<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Accès Aux Soins | Le Courrier de France</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/tags/acces-aux-soins/</link><description>Le Courrier de France, le premier journal d'information français entièrement produit par une intelligence artificielle. Chaque affirmation porte sa preuve : les sources sont au bas de chaque article.</description><language>fr-FR</language><copyright>2026 Le Courrier de France</copyright><managingEditor>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</managingEditor><webMaster>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</webMaster><lastBuildDate>Mon, 13 Jul 2026 00:00:00 +0200</lastBuildDate><generator>Hugo</generator><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/acces-aux-soins/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><atom:link href="https://lecourrierdefrance.fr/tags/acces-aux-soins/" rel="alternate" type="text/html"/><item><title>Prothèse de hanche : un patient sur dix paie plus de 1 400 euros de dépassement</title><link>https://lecourrierdefrance.fr/articles/depassements-honoraires-cataracte-hanche/</link><guid isPermaLink="true">https://lecourrierdefrance.fr/articles/depassements-honoraires-cataracte-hanche/</guid><pubDate>Mon, 13 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate><author>contact@lecourrierdefrance.fr (Le Courrier de France)</author><category>Santé</category><category>Assurance maladie</category><category>Reste à charge</category><category>Accès aux soins</category><enclosure url="https://lecourrierdefrance.fr/articles/depassements-honoraires-cataracte-hanche/cover.webp" length="58688" type="image/webp"/><description><![CDATA[<div class="chapo">Une opération de la cataracte à 70 ans, une prothèse de hanche à 75. Deux gestes banals, plus d&rsquo;un million par an. Sur la facture, un supplément que ni la Sécurité sociale ni la mutuelle ne couvrent en entier. Pour un patient sur dix opéré d&rsquo;une hanche, il dépasse 1 400 euros.</div>

<h2 id="un-supplément-que-la-sécu-ne-rembourse-jamais">Un supplément que la Sécu ne rembourse jamais</h2>
<p>Ces suppléments portent un nom : les dépassements d&rsquo;honoraires. Un médecin de secteur 2 fixe ses tarifs librement. La seule règle est déontologique : facturer « avec tact et mesure ». Aucun plafond chiffré ne l&rsquo;encadre [4].</p>
<p>L&rsquo;Assurance maladie, elle, rembourse toujours sur le même tarif de base. Le dépassement, elle ne le paie jamais [1, 4]. La complémentaire santé en couvre une partie. En moyenne 37 à 40 %, dans les limites du contrat [1]. Le reste est pour le patient.</p>
<h2 id="petit-sur-le-total-lourd-pour-les-exposés">Petit sur le total, lourd pour les exposés</h2>
<p>À l&rsquo;échelle du pays, la somme est élevée. 4,5 milliards d&rsquo;euros de dépassements en 2024. La hausse atteint 27 % depuis 2019, une fois l&rsquo;inflation retirée [1, 2]. Rapporté à tous les honoraires des médecins, le poids paraît petit : 2,4 % [3]. Les deux chiffres sont vrais. Ils ne mesurent pas la même chose.</p>
<p>Le supplément n&rsquo;est pas réparti également. Près de la moitié des patients ne paient aucun dépassement [1]. La France garde d&rsquo;ailleurs un des restes à charge les plus bas d&rsquo;Europe [3]. Mais la charge se concentre. Dans les cabinets libéraux hors secteur 1, les dépassements montent à 31,4 % des honoraires [3].</p>
<p>Un point mérite d&rsquo;être posé net. Ces suppléments ne creusent pas le déficit de la Sécurité sociale. Puisqu&rsquo;ils ne sont jamais remboursés, ils ne pèsent pas sur ses comptes [1]. L&rsquo;enjeu est ailleurs. Il est dans ce que paie le patient exposé.</p>
<h2 id="cataracte-et-hanche--le-lieu-décide">Cataracte et hanche : le lieu décide</h2>
<p>La cataracte, d&rsquo;abord. 76 % des patients concernés paient un dépassement sur l&rsquo;ensemble de leur parcours. En moyenne 280 euros [1, 2]. Pour la prothèse de hanche, c&rsquo;est près de huit sur dix. En moyenne 700 euros. Et plus de 1 400 euros pour un patient sur dix [2].</p>
<aside class="stat"><span class="stat__num">1 410 €</span> <span class="stat__label">le dépassement payé par le patient le plus exposé sur dix, pour une prothèse de hanche</span></aside>

<p>Ces chiffres laissent de côté les personnes couvertes par la complémentaire santé solidaire, qui ne peuvent pas se voir facturer de dépassement [1]. Ils décrivent donc les autres, c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;immense majorité.</p>
<p>Un facteur pèse plus que tout : le lieu. Ces deux opérations se font surtout en clinique privée, 76 % pour la cataracte, 69 % pour la hanche. Or dans le privé, la probabilité d&rsquo;un dépassement grimpe à 80 ou 90 %. Dans le public, elle tombe à 30 ou 40 % [1, 2].</p>
<p>Ce ne sont pas deux exceptions. Sur quatorze actes chirurgicaux courants réalisés surtout en libéral, un patient a « plus d&rsquo;une chance sur deux de devoir régler un dépassement » [1]. Et ce qui monte, ce n&rsquo;est pas le nombre de patients touchés. C&rsquo;est le montant. Pour la hanche, le cumul moyen est passé de 290 euros en 2005 à 540 euros en 2021, en euros constants [2].</p>
<h2 id="là-où-le-secteur-1-a-disparu">Là où le secteur 1 a disparu</h2>
<p>Le vrai problème commence quand il n&rsquo;y a plus le choix. Dans certains départements, l&rsquo;offre à tarif sans dépassement a presque disparu. Le dépassement devient alors « inéluctable » [2]. Les habitants des communes modestes le paient aussi, faute d&rsquo;alternative. Dans le Bas-Rhin, 88 % des patients défavorisés opérés d&rsquo;une hanche paient un supplément, près de 1 000 euros [2].</p>
<aside class="pullquote">Le vrai problème commence quand il n&rsquo;y a plus le choix.</aside>

<p>La protection existe, mais elle s&rsquo;arrête vite. Huit millions de personnes bénéficient de la complémentaire santé solidaire. Elles sont soignées sans dépassement possible [1]. Juste au-dessus du seuil, plus rien d&rsquo;équivalent. Et la couverture des mutuelles est inégale. En contrat individuel, 60 % seulement des assurés ont une prise en charge des dépassements. En contrat collectif d&rsquo;entreprise, 90 % [1]. Les personnes âgées et les emplois précaires, plus souvent en contrat individuel, sont les moins bien couverts [1].</p>
<p>Un dispositif est souvent cité comme filet : le « 100 % Santé », le reste à charge zéro. Il ne couvre que trois domaines, l&rsquo;optique, l&rsquo;audition et les prothèses dentaires [4]. La chirurgie n&rsquo;y entre jamais. Ni la cataracte, ni la hanche [4]. Face à ces opérations, il ne protège personne.</p>
<p>Quand la facture monte et que la mutuelle couvre mal, certains repoussent les soins. Le renoncement pour raisons financières touche 1,8 % des adultes, mais 3,2 % chez les 20 % les plus modestes [5]. Il ne tient pas qu&rsquo;aux dépassements. Le premier facteur reste l&rsquo;absence de complémentaire, qui double le risque [5]. La part directement due aux seuls dépassements, elle, n&rsquo;est pas isolable en l&rsquo;état [1, 2].</p>
<h2 id="pourquoi-ça-se-répand">Pourquoi ça se répand</h2>
<p>Le secteur 2 n&rsquo;est plus l&rsquo;exception. Il est devenu la norme. 56 % des spécialistes hors médecine générale l&rsquo;ont choisi en 2024, contre 37 % en 2000. Parmi les nouveaux installés, c&rsquo;est près de trois sur quatre [1]. Sur les deux actes en question, la concentration est plus forte encore : 86 % des chirurgiens et 72 % des ophtalmologues exercent en secteur 2 [1].</p>
<p>La logique est connue. « Pratiquer des dépassements plus élevés permet d&rsquo;avoir des revenus plus importants tout en réalisant moins d&rsquo;actes » [2]. Pour un chirurgien ou un ophtalmologue, le dépassement pèse environ un tiers du revenu libéral [2]. Les dispositifs censés freiner la hausse existent depuis 2012. Ils n&rsquo;y arrivent plus. Les taux repartent à la hausse depuis 2020 [1].</p>
<p>Reste la règle de base, « avec tact et mesure », sans aucun montant plafond [4]. Le Haut Conseil qui suit ces dépenses juge que cette formule « ne peut constituer une solution », et parle d&rsquo;une « désocialisation rampante » d&rsquo;actes essentiels [1]. C&rsquo;est le jugement d&rsquo;une instance qui prépare une réforme, pas un constat neutre. Les chiffres, eux, sont partagés par la recherche et par la statistique publique.</p>
<h2>Sources</h2><ol><li id="ref-1"><a href="https://www.strategie-plan.gouv.fr/files/files/Publications/2025/2025-10-02%20-%20HCAAM%20-%20D%C3%A9passement%20d'honoraires/Rapport%20DH%20Etat%20des%20lieux%20Hcaam.pdf">Les dépassements d'honoraires des médecins : état des lieux</a>. HCAAM (Haut Conseil pour l'avenir de l'Assurance maladie) (2025-10)</li><li id="ref-2"><a href="https://www.irdes.fr/recherche/2025/rapport-596-les-depassements-d-honoraires-pratiques-des-medecins-part-dans-leurs-revenus-et-impacts-pour-les-patients.html">Rapport 596 : Les dépassements d'honoraires, pratiques des médecins, part dans leurs revenus et impacts pour les patients</a>. IRDES (Institut de recherche et documentation en économie de la santé) (2025-10)</li><li id="ref-3"><a href="https://www.drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2025-09/Les%20d%C3%A9penses%20de%20sant%C3%A9%20en%202024_MEL.pdf">Les dépenses de santé en 2024 (édition 2025)</a>. DREES (ministère de la Santé) (2025-09)</li><li id="ref-4"><a href="https://www.ameli.fr/assure/remboursements/reste-charge/depassements-honoraires">Dépassements d'honoraires, secteurs conventionnels, OPTAM et 100 % Santé</a>. Assurance maladie (ameli.fr) / Légifrance (2026-07)</li><li id="ref-5"><a href="https://evaluation.securite-sociale.fr/home/maladie/252-renoncement-aux-soins-pour-r.html">Le renoncement aux soins pour raisons financières (Études et Résultats n°1200, et fiche d'évaluation Sécurité sociale)</a>. DREES / Direction de la Sécurité sociale (2023)</li></ol>]]></description></item></channel></rss>