<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Armée | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/armee/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Mon, 24 Aug 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/armee/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/armee/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Le drapeau d'un régime de domination blanche, sur des photos de militaires français</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/drapeau-rhodesie-supremaciste-armee-francaise/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/drapeau-rhodesie-supremaciste-armee-francaise/</guid><pubDate>Mon, 24 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Armée</category><category>Suprémacisme</category><category>Extrême droite</category><category>Légion étrangère</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/drapeau-rhodesie-supremaciste-armee-francaise/cover.webp" length="116824" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Sur la première photo, six légionnaires posent autour d&rsquo;un drapeau blanc et vert, dans une caserne de Nîmes. Sur la seconde, quatre soldats tiennent le même emblème aux Émirats arabes unis, devant un char Leclerc. Ce drapeau est celui d&rsquo;un État disparu, la Rhodésie. Il est devenu, depuis, un signe de reconnaissance chez les suprémacistes blancs. Le ministère des Armées a ouvert une procédure.</div>

<h2 id="un-drapeau-un-régime-une-réappropriation">Un drapeau, un régime, une réappropriation</h2>
<p>Les deux images ont été révélées le 23 août 2026 par une enquête de Mediapart, reprise par la presse [1]. La première a été prise au quartier Colonel-de-Chabrières, à Nîmes [1]. C&rsquo;est le siège du 2e régiment étranger d&rsquo;infanterie, une unité de la Légion étrangère [1]. La seconde vient d&rsquo;un exercice aux Émirats [1]. Sur les deux, le même drapeau à bandes vertes et blanches.</p>
<p>Ce drapeau a une histoire précise. La Rhodésie a déclaré son indépendance le 11 novembre 1965 [2]. Un gouvernement de minorité blanche y organisait la domination des colons sur une population très majoritairement noire [2]. Le drapeau vert et blanc a été adopté en 1968 [2]. Il est resté en service jusqu&rsquo;en 1979, quand le régime a pris fin [2]. Ce n&rsquo;est pas une vieille bannière coloniale parmi d&rsquo;autres. C&rsquo;est l&rsquo;emblème d&rsquo;un régime de ségrégation.</p>
<h2 id="de-la-rhodésie-à-un-signe-de-ralliement">De la Rhodésie à un signe de ralliement</h2>
<p>Depuis les années 2010, des groupes suprémacistes blancs ont adopté ce drapeau [2, 3]. Ils idéalisent la Rhodésie en « cause perdue » [2]. L&rsquo;Anti-Defamation League, organisation américaine de référence sur les symboles de haine, le classe parmi les signes suprémacistes [3].</p>
<p>Son cas le plus connu est un meurtre de masse. En 2015, un homme a tué neuf fidèles noirs dans une église de Charleston, aux États-Unis [3]. Il arborait un écusson du drapeau rhodésien et avait signé ses écrits « The Last Rhodesian » [2, 3].</p>
<p>Ce drapeau est recherché pour une raison simple. Il est moins reconnaissable que la croix gammée ou le drapeau confédéré [2, 3]. C&rsquo;est un signe de ralliement discret [3].</p>
<aside class="pullquote">Il vaut, pour ceux qui l&rsquo;arborent, parce qu&rsquo;il ne se remarque pas au premier coup d&rsquo;œil.</aside>

<h2 id="ce-que-la-photo-montre-et-ce-quelle-ne-prouve-pas">Ce que la photo montre, et ce qu&rsquo;elle ne prouve pas</h2>
<p>Une photo n&rsquo;est pas un verdict. Poser avec ce drapeau déclenche une enquête, pas une condamnation. Ce que chacun a en tête relève de l&rsquo;instruction, disciplinaire ou pénale, pas de l&rsquo;image seule.</p>
<p>Le ministère indique avoir identifié les militaires [1]. Ils sont sous procédure, pas jugés, et n&rsquo;ont pas à être nommés. La présomption d&rsquo;innocence vaut pour eux comme pour tout autre. Séparer le signalement du verdict n&rsquo;est pas minimiser. C&rsquo;est la règle.</p>
<h2 id="comment-linstitution-est-censée-traiter-le-signalement">Comment l&rsquo;institution est censée traiter le signalement</h2>
<p>Un militaire ne relève pas du statut des fonctionnaires civils [4]. Il dépend du statut général des militaires [4]. Poser avec un tel symbole est d&rsquo;abord un manquement à la discipline et à la dignité [4].</p>
<p>Les sanctions se rangent en trois groupes [4]. Le premier va de l&rsquo;avertissement aux arrêts [4]. Le deuxième touche l&rsquo;avancement et la solde [4]. Le troisième est le plus lourd : radiation des cadres ou résiliation du contrat, c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;exclusion de l&rsquo;armée [4]. La procédure est contradictoire [4]. Un juge peut vérifier que la sanction reste proportionnée [4].</p>
<p>Le disciplinaire et le pénal sont deux voies distinctes. Une sanction interne à l&rsquo;armée n&rsquo;empêche pas des poursuites devant la justice, pour provocation à la haine raciale par exemple. L&rsquo;inverse est vrai aussi.</p>
<h2 id="-aucune-tolérance---une-phrase-et-un-passé">« Aucune tolérance » : une phrase, et un passé</h2>
<p>Interrogé, le ministère a fait connaître sa position.</p>
<figure class="quote">
  <blockquote><p>« Les armées françaises ne tolèrent aucune manifestation à caractère raciste, suprémaciste ou extrémiste. »</p>
</blockquote>
  <figcaption class="quote__source">Ministère des Armées</figcaption>
</figure>

<p>Il annonce une procédure pouvant mener à des « sanctions disciplinaires sévères » [1]. Cette phrase est une prise de position, pas un constat. Le ministère juge ici son propre bilan. Il est partie prenante.</p>
<p>Or le phénomène n&rsquo;est pas nouveau. Selon Mediapart, le gouvernement a été alerté dès 2020 et 2021 [1]. Une enquête de 2020 portait sur une cinquantaine de militaires liés à des actes qualifiés de néonazis [1]. Le ministère avait alors parlé de « dérives individuelles » [1]. Le même cadrage revient à chaque signalement.</p>
<p>La prudence vaut dans les deux sens. Une série de cas n&rsquo;est pas une mesure d&rsquo;ampleur. Personne ne dispose d&rsquo;un décompte consolidé du nombre de militaires concernés. Dire « l&rsquo;armée est infiltrée » dépasse les faits. Dire « cas isolé sans portée » aussi.</p>
<p>Reste une distinction simple. La grille des sanctions dit ce qui est encouru, pas ce qui est prononcé [4]. L&rsquo;exclusion est possible sur le papier. Ce qui sera décidé au bout de la procédure n&rsquo;est pas connu. « Sévères » est donc une promesse, à mesurer sur les suites.</p>
<h2 id="un-signe-qui-circule-au-delà-de-la-france">Un signe qui circule au-delà de la France</h2>
<p>Le cas français n&rsquo;est pas isolé. En avril 2026, une douzaine de militaires suisses ont été photographiés avec le même drapeau [1]. Les images venaient d&rsquo;un compte en ligne nostalgique de la Rhodésie [1]. Ils risquaient une amende ou des jours d&rsquo;arrêt [1]. Le même signe circule dans plusieurs armées, porté par les mêmes réseaux.</p>
<p>Ce drapeau a été choisi pour ne pas se voir. Chaque photo le rend pourtant visible, et oblige l&rsquo;institution à trancher. Ce qui sera prononcé, et non annoncé, dira comment l&rsquo;armée traite ces signalements.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://lanouvelletribune.info/2026/08/drapeau-supremaciste-des-soldats-francais-de-la-legion-etrangere-dans-la-tourmente/">Drapeau suprémaciste : des soldats français de la Légion étrangère dans la tourmente</a>. La Nouvelle Tribune (2026-08)</li><li id="ref-2"><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Flag_of_Rhodesia">Flag of Rhodesia</a>. Wikipédia (2026-08-24)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.adl.org/resources/hate-symbol/rhodesian-flag">Rhodesian Flag (base « Hate on Display »)</a>. Anti-Defamation League</li><li id="ref-4"><a href="https://www.terre.defense.gouv.fr/reglement-terre/sanctions">Les sanctions (régime disciplinaire des militaires)</a>. Armée de Terre (2026-08-24)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>