<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Aide Médicale D'État | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/aide-medicale-detat/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Thu, 09 Jul 2026 07:27:13 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/aide-medicale-detat/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/aide-medicale-detat/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Budget de l'asile : 1,4 milliard d'euros, ligne par ligne</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/budget-asile-cout-contribution/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/budget-asile-cout-contribution/</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2026 07:27:13 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Asile</category><category>Immigration</category><category>Budget de l'État</category><category>Aide médicale d'État</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/budget-asile-cout-contribution/cover.webp" length="83450" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Un chiffre revient dans le débat : l&rsquo;asile coûterait 40 milliards d&rsquo;euros par an. Les documents budgétaires de l&rsquo;État en donnent un autre. La ligne consacrée au droit d&rsquo;asile pèse 1,4 milliard. L&rsquo;écart vient d&rsquo;autres dépenses, ajoutées à tort.</div>

<h2 id="trois-budgets-souvent-confondus">Trois budgets, souvent confondus</h2>
<p>Le mot « asile » recouvre une ligne précise du budget de l&rsquo;État. En 2025, l&rsquo;action « Garantie de l&rsquo;exercice du droit d&rsquo;asile » pèse 1,4 milliard d&rsquo;euros [1]. Elle finance l&rsquo;accueil, l&rsquo;allocation versée pendant l&rsquo;examen des demandes, l&rsquo;hébergement et l&rsquo;office qui instruit les dossiers.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">1,4 milliard €</span> <span class="stat__label">la ligne du droit d&#39;asile au budget 2025</span></aside>

<p>Cette ligne s&rsquo;inscrit dans un ensemble plus large. La mission « Immigration, asile et intégration » atteint environ 2 milliards d&rsquo;euros [1]. La politique migratoire de l&rsquo;État dans son entier, elle, dépasse 7,8 milliards, répartis sur dix-neuf programmes et douze missions budgétaires [2]. Appeler ce dernier chiffre « le budget de l&rsquo;asile », c&rsquo;est mélanger des choses différentes.</p>
<p>Un dernier repère situe les priorités. La ligne asile vaut environ sept fois celle consacrée à l&rsquo;éloignement des personnes en situation irrégulière. Cette dernière pèse 199 millions d&rsquo;euros [1].</p>
<h2 id="laide-médicale-détat-nentre-pas-dans-ce-compte">L&rsquo;aide médicale d&rsquo;État n&rsquo;entre pas dans ce compte</h2>
<p>Une confusion revient sans cesse. L&rsquo;aide médicale d&rsquo;État, l&rsquo;AME, est ajoutée au coût de l&rsquo;asile. Les deux dispositifs n&rsquo;ont pourtant rien à voir.</p>
<p>L&rsquo;AME soigne des personnes en situation irrégulière, présentes depuis plus de trois mois, sous condition de revenus [3]. Un demandeur d&rsquo;asile n&rsquo;y a pas droit. Autorisé à rester le temps de l&rsquo;examen de son dossier, il relève de l&rsquo;assurance maladie ordinaire après trois mois [3]. Le passage ne se fait que dans un sens : une personne déboutée de l&rsquo;asile peut ensuite relever de l&rsquo;AME, jamais l&rsquo;inverse.</p>
<p>L&rsquo;AME dépend d&rsquo;ailleurs d&rsquo;un autre budget, la mission « Santé » [4]. Elle a coûté 1,26 milliard d&rsquo;euros en 2024, soit 0,3 % des dépenses de l&rsquo;État, pour 463 866 personnes [4].</p>
<p>En décembre 2023, un rapport commandé par le gouvernement a examiné l&rsquo;AME. Ses deux auteurs venaient de bords politiques opposés [5]. Leur verdict : un dispositif utile, tenu pour l&rsquo;essentiel, sans abus ni fraude avérés, qui écarte l&rsquo;idée d&rsquo;un « appel d&rsquo;air » [5]. Un chiffre l&rsquo;appuie. Parmi les personnes qui y ont droit, 35 % n&rsquo;y recourent pas, même après cinq ans de présence [5]. Un dispositif ignoré d&rsquo;un tiers de ses ayants droit n&rsquo;attire personne.</p>
<h2 id="ce-que-la-ligne-asile-paie-vraiment">Ce que la ligne asile paie vraiment</h2>
<p>La dépense d&rsquo;asile ne s&rsquo;emballe pas. L&rsquo;allocation versée aux demandeurs baisse d&rsquo;année en année : 270 millions d&rsquo;euros en 2023, environ 250 en 2024, 247 prévus en 2025 [6, 7]. La raison est simple. Les délais d&rsquo;examen se raccourcissent, donc l&rsquo;allocation se verse moins longtemps [6].</p>
<p>L&rsquo;hébergement est le premier poste, autour d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros [6]. Mais il ne loge pas tout le monde. Fin 2024, le dispositif accueillait environ 64 000 demandeurs, soit 43 % des dossiers en cours [8]. Moins d&rsquo;un sur deux.</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">43 %</span> <span class="stat__label">des demandeurs dont le dossier est en cours ont une place</span></aside>

<p>L&rsquo;image d&rsquo;un accueil massif et généreux ne résiste pas à ce chiffre. Ce dernier vient d&rsquo;un bilan associatif, mais il s&rsquo;appuie sur les données de l&rsquo;office chargé de l&rsquo;accueil [8].</p>
<h2 id="interdits-de-travailler-pendant-six-mois">Interdits de travailler pendant six mois</h2>
<aside class="pullquote pullquote--float">Cette période sans droit de travailler fabrique en partie l&rsquo;aide qui est ensuite reprochée.</aside>

<p>Un demandeur d&rsquo;asile ne peut pas travailler pendant les six mois qui suivent sa demande [9]. Passé ce délai, ce n&rsquo;est toujours pas un droit acquis. C&rsquo;est l&rsquo;employeur qui doit demander une autorisation. L&rsquo;administration peut la refuser selon l&rsquo;état de l&rsquo;emploi dans la région [9].</p>
<p>Le droit européen fixe un plafond de neuf mois [10]. La France affiche six mois, sous ce plafond sur le papier. Mais l&rsquo;autorisation reste refusable, ce qui limite l&rsquo;accès dans les faits.</p>
<p>Cette règle a un coût. Un rapport de la Cour des comptes de février 2025 le relève [11]. L&rsquo;interdiction de travailler pendant six mois a un triple effet. Elle prolonge la dépendance à l&rsquo;aide publique. Elle use les compétences et retarde l&rsquo;intégration, une fois la protection obtenue. Cette période sans droit de travailler fabrique en partie l&rsquo;aide qui est ensuite reprochée.</p>
<h2 id="ce-que-ces-personnes-rapportent">Ce que ces personnes rapportent</h2>
<p>Le débat s&rsquo;arrête presque toujours à la dépense. Il oublie l&rsquo;autre colonne, celle des recettes : ce que ces personnes versent une fois au travail, en impôts et en cotisations. Sur ce terrain, la recherche converge.</p>
<p>Une étude a suivi quinze pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Ouest, dont la France, sur trente ans [12]. Sa conclusion : un afflux de demandeurs d&rsquo;asile ne dégrade pas les comptes publics. Une fois le statut et le droit de travailler obtenus, les recettes dépassent les dépenses [12]. Le choc de départ s&rsquo;efface en trois à cinq ans.</p>
<p>Pour la France, deux travaux mesurent l&rsquo;immigration au sens large, pas les seuls demandeurs d&rsquo;asile. Leur résultat tient dans une fourchette étroite, autour de l&rsquo;équilibre. Le premier calcule entre -0,5 % et +0,05 % de la richesse nationale [13]. Le second, entre -1 % et +1 % [14]. Le signe, positif ou négatif, dépend surtout d&rsquo;une convention de calcul, pas d&rsquo;un coût massif. L&rsquo;ordre de grandeur, lui, est net. Il est proche de zéro.</p>
<h2 id="doù-sortent-les--40-milliards-">D&rsquo;où sortent les « 40 milliards »</h2>
<p>Reste le chiffre du départ. Les « 40 milliards » ne viennent pas des organismes de recherche. Ils sont produits par une association, l&rsquo;Observatoire de l&rsquo;immigration et de la démographie [15]. Un autre chiffre circule aussi, « 54 milliards ». Il vient d&rsquo;une seconde association, Contribuables Associés [16].</p>
<p>La méthode se décrit simplement. Elle applique une moyenne calculée sur trente ans au budget d&rsquo;une seule année récente [15]. Elle compte des dépenses qui ne bougent pas avec la population, comme la défense ou le service de la dette [15]. Et elle additionne des postes de dépense, la santé, l&rsquo;école ou les prestations, sans jamais soustraire les recettes [16].</p>
<p>Les organismes cités rejettent ces chiffres. Le « 40 milliards » a été attribué en public au CEPII, un centre de recherche public. Son auteur a répondu :</p>
<blockquote>
<p>« Ce chiffre n&rsquo;est pas issu de mes travaux. La dernière estimation que nous avons pu faire pour 2011 était de -0,49 % du PIB, soit 8,8 milliards. » [15]</p>
</blockquote>
<p>L&rsquo;OCDE, citée dans le même débat, a fait la même réponse. Elle ne reconnaît pas ces 40 milliards. Selon elle, ils viennent d&rsquo;une « interprétation fallacieuse », c&rsquo;est-à-dire faussée, de ses travaux [15].</p>
<p>Entre le chiffre qui circule et celui des comptes publics, l&rsquo;écart se compte en dizaines de milliards. Il tient tout entier à la méthode.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www2.assemblee-nationale.fr/static/17/Annexes-DL/PLF-2025/Immigration_asile_integration.pdf">Projet annuel de performances 2025, mission « Immigration, asile et intégration »</a>. Ministère de l'Intérieur (annexe au projet de loi de finances 2025) (octobre 2024)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.senat.fr/rap/l25-139-315/l25-139-3153.html">Rapport de la commission des finances sur la mission « Immigration, asile et intégration » (PLF 2026)</a>. Sénat, commission des finances (novembre 2025)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F3079">Aide médicale de l'État (AME) : conditions et bénéficiaires</a>. Service-public.gouv.fr (DILA) (2025)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.securite-sociale.fr/files/live/sites/SSFR/files/medias/CCSS/2025/3.3%20L'Aide%20M%C3%A9dicale%20de%20l'Etat.pdf">L'Aide médicale de l'État (fiche 3.3)</a>. Commission des comptes de la Sécurité sociale (juin 2025)</li><li id="ref-5"><a href="https://www.france-assos-sante.org/actualite/aide-medicale-detat-ame-un-dispositif-sanitaire-utile-et-maitrise-rapport-evin-stefanini/">Rapport sur l'aide médicale d'État : un dispositif utile et maîtrisé</a>. Claude Evin et Patrick Stefanini (mission gouvernementale) (décembre 2023)</li><li id="ref-6"><a href="https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2025-04/NEB-2024-Immigration.pdf">Note d'exécution budgétaire 2024, mission « Immigration, asile et intégration »</a>. Cour des comptes (avril 2025)</li><li id="ref-7"><a href="https://www.senat.fr/rap/l24-144-316/l24-144-3169.html">Avis budgétaire « Immigration, asile et intégration », PLF 2025</a>. Sénat, commission des finances (novembre 2024)</li><li id="ref-8"><a href="https://www.lacimade.org/bilan-2024-du-dispositif-national-daccueil/">Bilan 2024 du dispositif national d'accueil</a>. La Cimade (2025)</li><li id="ref-9"><a href="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2741">Accès au travail d'un demandeur d'asile (cadre légal)</a>. Service-public.gouv.fr (DILA) (2025)</li><li id="ref-10"><a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=celex%3A32013L0033">Directive 2013/33/UE « Accueil », article 15</a>. Union européenne (EUR-Lex) (26 juin 2013)</li><li id="ref-11"><a href="https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2025-02/20250211-Missions-financement-controle-Etat-associations-dans-politique-dimmigration-et-d-integration.pdf">Les missions, le financement et le contrôle par l'État des associations intervenant au titre de la politique d'immigration et d'intégration</a>. Cour des comptes (février 2025)</li><li id="ref-12"><a href="https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.aaq0883">Asylum seekers are not a 'burden' for Western European countries</a>. Science Advances (d'Albis, Boubtane, Coulibaly) (20 juin 2018)</li><li id="ref-13"><a href="https://www.cepii.fr/PDF_PUB/lettre/2018/let394.pdf">L'impact budgétaire de 30 ans d'immigration en France : une approche comptable</a>. CEPII (Chojnicki, Ragot, Sokhna), Lettre n° 394 (décembre 2018)</li><li id="ref-14"><a href="https://www.oecd.org/en/publications/serials/international-migration-outlook_g1gha63d.html">Perspectives des migrations internationales 2021 : l'impact fiscal net de l'immigration</a>. OCDE (2021)</li><li id="ref-15"><a href="https://defacto-observatoire.fr/Medias/Factuel/Fact-checks/Cout-de-l-immigration-attention-aux-chiffres-trompeurs-de-35-a-40-milliards-d-euros-annuels/">Coût de l'immigration : attention aux chiffres trompeurs de 35 à 40 milliards d'euros annuels</a>. AFP Factuel (9 avril 2024)</li><li id="ref-16"><a href="https://www.jean-jaures.org/publication/le-cout-de-limmigration-en-france-une-fake-news-a-lepreuve-de-la-verite/">Le coût de l'immigration en France : une « fake news » à l'épreuve de la vérité</a>. Fondation Jean-Jaurès (think tank orienté à gauche, partie prenante) (2024)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>