Il a mené, puis fini tout seul
Léon Marchand a gagné le 200 m papillon des championnats d’Europe. La finale s’est courue samedi soir, à Saint-Denis. Son temps : 1 min 51 s 72. 1,2
La course a vite tourné en sa faveur. Le Hongrois Hubert Kos a mené au passage des 100 mètres. Puis il a craqué, et fini 6e. Marchand, lui, a placé un dernier 50 mètres très rapide. Eurosport écrit qu’il « s’est baladé et a fini tout seul ». 1
Ce titre a une saveur particulière. C’est le premier titre européen individuel de sa carrière. C’est même sa première médaille individuelle dans un championnat d’Europe. 1,2 Marchand est quadruple champion olympique. Il l’est devenu à Paris, en 2024, dont un titre sur ce même 200 m papillon. 1,2 Mais un podium d’Europe en solo, il n’en avait jamais eu. C’est fait.
Un titre décroché après une blessure
Le titre arrive de loin. En juin, aux championnats de France, Marchand s’est blessé aux adducteurs. La blessure a menacé sa participation à ces championnats d’Europe. 2
Il a dû réduire son programme. À Saint-Denis, il n’a nagé que deux épreuves individuelles, le 200 m papillon et le 400 m nage libre, à cause de cette blessure. 3 C’est sur ce programme allégé, et deux mois après l’alerte, qu’il est allé chercher l’or.
Une belle performance, dite sans l’enjoliver
Le chrono est présenté comme le meilleur temps mondial de l’année sur la distance. 1,2 Sur le podium, l’écart est large. L’argent est revenu au Hongrois Richard Marton en 1 min 54 s 06, le bronze au Grec Apostolos Siskos en 1 min 54 s 13. 3 Plus de deux secondes et trois dixièmes séparent Marchand de son premier poursuivant. Une vraie démonstration.
Reste à situer ce temps, honnêtement. Il ne s’agit pas d’un record. Le record du monde de l’épreuve est de 1 min 50 s 34, détenu depuis 2022 par le Hongrois Kristof Milak. 1,3 Le record des championnats, 1 min 51 s 10, tient toujours lui aussi. 3 Et Milak, le recordman, n’était pas dans cette finale : il s’est concentré sur le sprint cette saison. 3 C’est donc une domination du jour, nette, sur une épreuve reine. Pas un sommet historique. Le dire n’enlève rien à la joie du moment.
Ses mots au bord du bassin
Après la course, Marchand a dit sa surprise et sa fierté. Il a parlé d’une « ambiance de dingue dans la piscine ». Il a ajouté, simplement, qu’il était fier de son temps. 2
« C’est trop beau. Je n’ai pas du tout l’habitude de tout ça. »
