Une course gagnée de bout en bout
C’était la dernière manche de la saison, la Grande Finale. Une épreuve longue : 1500 mètres de natation, 40 kilomètres de vélo, 10 kilomètres de course à pied 5.
Beaugrand l’a bouclée en 1 h 50 min 52 s 2. La Britannique Georgia Taylor-Brown a fini deuxième, à 1 min 05 s. Une autre Britannique, Kate Waugh, troisième, à 1 min 31 s 2. Sur ce type de parcours, une minute d’écart, c’est large.
Le vrai trophée, c’est toute la saison
Le titre de championne du monde ne se gagne pas sur une seule course. Il récompense le meilleur classement sur toute l’année. Les points se cumulent, épreuve après épreuve. La Grande Finale en rapporte le plus. C’est là que tout se joue 5.
Et là, le bilan de Beaugrand est rare. Elle a disputé cinq courses du circuit mondial en 2026. Elle les a toutes gagnées : Alghero, Quiberon, Londres, Weihai, puis Pontevedra 3,4. Cinq sur cinq. Une saison sans la moindre défaite.
Au classement final, elle totalise 5 250 points 2. Loin devant la Britannique Beth Potter, deuxième avec 4 764 points, et Georgia Taylor-Brown, troisième 2. Le podium de la saison n’est donc pas celui de la dernière course. Les deux se ressemblent, ils ne se confondent pas.
Un titre repris après l’abandon de 2025
Ce sacre est aussi une revanche. En 2024, Beaugrand avait déjà été championne du monde. La même année, elle décrochait l’or olympique à Paris 1,7.
Puis 2025 avait tourné court. À la finale mondiale de Wollongong, en Australie, elle avait dû abandonner. Le titre était parti à l’Allemande Lisa Tertsch 6. Un an plus tard, la Française l’a repris.
Deux titres, un cercle très fermé
Avec ce deuxième sacre, Beaugrand rejoint un club restreint. Devant elle, deux noms seulement comptent plus de titres : la Bermudienne Flora Duffy, quadruple championne du monde, et l’Australienne Emma Snowsill, sacrée trois fois 3.
Née à Livry-Gargan, licenciée au club de Poissy, elle n’a pas tout misé sur le triathlon cette année. Sur route, elle a aussi battu le record de France du 10 kilomètres, en 30 min 52 s à Lille 3,7.
Elle-même mesure ce qu’aura été 2026.
« 2026 était la meilleure de toutes mes années et ça va être dur de faire mieux l’an prochain. »
Cinq départs, cinq victoires. De toute l’année, aucune rivale n’a réussi à la battre une seule fois 3,4.
