros [14]. Ceux qui trinquent en premier, ce sont ceux qui travaillent dehors. Le bâtiment, l&rsquo;agriculture [14]. Au-delà de 33 degrés, un travailleur perd environ la moitié de sa capacité [14].</p>
<p>S&rsquo;adapter coûte aussi. Les Français dépensent déjà environ 3,5 milliards d&rsquo;euros par an en climatisation [15]. Mais cette réponse a un piège. En ville, un climatiseur rejette la chaleur dehors [15]. Le froid dedans fabrique du chaud dans la rue. Chacun refroidit son logement et réchauffe le quartier de tous [15].</p>
<p>Une autre voie marche mieux. Végétaliser les villes ferait baisser la température de 2 à 3 degrés, selon un dossier gouvernemental [21]. Un fonds public y a mis 223 millions d&rsquo;euros en deux ans [21]. Moins spectaculaire qu&rsquo;un climatiseur, mais utile à tout le monde.</p>
<h2 id="personne-na-tranché-qui-doit-payer">Personne n&rsquo;a tranché qui doit payer</h2>
<p>Au total, combien coûte l&rsquo;adaptation de la France ? Personne n&rsquo;a de chiffre d&rsquo;ensemble. Un institut spécialisé milite pour investir davantage. Il a recensé 1,7 milliard d&rsquo;euros de crédits publics dédiés à l&rsquo;adaptation en 2025 [17]. Il refuse d&rsquo;en tirer un coût total [17]. Le montant dépend de choix qui n&rsquo;ont pas été faits. Que protéger, que transformer, que laisser tomber [17].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">1,7 Md€</span> <span class="stat__label">les crédits publics dédiés à l&#39;adaptation en 2025, sans chiffre d&#39;ensemble établi</span></aside>

<p>Ce même travail pointe un vide.</p>
<blockquote>
<p>« Il n&rsquo;existe pas, à ce jour, de vision globale par les pouvoirs publics de l&rsquo;enjeu du financement de l&rsquo;adaptation à l&rsquo;échelle nationale. » [17]</p>
</blockquote>
<p>La question est donc tranchée bout par bout. Une surprime ici, une subvention là. Jamais dans son entier.</p>
<p>Et l&rsquo;action reste surtout réactive [17]. Les moyens se débloquent après coup, après chaque canicule, après chaque incendie [17]. Or anticiper coûte moins cher. Intégré à un chantier déjà prévu, s&rsquo;adapter renchérit la facture de moins de 5 % [16]. Réparer après coup coûte bien plus.</p>
<p>Reste une idée fausse à écarter. Un argument circule : il suffirait de s&rsquo;adapter, au lieu de réduire les émissions. Les données disent le contraire. S&rsquo;adapter ne remplace pas prévenir [18]. Plus le climat se réchauffe, moins l&rsquo;adaptation protège [18]. Et même une action précoce ne supprime pas toutes les pertes [18]. L&rsquo;État lui-même ne pose pas l&rsquo;un contre l&rsquo;autre. Son plan prépare le pays à un climat plus chaud, tout en gardant l&rsquo;objectif de réduire les émissions [19]. Se préparer au pire n&rsquo;est ni un but ni un renoncement.</p>
<p>Un rapport public le dit sans détour : retarder l&rsquo;effort coûte plus cher [20].</p>
<p>Au bout du compte, la facture de l&rsquo;adaptation est déjà là. Elle se paie surtout en commun, par l&rsquo;impôt et par la surprime mutualisée [1, 8]. Le marché seul ne la porte pas. Mais elle ne frappe pas tout le monde pareil [3]. Les personnes âgées, les isolés, ceux qui travaillent dehors, les ménages modestes mal assurés sont les plus exposés [6, 12]. La question n&rsquo;est pas de choisir entre s&rsquo;adapter et prévenir. Elle est de décider qui paie. Aucune décision d&rsquo;ensemble n&rsquo;a encore été prise.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-1613QE.htm">Question écrite n° 1613 et réponse du gouvernement sur la surprime cat-nat et le fonds Barnier</a>. Assemblée nationale (2025-02)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.groupama.fr/assurance-habitation/conseils/surprime-cat-nat/">Augmentation du taux de la surprime Cat Nat en 2025</a>. Groupama (2025)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/Rapport_final_Mission-assurance_climat.pdf">Adapter le système assurantiel français face à l'évolution des risques climatiques (rapport Langreney)</a>. Mission gouvernementale (Langreney, Le Cozannet, Mérad) (2024-04)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.franceassureurs.fr/wp-content/uploads/2022/09/vf_france-assureurs_impact-du-changement-climatique-2050.pdf">Impact du changement climatique sur l'assurance à l'horizon 2050</a>. France Assureurs (2021-11)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.ccr.fr/consequences-du-changement-climatique-sur-le-cout-des-catastrophes-naturelles-en-france-a-horizon-2050/">Conséquences du changement climatique sur le coût des catastrophes naturelles en France à horizon 2050</a>. Caisse centrale de réassurance (CCR), avec Météo-France (2023)</li><li id="ref-6"><a href="https://theconversation.com/proteger-lagriculture-francaise-face-aux-risques-climatiques-254892">Protéger l'agriculture française face aux risques climatiques</a>. The Conversation (données ministère de l'Agriculture 2024) (2024)</li><li id="ref-7"><a href="https://agriculture.gouv.fr/la-reforme-de-lassurance-recolte">La réforme de l'assurance récolte</a>. Ministère de l'Agriculture (2023)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.senat.fr/salle-de-presse/communiques-de-presse/presse/cp20220217e.html">Engagements financiers de l'État sur l'assurance récolte (communiqué)</a>. Sénat (2022-02)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.reussir.fr/combien-le-changement-climatique-va-t-il-couter-lagriculture-francaise">Combien le changement climatique va-t-il coûter à l'agriculture française (rapport CGAAER 2022)</a>. Réussir (reprise du rapport CGAAER) (2022)</li><li id="ref-10"><a href="https://www.senat.fr/questions/base/2024/qSEQ241102387.html">La moyenne olympique en assurance récolte (question écrite)</a>. Sénat (2024-11)</li><li id="ref-11"><a href="https://www.inserm.fr/rapport/surmortalite-liee-a-la-canicule-daout-2003/">Surmortalité liée à la canicule d'août 2003</a>. Inserm (2003)</li><li id="ref-12"><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/en/climat/fortes-chaleurs-canicule/national-bulletin/heat-and-health-a-review-summer-2024">Chaleur et santé, bilan de l'été 2024</a>. Santé publique France (2024)</li><li id="ref-13"><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/presse/bilan-canicule-et-sante-un-ete-marque-par-des-phenomenes-climatiques-multiples-et-un-impact">Bilan canicule et santé de l'été 2022</a>. Santé publique France (2022)</li><li id="ref-14"><a href="https://news.un.org/fr/story/2019/07/1046612">Working on a warmer planet (coût de la chaleur sur le travail) et synthèse productivité</a>. Organisation internationale du travail, chiffre France attribué à Allianz Research (2019)</li><li id="ref-15"><a href="https://www.i4ce.org/en/publication/adapting-french-buildings-heatwaves-what-do-we-know-climate/">Adapter les bâtiments français aux vagues de chaleur, que sait-on des coûts</a>. I4CE (2024)</li><li id="ref-16"><a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/comprendre/enjeux/le-cout-de-l-adaptation-et-de-l-inaction">Le coût de l'adaptation et de l'inaction</a>. Centre de ressources pour l'adaptation (Cerema / ministère) (2024)</li><li id="ref-17"><a href="https://www.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/09/Adapter-la-France-a-plus-4-degres-moyens-besoins-financements_V1.pdf">Adapter la France à +4°C : moyens, besoins, financements</a>. I4CE (2025-09)</li><li id="ref-18"><a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/chapter/summary-for-policymakers/">6e rapport d'évaluation, Groupe II, Résumé pour décideurs</a>. GIEC (IPCC) (2022)</li><li id="ref-19"><a href="https://www.ecologie.gouv.fr/presse/troisieme-plan-national-dadaptation-changement-climatique-pnacc-3-plus-dun-apres-85-actions">3e Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC-3) et trajectoire TRACC</a>. Ministère de la Transition écologique (2025-03)</li><li id="ref-20"><a href="https://www.strategie-plan.gouv.fr/files/files/Publications/Rapport/2023-incidences-economiques-rapport-pisani-5juin.pdf">Les incidences économiques de l'action pour le climat (rapport Pisani-Ferry / Mahfouz)</a>. France Stratégie (2023-05)</li><li id="ref-21"><a href="https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20260617_DP_Endurance_vagues_de_chaleur.pdf">Endurance face aux vagues de chaleur (dossier de presse)</a>. Ministère de la Transition écologique (2026-06)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>