Une médaille d’argent parmi 302 concurrents
À Vilnius, en Lituanie, s’est achevée en juillet la 37e Olympiade internationale de biologie 1,2. Elle a réuni 302 élèves, venus de 78 pays et équipes 1,2. Thomas Gabriels, de l’académie de Lyon, y a décroché une médaille d’argent 1. Un autre membre de la délégation, Thibault Persouyre, de l’académie de Toulouse, a obtenu un certificat de mérite 1. C’est la distinction juste sous le bronze.
Ces récompenses saluent des performances individuelles, pas un classement par pays 2. En tout, 185 médailles ont été remises. Trente-trois en or, soixante en argent, quatre-vingt-douze en bronze 1,2. S’y ajoutent trente certificats de mérite. Les seuils sont connus dans leurs grandes lignes. L’or va aux dix pour cent les meilleurs, l’argent aux vingt pour cent suivants, le bronze aux trente pour cent d’après 6. Une médaille d’argent place donc l’élève dans le premier tiers mondial. Derrière l’or, mais devant la plupart des concurrents.
Le sommet reste tenu par une poignée de délégations. Le vainqueur individuel vient de Chine 2. La Chine, Taïwan, les États-Unis et la Corée du Sud ont raflé tout l’or auquel ils pouvaient prétendre 2. Cela ne retire rien à l’argent français. Cela le situe.
L’aboutissement d’une remontée
L’institution qui a annoncé le résultat parle d’« une première » 1. La formule mérite d’être précisée. Ce n’est pas la première médaille française. C’est la première en argent, et le meilleur résultat de la période.
La France revient de loin. Près de quinze ans durant, elle n’avait ni participé ni gagné de médaille à cette compétition 4. Puis le retour, et une progression lue d’année en année 4. Marche après marche, sans coup d’éclat isolé.
Comment on entre dans les quatre
Derrière la médaille, il y a un chemin balisé. Il commence chez le professeur de SVT. L’inscription se fait à l’automne, entre septembre et décembre 3. Un premier questionnaire a lieu en novembre 3,5. Un second test, plus long, suit en février 3,5. Au bout, quatre élèves sont retenus pour toute la France 3.
Deux d’entre eux sont choisis sur les seuls tests 3. Les deux autres sur les tests et un concours national par projets 3. Vient ensuite un stage d’une semaine, en université, au mois de juin 3. La compétition a lieu en juillet, dans le pays d’accueil.
Le concours est ouvert large. Seconde, première, terminale 3. Voie générale, filières technologiques, lycées agricoles 3. Pas une élite triée depuis l’enfance. Des lycéens ordinaires, repérés sur des épreuves.
Le dispositif lui-même est jeune. Il a été relancé en 2019 1. Et les épreuves internationales ne se résument pas à des questions sur copie. Elles mêlent la théorie et de vrais travaux pratiques de laboratoire 1,2.
Une marche de plus
Les organisateurs français mettent en avant un large vivier. Ils comptent plus de cinq cents projets, menés par près de deux mille élèves 3. C’est leur mesure, celle d’un dispositif qui valorise son ampleur. Le fait solide, lui, tient à part. Une médaille décernée par un jury international, sur épreuve.
Rien n’est joué d’avance dans ce genre d’aventure. Quatre lycéens qui ne se connaissaient pas ont tenu leur rang face à 78 pays. L’argent de Vilnius n’est pas un aboutissement. C’est une marche de plus.
