<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Arrêts Maladie | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/arrets-maladie/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Wed, 26 Aug 2026 08:28:09 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/arrets-maladie/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/arrets-maladie/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Arrêts de travail : ce qui change le 1er septembre, et qui paie</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/arrets-travail-1er-septembre-qui-paie/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/arrets-travail-1er-septembre-qui-paie/</guid><pubDate>Wed, 26 Aug 2026 08:28:09 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Arrêts maladie</category><category>Sécurité sociale</category><category>Salaires</category><category>Prévoyance</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/arrets-travail-1er-septembre-qui-paie/cover.webp" length="57078" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Un salarié du privé qui gagne plus de 2 613 euros par mois et tombe malade touche aujourd&rsquo;hui 42,97 euros par jour, au maximum. Avant le 1er avril 2025, ce plafond était de 53,31 euros. La baisse est passée par un décret, sans débat. Et ce n&rsquo;est pas la nouveauté du 1er septembre.</div>

<h2 id="ce-qui-change-le-1er-septembre-exactement">Ce qui change le 1er septembre, exactement</h2>
<p>Une seule règle nouvelle entre en vigueur ce jour-là. Un arrêt de travail ne peut plus être prescrit pour plus de 31 jours d&rsquo;un coup. Chaque prolongation est limitée à 62 jours [1, 2]. Le décret qui l&rsquo;impose date du 12 juin 2026 [1].</p>
<p>Attention à ce que cela veut dire. Ce n&rsquo;est pas une durée maximale de maladie. Le médecin peut dépasser ces limites si l&rsquo;état de santé le justifie. Il doit alors le motiver par écrit sur l&rsquo;ordonnance [3]. Un malade de longue durée garde tous ses droits. Il doit seulement faire renouveler son arrêt plus souvent [2].</p>
<p>Si les durées ne sont pas respectées, la caisse d&rsquo;assurance maladie peut refuser de verser l&rsquo;indemnité [2]. Une autre règle est souvent citée avec la réforme : un arrêt prescrit en téléconsultation ne peut dépasser 3 jours. Elle existe depuis 2024, ce n&rsquo;est pas une nouveauté de cette rentrée [2].</p>
<aside class="pullquote">Le 1er septembre ne baisse aucune indemnité. Il plafonne une durée.</aside>

<h2 id="la-baisse-de-revenu-elle-date-davril-2025">La baisse de revenu, elle, date d&rsquo;avril 2025</h2>
<p>L&rsquo;indemnité journalière, la somme versée pendant l&rsquo;arrêt, vaut 50 % du salaire de base [4]. Mais ce salaire est plafonné pour le calcul. Depuis le 1er avril 2025, la limite est de 1,4 fois le Smic, contre 1,8 avant [4, 5]. Au-delà de 2 613 euros de salaire mensuel, l&rsquo;indemnité ne suit plus [4].</p>
<p>Ce jour-là, l&rsquo;indemnité maximale a perdu 11,84 euros par jour ouvrable [6]. Rien n&rsquo;a été voté. La mesure est passée par décret [5]. Le plafonnement du 1er septembre, lui, découle d&rsquo;une loi [1].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">42,97 €</span> <span class="stat__label">le maximum d&#39;indemnité par jour d&#39;arrêt en 2026, contre 53,31 € avant avril 2025</span></aside>

<p>Les premiers touchés sont les cadres, les techniciens, les professions intermédiaires [6]. Des gens qui travaillent et gagnent un peu plus que la moyenne. En dessous de 1,4 Smic, l&rsquo;indemnité de base ne bouge pas [6].</p>
<p>Beaucoup ne verront pas cette baisse tout de suite. Leur employeur complète l&rsquo;indemnité pour tenir le salaire [6]. Ce complément est la différence entre le salaire à maintenir et l&rsquo;indemnité. Quand l&rsquo;indemnité baisse, la différence grossit. Le surcoût passe donc à l&rsquo;employeur [6].</p>
<p>Une partie glisse encore ailleurs, vers les contrats de prévoyance. Ces assureurs comblaient déjà 7,4 milliards d&rsquo;euros de compléments en 2024 [7]. Ils peuvent répercuter la charge sur les cotisations, partagées entre l&rsquo;employeur et le salarié [6]. Un acteur du secteur avance une hausse d&rsquo;environ 4 % des dépenses de prévoyance [6]. C&rsquo;est le chiffre d&rsquo;un vendeur de cette couverture, pas d&rsquo;une évaluation indépendante. Aucun chiffrage neutre du transfert n&rsquo;existe à ce jour.</p>
<p>Reste celui qui n&rsquo;a ni maintien de salaire ni prévoyance. Pour lui, la baisse est sèche. C&rsquo;est une perte nette sur la paie, le temps de l&rsquo;arrêt [6].</p>
<h2 id="la-cause-invoquée-et-ce-que-disent-les-chiffres">La cause invoquée, et ce que disent les chiffres</h2>
<p>La réforme est présentée comme une réponse aux arrêts qui coûtent trop cher. La dépense a bien augmenté. Les indemnités maladie ont progressé de 6,6 % par an entre 2019 et 2024, hors Covid [7].</p>
<p>Derrière, un mot revient souvent : la complaisance. L&rsquo;image d&rsquo;un salarié qui s&rsquo;arrête pour rien. Les chiffres de la fraude racontent autre chose. Les assurés forment 53 % des dossiers de fraude à l&rsquo;assurance maladie, mais seulement 16 % des montants [8]. L&rsquo;essentiel des sommes fraudées vient des professionnels de santé et de fausses identités, pas des assurés [8].</p>
<h2 id="un-levier-déjà-mesuré-ailleurs">Un levier déjà mesuré ailleurs</h2>
<p>Un dispositif proche existe déjà dans la fonction publique de l&rsquo;État : le jour de carence non payé. Son effet a été mesuré. Il a réduit de plus de moitié les absences de deux jours. Mais il a fait grimper de 25 % les absences d&rsquo;une semaine à trois mois [9]. Au total, la part d&rsquo;agents absents une semaine donnée n&rsquo;a pas bougé [9]. Le levier déplace les arrêts. Il n&rsquo;agit pas sur l&rsquo;état de santé.</p>
<h2 id="pourquoi-la-dépense-monte">Pourquoi la dépense monte</h2>
<p>La Sécurité sociale a versé 21,4 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;indemnités journalières en 2024, dont 12,1 pour la seule maladie [7]. Cette dépense va baisser avec la réforme. Elle ne disparaît pas pour autant. Elle change de payeur : le salarié qui tombe malade, son employeur, son assureur.</p>
<p>Reste une question que la réforme met peu en avant. Pourquoi la dépense d&rsquo;arrêts monte. L&rsquo;organisme statistique de l&rsquo;État a fait le calcul. Sa réponse ne désigne pas les malades. Elle cite la hausse des salaires et du Smic, l&rsquo;emploi privé, une population active plus âgée donc plus souvent arrêtée, et des accidents du travail plus nombreux [7]. Des causes de fond, pas un relâchement.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054245585">Décret n° 2026-498 du 12 juin 2026 relatif au plafonnement de la durée des arrêts de travail donnant lieu au versement d'indemnités journalières</a>. Légifrance (Journal officiel) (2026-06-12)</li><li id="ref-2"><a href="https://code.travail.gouv.fr/actualite/arret-maladie-quelle-est-la-duree-maximale-dun-arret-de-travail-a-partir-du-1er-septembre-2026">Arrêt maladie : quelle est la durée maximale d'un arrêt de travail à partir du 1er septembre 2026 ?</a>. Code du travail numérique (ministère du Travail) (2026)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.ghr.fr/social/actualites/decrets-d-application-du-12-juin-2026-nouvelle-reglementation-sur-les-arrets-de?lang=fr">Décrets d'application du 12 juin 2026 : nouvelle réglementation sur les arrêts de travail</a>. GHR (cabinet social) (2026-06)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F3053">Indemnités journalières pour un arrêt maladie (salarié du privé)</a>. Service-Public.gouv.fr (DILA) (2026-06-01)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051223695">Décret n° 2025-160 du 20 février 2025 relatif au plafond du revenu d'activité servant de base au calcul des indemnités journalières dues au titre de l'assurance maladie</a>. Légifrance (Journal officiel) (2025-02-20)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.village-justice.com/articles/baisse-plafond-calcul-des-ijss-1er-avril-2025-quels-impacts-pour-les-salaries,52834.html">Baisse du plafond de calcul des IJSS au 1er avril 2025 : quels impacts pour les salariés ?</a>. Village de la Justice (2025)</li><li id="ref-7"><a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2025-09/CNS%20-%20Fiche%2025%20-%20Les%20indemnit%C3%A9s%20journali%C3%A8res_0.pdf">Les dépenses de santé en 2024, Fiche 25 : les indemnités journalières</a>. DREES (2025-09)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.ameli.fr/assure/actualites/en-2025-l-assurance-maladie-detecte-et-stoppe-723-millions-d-euros-de-fraudes">En 2025, l'Assurance Maladie détecte et stoppe 723 millions d'euros de fraudes</a>. Assurance Maladie (ameli.fr) (2026)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/3181789">Le jour de carence dans la fonction publique de l'État : moins d'absences courtes, plus d'absences longues</a>. Insee (Insee Analyses n° 36) (2017-11-10)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>