Une place gardée par les légendes
La couverture, c’est l’édition Standard de NBA 2K27. Le jeu sort le 4 septembre 2026, à 69,99 dollars, sur PlayStation 5, Xbox, PC et Nintendo Switch 2 1. Deux autres visages ornent les éditions premium : la joueuse Caitlin Clark côté WNBA, et l’ancien meneur Derrick Rose 1.
Depuis 1999, cette place revient chaque année à une figure marquante de la ligue. Allen Iverson, Kobe Bryant, LeBron James, plus récemment Luka Doncic et Jayson Tatum 4. Wembanyama est le troisième joueur né en Europe à y accéder, après Giannis Antetokounmpo et Doncic 2.
Il faut nommer l’objet avec exactitude. Une couverture de jeu vidéo n’est pas un trophée sportif. C’est une vitrine commerciale, et l’éditeur choisit lui-même le visage qui vendra sa boîte. La franchise revendique près de 173 millions d’exemplaires livrés aux revendeurs depuis ses débuts, selon Take-Two 5. La reconnaissance est bien réelle. Mais ce qu’elle récompense, le mérite du joueur, se mesure ailleurs, sur les parquets.
Comment il en est arrivé là
Le parcours, lui, est presque entièrement français. Wembanyama débute professionnel à 15 ans, à Nanterre, en octobre 2019 6. Il passe par l’ASVEL de Villeurbanne en 2021, puis par les Metropolitans 92 de Boulogne-Levallois 6,7.
Le 22 juin 2023, les San Antonio Spurs le choisissent en tout premier de la draft NBA. Aucun Français n’avait jamais été appelé en tête 8. Un an plus tard, il est élu meilleur débutant de la saison, avec la totalité des 99 votes de la presse. Premier lauréat français, et premier choix unanime depuis huit ans 9. À l’été 2024, il ramène l’argent des Jeux de Paris avec l’équipe de France, battue en finale par les États-Unis, 98 à 87 10.
Un caillot, puis un record
Le 20 février 2025, les Spurs annoncent une mauvaise nouvelle. Une thrombose veineuse, un caillot à l’épaule droite, découverte au retour du week-end des étoiles 11. Sa saison s’arrête net. L’absence est même trop longue pour qu’il puisse concourir au titre de meilleur défenseur cette année-là 11.
La suite se lit comme un démenti. Le 20 avril 2026, Wembanyama est nommé meilleur défenseur de l’année. Les 100 votes de première place, sans exception. C’est la première fois dans l’histoire de la NBA que ce trophée est décerné à l’unanimité 12. À 22 ans, il en est aussi le plus jeune lauréat, avec 197 contres, loin devant tous les autres 12.
Dans la foulée, il emmène les Spurs jusqu’aux finales, une première pour le club depuis 2014. La série est perdue, quatre matchs à un, face aux New York Knicks 13. Pas de titre, donc. Mais l’éditeur du jeu retiendra surtout, dans son communiqué, ce trophée de défenseur voté à l’unanimité 1.
« Être le visage d’un jeu qui nourrit cette faim de basket, et dont les couvertures immortalisent les plus grands de tous les temps, c’est un rêve qui se réalise. »
Une génération, pas un cas isolé
Wembanyama n’arrive pas seul. À l’ouverture de la saison 2025-26, la NBA comptait 19 joueurs français sous contrat, un record, dont six débutants 14. Après lui en 2023, un autre Français, Zaccharie Risacher, a été choisi en tête de la draft 2024 15. Deux premiers choix français d’affilée, du jamais-vu.
Reste la question du « premier ». Un joueur français avait déjà figuré sur une jaquette de NBA 2K : Tony Parker, en 2015. Mais c’était l’édition française du jeu, une version régionale, pas la couverture mondiale 3. Parker, seul Français au Hall of Fame, préside aujourd’hui l’ASVEL, le club où Wembanyama a joué à 18 ans 7. D’une jaquette française à une couverture planétaire, dix ans ont passé.
Le jeu paraîtra début septembre, dans des millions de foyers. Sur la boîte, un pivot de 22 ans formé à Nanterre. Derrière lui, un fait que nul superlatif n’a besoin de gonfler : personne, avant lui, n’avait été élu meilleur défenseur de la ligue à l’unanimité.
