<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Bourgogne | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/bourgogne/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Fri, 21 Aug 2026 09:17:39 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/bourgogne/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/bourgogne/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>La plus vieille photo conservée fête ses deux cents ans, et c'est une fenêtre de Bourgogne</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/bicentenaire-photographie-premier-cliche-niepce/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/bicentenaire-photographie-premier-cliche-niepce/</guid><pubDate>Fri, 21 Aug 2026 09:17:39 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Photographie</category><category>Patrimoine</category><category>Histoire</category><category>Bourgogne</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/bicentenaire-photographie-premier-cliche-niepce/cover.webp" length="767960" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Sur le domaine du Gras, près de Chalon-sur-Saône, un homme glisse une plaque d&rsquo;étain au fond d&rsquo;une boîte noire, face à sa fenêtre. C&rsquo;est 1826, ou 1827. Pendant des heures, peut-être des jours, le soleil dessine tout seul la cour, un toit, quelques arbres. Quand la plaque ressort, le monde tient sa plus ancienne image gardée. Elle a deux cents ans. La France s&rsquo;apprête à la fêter.</div>

<h2 id="une-fête-ouverte-dans-plus-de-trente-pays">Une fête ouverte, dans plus de trente pays</h2>
<p>Le 1er septembre 2026, la photographie fête ses deux cents ans [1]. La fête est longue : elle dure jusqu&rsquo;au 30 septembre 2027 [1]. Elle se tient en France et dans plus de trente pays [1]. Le ministère de la Culture l&rsquo;a voulue « populaire et festive » [1].</p>
<p>Au programme, des expositions, des festivals, des rencontres, des ateliers pour les écoles, des podcasts [1]. L&rsquo;idée tient en peu de mots. Deux cents ans d&rsquo;images, et l&rsquo;envie de les regarder ensemble.</p>
<h2 id="une-cour-un-toit-quelques-arbres">Une cour, un toit, quelques arbres</h2>
<aside class="stat"><span class="stat__num">≈ 16 × 20 cm</span> <span class="stat__label">la plaque d&#39;étain, unique, du Point de vue du Gras</span></aside>

<p>L&rsquo;image fondatrice porte un nom : le Point de vue du Gras [2, 4]. Elle montre peu de chose. Une cour, des dépendances, quelques arbres, vus depuis une fenêtre du deuxième étage [3]. C&rsquo;est la plus ancienne photographie conservée [2].</p>
<p>Son auteur s&rsquo;appelle Nicéphore Niépce. C&rsquo;est un Bourguignon, né en 1765 dans une famille aisée de Chalon-sur-Saône [3, 4]. Il travaille sur les terres familiales de Saint-Loup-de-Varennes, à quelques kilomètres de là [3, 4].</p>
<p>Sa méthode tient de la patience pure. Il enduit une plaque d&rsquo;étain d&rsquo;un vernis sensible à la lumière, du bitume de Judée mêlé à de l&rsquo;essence de lavande [3]. Il pose la plaque dans une chambre noire, face au paysage [3]. La lumière fait le reste. Là où elle frappe fort, le vernis durcit. Au lavage, le reste s&rsquo;en va, et l&rsquo;image apparaît [3].</p>
<aside class="pullquote pullquote--float">La lumière fait le reste.</aside>

<p>Niépce baptise ce procédé l&rsquo;héliographie, en 1826 [4]. Le mot veut dire « écriture par le soleil » [3]. Une belle formule pour une image écrite par la lumière elle-même.</p>
<h2 id="pas-tout-à-fait-la-première-et-cest-encore-plus-beau">Pas tout à fait la première, et c&rsquo;est encore plus beau</h2>
<p>Une précision rend l&rsquo;histoire plus juste. Le Point de vue du Gras est la plus ancienne photo conservée, pas forcément la première réussie [2]. Dès septembre 1824, Niépce obtient déjà « un point de vue parfaitement réussi », écrit-il dans une lettre [4]. Mais cette image-là n&rsquo;a pas survécu [4]. Ce qui reste, c&rsquo;est la plaque de 1826 ou 1827. La date exacte n&rsquo;est pas connue : Niépce ne l&rsquo;a pas inscrite [2, 3].</p>
<p>L&rsquo;objet est unique. Le procédé ne fait aucune copie : il n&rsquo;existe qu&rsquo;une plaque, et il n&rsquo;y en aura jamais d&rsquo;autre [3]. Elle est petite, de la taille d&rsquo;une feuille, environ seize centimètres sur vingt [3]. La pose a duré longtemps. Des heures pour les uns, plusieurs jours pour les autres : les sources ne s&rsquo;accordent pas sur le chiffre [3]. Ce qui est sûr, c&rsquo;est que le soleil a mis un long moment à écrire cette cour.</p>
<h2 id="un-demi-siècle-doubli-puis-un-coup-de-chance">Un demi-siècle d&rsquo;oubli, puis un coup de chance</h2>
<p>L&rsquo;objet a failli disparaître. Niépce l&rsquo;offre à un botaniste anglais, lors d&rsquo;un séjour outre-Manche vers 1827 [3]. La plaque passe ensuite de main en main en Grande-Bretagne. Puis on la perd de vue. Pendant près d&rsquo;un demi-siècle, plus personne ne sait où elle est [3].</p>
<p>En 1952, un historien de la photographie la retrouve enfin, chez la veuve de son dernier propriétaire [3, 4]. Sauvée. En 1963, elle rejoint une grande institution culturelle américaine, au Texas [3]. Elle y est exposée en permanence depuis 2003 [3].</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, la plaque vit sous verre, scellée dans un gaz qui la protège, à l&rsquo;abri de l&rsquo;air et du temps [3]. La cour bourguignonne qu&rsquo;elle montre est toujours là, fixée pour de bon.</p>
<h2 id="deux-cents-ans-et-une-invention-à-plusieurs-mains">Deux cents ans, et une invention à plusieurs mains</h2>
<p>Pourquoi deux cents ans en 2026 ? Parce que c&rsquo;est en 1826 que Niépce fixe cette image et baptise son procédé [2, 4]. Mais la photographie n&rsquo;est pas née d&rsquo;un seul geste. Elle est venue par étapes, de plusieurs mains [4].</p>
<p>Niépce meurt en 1833, sans avoir fait connaître son invention [4]. Quatre ans plus tôt, il s&rsquo;était associé à un peintre parisien, Daguerre, pour perfectionner le procédé [2, 4]. Daguerre continue seul. Il trouve comment raccourcir énormément le temps de pose, et met au point le daguerréotype [2].</p>
<p>Le 7 janvier 1839, l&rsquo;Académie des sciences annonce cette invention à Paris [2]. L&rsquo;État français rachète le procédé, puis le rend « libre de droit et d&rsquo;usage dans le monde entier » [2]. Une invention offerte à tous, plutôt que gardée pour soi. La même année, un mot est forgé pour nommer la chose : photographie, « dessiner avec la lumière » [6]. Le succès est immédiat, au point qu&rsquo;on parle alors d&rsquo;une « daguerréotypomanie » [5].</p>
<p>De cette longue chaîne, il reste un premier objet, têtu et fragile. Une cour, un toit, quelques arbres, écrits par le soleil il y a deux cents ans. C&rsquo;est peu. Et c&rsquo;est le début de tout ce qui a suivi.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://bicentenairephotographie.culture.gouv.fr/le-bicentenaire-de-la-photographie">Bicentenaire de la Photographie, site officiel</a>. Ministère de la Culture (2026)</li><li id="ref-2"><a href="https://histoiredesarts.culture.gouv.fr/Fiches-reperes/Photographie">Photographie, fiche repère du portail Histoire des arts</a>. Ministère de la Culture (2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.hrc.utexas.edu/niepce-heliograph/">The Niépce Heliograph</a>. Harry Ransom Center (University of Texas at Austin) (2026)</li><li id="ref-4"><a href="https://archivesniepce.com/Nicephore-Niepce-inventeur/l-invention-de-la-photographie">L'invention de la photographie et la vie de Nicéphore Niépce</a>. Musée Nicéphore Niépce (Chalon-sur-Saône) (2026)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.retronews.fr/sciences/echo-de-presse/2021/08/27/1839-lincroyable-decouverte-de-la-photographie">1839 : l'incroyable découverte de la photographie</a>. RetroNews (Bibliothèque nationale de France) (2021)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.tate.org.uk/art/art-terms/p/photography">Photography, glossaire d'art</a>. Tate (2026)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>