<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Cancer Du Sein | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/cancer-du-sein/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Thu, 16 Jul 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/cancer-du-sein/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/cancer-du-sein/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Cancer du sein : un test permet à des femmes d'éviter une chimiothérapie inutile</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/test-genomique-cancer-sein-chimiotherapie/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/test-genomique-cancer-sein-chimiotherapie/</guid><pubDate>Thu, 16 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Cancer du sein</category><category>Chimiothérapie</category><category>Recherche médicale</category><category>Santé des femmes</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/test-genomique-cancer-sein-chimiotherapie/cover.webp" length="38340" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Voilà une avancée qui épargne une épreuve. Pour un type précis de cancer du sein, un test lu sur la tumeur sait dire quand la chimiothérapie n&rsquo;apporte rien de plus. Des femmes qui l&rsquo;auraient subie hier peuvent aujourd&rsquo;hui l&rsquo;éviter, sans perdre une seule chance de guérison. Et la preuve n&rsquo;a jamais été aussi solide.</div>

<h2 id="un-test-qui-lit-la-tumeur-pas-lhérédité">Un test qui lit la tumeur, pas l&rsquo;hérédité</h2>
<p>Le mot « test génétique » fait souvent penser au test BRCA. Ce n&rsquo;est pas de lui qu&rsquo;il s&rsquo;agit ici. Le test BRCA cherche une mutation transmise dans la famille. Il oriente souvent vers un traitement précis [7].</p>
<p>Celui dont il est question fait tout autre chose. Il ne se lit pas dans le sang. Il analyse l&rsquo;activité des gènes dans la tumeur elle-même, une fois prélevée [1]. Il mesure le risque que le cancer revienne. Et l&rsquo;un de ces tests sait dire en plus si la chimiothérapie apporterait un bénéfice [1]. Quand la réponse est non, la patiente peut l&rsquo;éviter.</p>
<h2 id="pour-quel-cancer-précisément">Pour quel cancer, précisément</h2>
<p>Cette possibilité ne vaut pas pour tous les cancers du sein. Elle concerne un seul type : les tumeurs sensibles aux hormones, sans surexpression HER2, à un stade précoce [8]. En France, cela représente 5 à 10 % des cancers du sein infiltrants [8].</p>
<p>Éviter la chimiothérapie ne veut pas dire arrêter tout traitement. Ces femmes gardent l&rsquo;hormonothérapie, souvent cinq à dix ans [2]. Le test retire une épreuve lourde. Il ne laisse pas la maladie sans réponse.</p>
<aside class="pullquote pullquote--float">Le test retire une épreuve lourde. Il ne laisse pas la maladie sans réponse.</aside>

<h2 id="dans-quels-cas-la-chimiothérapie-peut-sauter">Dans quels cas la chimiothérapie peut sauter</h2>
<p>La réponse dépend de deux choses simples : la présence de ganglions atteints, et l&rsquo;âge.</p>
<p>Quand aucun ganglion n&rsquo;est touché, la plupart de ces femmes peuvent éviter la chimiothérapie [2]. Un grand essai l&rsquo;a montré. Pour un risque de récidive moyen, l&rsquo;ajouter ne change pas la survie (83,3 % contre 84,3 % à neuf ans, un écart sans portée) [2].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">70 %</span> <span class="stat__label">des patientes sans ganglion atteint, de ce type de cancer, peuvent éviter la chimiothérapie</span></aside>

<p>Quand un à trois ganglions sont atteints, c&rsquo;est le statut ménopausique qui tranche. Après la ménopause, la chimiothérapie n&rsquo;apporte pas de gain. Ces femmes peuvent l&rsquo;éviter en sécurité [3]. Avant la ménopause, elle garde un bénéfice réel, près de cinq points de survie en plus [3]. Pour elles, le test ne conclut pas au retrait.</p>
<p>C&rsquo;est justement là sa valeur. Il est assez précis pour repérer celles qui gagnent encore quelque chose à la chimiothérapie [5]. Personne ne perd un bénéfice réel.</p>
<h2 id="une-preuve-construite-par-la-recherche-publique">Une preuve construite par la recherche publique</h2>
<p>La force de cette avancée tient à la qualité des preuves. Les grands essais qui la fondent n&rsquo;ont pas été menés par les fabricants des tests. Ils ont été promus par des organismes publics et des équipes universitaires [2, 3]. Des milliers de patientes y ont participé.</p>
<p>Un essai a même chiffré ce que la décision guidée par le test change en pratique. La part de femmes orientées vers la chimiothérapie tombe de 50 % à 36 %, sans perte de survie [4].</p>
<p>En juin dernier, de nouveaux résultats sont venus confirmer le mouvement. Chez des patientes à risque plus élevé, souvent avec des ganglions atteints, 68 % ont pu éviter la chimiothérapie [6]. La survie sans récidive à cinq ans est restée très proche du traitement standard (90,4 % contre 91,4 %) [6]. Ce sont des premiers résultats, présentés en congrès, à confirmer par la publication complète.</p>
<h2 id="et-en-france">Et en France</h2>
<p>Ces tests sont recommandés depuis 2023 pour les patientes concernées [8]. Mais ils ne sont pas remboursés par l&rsquo;Assurance Maladie. Un avis défavorable rendu en 2019 n&rsquo;a jamais été levé [9]. Ils restent financés par une voie dérogatoire, sous condition d&rsquo;une étude [9]. Les autorités ont motivé ce refus par une utilité clinique jugée non démontrée dans le contexte français [9]. Des associations de patientes et des spécialistes, eux, parlent d&rsquo;un retard face aux recommandations européennes et américaines [8]. C&rsquo;est un débat de politique de santé. La science, elle, est établie.</p>
<p>Reste l&rsquo;essentiel. Un outil existe désormais pour éviter à des femmes une chimiothérapie dont elles n&rsquo;auraient rien tiré. Ses effets lourds, sa fatigue, ses mois d&rsquo;épuisement. La médecine apprend à ne la garder que là où elle protège.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9029123/">Clinical Utility of Multigene Profiling Assays in Early-Stage Invasive Breast Cancer: An Ontario Health (Cancer Care Ontario) Clinical Practice Guideline</a>. Ontario Health (Cancer Care Ontario) (2022)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa1804710">Adjuvant Chemotherapy Guided by a 21-Gene Expression Assay in Breast Cancer (TAILORx)</a>. New England Journal of Medicine (2018)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa2108873">21-Gene Assay to Inform Chemotherapy Benefit in Node-Positive Breast Cancer (RxPONDER)</a>. New England Journal of Medicine (2021)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa1602253">70-Gene Signature as an Aid to Treatment Decisions in Early-Stage Breast Cancer (MINDACT)</a>. New England Journal of Medicine (2016)</li><li id="ref-5"><a href="https://doi.org/10.1016/S1470-2045(21)00007-3">70-gene signature as an aid for treatment decisions in early breast cancer: updated results with an exploratory analysis by age (MINDACT)</a>. The Lancet Oncology (2021)</li><li id="ref-6"><a href="https://ascopubs.org/doi/10.1200/JCO.2026.44.16_suppl.500">First results from the OPTIMA phase III randomized non-inferiority trial of test-directed chemotherapy in patients with high clinical risk ER-positive HER2-negative early breast cancer</a>. Journal of Clinical Oncology (congrès ASCO 2026, abstract 500) (2026)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7693629/">Platinum Agents and PARP Inhibitors in BRCA-Mutated Breast Cancer</a>. PMC / National Library of Medicine (article peer-reviewé) (2020)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.has-sante.fr/jcms/p_3474155/fr/cancer-du-sein-la-has-actualise-la-population-eligible-a-l-utilisation-des-signatures-genomiques">Cancer du sein : la HAS actualise la population éligible à l'utilisation des signatures génomiques</a>. Haute Autorité de Santé (2023-11-22)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.has-sante.fr/jcms/c_2903408/fr/poursuivre-la-recherche-clinique-pour-positionner-utilement-les-signatures-genomiques-dans-la-prise-en-charge-des-cancers-du-sein">Poursuivre la recherche clinique pour positionner utilement les signatures génomiques dans la prise en charge des cancers du sein</a>. Haute Autorité de Santé (2019-02-11)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>