Ce qui change dans la note
Au 1er octobre 2026, deux tarifs montent au niveau national 1,3.
L’enlèvement d’une voiture particulière passe de 127,65 à 135 euros. Soit 7,35 euros de plus. La journée de garde passe de 6,75 à 7,15 euros. Quarante centimes par jour. Le reste ne bouge pas : 15,20 euros d’opérations préalables, 7,60 euros pour le sabot, 100 euros pour la mise en vente 1,3.
Un exemple concret. Une voiture enlevée et récupérée le lendemain coûte 135 euros d’enlèvement, 15,20 euros d’opérations préalables et 7,15 euros pour la première nuit. Total : 157,35 euros. C’était environ 149,60 euros la semaine d’avant.
La hausse est réelle, mais modérée. Et elle ne touche pas tous les conducteurs. Ce n’est pas une taxe payée par tout le monde. Elle ne concerne que les véhicules mis en fourrière, après un stationnement gênant, abusif ou dangereux. Une voiture garée en règle ne paie rien.
Un point à connaître : ces montants sont des plafonds 2. Le prix réellement facturé peut être plus bas. Comment le tarif local est arrêté sous ce plafond, les textes ne le disent pas.
Qui décide : ni la mairie, ni le préfet
C’est le point qui surprend le plus. Ces prix ne sont pas fixés par la commune. Ni par le préfet.
Ils sont fixés par l’État. Le code de la route est clair. Les taux maximaux des frais de fourrière « sont fixés par arrêté conjoint du ministre de l’intérieur et du ministre chargé de l’économie et des finances » 2. Deux ministères qui signent ensemble, en tenant compte des catégories de véhicules.
C’est bien ce qui s’est passé. L’arrêté du 13 septembre 2026, publié au Journal officiel le 22 septembre, porte les deux signatures : celle de l’intérieur et celle de l’économie 1. Le montant maximal est national. La mairie ne le décide pas.
Selon la ville, ce n’est pas pareil
Quatre grandes villes ont leur propre barème. Paris, Lyon, Marseille et Toulouse. Un régime à part, justifié par leurs difficultés de circulation et de stationnement 3.
Lyon, Marseille et Toulouse s’alignent sur le tarif national. L’enlèvement y passe aussi à 135 euros, contre 127,65 avant. La garde reste à 10 euros par jour 1,3.
Paris ne change pas. L’enlèvement y reste à 150 euros et la garde à 29 euros par jour. Ce sont les tarifs les plus élevés parmi les villes à barème spécial. L’arrêté du 13 septembre n’y touche pas 3.
Le vrai changement n’est pas le prix
Sept euros de plus, ce n’est pas l’histoire principale. Le changement de fond est ailleurs. Il est dans la méthode.
L’arrêté ajoute une clause nouvelle. Les tarifs d’enlèvement et de garde « sont fixés chaque année », en tenant compte, pour l’enlèvement surtout, de l’évolution du coût des carburants, de la main-d’œuvre, des assurances et des véhicules 1. La revalorisation cesse d’être un geste ponctuel. Elle devient un rendez-vous annuel imposé.
Cette clause ne joue pas au 1er octobre 2026. L’arrêté prévoit qu’elle s’applique un an après sa publication 1. Donc à partir du 22 septembre 2027. Au 1er octobre, seuls les nouveaux montants s’appliquent.
C’est là que se tient la décision durable. Le prix d’aujourd’hui monte de quelques euros. Mais à partir de l’automne 2027, l’État devra revoir ces plafonds chaque année, en fonction de l’évolution des coûts. La révision cesse d’être occasionnelle. Elle devient une obligation annuelle. Chaque révision passera toujours par un arrêté, signé des deux mêmes ministères 2. Le levier reste entre les mains de l’État, qui devra désormais l’actionner tous les ans.
